Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Théâtre] Fanny Ardant succombe à « l’appel de la forêt »

    [Théâtre] Fanny Ardant succombe à « l’appel de la forêt »

    Elle s’était juré de ne plus remonter sur les planches. Et pourtant. « Revenir au théâtre, c’est toujours mystérieux Comme si se mettait en place une alchimie entre un moment particulier de votre vie, un texte, un personnage. C’est l’appel de la forêt, impossible à définir en termes logiques et raisonnables », répond par mail, à La Marseillaise, Fanny Ardant. Cinq ans après sa dernière apparition au théâtre, la voilà de retour sur scène pour La blessure et la soif, qui se joue lundi 24 et mardi 25 novembre à la Chaudronnerie, à La Ciotat.

    « Emportée » par ses « convictions et passions »

    La blessure et la soif est une histoire d’amour et de mort, qui s’inscrit dans une fresque historique : celle de la Fronde. Dans cette pièce mise en scène par Catherine Schaub, d’après le roman éponyme écrit par Laurence Plazenet, la célèbre comédienne y campe le rôle de Madame de Clermont, épouse et mère qui se laisse aller à l’adultère avec le neveu de son mari. « C’est une joie pour moi de jouer des personnages irrationnelles, passionnées, emportées par leurs convictions et leurs passions, à leurs risques et périls », confie Fanny Ardant, à propos de l’un des deux personnages phares de ce spectacle qui se jouera également du 10 au 28 mars 2026 au Théâtre des Bernardines, à Marseille. Une pièce également portée par un souffle spirituel qui l’a contaminée. « Jouer le rôle de Madame de Clermont a conforté mon âme à croire en une mystique et ne pas suivre les ordres et les règles d’une église », fait-elle part.

  • Les arts du geste s’élancent dans l’Ouest du département

    Les arts du geste s’élancent dans l’Ouest du département

    C’est devenu une institution. Depuis 27 ans, Les Élancées « célèbrent la rencontre entre le corps en mouvement et la poésie du geste », présente Nicole Joulia, présidente de la régie Scènes et Cinés, à l’initiative de l’événement. Pour sa 28e édition, le festival investira les six communes de l’Ouest du département (Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône) avec 21 compagnies et 67 représentations, dont 26 destinées aux scolaires, du 31 janvier au 15 février.

    15 000 spectateurs

    chaque année

    Cette mobilité ramène 15 000 spectateurs chaque année, et permet « de s’ouvrir sur des publics différents, plus familial, plus jeune, qui ne viennent pas forcément sur les autres temps du programme de la Régie », s’enthousiasme Nicole Joulia, qui invite à développer ces moments « d’éducation populaire » bénéfiques pour le « bien commun ».

    Anne Renault, la directrice artistique de Scènes et Cinés qui quittera ses fonctions en décembre, présente ses coups de cœur, à commencer par le camion spectacle Ballroom venu tout droit des Flandres qui s’installera à Istres et à Fos. À l’intérieur du véhicule, un « jongleur qui a travaillé pendant des heures et des heures la trajectoire de ses balles » fascinera petits et grands les 4, 7 et 8 février.

    Les sept circassiennes, comédiennes et musiciennes du cirque Galapiat et leur satire fantasque de la culture finlandaise ont aussi tapé dans l’œil de la programmatrice. « Elles savent tout faire », s’émerveille-t-elle. Leur spectacle sera visible sous chapiteau, du 11 au 15 février à Miramas.

    « On a l’impression que les artistes volent »

    Côté danse, la compagnie australienne Circa présentera son spectacle Wolf samedi 31 janvier au théâtre de Fos, avec une chorégraphie qui met en scène l’animalité de l’homme et de la femme. « On a l’impression que les artistes volent, on voit vraiment la confiance qu’ils se portent et la force du collectif », détaille Anne Renault.

    Mais Les Élancées s’intéressent aussi au jeune public, avec des représentations qui leur sont dédiées comme Faire encore cailloux. La compagnie Itinérances se rendra dans les écoles maternelles de Port-Saint-Louis-du-Rhône les 12 et 13 février pour montrer cette « pièce nomade sur les sensations », avec un atelier proposé aux enfants à l’issue de la représentation.

    Tarif 8 € / 5 € avec le Pass Élancées*

    Pass : dès 4 places achetées sur un ou plusieurs spectacles au tarif Elancées. Tarifs habituels pour les spectacles de la saison.

    Billetterie en ligne www.scenesetcines.fr

  • [Billet] Proposer un horizon autre que guerrier et austère

    [Billet] Proposer un horizon autre que guerrier et austère

    Le capitalisme, en crise profonde, est toujours aussi prévisible : pour sortir de son impasse récurrente, la guerre, économique et brutale ou sur les champs de bataille, meurtrière, lui offre, croit-il, une porte de sortie. Enfin, pour la poignée de possédants prêts à sacrifier les enfants des peuples. « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels », écrivait Anatole France à propos de la boucherie de 14-18. Ajoutant : « Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. » En 2025, les propos plus que centenaires du prix Nobel de littérature 1921, n’ont rien perdu de leur pertinence et impertinence. Le discours dominant des possédants, sous couvert de patriotisme et de morale, prépare les esprits et notamment la jeunesse, à l’inéluctable de la guerre. Du chef d’état-major des Armées déclarant devant les maires réunis en congrès qu’il faut se préparer à « accepter de perdre nos enfants », à Emmanuel Macron qui s’apprête cette semaine à annoncer un service militaire « volontaire » pour grossir les régiments de réservistes, la musique est lancinante et marche au pas. Ces discours va-t-en-guerre doivent être démontés car d’autres options sont non seulement possibles mais nécessaires.

    Vivre paisiblement

    La paix, notamment, se construit par la diplomatie, la coopération et par l’intervention des citoyens qui aspirent à vivre paisiblement. La paix se bâtit dans des sociétés où doivent primer la fraternité et l’égalité et non la concurrence aveugle entre les individus, asservis par un système qui veut les opposer les uns aux autres.

    La paix c’est aussi des services publics renouvelés, des écoles et la lutte sans merci contre ce prolongement du capitalisme que sont tous les trafics, celui de la drogue en priorité.

    Ce discours est porté à gauche notamment par le PCF. Il doit absolument s’élargir à l’ensemble du mouvement social pour infuser dans la société et faire reculer les semeurs de haine, tous ceux qui profitent du désarroi et du confusionnisme ambiant qui font le lit de l’extrême droite.

  • Merci à tous les bénévoles mobilisés pour la vente de « La Marseillaise »

    Merci à tous les bénévoles mobilisés pour la vente de « La Marseillaise »

    Une opération spéciale de diffusion de La Marseillaise s’est déroulée ce week-end pour promouvoir une édition exceptionnelle de 56 pages avec un contenu porté par une actualité forte : marche blanche en mémoire de Mehdi Kessaci, meeting de Fabien Roussel à Marseille, numéro de « Rue de la République » avec Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’UD CGT 13, et sur le volet culturel, un grand entretien avec le célèbre auteur de bandes dessinées, Enki Bilal.

    Merci à toutes et tous les bénévoles qui y ont participé !

  • L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    S’ils n’ont pas eu le même rendement que les Bleus de Fabien Galthié face à l’Australie, samedi, les rugbymen qui se sont retrouvés sur la pelouse du stade Pierre-Delort de Marseille n’ont pas gardé leurs mains dans les poches.

    Jeunes et moins jeunes se sont retrouvés, poursuivant un ballon ovale capricieux, pour aller au soutien des actions du Secours populaire. Et plus particulièrement celles à destination de la pratique sportive dédiée à leur âge, dans le cadre de la Journée mondiale des droits de l’enfant.

    « C’était aussi pour rappeler que ces droits ne sont pas qu’une théorie. Ils sont concrets et le tournoi que nous avons pu mettre en place était en quelque sorte une piqûre de rappel auprès du grand public », précise Bahia Hamouda. La responsable du développement jeunesse et sport au sein du Secours populaire des Bouches-du-Rhône a apprécié de voir comment l’Ovalie marseillaise a su se mobiliser. « C’était une très belle journée durant laquelle la solidarité n’était pas qu’un simple mot. »

    Les adultes ont ouvert le ban le matin. Imités par les plus jeunes qui ont également eu droit à leur tournoi, dans l’après-midi. « Nous avons vécu de beaux moments de partage, autour de la mixité sous tous ses aspects et des efforts partagés », poursuit-elle.

    Cadeaux surprises

    Outre les partenaires tels que Point sud, Starbucks, qui a offert les petits-déjeuners et goûters, la Ville de Marseille qui a mis à disposition le stade gratuitement, les organisateurs ont eu le soutien des BYers. « Le club de Fos-sur-Mer a fait un beau cadeau, en invitant l’équipe victorieuse du tournoi à vivre une expérience en bord de parquet lors d’un match de championnat et des invitations en tribunes » souligne Bahia Hamouda.

    Outre de mettre en lumière les actions de la Journée mondiale des droits de l’enfant, ce rendez-vous entrait dans le cadre d’une manifestation de plus grande envergure. L’année 2025 est celle du 80e anniversaire du Secours populaire. Elle est rythmée par plusieurs manifestations destinées à mettre en avant les actions d’une association dont le Père Noël vert, un de ses plus illustres représentants, ne tardera pas à partir effectuer sa tournée particulière.

    « Le tournoi a permis à certains de découvrir le rugby. Dans un beau cadre, et dans de bonnes conditions », précise la développeuse des solidarités jeunesse et sport. Le fait qu’il y ait eu une cinquantaine d’enfants, représentant plusieurs quartiers de Marseille, lui donne des idées pour la suite. « Cela devait être un rendez-vous unique. Mais vu le succès rencontré, nous réfléchissons d’ores et déjà à en faire un rendez-vous récurrent. Je devine au sein des bénévoles qui se sont mobilisés une envie de revenir. C’est également le même sentiment qui anime nos partenaires », précise Bahia Hamouda.

  • Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    C’était la soirée de l’année pour tous les amoureux de sports de combat. La Nuit des Champions mettait en valeur le kickboxing pour la 32e fois. Une nouvelle édition disputée, comme à l’accoutumée, au Palais des Sports de Marseille. Les plus de 5 000 spectateurs présents lors de la soirée, samedi, ont été gâtés, avec 11 affrontements. En point d’orgue, le duel entre Fabio Loisi et Remi Parra. Plusieurs moments ont marqué les travées de l’enceinte pleine à craquer.

    À commencer par le combat d’ouverture. Alessandro Piemonte, 20 ans et membre du Full Contact Academy, le club organisateur, a disputé avec réussite sa première en professionnel. Gants dorés et short rose bonbon, il a battu Owen Dusseau, devant un bruyant parterre de proches. Sur les coups de 22 heures, une ceinture a été décernée. Cette année, la Nuit des Champions avait prévu un tournoi entre quatre poids lourds. Les Marseillais ont d’abord vécu un brutal ascenseur émotionnel. Karim Zeghad, vainqueur de sa demi-finale, a été déclaré inapte entre les deux combats à cause d’une blessure à la jambe. L’Ivoirien Fabrice Gnédré, repêché, en a pleinement profité. Il s’est imposé, par décision des juges, lors de la finale, contre Naim Hebbar, corps rougi par les coups. Peut-être l’un des combats les plus âpres de la soirée, avec deux combattants atteignant les 110 kilos sur la balance. « Je suis conscient que je suis en fin de carrière, j’ai 37 ans, mais celle-ci, c’est l’une de mes plus belles victoires. Je la dédicace à mes deux filles », déclara Gnédré, sur le ring.

    Un Parra brutal pour boucler la soirée

    Arriva l’affrontement Loisi – Parra. Cinq périodes de trois minutes étaient au programme mais il n’y a pas eu besoin d’autant. Au cœur du 2e round, à la suite d’un imprévisible coup de poing retourné, Remi Parra a adressé un KO net à Fabio Loisi. Une chute brutale, devant une salle stupéfaite, bouche bée, face à la violence du moment. Le Catalan est recouvert par les paillettes dorées lâchées du haut de la salle, la ceinture des -60 kg est pour lui. Avec la manière.

  • Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    L’avenue Hélène Boucher est la rue des élections municipales. Samedi 22 novembre, le maire candidat François Bernardini (DVG) a inauguré sa permanence de campagne au 14, à quelques mètres seulement de celle de son « voisin de palier » et principal opposant politique Robin Prétot (LR). Malgré le vent glacial, plus d’une centaine d’habitants se sont réunis pour soutenir l’édile.

    Sur l’estrade, François Bernardini était entouré de son mentor, le président du conseil régional de 1981 à 1985 Michel Pezet (PS), des maires de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône René Raimondi (ex-PS) et Martial Alvarez (DVD), ainsi que du sénateur communiste Jérémy Bacchi. « Devant tant de personnes issues de courants différents, on peut se dire : “Quelle bouillabaisse !”, reconnaît l’élu. Ce n’est que la traduction véritable de tout ce que j’ai pu initier depuis 2008 et qui a permis d’emporter des gens différents dans un esprit commun avec une valeur essentielle qui est celle de la loyauté envers un programme et une ville ».

    Suzelle Ayot, élue à Istres et conseillère régionale, a délivré un message de la part de son président Renaud Muselier (Ren) : « Istres mérite de garder François Bernardini à sa tête. Vous avez un grand maire. C’est un bâtisseur, un visionnaire reconnu comme celui qui a transformé sa ville comme personne ».

    C’est justement ce que lui reproche son adversaire Robin Prétot, qui a fait du ralentissement de l’urbanisation son cheval de bataille. En mars 2026, ce sont ces deux visions de la ville qui vont s’affronter. Martial Alvarez assure : « Dans cette période confuse, (…) on a besoin d’un capitaine, d’un vieux briscard, de quelqu’un capable de porter de négociations fortes ». L’expérience suffira-t-elle à François Bernardini pour rester « indéboulonnable », comme Renaud Muselier le dit ?

  • À Allauch, la gauche fait le choix de l’union pour les municipales 2026

    À Allauch, la gauche fait le choix de l’union pour les municipales 2026

    « Face à la menace grandissante de l’extrême droite et à une gestion municipale conservatrice, nous soutenons une liste écologique sociale et solidaire pour les municipales » de mars prochain, indique un communiqué appelant « tous les citoyens qui souhaitent » à rejoindre le collectif pour apporter leurs contributions dans l’élaboration d’un « projet alternatif et concret pour la commune ». Les Écologistes, Génération.s, LFI, le PS, le Mouvement des progressistes, Place publique et le PCF soutiennent cette liste qui sera conduite par Frédéric Dutoit, Dorothée Sudan, Vincent Coulomb et Denise Triscari.

  • Femmes : manif bruyante face à l’hécatombe silencieuse

    Femmes : manif bruyante face à l’hécatombe silencieuse

    Mélina, Laure, Élodie et Béatrice. Ce sont les prénoms des quatre femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint pour la seule journée de jeudi dernier, le 20 novembre. « Quand on voit ça, on se dit qu’il y a peut-être un déficit total de prise en compte alors qu’Emmanuel Macron avait promis, il y a huit ans, de faire de ce sujet-là la cause de son premier quinquennat », dénonce Catherine Lecoq, membre du Collectif 13 Droit des femmes. La représentante de la structure culturelle Éclosion 13 tient la banderole à la tête du cortège féministe parti à 14h, samedi, de la gare Saint-Charles pour réclamer une politique de lutte contre les violences faites aux femmes « à la hauteur ».

    La colère est grande, car les chiffres sont alarmants. Entre 2023 et 2024, les féminicides ont augmenté de 11%, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’an dernier. Cette année, elles sont déjà 145 à avoir perdu la vie. « C’est sans compter les tentatives de féminicide, 270, et les suicides : plus de 900 femmes ont mis fin à leurs jours ou tenté de le faire en 2024 à cause du harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint », précise Nathalie Tessier, conseillère municipale de Marseille (PCF) déléguée aux droits des femmes.

    Une loi intégrale

    Les associations dénoncent une baisse de moyens. Fin août, la Fondation des femmes a publié une enquête sur l’impact des restrictions budgétaires sur l’accompagnement des femmes victimes de violences réalisée auprès de 148 organisations féministes. Le résultat est sans appel : en 2025, plus de 70% d’entre elles déclarent une situation financière dégradée, conséquence directe de baisses de subventions ou de retards de versement des financements publics.

    « Ça part de là, ça part aussi du déficit de services publics sur le territoire, comme pour ce jeune, Mehdi Kessaci qui vient d’être assassiné, affirme Catherine Lecoq. Ce sont tous ces jeunes qui sont laissés à eux-mêmes dans les quartiers, à qui on ne propose rien alors que les narcotrafiquants proposent, eux, des choses. C’est la même chose pour les mecs qui sont violents envers leur femme. On est là chaque année les 25 novembre et 8 mars pour faire reculer les féminicides et les violences, mais si rien n’est fait en amont, que voulez-vous qu’on fasse ? C’est pas deux journées dans l’année qui vont faire basculer les choses. Il faut des réformes de grande envergure. »

    Pour y parvenir, les associations portent une loi-cadre intégrale de 140 propositions, parmi lesquelles un investissement annuel de 2,6 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles contre les 12,7 millions d’euros actuels ; la sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes dès le plus jeune âge en rendant effectives les trois séances d’éducation à la vie affective et sexuelle à l’école ; ou encore le remboursement à 100% par la Sécurité sociale des soins psychologiques et du traitement du psychotraumatisme et la création de centres de prise en charge d’urgence accessibles 24h/24, sur le modèle belge. « Oui ça marche, il suffit de regarder en Espagne, où les moyens ont été mis sur la table et aujourd’hui les féminicides ont été divisés par quatre, assure Nathalie Tessier. Cette société patriarcale avec ce continuum de violence, ça peut s’arrêter. Il faut juste avoir la volonté. »

    Un banc rouge pour la mémoire des femmes

    Samedi, la municipalité marseillaise a inauguré son 20e banc rouge, à l’espace Mistral de l’Estaque (16e). « Il est un rappel, au cœur de l’espace public, de la lutte essentielle à mener contre les violences faites aux femmes et un symbole pour la mémoire des victimes de féminicides », soulignait la conseillère municipale (PCF) déléguée aux droits des femmes, Nathalie Tessier, présente aux côtés de l’association Femmes solidaires à l’origine de cette initiative. Neuf autres bancs rouges doivent être installés au fil de la semaine dans les parcs et jardins de la ville.

    Y.S.

  • Le monde politique fait bloc derrière la famille Kessaci

    Le monde politique fait bloc derrière la famille Kessaci

    Des personnalités politiques de tous bords, locales et nationales, pour une même cause : « La France, la République c’est l’État de droit. On vient d’endroits différents mais on doit se lever ensemble pour dire que ça suffit », martèle le maire DVG de Marseille Benoît Payan. « Nous devons venir au bout de ce système qui sème la mort partout », appuie-t-il. L’édile était aux côtés de la famille Kessaci en hommage à Mehdi, assassiné le 13 novembre dans le 4e arrondissement de Marseille, de même que Martine Vassal. « Quand on met au monde un enfant, ce n’est pas pour le voir partir, surtout dans des conditions comme celles-là », confie la présidente DVD du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, des sanglots dans la voix. « Il faut que tout le monde se mette autour de la table pour trouver des solutions afin de lutter contre ce narcotrafic qui gangrène nos quartiers », insiste celle qui brigue la mairie.

    Les militants et élus écologistes, se sont déplacés massivement pour soutenir l’un des leurs. « La famille écologiste va faire front aux côtés d’Amine et de tous ceux qui continueront à porter le combat. On ne peut plus se taire, on ne peut pas laisser faire parce qu’un cap a été franchi », signale Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EÉLV. « Ça veut dire aussi être lucide sur l’échec des politiques publiques sur le sujet, les remettre en question et faire mieux », soulève-t-elle. À la fin du moment de recueillement, chacun avance ses propositions face caméra : « Je demande un État qui ne fasse pas semblant, qui lutte pour de vrai sur la répression, en donnant à la police des moyens et aussi sur la prévention, en donnant les moyens à l’éducation, aux associations, aux centres sociaux pour repousser la drogue de l’intérieur », fait valoir François Ruffin, député Debout !

    « La place n’est pas nette,

    elle est ensanglantée »

    Un constat partagé par le secrétaire national du PCF Fabien Roussel qui a consacré une partie de son meeting au Parc Chanot à cette question (lire p.6 et 7).

    « Nous devons nous battre sans relâche contre les narcotrafiquants, contre celles et ceux qui ont l’argent comme seul objectif, qui méprisent la vie, la jeunesse », insiste le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure. « Dans des moments comme celui-là, tous celles et ceux qui font de la politique ont le devoir de se retirer derrière ces messages et de faire front, ensemble », renchérit-il. Son parti a demandé la tenue d’un débat sur le narcotrafic à l’Assemblée nationale.

    Le député et candidat LFI à la mairie de Marseille se réjouit de voir « le sursaut, l’unité du peuple à travers la souffrance de la famille Kessaci », tout en dénonçant « l’hypocrisie » de certaines personnalités politiques présentes « à l’Assemblée nationale je pointerais du doigt ceux qui ne respectent pas leurs engagements », promet Sébastien Delogu.

    La porte-parole du gouvernement et le ministre du Logement, annoncés sur place n’ont pas pu faire le déplacement, les avions étant cloués au sol à Paris. C’est donc l’ancienne secrétaire d’État à la Ville, Sabrina Agresti-Roubache qui représentait l’exécutif. « Collectivement, on n’a pas réussi à protéger Mehdi et tant d’autres », déplore-t-elle. Interrogée sur les mesures à prendre, elle l’assure : « Les places nettes ont donné des résultats ». « Arrêtez de parler pour rien dire ! », rétorque vivement un militant associatif. « Elle est où la place nette là ? La place elle est ensanglantée ! », lâche-t-il sous les applaudissements des membres de Conscience, association d’Amine Kessaci.