Tag: Bouches-du-Rhône

  • Vers une réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront

    Vers une réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront

    Le retour du calme après la tempête ? La réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront, le campus Massalia, dans le 3e arrondissement de Marseille, est prévue à partir de ce lundi 15 décembre. Une annonce officiellement faite aux salariés à la suite d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu ce jeudi. « Le retour sur site est prévu à partir de ce lundi 15 décembre », explique l’entreprise, en fin d’après-midi.

    Pour rappel, le site de l’opérateur télécom avait ses portes closes depuis le 27 novembre dernier. Une fermeture qui a fait suite à des soupçons de rixes dans le quartier pendant plusieurs jours consécutifs, des confinements temporaires des salariés et plusieurs alertes syndicales. La CFE-CGC avait dénoncé un « affrontement entre deux bandes rivales cherchant à contrôler des points de deal », des salariés avait évoqué des tirs à proximité. Le tout, avant que la Préfecture de police ne nuance : « Nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange, (…) pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang. » La CGT Télécoms avait aussi déposé un droit d’alerte pour « danger grave et imminent ». L’entreprise justifie avoir « mis en place des mesures de précaution, notamment le télétravail ».

    La préfète de police attentive

    « En étroite collaboration avec les forces de l’ordre, nous avons préparé le retour de nos salariés sur site dans les meilleures conditions, autour de la mise en place de plusieurs dispositifs, dont une présence policière renforcée », détaille l’entreprise. Avant de préciser : « Les échanges privilégiés avec les services de l’État se poursuivent très régulièrement et permettront d’adapter le dispositif. » La préfète de police déléguée, Corinne Simon, expliquait, la veille, qu’elle sera présente « sur place pour une rencontre avec les différents managers, car les salariés sont un millier ».

    Et de développer sa démarche : « L’idée est de vraiment travailler sur ce sentiment de l’insécurité. On ne nie pas les faits, mais l’objectif est de rassurer les salariés. Plus il y aura de communication avec eux, mieux on pourra adapter le dispositif. » Concrètement, le retour sur site va se faire à partir du 15 décembre pour les salariés n’ayant pas de voitures, et à partir du 17 pour ceux ayant un véhicule quatre roues. De son côté, la CFE-CGC maintient sa position. « On refuse toujours la réouverture en tant quel telle. En 15 jours, les problématiques de sécurité n’ont pas été solutionnées », juge un délégué syndical CFE-CGC du site, souhaitant rester anonyme. La CGT tient une position tout autre, en faveur d’une réouverture, avec de la nuance puisqu’elle « était contre le “Tous à Saint Mauront” dès le départ ».

  • [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    Jeunes Socialistes, syndicalistes étudiants, représentants d’associations étudiantes, Jeunes Génération·S, ex-Insoumise… Mobilisés derrière le Printemps marseillais, tous étaient réunis près de l’ombrière du Vieux-Port, ce jeudi après-midi, afin de mener des opérations d’inscription sur les listes électorales et d’appeler la jeunesse marseillaise à se mobiliser en vue des élections municipales de mars 2026.

    « C’est une démarche importante dans une ville où le Rassemblement national est donné très haut dans les sondages et c’est aujourd’hui un risque contre lequel il faut se mobiliser », affirme Clara Jaboulay, militante pour le Printemps marseillais et ex-Insoumise. « Il faut recommencer à se mettre dans une dynamique d’union à l’image de celle du Printemps marseillais. »

  • Marseille : l’épicerie sociale et solidaire de Saint-Charles est ouverte

    Marseille : l’épicerie sociale et solidaire de Saint-Charles est ouverte

    Cet espace de 120 m2 conçu à partir de quatre conteneurs aménagés par le groupe CMA CGM, est dédiée à l’accueil d’étudiants et la vente de produits alimentaires et d’hygiène. Des produits 70% à 90% moins cher que les prix du marché afin de soutenir les étudiants en difficulté. Le site comprend une zone de vente, une réserve et un espace d’accueil pour l’accompagnement social. Il sera géré par la Fédération Aix-Marseille Interasso. « Une université doit être un lieu d’excellence académique mais aussi un espace de solidarité et d’entraide » a réagi Éric Berton, le président d’Aix Marseille Université.

  • Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    On attendait Fréjus, les grandissimes favoris dans cette édition pour un triplé historique . Et bien non ! Le Sud n’a pas trop brillé. Les équipiers de Dylan Rocher sont tombés en 8e face à Thonon-les-Bains tout comme La Crau face à Freyming-Merlebac où encore Nice à domicile. L’équipe emmenée par Mickaël Bonetto a chuté d’entrée face à Grenoble. La seconde équipe azuréenne avec comme chef de file Basil Jackel a succombé en demi-finale contre les futurs vainqueurs. Gap-Pelleautier s’est incliné prématurément contre Île Rousse.

    Finalement c’est Canohes qui a fait briller les couleurs pyrénéennes avec un parcours presque sans faute. En finale deux défaites en doublettes(13-8 et 13-10) ne laissaient présager rien de bon. Pourtant la triplette permettait à Canohès et Maison Durk intraitable (13-0) de recoller au score. Tout doit se jouer sur un tir de départage… remporté par les joueurs de la Pétanque Axéenne (33-23). Une juste récompense pour cette équipe après trois quarts de finale perdus dans cette compétition.

    Fiche technique

    Demi-finale :

    Nice 2 – Ax-les-Thermes 1-3

    Canohès – Freyming-Merlebach 3- 1

    Quarts de finale

    Nice 2 – Romans-sur-Isère 3-1

    Ax-les-Thermes – Thonon-les-Bains 4-0

    Arlanc – Canohès 2-2 victoire de Canohès au tir de départage

    Freyming-Merlebach – La Crau 3-1

  • Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Ca glisse aussi pour le para-hockey à Marseille. Vendredi dernier, lors de la rencontre face à Bordeaux, les Spartiates ont mis à l’honneur leur équipe handisport. Rudy Krygel est membre de cette formation créée lors de la saison 2022-2023 et également sélectionné en équipe de France. Responsable de ce groupe de joueurs, il décrit l’expansion de la discipline et son état actuel en France et dans les Bouches-du-Rhône.

    Dans un premier temps, le Marseillais explique les différences avec le hockey valide. « On a la chance, en France, de pouvoir jouer aussi bien handi que valide. Il y a vraiment une grosse mixité, parce que c’est hommes-femmes, handis-valides. Sinon, la grande différence entre le hockey valide et le para-hockey, c’est que nous, au lieu d’avoir deux patins, on joue sur une luge. Sur une luge, donc un baquet avec une structure en aluminium qui est munie de deux petites lames, comme des lames de patins. Au lieu d’avoir une crosse, on a deux petites crosses dont on se sert pour se propulser et aussi pour manipuler le palet », décrit précisément Rudy Krygel.

    Concernant le profil des pratiquants, en France, ils sont tous atteints de paraplégie, c’est-à-dire la partie basse du corps. Il y a aussi différents types d’amputation, mais Rudy n’entre dans aucune de ces cases. Suite à un accident de moto, il souffre d’atrophie musculaire à la jambe droite, l’empêchant de jouer avec les valides. Quinze sections sont actuellement existantes dans l’Hexagone et le championnat français est peuplé de sept équipes. Marseille est la seule au sud de la France et affronte donc exclusivement des clubs de la partie nord. Pêle-mêle : Tours, Cholet, Neuilly, Poitiers. Les Spartiates ont le deuxième plus gros effectif de la ligue. Derrière qui ? « Cholet est devant nous, mais ils ont ouvert en 2009. C’est un club ancestral », précise Rudy.

    Record et tournoi continental

    Chaque année, Neuilly-sur-Marne organise un tournoi international de para-hockey regroupant plusieurs nations comme l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. En 2026, les Spartiates souhaitent engager leur équipe, mais ils ont besoin de fonds. « Pour pouvoir s’engager, on a fait une tombola, vendredi dernier. Il faut déplacer 15 joueurs en situation de handicap. Au niveau des minibus, avec tout le matériel, ce n’est pas pareil que d’emmener 15 valides. »

    L’objectif est aussi de happer la foule et de se créer un public. Marseille détient le record français avec 570 spectateurs sur un match et espère passer la barre des 1 000, le 7 février prochain. Quelques semaines plus tard, les Jeux Paralympiques 2026 (6-15 mars en Italie) mettront en lumière la discipline, pour le plus grand bonheur des pratiquants.

  • Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Cent trente-deux joueurs sont venus participer à cette épreuve que les dirigeants de la Boule Modérée ont tenue à pérenniser. Une épreuve dont c’était cette année le troisième anniversaire. Une épreuve qui honore la mémoire d’un garçon qui a marqué son passage au royaume des intégrales, empruntant la voie royale qui l’a conduit au sommet du Jeu Provençal avec notamment cinq Provençal gagnés et chaque fois avec des partenaires différents. C’est dire le talent que possédait le grand Loule performant à tous les postes. S’il a beaucoup voyagé, Louis-Benoît Gonin a fini sa carrière dans le club du Canet, cher à la famille Marinello.

    Ce samedi, c’est sur deux sites que les participants ont abordé la compétition. Sous l’arbitrage de Miche Borghino. Après un samedi après-midi ou l’on enregistre quelques battus de marque à l’image des équipes conduites par Gilbert Diaz, Enzo Paolucci ou encore Christophe Muratori, les huit derniers assaillants se sont retrouvés dimanche matin pour poursuivre ce challenge.

    Le voyage en quart ne va pas sourire aux trios emmenés par Armitano, Kadri, Brunel et Adam battus respectivement par les Dupuis, Groubon, Scarzella et Ghilardi.

    Ces formations qui vont en découdre dans cet ordre dans le dernier carré.

    De là, vont s’extraire Groubon et Scarzella qui vont disputer une finale au parfum local. Un dernier acte qui se déroulera en présence des trois filles Patricia, Valérie et Karine, de « feu » Louis-Benoît Gonin. C’est Carla, sa petite-fille, qui lancera le but de la partie au terme de laquelle Gaëtan et Enzo Groubon acoquinés à Teddy Amendola vont s’imposer 13 à 4

    Fiche technique

    Quarts de finale : Dupuis bat Armitano -Lankar – Lacolas ; Groubon bat Kadri – Houssein – Sornais ; Scarzella bat Brunel – Chappe – Fossati ; Ghilardi bat Adam – Lassabliere – Guidicelli

    Demi-finales : G. Groubon bat Dupuis – Guglielmi – Guida ; Scarzella bat Ghilardi – Massimelli – Arnaud

    Finale : Gaëtan et Enzo Groubon -Teddy Amendola 13 – Thierry Scarzella – Sébastien Batista – Mickaël Martins de Arujo 4

  • Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après avoir annoncé il y a près d’un mois le premier nom son édition 2026, en la personne de la chanteuse Théodora, jeune phénomène de la pop francophone, Marsatac continue d’effeuiller son programme.

    Les organisateurs de ce festival rap, pop et électro, qui se tiendra du 11 au 13 juin 2026 au Parc Borély ont dévoilé une première salve d’artistes mercredi. Au menu du samedi 13 juin, le rappeur Disiz, à l’origine cette année de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le tube Melodrama avec une certaine Théodora. Bamby sera également à l’affiche de cette soirée. Parmi les titres phares de cette jeune chanteuse guyanaise de dancehall, Pas jalouse, en duo avec le rappeur Kerchak, et même un premier album sorti au printemps dernier, Muse.

    Trois autres noms, qui se produiront eux lors de la soirée du vendredi 12 juin, ont été aussi annoncés. On trouve ainsi La Mano 1.9, l’une des nouvelles coqueluches du rap hexagonal. Influencé par la drill, genre hip-hop aux rythmes syncopés made in Chicago, le jeune rappeur du XIXe arrondissement de Paris aura, lui aussi, l’occasion de défendre à Marseille son premier album, intitulé R.A.T.

    Les scènes du Parc Borély seront aussi le théâtre de concerts du Mc lyonnais et masqué façon Vendredi 13, Menace Santana, ainsi que d’Ino Casablanca, chanteur espagnol d’origine marocaine installé en France qui infuse ses influences toutes méditerranéennes dans des sons entraînants.

  • « Ferdinandea » : naissance, mort et survivance d’une île

    « Ferdinandea » : naissance, mort et survivance d’une île

    Il y eut des signes avant-coureurs, des remous et des tremblements dans la mer. Ensuite c’est devenu autre chose qu’un monstre sous-marin. Il y eut des surprises, des angoisses et des découvertes. Des cieux et des eaux qui explosaient. Du feu, des pierres et des cendres. Des terres brûlantes et des gaz toxiques. Après quoi arrivèrent d’étranges meutes de curieux, des marins, des chercheurs, des cartographes, des chroniqueurs pour décrire sans trop de phantasmes le phénomène. Des militaires et des grandes puissances qui convoitaient ce carrefour plantèrent des drapeaux parfaitement dérisoires. On lui donna un nom, « Julia », « Graham » ou bien « Ferdinandea » si l’on était français, anglais ou bien du Royaume des Deux-Siciles. Le conflit tourna court, cette île ne fut qu’un entre-deux. Au bout de cinq mois, le mystère s’affaissa, brusquement englouti.

    Ce n’est pas fini. Il n’y a pas seulement des plongeurs sous-marins qui viennent voir les vestiges et ramènent des fragments de minéraux. Une résurgence est envisagée, le volcan resurgirait un peu plus loin. La science ne sait pas dire quand, quelques décennies ou bien quelques siècles après nous. En ligne de fuite, pour tendre la trame, voici des fictions et des micro-mythes façon Roland Barthes. En bonus, cette exposition depuis Naples jusqu’à Marseille.

    Migrations et géopolitique

    Photographe et réalisateur, Clément Cogitore s’est emparé de cette histoire. Il a convaincu la commissaire de l’exposition de Naples, Kathryn Weir. Le relais fut transmis à Hélia Paukner et Enguerrand Laclos, pour la version Mucem de l’événement. Des documents sont présentés sous des vitrines désuètes : un consul fait son rapport au ministre des affaires étrangères, l’épouse de Louis-Philippe colle et légende les premiers dessins de l’île. Des images de Cogitore, des jets d’encre sur papier se souviennent du basalte de la pointe immergée de l’île. Les plaquettes de verre qui les recouvrent donnent à lire en sicilien ou en malte, une inscription dit que « nous sommes un peuple d’insomniaques ». Un fragment du Tamuld interroge : « Si je ne suis pas moi, qui le sera ? »

    Avec ses images discontinues et des mixages de voix étrangères, un film de Clément Cogitore esquisse des va et vient entre imaginaire et actualité récente, évoque les migrants, les bouleversements climatiques et les conflits inter-étatiques. Il est un instant question de bombardements livrés par Reagan chez Kadhafi. Le film dure 45 minutes. On lâche prise, on regarde en rouge et noir des pastels du siècle précédent, le vedutiste Camillo de Vito.

    Jusqu’au 17 mai, Fort Saint-Jean, sauf mardi 9h / 18h. Catalogue coédité avec Atelier EXB, 49 euros.

  • L’Atelier Bleu mobilisé contre le plastique en Méditerranée

    L’Atelier Bleu mobilisé contre le plastique en Méditerranée

    « Notre mer, berceau de civilisations, étouffe sous le plastique. La Méditerranée, semi-fermée et cernée par des zones fortement urbanisées, est aujourd’hui l’une des mers les plus polluées du monde », amorce la lettre ouverte envoyée aux ministres de la COP 24, réunis au Caire du 2 au 5 décembre derniers.

    Adressé par la Coalition interparlementaire pour mettre fin à la pollution plastique, signée par des organisations, scientifiques, associations et citoyens engagés, ce courrier étaye : « Chaque année, 230 000 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans la Méditerranée, soit environ 730 tonnes par jour. Plus de 7 millions de tonnes de plastiques (macro, micro et nano) sont déjà accumulées dans le bassin méditerranéen, soit l’équivalent en poids de 350 milliards de bouteilles en plastique. »

    Et d’alerter  : « Ce volume pourrait doubler d’ici 2040 sans action majeure. Cette situation est d’autant plus dramatique que dans la Méditerranée, tout plastique rejeté y est piégé, contaminant la faune, la flore et, par l’infiltration de microfibres, d’additifs chimiques et de perturbateurs endocriniens, la santé humaine elle-même. »

    12 ramassages par an

    Servane Tarot, directrice de l’Atelier Bleu à La Ciotat, association qui œuvre à la protection de l’environnement « de Marseille à Toulon, sur la côte provençale » rappelle-t-elle, fait partie des signataires du courrier. « Face à l’urgence et à la lenteur des négociations internationales, cette lettre appelle à un plan d’actions », insiste-t-elle. Notamment « fixer des objectifs ambitieux de réduction, créer un fonds méditerranéen dédié et intégrer cette lutte dans toutes les politiques publiques » .

    La lutte contre la pollution plastique est une des missions de l’Atelier Bleu depuis 1984, informe Servane Tarot. « Nous mettons en place des actions curatives, avec par exemple 12 opérations de ramassage de plastique par an, avec les écoles, les entreprises, les citoyens… », détaille-t-elle. En parallèle, depuis 2018 auprès des commerçants ciotadens et 2024 auprès des forains des marchés de La Ciotat, « nous agissons pour sensibiliser à la réduction des sacs plastique à la source. 80% d’entre eux ont accepté notre accompagnement personnalisé pour faire évoluer leurs pratiques. Un des obstacles est économique : les emballages réutilisables coûtent plus cher que le plastique… », développe-t-elle.

    Il y a encore du chemin à faire pour que l’usage d’un contenant réutilisable par le consommateur gagne du terrain.

  • Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    « Le sentier, long d’environ d’un kilomètre, traverse une ancienne carrière, avec quelques bâtiments abandonnés et démolis. Il y a des pierres glissantes, des endroits où il n’y a pas de marches… On va créer un sentier sécurisé », présente Marion Peguin, du Conservatoire du littoral.

    Alors que le site de la Presqu’île, à Cassis, représente le point d’arrivée principal à la calanque de Port-Miou, particulièrement fréquentée en période estivale, et que Port-Miou constitue une porte d’entrée majeure du Parc national des Calanques, « la question de la connexion piétonne entre ces deux lieux est donc essentielle », présente la Ville de Cassis.

    Co-maîtres d’ouvrage dans ce chantier de sécurisation et de requalification du sentier, le Conservatoire du littoral et la Ville de Cassis prévoient notamment « d’assurer une continuité piétonne confortable et sécurisée, par la stabilisation des passages dangereux et la réhabilitation du sentier existant ; nettoyer et requalifier le sentier et ses abords, dans une approche de réhabilitation paysagère et de cicatrisation des zones dégradées ».

    Panneaux pédagogiques

    A l’occasion de ces travaux d’un peu plus de 443 000 euros, financés à 37% par la Région Provence Alpes Côte d’Azur, 33% par la commune de Cassis, 16% par le Fonds Vert, 10% par le Conservatoire du littoral et 11% par le mécénat, « le sentier va être balisé et des panneaux pédagogiques sur son histoire seront installés par le Parc national des calanques. L’esplanade, où arrive le petit train, sera également requalifiée », ajoute Marion Peguin.