Tag: Bouches-du-Rhône

  • Amiante à ArcelorMittal : la CGT maintient la pression à Fos-sur-Mer

    Amiante à ArcelorMittal : la CGT maintient la pression à Fos-sur-Mer

    Zidane Mirabet, responsable CGT au pôle juridique, l’affirme : « C’est la dernière ligne droite avant la réponse officielle du ministre du Travail, il ne faut rien lâcher. » Après avoir engagé une procédure pour faire classer l’usine fosséenne d’ArcelorMittal comme site amianté en mars 2025, la CGT attend désormais une décision.

    Sans rester dans l’inaction pour autant. Ce jeudi 12 février, le syndicat a invité les travailleurs du site à un rassemblement d’information en présence du cabinet d’avocats TTLA et des députés insoumis Alma Dufour et Louis Boyard pour maintenir « une pression politique », assume ce dernier.

    « Notre objectif est clair : faire reconnaître une réalité industrielle et sanitaire que les salariés vivent depuis des décennies », assène Stéphane Martins De Araujo, représentant CGT. Pour étayer sa requête, l’organisation syndicale met en avant le suivi médical renforcé de plus de 600 travailleurs en lien avec l’amiante et les nombreuses procédures de danger grave et imminent.

    Maitre Julie Andreu, du cabinet d’avocats TTLA en charge du dossier, affirme que les éléments produits par la CGT « apportent la preuve d’une exposition significative à des calorifuges en amiante ». « Arcelor n’a pas fait de cartographie des risques alors qu’elle en avait l’obligation. Arcelor devrait, avant chaques travaux, faire des repérages pour savoir s’ils vous exposaient ou pas. Arcelor ne le fait pas systématiquement. Nous avons donc estimé et démontré au ministère qu’il y avait non seulement une présence importante d’amiante après 30 ans d’interdiction, mais aussi une réelle négligence dans le cadre de l’information et donc une contamination qui risque de provoquer des maladies professionnelles. »

    Des conclusions suivies par l’Inspection du travail, qui a émis avis favorable au classement en juillet 2025, tout comme la Commission des accidents du travail et des maladies professionnelles. « Ces avis ne sont pas militants, ils sont administratifs, techniques, officiels », affirme Stéphane Martins De Araujo, qui estime qu’« il n’y a plus de débat sur les faits, il ne reste qu’un choix, et ce choix il est politique ». Maitre Julie Andreu prévient : « Si le ministre refusait l’inscription, on irait devant le tribunal administratif et on pourrait même envisager d’autres procédures devant le Conseil des Prud’hommes. » Pour Louis Boyard, « ArcelorMittal doit des comptes à la France ». « Il y a des centaines de millions d’euros d’argent public qui ont été donnés à cette entreprise, c’est pas pour qu’elle soit incapable d’assurer la sécurité des travailleurs. »

  • Meeting de Sophie Binet à la centrale de Gardanne : un soutien massif venu de plusieurs départements

    Meeting de Sophie Binet à la centrale de Gardanne : un soutien massif venu de plusieurs départements

    Marjorie Franchitto, déléguée syndicale de la CPAM 83

    « On connaît tous des combats similaires »

    Si elle n’est pas de la même profession, Marjorie Franchitto a fait le déplacement depuis le Var pour venir « soutenir » les salariés de la centrale. « Ce moment correspond à la fin d’une lutte, c’est une belle victoire, menée par des salariés qui n’ont pas voulu lâcher le morceau, malgré les luttes économiques, et qui ont sauvé des emplois », résume la syndicaliste. Salariée de la Caisse primaire d’assurance maladie, elle n’est pas issue du secteur industriel, mais estime « qu’en élargissant, on connaît tous, dans nos corps de métiers, des combats similaires. On se retrouve dans la lutte [des salariées de la centrale] car ce sont des moments qui un jour, peuvent nous toucher ». Qui plus est, Marjorie Franchitto considère que cette victoire démontre que « les revendications de la CGT existent, sont fondées, et qu’avec la solidarité et la fraternité, on peut gagner ».

    Sylvain Moretti, secrétaire général de l’UD CGT 04

    « Donner de l’espoir aux camarades »

    Du côté CGT Alpes-de-Haute-Provence, le dossier de la centrale est suivi « depuis le départ. On a pris l’habitude de venir partager les moments de solidarité », estime Sylvain Moretti, secrétaire général de l’UD. « C’est d’autant plus important de venir aujourd’hui, parce qu’on a besoin d’apporter une dynamique au monde du travail. L’activité syndicale sur la centrale de Gardanne n’est pas neutre pour notre département. Elle donne des perspectives, de l’espoir aux camardes sur les capacités à lutter, à gagner sur des projets alternatifs portés par la CGT », poursuit Sylvain Moretti. Le département est notamment confronté à des fermetures d’hôpitaux. Aussi, Sylvain Moretti attendait de Sophie Binet, avant son discours, un « message positif qui nous permettra de fédérer dans la CGT, de remettre en dynamique l’ensemble de nos organisations ».

    Laurence De Villèle, secrétaire générale de l’UD CGT 84

    « Une lutte exemplaire dans la région Paca »

    Ils sont une dizaine de membres de la CGT 84 à s’être rendus au meeting. « C’est une journée pour fêter la reprise de l’activité, la réembauche de nos camarades qu’on a toujours soutenus dans la lutte, une lutte exemplaire en Paca », souligne Laurence De Villèle, secrétaire générale de l’UD Vaucluse. Pour les travailleurs de son département, dont le secteur industriel est lui aussi menacé selon elle, ce combat et la victoire « parlent à nos camarades, leur donne des perspectives ». « Cette lutte montre que la CGT a toujours tort d’avoir raison trop tôt, ajoute Laurence De Villèle. Nos entreprises sont souvent dans les luttes, c’est difficile d’obtenir des choses. Il est évident que c’est un symbole de victoire. » Autre « marqueur fort » de la journée, la venue de Sophie Binet, dont la présence sur le site constituait la première visite sur un site en lutte depuis son élection en 2023.

    Vincent Vadrot, représentant CGT Métallurgie 13

    « Un travail pour une cause cohérente »

    Travailleur dans le secteur de la métallurgie, Vincent Vadrot a vécu le combat de la centrale « de l’intérieur ». « Il y a eu tout un travail de fait au niveau de l’Union départementale pour que cette cause soit cohérente, estime Vincent Vadrot. Les travailleurs de la centrale, ce ne sont pas que ceux sur site. C’est tout un système qu’il y a autour, et nous le défendons aussi dans le secteur de l’industrie. Il y a des sociétés internes, externes, concernées par le dossier. C’est tout un fonctionnement interindustries, qui fait travailler le secteur ferroviaire, maritime… » Il souligne : « On vient défendre ces camarades qui ont su lutter pour sauver leur emploi. » Autre raison de la venue de Vincent Vadrot : écouter Sophie Binet et la soutenir dans son positionnement vis-à-vis de la « discrimination syndicale, qu’on connaît tous les jours, surtout à la CGT ».

  • Le timbre du cinéma l’Eden de La Ciotat à la vente

    Le timbre du cinéma l’Eden de La Ciotat à la vente

    Les aficionados n’ont pas raté le rendez-vous qui fait suite à la présentation officielle dudit timbre, œuvre de l’artiste Christophe Laborde-Balen, en décembre dernier. L’événement qui tient, selon les
    d’« une reconnaissance de l’Eden-Théâtre comme un élément majeur du patrimoine culturel français ». C’est « une fierté pour la ville, un symbole de notre histoire et un clin d’œil à la magie du cinéma », commente la Ville de La Ciotat. Le timbre va être imprimé à plus de 700 000 exemplaires et sera en vente pendant un an à partir du 16 février.

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Le communisme municipal, c’est une réalité au service des habitants »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Le communisme municipal, c’est une réalité au service des habitants »

    les municipales

    Didier Gesualdi : Quelles sont les ambitions du PCF dans les Bouches-du-Rhône pour ces municipales ?

    Nos ambitions sont claires : à la fois conserver l’ensemble des municipalités où nous sommes en gestion. Il y a 9 communes communistes ou apparentées dans le département. Progresser dans l’ensemble des communes. En gagner de nouvelles, bien sûr, je pense à Arles ou Aubagne où des bascules sont possibles avec des rassemblements de la gauche conduits par des communistes ou des candidats qui nous sont proches. Nous avons construit dans ce département, face au danger de l’extrême droite, un rassemblement assez inédit, historique, avec socialistes, écologistes, Place publique, Génération.s, GRS, l’Après, Debout… Dans presque 60 communes du département, des listes de rassemblement se présenteront aux électeurs pour gagner à gauche et empêcher l’extrême droite de ne gagner ne serait-ce qu’une seule commune. Pas une seule mairie entre les mains de l’extrême droite !

    Didier Gesualdi : Comment expliquez-vous que vous êtes capables de vous entendre au niveau local et pas national ?

    Je ne vais pas dire qu’ici on est meilleur que les autres, ce serait présomptueux. Mais nous avons réussi avec nos partenaires de gauche, je les salue, parce que chacun a su faire preuve d’intelligence. Tout en respectant son propre ADN, en tenant compte des intérêts propres à chaque organisation, nous avons mis l’intérêt général, celui de la Métropole et du Département au-dessus, pour construire de manière équilibrée, respectueuse, des listes qui sont en capacité de gagner. Ça a été un travail de longue haleine, plus d’un an de discussions, semaine après semaine, quasi quotidiennement dans les trois derniers mois pour aboutir à un accord historique. J’espère qu’il se transformera en résultat historique pour la gauche et les forces vives de notre département.

    LA FRANCE INSOUMISE

    Léo Purguette : Il y a des listes d’union, mais pratiquement partout où elles existent, des listes LFI sont présentes. Comment l’expliquez-vous ? Est-ce que ça va se prolonger au second tour ?

    Nous verrons s’il y aura des listes insoumises réellement déposées dans toutes les communes…

    Didier Gesualdi : … Vous en doutez ?

    Oui, j’en doute clairement. Il y a des communes où les insoumis ont annoncé qu’ils avaient une liste et, en même temps, ils nous appellent pour nous dire qu’ils n’arrivent pas à la boucler et savoir si on est en capacité de rentrer à la table des négociations. C’est quand même assez curieux comme méthode. Fracturer l’union de la gauche et les dynamiques locales pour ensuite rétropédaler quand vous n’avez pas assez de noms pour composer la liste. Mais pourquoi ? Parce que dans de nombreuses communes, la dynamique d’union de la gauche est déjà à l’œuvre, donc les gens sollicités pour figurer sur une liste différente ont tendance à refuser, considérant qu’il ne faut pas jouer le jeu de la division. Sur le second tour, cela voudrait dire que ces listes feraient plus de 5% pour fusionner ou plus de 10% pour se maintenir. De mon point de vue, ça n’arrivera peut-être pas dans l’ensemble des communes. Les électrices et électeurs trancheront.

    Léo Purguette : À Marseille, il y a eu des mots échangés entre Sébastien Delogu et Benoît Payan. La fracture est-elle irrémédiable ?

    C’est au maire de Marseille de le dire. J’observe que Sébastien Delogu mène une campagne plutôt tournée contre le maire, alors que le véritable danger, c’est une victoire potentielle de l’extrême droite. Je regrette que des candidats se réclamant de la gauche tapent sur d’autres candidats de gauche que le RN. Je ne le ferai donc pas moi-même.

    LE BILAN

    Didier Gesualdi : Vous voulez conserver le pouvoir, mais vous en avez fait quoi dans les communes où vous l’avez ?

    Je ne dirais pas le pouvoir, mais la gestion car, précisément, ce qui fait réussir dans nos communes, c’est l’implication citoyenne et la proximité avec les habitants. Il y a une dimension de restitution du pouvoir dans nos communes. On a longtemps parlé de communisme municipal mais c’est une réalité. J’ai rencontré encore récemment, à Châteauneuf-les-Martigues, des habitants pas communistes pour un sou me disant « on aimerait avoir comme au Rove ou à Martigues un maire communiste parce qu’on voit qu’en matière de services publics, de culture, d’accès au sport, de solidarité, il n’y a pas mieux ». Nos communes le font en étant prises à la gorge par la baisse des dotations de l’État. Elles arrivent à opérer des arbitrages en faveur des intérêts de la population. C’est là notre marque de fabrique.

    Didier Gesualdi : À Marseille, vous défendez aussi le bilan ? Il est très critiqué par la droite et l’extrême droite sur les écoles, les déchets, la propreté…

    Que des opposants politiques attaquent la gauche en période électorale, quoi de plus normal ? Si on est un peu sérieux l’espace d’un instant, nul doute que la gestion municipale du Printemps marseillais a fait changer d’ère la Ville de Marseille. Toutes les enquêtes d’opinion démontrent que cette perception est partagée par les Marseillais et que le total gauche a progressé depuis 2020. Sur les écoles, un travail formidable a été fait, certes grâce aussi au plan « Marseille en grand », mais il a fallu aller chercher l’argent. Sur les déchets, la propreté, vous le savez, il y a la responsabilité de la Métropole.

    LE NARCOTRAFIC

    Léo Purguette :Vous aviez initié « l’appel de Marseille » contre le narcotrafic. Que peut une Ville face à la mafia ?

    Ce n’est pas à la Ville de répondre en priorité. On voit bien le niveau où se joue cette question : c’est l’échelle internationale avec les pays producteurs, les têtes de réseaux planquées dans des pays du Maghreb ou des Émirats… Cela dit, les municipalités, je crois que la Ville de Marseille le fait assez bien, sont des amortisseurs pour les familles, les personnes en première ligne face au narcotrafic. Quand vous doublez les effectifs de police municipale, ce n’est pas pour se substituer à la police nationale. C’est pour effectuer un travail de terrain qui ressemble bien plus à ce que faisait la police de proximité avant que Nicolas Sarkozy ne la supprime. Cette présence crée du lien social, assure la tranquillité, empêche des bascules dans les réseaux mafieux… Sur le volet prévention, une commune peut aider à sortir d’une addiction ou empêcher d’y tomber.

    L’EXTREME DROITE

    Didier Gesualdi : Il y a une montée du RN, de ses idées. Beaucoup d’habitants se disent « on ne les a pas essayés », pourquoi pas finalement ?

    Je ne sais pas si, aujourd’hui, il y a une montée du RN.

    Didier Gesualdi : Dans les enquêtes d’opinion en tout cas.

    Oui, mais je me souviens des législatives où on nous a annoncé une flambée du vote RN, une majorité absolue pour l’extrême droite, et les mêmes nous expliquaient au soir des résultats leur surprise. Deux choses : soit on a réussi collectivement à désamorcer cette poussée, soit il y a un petit décalage entre ce qui est déclaré et la réalité. Je crois qu’il y a un peu des deux. La meilleure réponse au RN, c’est de dénoncer sa supercherie. Le RN a voté 5 milliards de baisses de dotations aux collectivités. Ce sont les mêmes députés qui viennent se présenter aux municipales ! La meilleure façon de faire baisser le RN, c’est la réponse aux besoins. Quand vous avez des municipalités qui font un bon travail sur les services publics, l’éducation, la santé, la proximité, la démocratie, la culture… le RN recule. Je le dis tranquillement : quand vous prenez les chiffres de la présidentielle sur n’importe quelle commune de gauche du département, et ceux des municipales de 2020, vous voyez que des électeurs qui peuvent voter RN sur un scrutin national plébiscitent le maire communiste ou de gauche, parce que leur gestion municipale est le meilleur rempart contre l’extrême droite.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a publié une enquête collective sur les municipalités d’extrême droite dans le sud de la France. Quel regard portez-vous sur leur bilan ?

    Dans notre région, leur bilan est catastrophique. On se souvient des plus anciennes : Toulon, Vitrolles, Marignane… Ce fut des échecs retentissants. On a un RN qui a entamé une mue, essaye d’apparaître plus lisse. Mais le bilan est toujours le même : des villes de plus en plus fracturées, où une partie de la population est opposée à une autre, avec une pratique du pouvoir autoritaire.

    Léo Purguette : Il y a aussi des condamnations, des affaires en cours. C’est vrai au plan national avec Marine Le Pen et au plan local. Comment expliquez-vous que cela ne pèse pas sur les intentions de vote ?

    C’est assez désolant. La question de la probité est importante. Mon analyse personnelle c’est que des gens s’identifient beaucoup plus à une étiquette qu’aux individus qui la représentent. Il y a eu des enquêtes qui démontrent que des électeurs RN sont incapables de citer le nom du candidat pour lequel ils ont voté.

    LA METROPOLE

    Léo Purguette : Avec les municipales, c’est également la Métropole qui se joue.

    Souhaitez-vous un changement de gouvernance ? Une Métropole à gauche est-elle possible ?

    Je suis un communiste, un homme de gauche depuis toujours, je crois à la nécessité que la gauche puisse emporter la Métropole. Ça ne sera pas possible qu’avec Marseille, c’est la raison pour laquelle l’accord des forces de gauche et écologistes est conçu pour faire basculer d’autres villes à gauche. Ceci étant dit, au-delà de la sensibilité du président ou de la présidente de la Métropole, la question de la gouvernance devra se poser demain. La question, c’est une Métropole pour quoi faire ? Dans la dernière période, avec la suppression des conseils de territoire, il y a eu une forme de recentralisation. Les habitants des 92 communes de la Métropole lui reprochent d’avoir des centres de décision trop éloignés des citoyens. Il est nécessaire, quelle que soit la couleur de la Métropole demain, de se poser cette question de la gouvernance.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Joël Faudot :

    La situation internationale oblige chacun. Ce qu’on découvre c’est la réalité des États-Unis, sa sauvagerie sans scrupule, mais également la véritable nature de la construction européenne. Le PCF doit être à la hauteur de l’enjeu, en finir avec les discours confus, le monde attend un discours qui brise la glace.

    Le PCF a toujours eu, dans son ADN, la défense des valeurs de paix. Je le dis avec force : c’est une position courageuse qui n’a rien à voir avec de l’angélisme. On a aujourd’hui un basculement du monde avec des États-Unis et un président Trump interventionnistes plus que jamais. La France, dans ce schéma-là, a un rôle majeur à jouer. Et pourtant, on voit comment la diplomatie française a reculé au cours des 20 dernières années, à la fois avec un alignement sur les États-Unis, tout en se coupant du monde arabe, des grandes puissances comme la Russie, la Chine… et se retrouve isolée et à la botte des États-Unis. Dans la dernière séquence, on a vu comment le président de la République a emboîté le pas de Trump pour soutenir le kidnapping du président Maduro, quoi qu’on pense de lui personnellement. Je ne sais pas ce qu’espérait le président de la République en agissant de la sorte, la réponse de Trump a été de divulguer des SMS privés qu’Emmanuel Macron lui avait envoyés. On voit bien que la France est devenue la risée du monde. Elle est incapable d’être un arbitre pour la paix. On paye cet alignement sur les États-Unis. Il est temps de réaffirmer avec force la nécessité de la sortie de l’Otan. C’est une organisation qui n’a plus de raison d’être et même un objet de conflits en capacité de mettre le feu aux poudres.

    LE MONDE DU TRAVAIL

    Léo Purguette : Vous étiez au meeting de Sophie Binet à la centrale de Gardanne, vendredi. Comment le PCF entend-il faire passer les revendications du monde du travail dans ces échéances municipales ?

    Dans les programmes que nous défendons. Nous dirigeons des municipalités qui ont toujours été du côté des travailleurs, mais aussi de la défense de l’outil industriel et productif. C’est important de pouvoir créer de la richesse et répondre aux besoins de la population ici. En lien avec les questions d’impact environnemental. Les municipalités et singulièrement les municipalités communistes sont un amortisseur des difficultés sociales et de pouvoir d’achat que rencontrent les travailleurs, grâce à leur politique culturelle, sportive, solidaire.

    Léo Purguette : Pour ou contre la ligne à très haute tension ?

    Pour, philosophiquement. Il faut trouver le meilleur tracé, l’enfouissement nécessaire… Je crois à l’implantation d’une industrie décarbonée. Il faut l’alimenter en énergie.

  • Yvan Sorel veut faire de Marseille « la capitale du MMA »

    Yvan Sorel veut faire de Marseille « la capitale du MMA »

    Homme d’action, Yvan Sorel peaufinait encore les derniers détails de son Spartan Fighting Championship 4 en démontant la cage de MMA qui trône dans sa mythique salle dans le 3e arrondissement. « On doit penser à tout », lance l’organisateur, fier de pouvoir mettre en avant ses petits protégés dans un tel gala. « Si je ne les aimais pas, si je ne pensais pas à leur évolution, je ne mettrais pas un euro dans des événements comme ça. Je ne mettrais pas autant d’énergie à me tuer », ajoute Sorel, qui dépense plus de 40 000 euros pour que le SFC puisse voir le jour à la Scène Méditerranée.

    L’événement permet, plus largement, de faire rayonner Marseille au-delà de ses frontières. « On est loin d’être pour le moment la capitale du MMA. Mais on va prouver, petit à petit, que le sud, Marseille, doit être la capitale du MMA français et européen. On peut y arriver », soutient celui qui estime pouvoir parvenir à cet objectif dans 24 mois, à condition d’être « épaulé par les collectivités territoriales ». D’ailleurs, la Ville de Marseille est le seul partenaire public de cette quatrième édition du Spartan Fighting Championship, où les combattants locaux auront à cœur de remercier, comme il se doit, leur senseï. Avec des victoires « nettes et franches » bien entendu.

  • MMA : gare à la guerrière Gharsalli

    MMA : gare à la guerrière Gharsalli

    Regard fuyant, petit sourire gêné, Sarah Gharsalli n’a pas l’habitude d’être sous la lumière des projecteurs.

    Elle va pourtant l’être, samedi soir, lorsqu’elle entrera dans la cage, à l’occasion de son premier combat professionnel MMA lors de la quatrième édition du Spartan Fighting Championship à la Scène Méditerranée (anciennement théâtre Toursky), si cher à Yvan Sorel, l’organisateur qui lui a fait découvrir ce sport. « J’étais un peu enrobée il y a quelques années et je voulais maigrir. Yvan [Sorel], qui a été mon patron, m’a proposé des cours de coaching privé où il utilisait des techniques de MMA pour me faire perdre du poids », raconte l’infirmière marseillaise de 39 ans. Elle avoue qu’elle ne savait « même pas mettre un coup » lorsqu’elle est entrée pour la première fois dans la salle de la Team Sorel (3e arrondissement).

    « Ce qui m’a plu, c’est le fait d’allier plusieurs disciplines. J’aime beaucoup la difficulté, même si ça ne veut pas dire que j’y fais face tout le temps. Les mélis-mélos, passer du sol au pied poing, savoir les stratégies de combat, tout ça m’oblige à me concentrer sur un sport. à la base, quand je fais du sport, j’accomplis des techniques et je n’y pense pas. Mais là, il faut réfléchir sur les stratégies de combat et c’est ça que j’aime », souligne celle qui a, depuis, participé à huit combats amateurs (trois victoires, cinq défaites) face à des combattantes très expérimentées, à l’image de Delphine Benouiach ou Océane Samson, championne du monde amateur de MMA.

    Ordinaire à extraordinaire

    À la suite de ces différents combats amateurs, la FFMAF lui a octroyé, avec l’approbation de son coach, son statut professionnel. Sa première aventure aura lieu ce samedi, face à l’Argentine Camila Curutchet. « C’est une personne qui est très expérimentée. Elle est assez à l’aise dans la cage. Donc, c’est un challenge pour moi, comme je l’ai dit. J’en suis capable. Je vais tout faire pour. Mon envie, c’est d’aller dans la cage et de montrer ce que je sais faire de mieux. Et il n’y a que ce combat qui est dans ma tête », lance Sarah Gharsalli, qui va découvrir un duel augmenté de deux minutes avec des gants plus légers que d’habitude.

    Si elle s’est « améliorée au niveau la technique », la Marseillaise va pousser pour un affrontement « un peu plus structuré », sous les précieux conseils d’Audrey Kerouche. La championne du monde en titre au SFC, qui a justement triomphé de cette même combattante argentine lors de la dernière édition, n’est nulle autre que la sparring-partner et coach mentale-physique de sa consœur. Un modèle à ses yeux. « Le fait de voir qu’elle peut avoir un tel niveau avec une vie assez compliquée, infirmière, maman, ça m’a donné envie de me dire que j’en suis capable. Parce qu’au début, j’avais un petit frein, c’était l’âge. Je me dis que si elle est arrivée, pourquoi pas moi aussi ? Pas en longévité, mais du mieux que je peux », soutient celle qui combattra sous les couleurs « de la France, de l’Algérie et de Marseille », comme aime à le clamer Yvan Sorel.

    « C’est une acharnée, c’est une passionnée, une mercenaire », s’enflamme le pionnier du MMA dans la cité phocéenne. « Comme toutes les personnes qui sont chez nous, elle ne dort pas. On n’attend pas le sommeil pour pouvoir avoir des objectifs », ajoute-t-il, persuadé qu’elle est passée « d’une personne ordinaire à une femme extraordinaire » grâce aux enseignements de celui qui se décrit comme « un tortionnaire » et « un dictateur martial ». « Elle prouve à tout le monde qu’une fille d’immigré peut être ce qu’elle est maintenant dans cette société. Une sportive de haut niveau. Une infirmière libérale. Et une femme dotée d’un charisme et d’une énergie sans relâche. C’est le plus grand des honneurs », martèle Maître Sorel.

    Programme du SFC 4, samedi

    (- 65,8 kg) B. Esposito vs Ventolini

    (- 84 kg) A. Bettini vs J. Tavares

    (- 61,2 kg) S. Zenasni vs A. Taillieu

    (- 74,8 kg) M. Bauer vs Y. Bouzana

    (- 70 kg) E. Shabi vs K. Hadji

    (- 74,8 kg) A. Mirabile vs A. Yehiizarian

    (- 93 kg) A. Olarte vs Z. Bouzid-Daho

    (- 83,9 kg) A. Steis vs K. Khelloufi

    (- 65,8 kg) B. Chamelot vs N. Rais Chaabane

    (- 79,4 kg) I. Belmehadji vs C. Arezzo

    (- 74,8 kg) M. Mraihi vs A. Souaid

    (-56,7 kg, Pro) C. Curuchet vs S. Gharsalli

    (- 52 kg, Pro) K. Perez vs A. Michalkiewicz

    (- 77,1 kg, Pro) B. Samake vs B. Kodjo

  • Football : Aubagne se sort du piège burgien

    Football : Aubagne se sort du piège burgien

    L’essentiel est assuré pour les hommes de Gabriel Santos. Sans aucun tir à la pause, le SCAAB a ouvert le score à l’heure de jeu par l’intermédiaire d’un homme précieux ces derniers mois, Mokrane Bentoumi.

    Les locaux ont su être efficaces avec ce but sur l’un de leurs trois tirs de la partie. Un championnat de National toujours aussi serré avec Aubagne, 7e de National avec 28 points au compteur.

    La semaine prochaine, de nouveau un match au stade de Lattre-de-Tassigny face au relégable Quevilly-Rouen.

  • Provence Rugby s’impose dans un match irrespirable

    Provence Rugby s’impose dans un match irrespirable

    Une pluie au sens propre du terme puis une pluie d’essais sur le synthétique du stade Maurice-David. Provence Rugby était proche de connaître sa seconde défaite à domicile de la saison… sans avoir été mené du match. Les Aixois se sont finalement imposés 35-34 contre une vaillante équipe d’Oyonnax, toujours aussi compliqué à gérer. Dans un final irrespirable, les locaux ont su garder leur avantage pour enchaîner un 5e succès de rang.

    Ce sont pourtant les Oyonnaxiens qui ont ouvert la marque dans cette partie. Une pénalité plein axe, du pain béni pour le buteur visiteur qui a permis de directement porter le score à 3-0. Cette tendance au tableau d’affichage fut très brève. Toujours dans son style, en puissance, Guillaume Piazzoli est venu inscrire le premier essai de la rencontre. Ensuite, les deux formations ont abusé du jeu au pied, tapant chandelle sur chandelle, sous cette pluie battante. Le score n’évoluait plus et l’arrêt de l’averse a permis aux équipes de rejouer cuir en main.

    Les événements se sont accélérés en fin de période avec un ballon porté sur 30 mètres des Provençaux. Sur cette action en plusieurs phases, Kapeliele Piefeleti a terminé dans l’en-but pour donner de l’air aux hommes de Philippe Saint-André. Ce dernier s’est par la suite montré furax quand l’arbitre principal a annulé un essai sur la sirène à Adrien Lapègue pour un en-avant plus qu’obscur. De 23-3 à 16-3, Provence est rentré aux vestiaires avec un avantage loin d’être définitif.

    Le point du bonheur pour les locaux

    Peu à l’aise en mêlée, Oyonnax a aussi subi dans les rucks, se faisant contester et renverser à plusieurs reprises par les soutiens aixois. Des munitions perdues pour les Aindinois et, encore une fois, deux formations se répondant à l’entame de la seconde période. Deux essais de chaque côté ont gonflé la marque pour arriver à 28-20 l’heure de jeu passée. Une dernière partie de match offensive, prolifique, incertaine aussi, avec la pression de visiteurs efficaces. « Oyo » s’est remis dans le droit chemin pour assurer un suspense complet en fin de rencontre.

    Ce point entre Provence et Oyonnax a tenu, tant bien que mal, alors que la décision aurait pu tourner dans les deux sens. L’USO encore une fois malheureux face au top 3 de Pro D2 et une victoire cruciale pour les hommes en noirs dans la lutte pour les premières places. Le coach d’Oyonnax, Fabien Cibray, a salué une « fierté d’avoir une équipe solidaire, qui a redoré son blason ». « On s’en sort bien sur la première période et énervé sur la seconde, sur le contenu. On s’est engouffré dans le négatif, avec une équipe qui se déconcentre et ça aurait bien pu être une défaite » a enchaîné le coach des avants provençaux Sébastien Fouassier.

    Provence 35 (16)

    Oyonnax 34 (3)

    20e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Arbitre : Thomas Charabas

    Essais : Piazzoli (10e), Pifeleti (38e), Suta (43e), Bituniyata (49e), Colombet (65e) pour Provence, Morland (48e), Guilly (53e), Auradou (55e, 61e), Miquel (68e) pour Oyonnax

    Carton jaune : Corso (37e) pour Oyonnax

    Provence : Drouet – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Tui – Muntz, Coville – Suta, Gambini, Piazzoli – Rodda, Van Eerten – Vernet, Pifeleti, Wegrzyn

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    Oyonnax : Bogado – Reybier, Sawailau, Rabut, Qadiri – Bouraux, Solinas – Guilly, Hermet, Lebreton – Corso, Battye – Vaotoa, Couly, Bordenave

    Entraîneur : Fabien Cibray

  • OM : le pompier « Pancho » est là

    OM : le pompier « Pancho » est là

    Que faire à l’OM lorsque le capitaine quitte le navire en cours de croisière ?

    Le recours est le même. Trouver le pompier de service. Sous la présidence de Vincent Labrune, le rôle incombait à Franck Passi, qui a endossé le costume à trois reprises. Avec Pablo Longoria, c’est Pancho Abardonado qui se retrouve, pour la seconde fois, en première ligne pour éteindre l’incendie.

    « C’est vrai que j’ai déjà vécu cette situation. Mais cette fois, je suis prêt ! » a rassuré l’ancien défenseur. Il y a deux ans, il avait dû succéder au pied levé à Marcelino, la veille d’un déplacement à Amsterdam. « J’avais préparé l’Ajax la veille du match. » Cette fois, il a disposé d’un peu plus de temps, car il a su dès mercredi qu’il serait sur le banc contre Strasbourg. « Et j’ai quelqu’un avec moi », complète-t-il.

    Cette fois, il peut compter sur le soutien de Romain Ferrier. « Il m’a beaucoup épaulé durant les entraînements. Il a été mes yeux sur ce que je ne pouvais pas voir et m’a ainsi permis de corriger certaines choses. » L’entraîneur de l’équipe réserve a été un allié précieux. « Nous avons beaucoup discuté et partagé », admet Pancho Abardonado.

    Discuté, il l’a également fait avec ses joueurs. « Avec certains, car j’ai senti que d’autres avaient besoin d’être laissés tranquilles », détaille-t-il. Sa priorité, lors de sa première séance, a été « de laver les têtes, chercher à faire sortir le positif de ce qui s’est passé jusque-là et aller au plus simple ».

    Pour lui, ce retour sur le terrain, au Vélodrome, doit se résumer à deux choses : « Nous devons être revanchards et conquérants. Le championnat n’est pas fini, nous ne sommes qu’à trois points de la troisième place. Nous avons la Coupe de France à aller chercher. »

    Pour cela, il a besoin de l’adhésion totale de ses joueurs, le temps qu’arrive celui qui devra éviter que la saison ne vire au fiasco total. « Le moment est venu d’une remise en question. Les joueurs savent que les supporters attendent plus. Et que nous sommes tous responsables de la situation et que le moment est venu d’aller de l’avant », continue Pancho Abardonado.

    Pour lui, face à Strasbourg qui reste aussi sur une contre-performance avec une défaite au Havre, le moment de tourner la page est arrivé : « Il ne faut plus penser à ce que nous avons pu faire. Maintenant, il nous faut réagir ! J’ai un bon groupe qui doit le montrer sur le terrain. »

    Repères

    Virages vides

    Au coup d’envoi, les deux virages du Vélodrome seront vides. Côté sud, le bas (CU84) est fermé pour cause de huis clos partiel.

    Mais le reste des virages sera déserté par les associations de supporters, qui manifesteront de la sorte leur colère. Ces derniers ont prévu d’entrer dans le stade au quart d’heure de jeu.

    Leo Balerdi souffrant

    Leo Balerdi est le seul Olympien forfait pour le match de samedi. « Il a un problème d’oreille et souffre de vertiges », a expliqué Pancho Abardonado pour justifier l’absence de l’Argentin.

    Encadrement

    Si les supporters strasbourgeois sont autorisés au Vélodrome, seuls ceux venant dans le convol officiel pourront accéder au stade.

    OM-Strasbourg, le match de tous les dangers

    Le football va reprendre ses droits, ce samedi, avec la réception de Strasbourg.

    Néanmoins, pour un OM encore choqué par la déroute au Parc des Princes et le départ de Roberto De Zerbi, il n’est pas certain que les Alsaciens soient l’adversaire idéal pour regonfler le moral. « Il me faudra des gars à 150% », a confessé Pancho Abardonado.

    Si, depuis le début de saison, Strasbourg alterne les hauts et les bas, elle est une des équipes les plus difficiles à jouer. C’est d’ailleurs la seule à être allé prendre un point face au PSG au Parc des Princes.

    « De par la qualité de son jeu, Strasbourg n’est pas à sa place », confirme l’entraîneur intérimaire de l’OM. Actuellement septième, avec trente points, les Alsaciens, s’ils restent sur une défaite surprenante au Havre (2-1), ont fait récemment chuter Monaco (3-1) et sont allés s’imposer à Lille (4-1). Ils ont su digérer un changement d’entraîneur, Gary O’Neil ayant pris le relais de Liam Rosenor, rappelé à Chelsea.

  • Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    « Ça nous a permis d’exprimer quelque chose de fort en nous », explique avec émotion Charles Élie, conducteur de train depuis dix ans. Le documentaire Tous Cheminots a été projeté par l’association Casi dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, vendredi, devant un public venu en nombre pour débattre dans la foulée. Parmi les spectateurs, des cheminots, mais aussi des citoyens, représentants de travailleurs, des membres associatifs ou des élus.

    Ce documentaire retrace le « drame humain » qu’a représenté la mise en concurrence, à savoir la politique permettant à diverses sociétés de commercialiser leurs services de transport ferroviaire, mettant progressivement fin au monopole de la SNCF. Ici, le regard est porté sur la région Paca.

    Pour les cheminots, la libéralisation et la mise en concurrence ont détruit toute « l’âme » de la SNCF au profit d’une pure rentabilité. « Le pire, c’est que le train n’est même pas rentable de base », note l’un des cheminots présents. Ils expliquent comment l’État a tout fourni aux entreprises privées : trains, rails et matériel sous prétexte de mise en concurrence. « C’était un choix politique et l’incitation de l’Union européenne a été une aubaine. » Les cheminots racontent avoir été dépossédés de leur travail dans le service public. Les réactions fusent dans la salle : « La Poste, ça a été pareil ; France Télécom aussi ; EDF, pareil ! »

    « Des histoires familiales »

    La SNCF, ce sont « des histoires familiales », raconte un petit-fils de cheminot, qui ajoute : « On s’entraidait et un puissant tissu social existait. » « Regardez les autres pays européens, comme l’Angleterre, qui reviennent en arrière et refondent aujourd’hui leur service public de train », souligne un cheminot. Les voyageurs sont eux aussi concernés, confient les cheminots : « Ça complexifie tout d’avoir plein d’entreprises privées dans les mêmes gares, en termes de communication, de correspondances, etc. »

    L’ennemi reste le même pour tous les travailleurs présents dans la salle : le libéralisme. Avec un idéal commun, celui du service public fédérateur.

    Réservations : billetweb.fr