Tag: Bouches-du-Rhône

  • Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde

    Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde

    Au moment d’inscrire leur vote ce mardi après-midi sur leur pupitre numérique, les 238 conseillers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vont s’engager sur un chemin inédit. Selon toute probabilité, comme l’ont maintenu le président (LR) de l’institution Nicolas Isnard et le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, après avoir rencontré Sébastien Lecornu ce jeudi (notre édition du 24/04), ceux-ci devraient, pour la première fois de la brève histoire métropolitaine, refuser de voter les budgets qui leur sont présentés.

    « On arrive au bout de l’exercice, nous faisons face à la même muraille, constate le vice-président (LR) aux finances, David Ytier, dix jours après avoir alerté lors du débat d’orientations budgétaires sur les 123 millions d’euros manquants pour boucler le budget. Nous constatons deux choses : nous ne sommes pas en capacité de dégager une majorité pour voter des coupes massives dans les dépenses et des hausses massives des taxes, et de l’autre côté, l’État n’a pas réellement avancé, sauf à tendre l’oreille. » Interpellé par la presse en marge du comité de pilotage national consacré au logement à Marseille, le Premier ministre reconnaissait une copie « dure pour les intercommunalités » mais sans s’engager à débloquer de nouveaux leviers de financement, et en particulier le déplafonnement du versement mobilité payé par les entreprises, afin d’atteindre le niveau de l’Île-de-France. Ce qui aurait permis de financer le fonctionnement des nouvelles infrastructures du plan Marseille en grand. « Cela nous aurait envoyé un message, bouclez votre budget 2026 dans la douleur mais on vous donne un remède pour 2027 », déplore le vice-président.

    Alors les conseillers métropolitains devraient aller jusqu’au bout du bras de fer en refusant de voter le budget. Un geste déjà réalisé par le Département de Seine-Saint-Denis, en 2010, auquel il manquait 75 millions d’euros pour boucler le budget. « Et l’État avait commencé à créer de nouveaux fonds de dotations », rappelle David Ytier, soulignant la rareté d’un tel geste unanime.

    « L’État n’a pas payé ce qu’il devait payer, il doit investir dans la deuxième Métropole de France pour qu’elle soit à la hauteur d’enjeux européens, voire mondiaux. Nous avons des transports qui ne sont pas à la hauteur de Paris », appuie ainsi le maire (PCF) du Rove Paul Sabatino, qui devrait prendre la tête d’un groupe communistes et apparentés au sein d’un inter-groupe plus large de la gauche métropolitaine, tandis que se constituent plusieurs groupes à droite de l’hémicycle.

    Equation intenable

    S’il insiste sur le déplafonnement du versement mobilité et salue la méthode métropolitaine, il tient aussi à défendre la gratuité des transports dont la chambre de commerce et d’industrie veut la peau en échange d’une augmentation des taxes payées par le patronat. « Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement pour la planète, pour la liberté de se déplacer », argumente-t-il.

    Pour la Métropole, l’absence de budget lancera une procédure où la chambre régionale des comptes et la préfecture devraient reprendre la main (notre édition du 23/04), avec pour principale contrainte l’impossibilité de voter tout nouvel investissement. « Nous n’allons pas considérer que nous sommes déchargés, qu’ils doivent se débrouiller, nous allons coopérer avec l’État, nous aurons des propositions à leur soumettre », s’engage David Ytier. Qui répète que les attributions de compensations, l’argent reversé par la Métropole aux communes sur la base de l’ancienne taxe professionnelle, ne peuvent pas être touchées. « Nous avons travaillé avec des juristes, ce sont des dépenses obligatoires », confirme-t-il. Surtout, il pointe les marges d’actions plus restreintes qu’attendues. « Pendant une semaine, on nous a dit de puiser dans nos excédents, il a fallu une réunion au plus haut sommet pour qu’ils conviennent qu’on n’a pas de fonds de roulement », soupire l’argentier. Et d‘espérer : « Cette procédure aura une vertu, l’État va se rendre compte que l’équation est intenable, sauf à activer des leviers supplémentaires. »

  • Le 5, rue des frères Perez à Marseille, un ex « hôtel social » à vau-l’eau

    Le 5, rue des frères Perez à Marseille, un ex « hôtel social » à vau-l’eau

    Depuis quatre mois, une famille vit dans une chambre d’hôtel relogée en urgence à la suite de menaces. Le couple dénonce depuis plusieurs années l’indignité de leur logement suite à des fuites actives d’eaux qui ont entrainé des interventions des marins-pompiers, des fissurations des murs, des infestations de souris et de punaises, des courts-circuits et des surtensions qui détruisent l’électroménager, une ventilation insuffisante, un manque d’entretien générale des parties communes, une dégradation importante de la cage d’escaliers.

    La veille, le 5 février 2026, trois inconnus s’étaient présentés à leur domicile pour une expulsion sauvage. « Tu as jusqu’à lundi pour quitter les lieux sinon on met le feu à ton appartement et on te tue avec ta famille » consigne le dépôt de plainte. Le matin même, une audience s’était tenue devant le tribunal de proximité avec leur bailleur pour dénoncer l’indignité du logement.

    Après avoir déjà connu la difficile copropriété du Gyptis, la famille emménage en février 2014 dans un studio au 4e étage du 5 rue des frères Perez (3e) un immeuble ancien et dégradé en contrebas de la tour Bel Horizon, cette copropriété privée de grande hauteur dont un réseau de drogue a investi des parties communes. Le 5, rue Pérez compte 24 studios issus de division d’appartements sur 5 étages dont une grande partie sont à présent squattés. A noter que depuis janvier 2025, le « permis de louer » s’applique dans le secteur Hoche-Versailles.

    « Depuis trois ans, les problèmes se sont aggravés. J’avais monté un dossier à l’ADIL et porté plainte contre l’ancien propriétaire qui a fait ensuite des travaux mais de camouflage » raconte Djamila, la mère. « Le 6 février au soir, deux types armés et un troisième qui se tenait en bas sont venus frapper à la porte. Je vais te butter, je sais où ta fille va à l’école. Je leur ai répondu que je n’avais pas peur. Les policiers qui sont venus m’ont répondu « on n’est pas payé pour vous protéger ». La mère qui milite à la France insoumise, obtient l’intervention des députés LFI Sébastien Delogu et Manuel Bompard. La préfecture le trouve un refuge d’urgence. « On était en danger. C’est trop de peur. J’avais préparé de quoi partir rapidement. Mais même à l’hôtel, on n’est pas tranquille. Un gars en trottinette est venu il y a trois semaines à la laverie me menacer. On n’est pas en Colombie pourtant… »

    Leur immeuble appartenait jusqu’en juillet dernier à Louis Dalbert, 89 ans, qui l’a revendu à la société I.A 2022 dirigée par le marchand de biens Chouki Hedhiri pour la somme de 326 000 euros. Les baux et quittance de loyer étaient tamponnés par une obscure association dénommée « Un abri pour tous » que gérait l’octogénaire. Un montage singulier qui explique que huit locataires soient titulaires de baux de sous-location de six mois à un an pour un loyer mensuel, charges comprises, de 450 euros, que trois studios sans loués sans bail, le restant étant squatté.

    Suite à cette vente, la SPLA-IN a visité l’immeuble et repéré des « désordres extrêmement importants » dans cet immeuble aux « logements très dégradés » et procédé à un signalement immédiat à la Ville, laquelle a déclenché des visites les 10, 15 octobre et 20 novembre et engagé une procédure contradictoire avant mise en sécurité, faute de travaux. Le document a été un temps affiché à la porte de l’immeuble.

    La semaine dernière, la situation s’est accélérée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un commando d’une quinzaine d’individus cagoulés aurait fait irruption à 1h50 du matin dans l’immeuble, terrorisant les occupants, brisant les serrures pour les pousser au départ. « Ils étaient très nombreux. Ils ont cassé les serrures des logements. Mon appart est squatté alors qu’on a encore le bail. Ils ont frappé une personne » raconte Djamila sur la foi de contact gardé sur place. Une patrouille de policiers aurait alors interpellé 4 individus dont un jeune de 18 ans, les autres prenant la fuite vers la tour Bel Horizon Trois interventions policières ont eu lieu dans l’immeuble vendredi et dimanche pour des tentatives de squat. Contactés, ni le propriétaire, ni le syndic D’Agostino n’ont donné suite à nos requêtes.

    David Coquille

  • Seule candidate, Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Seule candidate, Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Elle était la seule candidate. Samia Ghali (DVG), maire adjointe à la Ville a été élue par les 23 autres membres du conseil d’administration de la RTM ce lundi 27 avril. Une responsabilité qui « nous oblige dans la réussite que nous devons à cette mission de service public de transport et de mobilité » a-t-elle déclaré pour sa première intervention à ce poste.

    Interrogée plus tard sur ses priorités, la nouvelle présidente de la Régie a convenu des difficultés financières de la métropole qui vont impacter son action, 123 millions d’euros manquant pour boucler le budget de la collectivité. « On verra demain ce qui se passera [lors du conseil métropolitain, Ndlr.], la RTM ne doit pas subir la mauvaise gestion du passé », a-t-elle estimé.

    Un état des lieux

    Et de promettre d’aller « chercher l’argent où il le faut, que ce soit à l’État, aux collectivités territoriales, chacun doit prendre sa part, les entreprises aussi ». Sur ses axes de travail, notamment la gratuité pour les moins de 26 ans évoquée lors de la campagne des municipales, elle préfère attendre les résultats d’un audit qu’elle va lancer pour se prononcer. « J’aurai une discussion avec le président de la métropole et le maire de Marseille sur ces questions-là, mais en leur donnant les éléments factuels de ce qu’est la réalité de la RTM », précise-t-elle avant d’esquisser quelques pistes : « Faire en sorte que les agents qui travaillent à la RTM puissent le faire en toute sécurité, que le matériel roulant soit de bonne qualité », pour les usagers.

  • Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Le Kickboxing Simiane a brillé lors de l’Open international de boxe libre, en Belgique. Dans la ville wallonne de Nivelles, de nombreux combattants, venant de plusieurs pays et de plusieurs disciplines (Muay Thaï, MMA, Sambo, kickboxing, etc.), se sont regroupés pour s’affronter en boxe libre. La section dirigée par Olivier Blanco s’est brillamment comportée avec quatre podiums dont trois victoires.

    Lemercier tombe face

    au gagnant de sa catégorie

    Ce dernier s’est lui-même imposé en master 2, dans la catégorie des -90 kg. Benjamin Josuan l’a emporté en -80 kg, alors que Fayçal Benmbarek a aussi empoché la première place dans cette même catégorie de poids mais en master 3. Camron Lim-Mardani s’est classé 2e chez les 16-17 ans
    (-70 kg).

    Jimmy Lemercier est donc le seul combattant du Kickboxing Simiane à ne pas avoir obtenu de médaille lors de cet Open international. En senior (-80 kg), il s’est incliné face au futur vainqueur en étant pourtant un néophyte de la pratique. Seulement quatre mois après ses débuts en boxe, il s’est lancé le défi de participer à cette compétition. De bon augure pour les différentes échéances à venir.

    Figure locale et arbitre international, Farouk Rahmoun était également présent en Belgique pour assurer la gestion des combats sur une partie du lieu de compétition. Simiane a donc réalisé quelques prouesses sur le sol belge et peut avancer sereinement vers la suite de la saison.

  • [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    Saisi en référé par l’ancien maire (UCE) de Gignac-la-Nerthe, le tribunal administratif de Marseille doit décider ce mardi si Christian Amiraty peut réintégrer le conseil municipal de Marignane. Le maire d’extrême droite de la ville Eric le Dissès a en effet décidé, le 27 mars dernier, d’accepter une prétendue démission dont son concurrent aux municipales assure ne pas être à l’origine, et qui n’était pas conforme aux exigences réglementaires.

    «La réalité, c’est que quelqu’un de mon entourage a envoyé au directeur général des services un mail depuis ma boîte personnelle faisant état de ma démission, explique-t-il. Lorsque je l’ai appris, j’ai écrit une lettre manuscrite pour le contester et j’ai même reçu une réponse du directeur général des services qui me disait que ce mail ne pouvait pas être considéré comme une démission ! » Celle-ci doit en effet être manuscrite et signée, indique l’ancien édile qui n’a pas été convoqué ni pour le débat d’orientations budgétaires le 9 avril dernier, ni pour l’adoption du budget ce mercredi.

    Il dénonce donc une décision du maire prise en connaissance de cause. «Tôt ou tard, il faudra qu’il se fasse à l’idée que je suis là, j’ai plein de choses à dire pour ces six prochaines années », assène Christian Amiraty.

    Sollicitée, la municipalité marignanaise n’a pas donné suite.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Palais Longchamp, un souvenir de Rembrandt

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Palais Longchamp, un souvenir de Rembrandt

    Puisqu’il ne s’agit pas d’une fugitive hallucination, puisque les qualités picturales de cette toile sont indéniables, on imagine une malicieuse provocation du conservateur du musée, les simulacres maladroitement reproduits d’une mise en scène de théâtre, Courteline ou bien Labiche. L’énorme masse adipeuse, les courtes pattes et le groin plus ou moins débonnaires d’un porc occupent un grand tiers de la composition. La bête fut brutalement assommée, le sang n’a pas coulé. Les figurants qui ne sont pas des gens d’abattoir ni des charcutiers sont perplexes. À gauche, voici un barbichu doté d’une loupe ; à droite le comique porteur d’une lame de scalpel est un incapable. Grâce au cartel de ce tableau de 1855 qui a pour titre « Recherches sur la trichine » on comprend que le peintre évoque ironiquement les travaux sans trop d’avenir des vétérinaires de nos provinces. Sans microscope, deux émules besogneuses de Louis Pasteur, Bouvard et Pecuchet entreprennent d’identifier un parasite rongeur dont ils retrouveraient la trace sur le cadavre d’un porc. L’impeccable Docteur Knox de Louis Jouvet leur succédera.

    Sans pouvoir effacer la donne burlesque de ce début d’intrigue, on se reporte vers des références plus solides. Ce peintre pince-sans-rire s’est souvenu d’un tableau du Rijksmuseum. On revoit la Leçon d’anatomie de Rembrandt, les muscles d’un bras et les tendons d’un corps sobrement étendu sur une table de dissection. On oublie la vision du porcelet transporté sur un banc de pierre, on reconstitue mentalement l’audacieuse commande de la Guilde des Chirurgiens d’Amsterdam.

    L’auteur de cette énigmatique facétie s’appelle Stanislas Torrents (1839-1916). Ce peintre marseillais formé à Paris par Thomas Couture avait le talent d’un virtuose. Grand format onéreux et rigoureusement inclassable, canular invendable, sa « Trichine » est la plus intrigante toile de sa carrière : issu d’ascendants catalans, Torrents avait passionnément regardé Vélasquez, Ribera, et Édouard Manet.

  • Fibre Excellence en redressement judiciaire

    Fibre Excellence en redressement judiciaire

    Dans sa décision datée de ce lundi matin, le tribunal de commerce décide d’ouvrir une procédure de «redressement judiciaire» à l’égard de l’entreprise Fibre Excellence et de ses deux usines de pâtes à papier, à Saint-Gaudens en Haute-Garonne et à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. « Les conditions légales étant réunies, il y a lieu dans ces conditions d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire », justifie le tribunal. Qui explique notamment « qu’il est établi que la SAS FIBRE EXCELLENCE est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements ».

    Toutefois, le tribunal estime aussi que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif ». D’où un redressement judiciaire assorti d’une large période d’observation. Le tribunal « fixe à 6 mois la durée de la période d’observation pendant laquelle sera établi un bilan économique et social et des propositions tendant à la continuation ou à la cession de l’entreprise dans le cadre d’un redressement ». Notons que l’entreprise devra revenir deux fois au tribunal pendant cette période. « La SAS FIBRE EXCELLENCE SAS devra se présenter au tribunal devant le juge-commissaire (2ème étage), le mercredi 03 juin 2026 à 09H00 munie d’une situation de trésorerie, d’une situation financière », explique la juridiction. Laquelle « renvoie l’affaire en chambre du conseil à l’audience du mercredi 17 juin 2026 à 09H00, […] afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ».

    Une nouvelle en demi-teinte pour la Filpac-CGT du site. Si elle se dit rassurée « à moitié » , elle note surtout que cette période d’observation est « 6 mois avec le couteau sous la gorge, à la vue de la trésorerie, on ne sait pas si on va tenir d’ici là ».

  • Football : Le Rouet prêt pour l’Euro

    Football : Le Rouet prêt pour l’Euro

    Dans le premier tour, les Rouégasques seront opposés aux sélections de Chypre du nord et du canton du Tessin. Rendez-vous à partir du 1er juin.

  • Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali a été élue présidente de la RTM ce lundi 27 avril, «à l’unanimité et à la majorité absolue». Elle était la seule candidate en lice.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mardi.