Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’OM doit enfin lancer sa chasse aux points

    L’OM doit enfin lancer sa chasse aux points

    Avec trois points engrangés en quatre matches, le capital de l’OM semble bien maigre.

    Néanmoins, la situation ne semble pas (encore) préoccuper Roberto De Zerbi. « Je ne pense pas que le match contre Newcastle sera décisif. La saison dernière, vous avez pu voir qu’avec cette formule, la Ligue des Champions n’est jamais terminée et tout s’est déterminé dans les deux dernières journées. » L’entraîneur marseillais reconnaît malgré que tout « que nous avons besoin de points et je pense que nous avons la possibilité d’en prendre sur les quatre derniers matches. Et cela commence par Newcastle ».

    Si l’on regarde le classement, la tâche phocéenne semble très compliquée. Les Anglais, bien qu’en difficulté dans leur championnat, occupent actuellement la sixième place et comptent trois victoires. Soit deux de plus que l’OM.

    « Ce sera un test très compliqué face à un adversaire particulier », admet Angel Gomes. L’Anglais connaît bien l’adversaire. Il a côtoyé plusieurs éléments en sélection nationale et en a affronté d’autres lorsqu’il évoluait à Manchester United. Il s’attend à « un jeu très physique, avec des joueurs qui vont mettre beaucoup d’impact. Si nous voulons gagner, nous devrons faire simplement ce que nous avons à faire. Jouer juste notre football sera, je le pense, suffisant », estime l’ancien Lillois.

    Le milieu a confiance en ses coéquipiers. « Nous venons de réussir deux bonnes prestations dont les résultats ont amené un regain de confiance, après une période compliquée. Newcastle, c’est l’occasion de rester dans le positif », souligne-t-il.

    « C’est le moment de songer à bien jouer et aller chercher les points dont nous avons besoin », rebondit Roberto De Zerbi. L’Italien a bien insisté sur ce que doivent réaliser ses joueurs dans la rencontre de ce mardi soir. « Si nous nous focalisons sur les forces de Newcastle, nous risquons de nous inhiber et perdre les nôtres. C’est pourquoi nous devons refermer la page de Nice, oublier le score de 5 – 1, qui semble excessif même s’il est mérité, et avoir à l’esprit que si nous jouons comme à Nice, nous ne gagnerons pas tant de matches que ça. Car mes joueurs peuvent faire mieux dans le jeu. »

    Pas de sorties de l’infirmerie olympienne

    Au moment d’affronter Newcastle, Roberto De Zerbi affiche des regrets.

    « Hamed Traoré est trop juste physiquement. C’est dommage, car c’était le match parfait pour qu’il se relance sur de bonnes bases », soupire l’entraîneur marseillais. L’ancien Auxerrois n’est pas le seul élément qui n’a pas obtenu le feu vert médical pour quitter l’infirmerie.

    Sans surprise, Nayef Aguerd sera en tribunes, ce mardi soir. Le Marocain risque fort d’être écarté des terrains jusqu’à la trêve des Confiseurs, du fait de sa pubalgie. « Il n’est pas en état de jouer », confirme son entraîneur.

    Roberto De Zerbi a également donné des nouvelles de Facundo Medina. « Il a fait une rechute de sa blessure musculaire. Il devrait avoir besoin d’encore un bon mois avant de revenir », regrette-t-il. L’entraîneur marseillais se montre résigné concernant l’Argentin, qui devait être un des piliers de sa défense et qui n’a fait que quelques apparitions. « Il est difficile à remplacer et j’espère l’avoir pour la suite de la saison. »

  • Un beau moment festif pour le banquet des anciens qui a réuni 284 convives au Rove

    Un beau moment festif pour le banquet des anciens qui a réuni 284 convives au Rove

    La municipalité a offert ce samedi son traditionnel banquet de fin d’année dédié aux anciens, réunissant 284 convives pour une journée placée sous le signe de la convivialité et du partage. Le champagne et le beaujolais nouveau ont, quant à eux, été offerts par le comité des fêtes, partenaire de l’événement.

    Entouré d’élus et de bénévoles du comité et de son président Marc Vecchioni mais aussi de la présidente de l’Omas Marie-Jeanne Aurignac, le maire Paul Sabatino a salué l’engagement de toutes celles et ceux qui contribuent plusieurs fois par an à la réussite de ce rendez-vous incontournable. « C’est Noël avant l’heure », a-t-il souligné, rappelant que cette manifestation marque le lancement des festivités de décembre pour l’ensemble des Rovenaines et des Rovenains.

    Avant le service de l’apéritif, l’édile a pris soin de saluer personnellement chaque table, souhaitant un bon appétit aux participants, qui l’ont accueilli avec chaleur. Les convives ont ensuite dégusté un repas de gala élaboré par les chefs Olivier, Brayan, Daniel et Jean-Claude, et servi par les bénévoles mobilisés pour l’occasion avec pour « chef d’orchestre », Viviane Rosso. L’organisation a été parfaite comme à l’accoutumée. L’ambiance s’est prolongée sur la piste de danse, animée par un orchestre de variétés, pour le plus grand plaisir des participants.

    À l’issue du banquet, le maire s’est rendu à Marseille afin de participer à la marche blanche en hommage au jeune Mehdi Kessaci, aux côtés d’élus et de nombreuses personnalités.

  • La villa Val fleuri, de l’habitat bastidaire au logement social

    La villa Val fleuri, de l’habitat bastidaire au logement social

    Si l’on n’a que très peu d’éléments sur son histoire, son avenir est désormais tracé. Après des années dans le giron d’une famille de la grande bourgeoisie, les propriétaires de cette bastide du XIXe siècle avaient découpé la belle bastide en 21 studettes qui commençaient à très sérieusement se décrépir.

    Pour éviter la perte de ce superbe bâtiment patrimonial, la commune en a fait l’acquisition en 2019 pour un montant de 1,8 million d’euros dont la moitié subventionnée par le Département. À l’origine prévue pour accueil de loisirs, le projet a dû être réorienté. « Ce projet aurait généré 50 000 euros de masse salariale supplémentaire avec la création d’une cuisine satellite de plus », a justifié André Molino, maire (PCF) de Septèmes-les-Vallons, précisant : « Une autre solution proche du groupe scolaire sera trouvée pour améliorer les conditions de l’accueil de loisirs du centre social. » Après 1,4 million d’euros de travaux, dans son écrin boisé de platanes centenaires, la villa Val fleuri et ses neuf logements sociaux, du studio au T3, dont un en PMR, doivent accueillir leurs nouveaux locataires dans un mois… et générer des recettes pour la Ville.

    Bio-sourcé

    La teinte ocre de l’enduit à la chaux a été recopiée sur une ancienne photo. Les enjambes de 1830 sous charpente ont retrouvé le bel éclat du chêne, les tomettes au sol, les carreaux ciment ont été décapés. Et pour un confort plus moderne et respectueux de l’environnement, les doubles vitrages en boiserie et des brasseurs d’air ont été installés dans chacun des appartements et le chauffage collectif est fourni par une pompe à chaleur. Pour la réalisation des travaux de rénovation, le cabinet BAG architectes « a conservé autant que possible les matériaux d’origine. Le reste est bio-sourcé », explique Perrine Bernard. Les tuiles plates de deux pans de toiture ont été réutilisées pour la construction du local à poubelles. « Pour les volets, il y avait tellement de couches de peinture au plomb que leur état n’a pas supporté le décapage. On a refait des persiennes », précise Guillaume Garin. Les architectes ont décroché le label BDM (bâtiment durable méditerranéen). Des trois premiers locataires venus visiter hier, aucun n’a décliné l’offre.

  • Ces militants dénoncent l’usage de l’arme nucléaire

    Ces militants dénoncent l’usage de l’arme nucléaire

    Les mines sont graves dans une salle de la mairie de Marseille plus habituée à accueillir des mariages que des échanges sur l’arme nucléaire. En cette journée solennelle, la délégation des Bouches-du-Rhône du Mouvement de la paix et les deux élus recevaient des invités exceptionnels : des représentants du Nihon Hidankyo (confédération japonaise des organisations des survivants des bombes A et H, Prix Nobel de la paix 2024) et du Gensuikyo (organisation pour l’interdiction de l’arme nucléaire). Ces derniers sont présents dans le sud de la France depuis le 19 novembre.

    Les militants de ces structures dénoncent la remilitarisation et l’usage des armes nucléaires. Dans ce cadre, ils mettent notamment en avant un outil : le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian). à l’heure actuelle, 74 États l’ont ratifié. Les représentants du Nihon Hidankyo et du Gensuikyo se sont scindés en deux groupes pour échanger avec des acteurs locaux : l’un pour l’Occitanie et l’autre pour Paca.

    « Lutter pour la mémoire »

    Michèle Rubirola et Jean-Marc Coppola partagent le sentiment des organisations venues les rencontrer. Le contexte de remilitarisation globale est inquiétant, l’élu communiste s’en alarme : « Personne n’aurait imaginé que le XXIe siècle voit autant de conflits. » Et de s’adresser aux délégations japonaises : « Je veux réaffirmer notre solidarité avec vos initiatives pour porter un message de paix et de non-violence. »

    De son côté, l’édile écologiste observe que « les villes sont devenues des acteurs de paix. Elles sont des espaces où la santé publique, les questions climatiques, la qualité de vie et les solidarités sont à l’œuvre : les armes nucléaires sont l’opposé de tout ça. »

    Emiko Honma, 75 ans, est « Hibakusha », à savoir survivante de deuxième génération de la bombe d’Hiroshima. Sa mère a été exposée aux radiations pendant l’explosion du 6 août 1945. Née en 1950, Emiko n’entendra jamais celle-ci parler ni de la catastrophe, ni de son irradiation.

    Les « Hibakushas » et leurs familles ont longtemps subi le rejet de la population japonaise. Aujourd’hui, la septuagénaire milite pour que son histoire ne tombe pas dans l’oubli : « La bombe ne cause pas seulement des tragédies au moment de l’explosion, elle cause la souffrance des survivants qui ont souffert de leurs maladies et de ne pas avoir pu aider ceux qui les entouraient. » Militante depuis 12 ans au sein de Nihon Hidankyo, elle s’enthousiasme : « Le Prix Nobel de 2024 nous encourage à partager notre histoire et notre expérience avec toutes les générations. » Avant de conclure, laconique : « Si un pays utilise les armes nucléaires, un autre en fera aussi usage et la terre sera détruite. »

  • Le four de la tuilerie Monier et ses 52 emplois vont s’éteindre

    Le four de la tuilerie Monier et ses 52 emplois vont s’éteindre

    Dans cette usine de 60 000 m² fondée en 1875, une cinquantaine de salariés a fabriqué, autour de chaînes aujourd’hui automatisées, jusqu’à 25 millions de tuiles par an. Une production en 3×8, puisque le four à gaz, tunnel de 107 mètres de long, ne doit jamais s’éteindre. Mais un plan social a soufflé sur la flamme de l’activité de la dernière des tuileries marseillaises.

    La célèbre tuile rouge marseillaise poinçonnée d’une abeille a fait le tour du monde. On la retrouve protégeant les toits de plus d’un port, en Méditerranée et au-delà. Pour que les bateaux de fret ne partent pas les cales vides, on les lestait des tuiles de Saint-André, qu’on déchargeait avant d’emmagasiner les produits d’importation. Elles étaient façonnées avec l’argile extraite de la colline, réputée d’une grande qualité. Mais après plusieurs tassements de terrain, notamment l’effondrement du cinéma de Grand Littoral en 1996, l’exploitation des sols a été mise à l’arrêt. D’autres sites ont fourni l’argile, Puyloubier au pied de la Sainte Victoire pour 80% et 20% étant acheminés d’Espagne. L’usine a progressivement perdu en compétitivité et, vieillissante, elle a manqué d’investissements

    « Un crève-cœur »

    « Elle n’est plus rentable », a estimé le groupe BMI. La tuile de Saint-André termine donc sa route dans un plan social (PSE) signé jeudi 20 novembre, après deux jours de grève. La tuile de Marseille coûte « deux fois plus cher à produire qu’à l’usine automatisée de Limoux », reconnaît Farid Samba, délégué CGT du site. Et depuis 2023, les salariés subissent un à deux mois de chômage partiel par an. L’accord arraché par les syndicats par la grève prévoit : des reclassements internes, un budget de formation à hauteur de 13 000 euros par salarié et 2 000 euros supplémentaires pour les personnels âgés ou handicapés. Au-delà des indemnités réglementaires prévues par la convention « tuile et brique », ils ont obtenu des indemnités supralégales. « Mais ça reste un crève-cœur », regrette avec amertume le syndicaliste. La tuilerie de Saint-André était la dernière fabrique de terre cuite du Sud-Est, perpétuant une tradition héritée de l’artisanat du début du XIXe siècle. « La plupart des salariés habitent à l’Estaque ou Saint-André. C’est aussi tout le tissu social, les sociétés et les sous-traitants autour, qui se retrouve impacté. »

    Monier France est la deuxième plus importante filiale d’un groupe mondial expert de la toiture. Après son transfert d’activité dans l’Aude, la tuilerie sera démantelée, a indiqué BMI. Sur l’ancien domaine Château Foresta, avec la fin de l’exploitation des gisements d’argile du bassin de Séon, c’est encore une page de 150 ans d’histoire industrielle qui se tourne. Reste à savoir quel avenir se dessine sous les lettres capitales Marseille.

  • Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Très attendue par l’administration pénitentiaire, la sortie de terre de Baumettes 3 (B3) ne fait pas que des heureux. Alors que les détenus sont en cours de transfert pour désengorger des cellules remplies à 208%, les riverains du nouvel établissement s’inquiètent des conséquences sur leur vie quotidienne. « On a été échaudé par l’ouverture de Baumettes 2, il y a eu tellement de problèmes que cette fois-ci l’Apij [Agence publique pour l’immobilier de la justice, Ndlr] a fait les choses correctement, il y a eu des préconisations et certaines ont été respectées. Mais sur d’autres j’ai des interrogations », alerte Éliane Gastaud, coordinatrice du collectif des voisins des Baumettes.

    D’abord, la vue. « On a obtenu l’installation d’un pare-vue qui part des garages puis quand on arrive au bâtiment des prisons, plus rien du tout », décrit-elle. Une trentaine de riverains « ont une vue imparable sur les bâtiments de détention », selon cette dernière. Et de craindre que les visiteurs ne grimpent sur les clôtures des maisons pour des parloirs sauvages.

    Des brouilleurs

    trop efficaces ?

    Côté cellules, des fenêtres équipées « d’oreilles », des espèces « de coques remplies de matériel isolant », permettent d’isoler les détenus au niveau visuel et auditif. En théorie. « On ne sait pas encore quelle va être leur efficacité », nuance Éliane Gastaud, qui rappelle que les bâtiments de Baumettes 3 sont disposés face à face, « à très peu de distance », de quoi encourager, selon elle, les conversations.

    Autre source de nuisances, la lumière. Avec un éclairage jour et nuit, une lumière « extrêmement puissante », confirme Éliane Gastaud, pour assurer la sécurité des agents pénitentiaires qui entrent dans la prison. Résultat : « À Beauvallon, la nuit, on voit comme en plein jour dans le salon », explique-t-elle. Et trouver une solution ne va pas être chose aisée. Même si les contacts sont « très bons avec le directeur actuel des Baumettes », reconnaît-elle, « il y a des préconisations avec des normes édictées par le ministère de la Justice ».

    Qui dit 740 places supplémentaires, dit aussi plus de visiteurs. « Et il n’y a déjà pas beaucoup de places de stationnements », rappelle Éliane Gastaud, et côté transports en commun « une seule ligne de bus ». Quant à la mobilité douce, « les pistes cyclables se sont transformées en parking ». Vient enfin la question ardue des brouilleurs pour empêcher les communications depuis les cellules et les livraisons illicites par drones. Un marché à 24 millions d’euros hors taxe, dont 8 millions dévolus à l’équipement de B3, a été passé en juin, demandant au prestataire d’éviter les « perturbations ou débordements à l’extérieur » des zones concernées. Le chantier serait finalisé en mars. Mais depuis la mise en place du système en 2021 à Baumettes 2, les habitants des maisons autour sont déjà obligés de recourir au Wifi pour téléphoner. « Pour B3, c’est tout le centre de Beauvallon situé à 100 m qui est concerné », s’inquiète Éliane Gastaud. Et de promettre de remettre l’ouvrage sur le métier au cours des réunions régulières organisées par l’Apij.

  • Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Il y a des rendez-vous qu’on préférerait voir disparaître. C’est le cas de la semaine dédiée à l’élimination des violences faites aux femmes, qui marque chaque année la fin du mois de novembre dans les communes membres du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) – Martigues, Port-de-Bouc Châteauneuf-les-Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts.

    Car les chiffres sont alarmants. L’an passé, le nombre de féminicides a augmenté de 11%, passant de 96 victimes en 2023 à 107 en 2024. La région Sud, avec 20 féminicides recensés dont 6 dans les Bouches-du-Rhône, demeure la plus touchée. « Et notre commune, Martigues a elle-même été marquée par un tel drame cette année », rappelle le maire (PCF) Gaby Charroux. En effet, dimanche 3 août dernier, Sylvia Iannello, rouée de coups par son compagnon, décédait à son domicile à l’âge de 43 ans.

    Ce fléau n’est pas « inéluctable », affirme l’édile, qui pointe la responsabilité de l’État, des institutions et des collectivités territoriales, mais aussi la responsabilité citoyenne. Pour donner de la visibilité aux actions menées au quotidien par les associations et les acteurs locaux, la Ville et ses partenaires du CISPD ont construit un programme riche et ambitieux.

    Aller vers

    Jeudi, le van Nina Simone du CIDFF PACA sera stationné au marché de Jonquières puis devant le centre social du Mas de Pouane pour aller au-devant de celles qui n’osent pas franchir une porte ou demander de l’aide. Rebecca Guyot-Kaboré, la conductrice du véhicule, explique : « Ma mission est de sillonner le territoire pour sensibiliser les publics à l’égalité entre les femmes et les hommes et d’orienter les victimes vers les partenaires adaptés si elles se présentent à moi. La lutte contre les violences faites aux femmes est vraiment un enjeu sociétal et de santé publique. L’aller vers est indispensable. »

    Des actions de sensibilisation auprès des jeunes, des temps d’échanges et des expositions sont également proposées. Le film Black box diaries sera par exemple projeté ce mardi à La Cascade devant des lycéens. La population pourra se retrouver vendredi soir à 19h au centre social Jacques Meli pour discuter. Une exposition conçue comme un outil pour comprendre les mécanismes de violence au sein du couple est également visible au sein de l’hôtel de ville jusqu’au 28 novembre. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Ville.

  • « Titi c’est toi le boss » en soutien à Martine Vassal

    « Titi c’est toi le boss » en soutien à Martine Vassal

    Jean-Claude Gaudin avait eu éric di Meco comme adjoint. Ce jeudi après-midi, c’est le ralliement du médiatique supporter de l’OM Thierry Mode, plus connu sous le pseudo « Titi c’est toi le boss », que la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a annoncé. « Rejoindre l’équipe de Martine Vassal était quelque chose de nouveau, explique l’ancien légionnaire installé depuis 2005 à Marseille. Je n’ai jamais milité, mais j’ai trouvé le projet intéressant. »

    S’il n’est pas encore question de places sur la liste, lui qui est engagé dans le secteur associatif et revient d’un « marathon des possibles » promet d’apporter son expertise en matière de sport et d’inclusion. « à Marseille, pour une personne qui se déplace en fauteuil, il y a des kilomètres de trottoirs qui ne sont pas adaptés », déplore-t-il. Alors même que la voirie relève de la Métropole, présidée par Martine Vassal… « Nous avons proposé à la mairie 50 millions pour faire des projets d’aménagements. à part des pistes cyclables, ils n’ont rien proposé », rattrape la candidate, qui veut donner la compétence aux mairies de secteur.

    Alors que le soutien du supporter aux 116 000 abonnés s’accompagne d’injures sur les réseaux, Thierry Mode relativise : « Je m’y attendais, il faut essayer de ne pas y prêter attention. »

    Son ralliement médiatique s’accompagne du soutien apporté par la référente des Jeunes en marche, Djihane Dib. Cette étudiante de 21 ans en licence d’histoire a fait ses premiers pas politiques en adhérent à 18 ans au parti du président de Région, Renaud Muselier. « Je veux mettre la force de ma génération au service de Martine Vassal », assure-t-elle, pointant les problèmes de sécurité ou l’insuffisant accès à la culture pour les jeunes. D’autres ralliements suivront. « Beaucoup de personnes me contactent depuis peu » , sourit Martine Vassal.

  • Les rendez-vous de la semaine pour lutter contre les violences faites aux femmes

    Les rendez-vous de la semaine pour lutter contre les violences faites aux femmes

    MARSEILLE

    Le collectif Nous Toutes Marseille organise, mardi ce 25 novembre, une journée de lutte. Plusieurs étapes sont prévues :

    – Dès 16h, un village féministe est accessible à toutes les mobilités pour les stands associatifs, à l’hôtel de ville (place Bargemon). Le village et le défilé sont exclusivement en extérieur.

    – Des prises de parole des collectifs interprétées en langue des signes française et possibilité d’avoir les textes manuscrits à la demande.

    – Un cortège calme, handicapés, enfants et mobilités réduites est prévu en milieu de cortège (mais sans véhicule support)

    Total du tracé : 1,6 km de l’hôtel de ville vers le métro Joliette. Les points de départ et d’arrivés sont desservis par métro et bus.

    AIX-EN-PROVENCE

    Ce 27 novembre 2025 au CREPS d’Aix-en-Provence : la Mission Interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) organise une session de formation.

    Cette journée intégrera des acteurs locaux des champs Sport, Jeunesse et le service déconcentré des Droits des Femmes et Égalité (Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité et les DDDFE des six départements de PACA).

    AUBAGNE

    La Ville d’Aubagne a adopté un plan en faveur de l’égalité hommes-femmes. L’action est organisée à travers quatre grandes priorités : l’accès aux soins, l’égalité professionnelle en entreprise, la promotion de la culture de l’égalité et la lutte contre les violences faites aux femmes.

    Le jeudi 27 novembre à 9h30, à l’Espace des Libertés, un colloque sur les violences psychologiques faites aux femmes et intrafamiliales, est organisé en partenariat avec la Maison de la Justice et du Droit. Un événement ouvert à tous et plus particulièrement aux professionnels de santé et paramédicaux, travailleurs sociaux, professionnels scolaires, périscolaires et de loisirs, crèches et partenaires institutionnels susceptibles d’être en relation directe avec des femmes ou des familles victimes de violences.

    Le thème de ce colloque, pour cette 2ᵉ édition, est les violences psychologiques faites aux femmes.

    PORT DE BOUC

    Le rendez-vous est fixé ce 25 novembre à 12 h 00 sur le cours Landrivon, pont Van Gogh. Cette manifestation est organisée par l’association Vie au Féminin

    TOULON

    Ce mardi 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes :

    ️Départ à 18h du Palais de Justice, pour se diriger vers la gare de Toulon. Tout au long de la marche, des chants et danses féministes sont prévus, puis un femmage à « nos sœurs assassinées cette année, sous forme de die-in ». ️Dress code, violet toujours ! @planningfamilialvarois

    Et aussi, une conférence sur les cyberviolences à 17 heures à la salle de conférence de l’Hôpital Sainte Musse. L’objectif est de sensibiliser les professionnels de santé aux violences au sein du couple et notamment les cyberviolences. La conférence est également ouverte aux partenaires de la Maison des Femmes Santé et à toutes celles et ceux concernés par l’accompagnement des victimes.

    ☎️ Contact et renseignements : Hôpital Sainte Musse à Toulon. Tel 04 94 14 54 93

    FRÉJUS

    Ce mardi 25 novembre à la Maison d’Ailes à Fréjus, à 18h, la sous-préfète de Draguignan participera à la célébration du 1er anniversaire du dispositif « Ici demandez Angela » qui permet à toute personne se sentant suivie, victime d’agression ou en insécurité de trouver de l’aide rapidement dans un établissement ou un commerce.

    POURRIÈRES

    Ce vendredi 28 novembre à la salle des fêtes à 18h30, la sous-préfète de Brignoles et la DDDFE participeront à une soirée cinéma-débat organisée par la commune comprenant la projection du film « Paroles des Femmes » en présence de la réalisatrice Sophie Deloume, suivi d’une table ronde.

    AVIGNON

    Dans le cadre de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, Avignon Université accueille Le Mouvement du Nid, association engagée dans la prévention et la sensibilisation autour de la prostitution. De 11h30 à 18h05, des temps forts rythment la journée sur le campus Hannah Arendt, qui se clôturera par un moment de convivialité à l’issue de la représentation théâtrale.

    16h-17h : Atelier de sensibilisation – Salle OE14 – « Prostitution et internet : échanges sur les enjeux actuels »

    17h-18h05 : Représentation de la pièce J’aimerais arrêtée, Salle OW33
    Site centre-ville / Hall bâtiment Sud / salles OE14 et OW33

    Et aussi, vernissage de l’exposition « Entrav(er) paroles face à la violence(s) » réalisée par la photographe Marie Marcel à partir de 18h dans le péristyle de l’hôtel de ville en présence de la maire Cécile Helle, de Nathalie Gaillardet, adjointe déléguée à Avignon la Républicaine, au devoir de mémoire et aux anciens combattants et de Françoise Lichière, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations.

  • Des femmes enceintes enfin hébergées

    Des femmes enceintes enfin hébergées

    Après deux mois sans solution, des hébergements ont été enfin trouvés pour deux femmes enceintes, dont l’une de huit mois de jumelles, laissées par les pouvoirs publics à la rue. « Grâce au dialogue constant des services du Département et de l’État, une solution d’hébergement a pu être trouvée par la DDETS [direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités, Ndlr] pour ces personnes qui relèvent de son champ d’action et de sa responsabilité », confirme la collectivité auprès de La Marseillaise ce dimanche.

    C’est pourtant bien au conseil départemental que le tribunal administratif avait ordonné, le 22 septembre puis le 2 octobre, de pourvoir à l’hébergement de ces deux femmes enceintes et de leurs enfants, au titre de l’aide sociale à l’enfance. Sans que la collectivité ne s’exécute. Deux semaines plus tard, alors qu’elle se bornait devant la justice à faire valoir « l’engorgement du dispositif », le juge administratif ordonnait cette fois une astreinte de 100 euros par jour de retard pour chacune des deux femmes laissées sans solution. De quoi émouvoir la Fondation pour le logement des défavorisés ainsi que le Réseau hospitalité, qui sur leurs propres fonds leur ont payé des nuitées hôtelières. « Cette situation ne peut tenir sur la durée et notre rôle n’est pas de pallier les carences de l’administration », déplorent les deux structures, qui ont alerté la presse. Réclamant au conseil départemental « d’assumer ses responsabilités sans délai ». Et de rappeler qu’en 2024, 31 enfants sont morts dans la rue en France.

    Le Département encore condamné

    « La situation très tendue en matière de logement sur le territoire, la précarité croissante des publics, des cas de plus en plus fréquents de familles déboutées du droit d’asile qui relèvent de la responsabilité de l’État dans la maîtrise des flux migratoires, conduisent à une embolisation des dispositifs de mise à l’abri », se défend de son côté le Département. Mais ce mercredi, encore une fois, le tribunal administratif a ordonné à la collectivité d’attribuer un hébergement d’urgence à une femme dans une situation de « particulière vulnérabilité », sans ressources avec son enfant d’un an. Un délai de 48 heures, sans astreinte, a été donné au conseil départemental.