Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Un voyageur de passage, arrêté en gare d’Aubagne, aurait pu croire la scène banale. Mais non. Entre deux averses, ce vendredi 19 décembre, le maître d’ouvrage du Val’Tram, la Métropole Aix-Marseille- Provence, et ses maîtres d’œuvre pour la réalisation de l’infrastructure, opèrent, depuis la veille, « la première phase des essais d’ouverture de ligne avec les rames du Val’tram sur un premier tronçon, entre la gare d’Aubagne et Napollon », explique ce jour-là la cheffe de projet.

    « Ces essais nous permettent de vérifier que les roues du tramway s’insèrent correctement dans les rails, que le tram capte bien l’électricité délivrée par la ligne aérienne de contact et que les carrefours routiers réagissent bien à l’arrivée du tramway, c’est-à-dire stoppent les véhicules pour permettre le passage du tramway », détaille-t-elle. Elle poursuit : « Nous effectuons des essais sur ce tronçon jusqu’en février, et ensuite, on les poursuivra jusqu’à La Bouilladisse. On enchaînera par une phase de marche à blanc où, pendant un mois, l’exploitant fera circuler le tram sans voyageurs, mais en conditions réelles d’exploitation. Les essais vont donc durer six mois. »

    Fin décembre, la cheffe d’opération dressait l’état des lieux des travaux : « On a quasiment achevé toute la pose de la voie ferrée entre Napollon et La Bouilladisse. Début janvier, l’électrification de la ligne va se poursuivre. Ensuite, il y aura toute la phase d’installation des systèmes de sécurité destinés à contrôler le tramway, pour notamment empêcher que deux rames s’engagent sur une même portion de voie unique. »

    Bouffée d’oxygène

    pour le territoire

    Après plusieurs faux départs et atermoiements politiques (lire ci-dessous), le projet de Val’Tram -aujourd’hui chiffré à 180 millions d’euros, dont 30 millions apportés par le Département des Bouches-du-Rhône- a été relancé en février 2019 par Martine Vassal, arrivée à la présidence de la Métropole Aix-Marseille en septembre 2018. « Le Val’Tram offrira de nouvelles opportunités de déplacement sur l’axe La Bouilladisse-Aubagne, particulièrement chargé aux heures de pointe, et contribuera au renforcement de l’attractivité du territoire grâce à une meilleure intermodalité. Tout autour du tracé, l’espace public sera requalifié pour offrir plus de place aux piétons et cyclistes. Ce projet va considérablement améliorer le quotidien des habitants de l’Est du territoire métropolitain ! », se félicitait l’élue, en mars dernier, dans la lettre de la Métropole.

    Le Val’Tram fait partie des 16 projets de mobilité métropolitains prioritaires soutenus par l’état à hauteur d’un milliard d’euros, dans le cadre du plan Marseille en Grand, annoncé par le président Emmanuel Macron en septembre 2021.

    Le projet s’appuie sur la réhabilitation de 14,4 km de l’ancienne voie ferrée de Valdonne, reliant la gare d’Aubagne à La Bouilladisse. Cette nouvelle section s’ajoutera aux 2,7 km de ligne de tram déjà existants à Aubagne.

    Le nouveau tracé permettra de relier Aubagne à La Bouilladisse en 25 minutes, avec 11 stations desservant notamment Roquevaire, Auriol, Pont de Joux et La Destrousse. D’une amplitude horaire identique à l’actuel tram d’Aubagne (5h39- 21h05), le Val’Tram circulera « toutes les 10 minutes en heure de pointe, entre 6h30 et 9h le matin et 16h30 à 19h environ et toutes les 20 mn en heure creuse. On attend 15 000 voyageurs par jour sur l’ensemble de la ligne », rappelle la cheffe de projet. Pour faciliter l’intermodalité (par exemple de la voiture au tram), cinq parkings-relais sont aménagés, avec 150 places à La Bouilladisse, 25 à La Destrousse, 200 à Auriol, 100 à Pont de l’Étoile et 25 à Napollon-Solans.

    Selon la Métropole, l’intérêt majeur du projet est « d’offrir une meilleure desserte de la haute vallée de l’Huveaune sur un axe particulièrement fréquenté, avec 18 000 véhicules par jour ».

    14,4

    kilomètres de nouveau tracé entre Aubagne et La Bouilladisse, via Pont de l’Étoile, Roquevaire, Auriol et La Destrousse. Il faudra 25 minutes de trajet pour aller d’Aubagne à La Bouilladisse.

    15 000

    voyageurs devraient emprunter le Val’Tram par jour, ce qui devrait contribuer à désengorger les axes routiers, notamment ceux de la haute vallée de l’Huveaune, où circulent 18 000 véhicules par jour.

  • Quand Cyril Di Méo fait revenir Cezanne pour interroger la modernité

    Quand Cyril Di Méo fait revenir Cezanne pour interroger la modernité

    Dans l’ouvrage intitulé Paul is Back. Retour en terre aixoise d’un peintre impressionniste (BoD éditions, 110 pages illustrées), Cyril Di Méo, professeur de sciences économiques et sociales et élu municipal d’opposition à Aix-en-Provence (PS), imagine le retour du peintre Paul Cezanne dans sa ville natale pour poser un regard décalé sur notre époque.

    « Je me sers de Cezanne comme un prétexte pour une figure politique de ce que devient la cité », explique l’auteur, qui dit avoir voulu éviter un livre « trop politicien ». Né d’une promenade, l’ouvrage s’impose comme une fable contemporaine, empreinte d’ironie. Face à la transformation du monde urbain, Cyril Di Méo observe les ambivalences de la modernité. « Elle a fait des choses magnifiques, mais aussi très moches », juge-t-il, et a créé « un rapport assez moche au monde ».

    L’écologie traverse le texte en filigrane. L’auteur dresse le regard horrifié d’un Cezanne face à la destruction d’une nature qui lui tenait tant à cœur. Que ce soit le projet d’urbanisation de la Constance ou encore la décharge sauvage de l’Arbois, cet ouvrage est l’occasion de rappeler les enjeux écologiques qui traversent la ville d’Aix. Face à cela, l’auteur écrit que « si l’on voulait tuer la nature, Paul, lui, continuerait de la faire hurler à coups de couleurs ».

    Sans nostalgie excessive, Cyril Di Méo revendique une position humaniste et progressiste. Pour lui, l’art reste un levier essentiel de la lutte. « C’est une façon de réveiller le sensible », confie-t-il, convaincu que la construction d’un rapport esthétique au monde constitue une forme de résistance face aux dérives contemporaines.

  • Des fêtes en demi-teinte pour les commerces de Martigues

    Des fêtes en demi-teinte pour les commerces de Martigues

    Après le repas de Noël, place à celui du réveillon. Ce 31 décembre, à Martigues, les commerces de bouche sont pris d’assaut. Sur le parking du général Leclerc, les pêcheurs vendent leur poisson dans le mistral mordant. Sur le cours du 4-Septembre, les portes de la boucherie et de la fromagerie ne cessent de s’ouvrir et de se fermer, sous l’effet du flot continu de clients.

    Les fêtes de fin d’année sont une période faste pour les épiceries et restaurants, à l’instar de la boutique Gaspard, ouverte en septembre par la famille Morreale. Derrière la caisse, Anne-Fleur explique : « On a des produits de Noël, comme du foie gras ou du saumon fumé maison. On propose aussi des coffrets sur-mesure à remplir avec des produits de la région, ce qui plaît beaucoup. C’est sympa à offrir. » « Et c’est très bon ! », ajoute un habitué. Du côté de leur restaurant semi-gastro, le Garage, « décembre est un mois où c’est plein tout le temps ». Cette année, ça n’a pas manqué.

    Une pente glissante

    Mais les fêtes n’ont pas souri à tous les commerces. Installée sur la rue Lamartine depuis près de 35 ans, Chantal Failla, gérante du magasin de vêtements pour enfant Génération junior, se désole : « C’est la catastrophe, on fait moins de vente comme chaque année depuis le Covid… » Le marché de Noël et les animations n’y ont rien changé. « Ce n’était pas dans ma rue. Ici, c’est mort, il n’y a pas de fréquentation, alors que c’est une rue piétonne. Avant c’était la rue commerçante de Martigues ! » Pour redresser la barre, Chantal y met pourtant du sien : communication chiadée sur les réseaux sociaux, introduction de produits plus accessibles dans la gamme… Rien n’y fait. « On a perdu 50 000 euros de chiffre d’affaires en 2025. »

    La gérante y voit plusieurs explications : un contexte national de crise, de nouvelles habitudes de consommation avec l’explosion des achats sur internet, le départ de boutiques emblématiques qui servaient de « locomotive », « comme Gaudissard et Castelli au bout de la rue il y a quelques années », mais aussi la concurrence du Village de marques de Miramas.

    Du côté de Jonquières, Aminata, propriétaire de la boutique d’artisanat l’Étincelle, se dit aussi sur une pente glissante : « On survit. Mes clients fidèles permettent à ce rideau de rester ouvert mais on est sous perfusion. » Commerçante à Martigues depuis trente ans, elle a « vu la descente aux enfers » du centre-ville.

    Selon elle, la responsabilité est partagée. « Internet tue les petits commerces et même les galeries marchandes, il suffit d’aller voir celle d’Auchan : une boutique sur deux est fermée. Les gens ne se rendent pas compte qu’ils ont du pouvoir en tant que consommateur et qu’ils nourrissent les Chinois et les Américains. Les politiques ont été mal menées : les élus n’ont pas pensé aux conséquences quand ils ont installé des grandes concentrations de magasins comme à Plan de Campagne ou au Village de marques. »

    « Martigues est une belle ville, mais elle manque d’attractivité, affirme Aminata. Il faut une vraie stratégie au niveau de la municipalité pour diversifier les commerces de centre-ville et réinstaurer du chaland mais ça prendra des années ! »

  • Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Il fallait de l’audace, mais plus encore un goût inné de la fête et une joie de vivre démonstrative pour affronter ce jeudi à midi sur la plage du Prado Nord, non seulement un vent glacé sous un ciel couvert, mais une eau à 13,4 degrés exactement, un léger poil plus froid que l’an dernier.

    À l’initiative des Nageurs du Prado et des Libres-Nageurs, plus de 400 personnes se sont rassemblées sur la plage et près de la moitié se sont élancées pour un plouf magistral et joyeux en ce premier jour de l’année. « C’est fabuleux ! On a doublé les effectifs directs. Je dirais 150 nageurs dans l’eau et 300 restées sur la plage, mais qui se réservent pour l’année prochaine ! », se réjouit Benjamin Clasen de l’association des Libres-Nageurs pour cette seconde édition qui a pour esprit de « chérir notre grande bleue, protéger notre littoral, sanctuariser les plages publiques, célébrer notre lien aux éléments terre, eau et air, réveiller nos sens et notre santé, se serrer les coudes pour l’an qui vient ».

    « On veut créer

    une tradition ici »

    « C’était gé-nial ! Première fois de ma vie, je le referai. Je suis restée un moment je me suis régalée ! » confie Laurence, la cinquantaine, qui court vite se sécher. Un premier constat s’impose : les femmes sont nettement plus participatives que les messieurs. « Une fois qu’on y est, ça va, mais faut se motiver car là c’est 14 degrés qui nous attend. C’est une température correcte », explique Olivier, qui nage en combinaison l’hiver. « On veut créer une tradition ici », ajoute Cathia, son amie, plus entraînée. « Je peux rester jusqu’à 20 minutes dans l’eau sans combinaison ». Sur le bord de la plage, une mamie tente de dissuader tout ce beau monde : « N’y allez pas, elle est glacée et en plus il y a des méduses ! » lance drôlement la septuagénaire que nul n’écoute.

    « C’était trop bien. Je suis congelé ! » ressort Bas, un Belge d’Anvers venu spécialement à Marseille pour ce bain. À côté, un duo s’est déshabillé et comme pour un saut en parachute, repousse le moment de s’élancer. « On se prépare psychologiquement. Je ne veux surtout pas savoir la température ! », confie Emma. « C’est la première fois pour moi ici un 1er janvier. Mais je me baigne souvent mi-janvier dans les calanques quand il fait beau », confie Jérémie, son copain, qui rejoint un groupe pour se jeter à l’eau sous la surveillance au loin d’un navire de la police qui encadre et sécurise ce bain festif.

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se sont aussi réunis à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année.

    Toulon réunit 933 baigneurs

    Le traditionnel bain du jour de l’an a rassemblé plus de 900 courageux, jeudi matin, sur les plages du Mourillon, à Toulon. Le rendez-vous s’est tenu dans une ambiance festive. Les baigneurs se sont vus remettre un diplôme attestant de leur participation, avant de partager un chocolat chaud ou un café pour se réchauffer.

  • Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    C’est un axe emblématique du centre-ville marseillais, qui court de la Joliette à la porte d’Aix, qui va enfin être rénové. Ce 16 décembre, la Métropole Aix-Marseille a lancé les dernières consultations d’entreprises pour achever le réaménagement du boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement.

    Un chantier qui avait été chiffré, au début de l’année, à 4,4 millions d’euros, pour ce tronçon de quelque 620 mètres qui court de l’avenue Schumann à la place Jules-Guesde, et considéré comme « un axe structurant », comme le rappelle le cahier des charges : « Il se présente comme un axe collecteur, en cas de fermeture des tunnels de la Major, du Vieux-Port et du Prado Carénage ».

    Rattraper le retard du plan vélo métropolitain

    Avec cette remise à neuf, les piétons pourront profiter de trottoirs plus larges, de nouveaux arbres doivent aussi être plantés pour compléter les alignements existants, l’occasion de retirer un peu de bitume pour absorber l’eau de pluie. Le stationnement, lui, ne sera cantonné que sur le côté sud du boulevard pour le tronçon qui court de l’avenue Schumann à l’avenue de la République, et aménagé sur deux bandes de deux mètres de large de chaque côté de la voirie, pour le reste du boulevard, jusqu’à la place Jules-Guesde.

    Mais, surtout, ce réaménagement est l’occasion de créer une véritable piste cyclable, à la place de la simple bande discontinue actuelle, dont la peinture disparaît au plus grand profit des véhicules qui stationnent dessus. Ces pistes cyclable bidirectionnelle, séparées de la route, doivent constituer un tronçon de la ligne 3 « Sud » du Plan Vélo métropolitain, reliant le quartier de la Joliette à Luminy. De quoi rattraper en partie le retard pris : alors qu’il devait s’achever en 2024, moins des deux tiers des 130 km projetés ont été réalisés. Pour accueillir cette piste cyclable, la voirie sera réduite à une voie descendante, et à deux voies montantes.

    Initialement annoncés pour le deuxième trimestre 2026, les travaux sont prévus pour durer dix-huit mois, pendant lesquels la circulation sera réduite à une voie dans chaque sens. Le chantier viendra ainsi accompagner la transformation du secteur, entre les travaux de la place Jules-Guesde et la livraison d’un hôtel aux 49-53, annoncée pour cette fin d’année 2025.

  • Poupée pédopornographique : un acheteur inquiétant jugé à Aix-en-Provence

    Poupée pédopornographique : un acheteur inquiétant jugé à Aix-en-Provence

    L’acheteur de 56 ans d’une poupée pédopornographique proposée sur une plateforme de vente en ligne comparaît libre, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, pour « détention ou acquisition d’images ou de représentations de mineurs à caractère pornographique ». Il encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

    Le quinquagénaire, domicilié à Bouc-Bel-Air, avait reconnu en garde à vue avoir « commandé cette poupée à des fins sexuelles ». Il a été déféré le 5 novembre au parquet d’Aix-en-Provence et placé sous contrôle judiciaire jusqu’au procès. Le procureur avait précisé que le colis n’était pas de la plateforme Shein.

    Deux jours plus tôt, des employés d’une société de livraison avaient alerté la gendarmerie de la découverte d’un colis plutôt lourd et en partie ouvert qui contenait une poupée pédopornographique en silicone de 1,30 mètre, expédiée par la société chinoise Zech. Le destinataire est tout sauf inconnu, étant déjà inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’agressions sexuelles (Fijais), à la suite d’une condamnation pour agression sexuelle sur mineur.

    Prison ferme et obligation de soins

    Le scandale de la vente en ligne décomplexée de ces poupées remonte au 3 octobre, quand la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a alerté la justice sur la présence de ces produits sur plusieurs plateformes asiatiques de e-commerce, d’abord sur le site chinois Shein, puis ensuite AliExpress, désormais sous enquête.

    La Répression des fraudes a rendu public la découverte et rappelé aussi aux diffuseurs qu’ils engageaient leur responsabilité pénale : la diffusion, via un réseau de communications électroniques, de représentations à caractère pédopornographique, est passible de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Le communiqué fustigeait en particulier Shein, « un site et une marque pour lesquels des pratiques commerciales trompeuses et des allégations mensongères, ainsi que plusieurs non-conformités, ont déjà été largement constatées et sanctionnées précédemment ».

    En France, une vingtaine d’acheteurs âgés de 20 à 70 ans ont été interpellés et certains déjà traduits en justice. Le 15 décembre, un homme de 41 ans a été condamné à Tarbes à 2 ans de prison ferme avec mandat de dépôt, ainsi qu’à un suivi socio-judiciaire de 5 ans avec obligation de soins pour cet achat, mais aussi pour une agression sexuelle sur une fillette de 8 ans. « Il n’y a pas de doute dans ce dossier. Les jouets sexuels évoquaient clairement des enfants. Il a reconnu l’agression sexuelle. C’est un passage à l’acte pédophile. Nous sentons que ses pulsions prennent clairement le pas sur sa raison », avait lancé le procureur, cité par La République des Pyrénées.

  • [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    Chère lectrice, cher lecteur,
    nous vous adressons, ainsi qu’à vos proches, nos meilleurs vœux pour l’année 2026 qui s’ouvre.

    De nouveaux défis se présentent à nous après une année très riche en événements pour La Marseillaise, puisqu’au-delà de nos traditionnels rendez-vous sportifs et festifs qui ont battu tous les records de participation en 2025, nous avons inauguré la place du journal La Marseillaise devant notre siège à Marseille, le collège Jean De Bernardy, du nom de l’un de nos cofondateurs, résistant communiste tombé face à l’ennemi, puis nos locaux historiques rénovés et enfin le nouveau siège de La Marseillaise Hebdo d’Occitanie à Montpellier.

    Un défi de développement d’abord. En 5 ans, depuis la reprise de La Marseillaise à la barre du tribunal de commerce après la liquidation de sa précédente société éditrice, emportée par la crise covid, nous sommes allés au-delà du projet défendu par les Amis de La Marseillaise, les salariés et leur syndicat CGT. Nos effectifs ont augmenté : nous étions 49, nous sommes plus de 60, 70 en comptant nos amis de Zébuline. Nous avons maintenu notre zone de diffusion et nous sommes revenus en Vaucluse. Notre offre éditoriale s’est densifiée avec La Marseillaise week-end, Zébuline le mercredi et dans l’hebdo, nos magazines thématiques et historiques… Nous avons lancé une application mobile tout en continuant de miser sur le papier. Nous avons progressé de 10% en ventes en kiosques dans la dernière période. Un chiffre qui détonne dans une presse en crise et qui nous rend fier en témoignant des efforts accomplis par la rédaction. Nous avons fait progresser notre chiffre d’affaires de 48% entre 2020 et 2025, preuve du dynamisme du service commercial et du pôle événementiel. Si ces résultats nous donnent du courage et de l’ambition pour l’avenir, nos finances restent aussi fragiles que de la porcelaine. C’est dans ce contexte qu’une mobilisation, sans doute inédite dans le monde de la presse, se développe dans les Alpes pour que La Marseillaise étende sa zone de diffusion au 04 et au 05. La création d’un comité des Amis de La Marseillaise et un banquet très réussi en novembre, aux Mées, nous obligent. Ils démontrent une envie de Marseillaise, de pluralisme et une confiance qui nous honorent dans un territoire situé au cœur des enjeux des Jeux olympiques d’hiver de 2030, propice au développement de nouveaux événements La Marseillaise. Pour relever ce défi sur lequel nos instances de décision auront très prochainement à se prononcer, nous avons absolument besoin de votre soutien. Il sera déterminant à la fois pour l’arrivée de notre journal dans ces départements, mais aussi pour l’avenir de l’ensemble du groupe La Marseillaise qui dépend de sa capacité à rayonner et à avancer. Pour cela, nous faisons appel à votre mobilisation pour verser à la souscription déductible à 66% de vos impôts.
    Ensemble, nous avons déjà soulevé des montagnes depuis 5 ans. À présent, j’en suis convaincu, nous allons les gravir.

    En 2026, il nous faudra relever également un défi éditorial : celui des municipales. Un rendez-vous essentiel pour un journal régional comme le nôtre. La Marseillaise mettra toute son énergie à vous informer, à décrypter les enjeux, confronter les idées et faire avancer les débats. Elle organisera des « face aux lecteurs » auxquels vous serez appelés à participer, testera l’opinion et contribuera au débat public, fidèle à ses valeurs de progrès héritées du Conseil national de la Résistance, à son attachement aux intérêts du monde du travail et à son refus des projets politiques mûs par la haine.

    Enfin, un défi démocratique est devant nous. Il est à la croisée des deux précédents. Dans une France où le pluralisme de la presse est en danger de mort, où la plupart des médias sont détenus par des milliardaires dont certains affichent une feuille de route au service de l’extrême droite, l’existence de La Marseillaise est une bataille de chaque instant et un enjeu démocratique considérable. Une Marseillaise dynamique, offensive, qui trouve la force de regarder l’avenir est un point d’appui pour toutes celles et ceux qui, dans le sud de la France, aspirent à une information libre et à une société plus juste. Dans cet esprit, nous développerons des coopérations avec nos amis du Travailleur Catalan dans les Pyrénées-Orientales et du Patriote Côte d’Azur dans les Alpes-Maritimes, avec lequel nous partageons notre tout premier fondateur, Pierre Brandon. Soyez sûrs, chère lectrice, cher lecteur, de notre détermination à porter votre journal toujours plus loin, toujours plus haut. Avec votre confiance et votre engagement, j’en suis convaincu, nous y parviendrons.

    La Marseillaise, c’est vous !
    Léo Purguette

    Des événements pour toute l’année à venir
  • Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Marseille dispose dans son schéma associatif d’un club hors-norme.

    Imaginez qu’en un même lieu, il soit possible de se préparer pour une randonnée autour du Mont-Blanc. Planifier l’exploration d’une grotte ou d’un gouffre. Se renseigner sur les pistes permettant la pratique du VTT avec un peloton d’amis. Ou encore, tout simplement, trouver le bon conseil pour une randonnée exceptionnelle dans les Calanques.

    « C’est ce que nos adhérents peuvent faire et cela depuis plus d’un siècle et demi, dans notre local qui donne sur le Vieux-Port ». Cette précision est donnée par Michel Gauch. Il est une des chevilles ouvrières, « bénévole, c’est important », qui investit la moindre minute de son temps libre pour aider un maximum de personnes, jeunes et moins jeunes, afin qu’elles puissent profiter du bonheur d’une activité physique en plein.

    Dans le local du 14 quai de Rive-Neuve, il s’active afin de faire vivre la doyenne des associations sportives de Marseille, née le 4 novembre 1875 en tant que section locale du Club Alpin Français. Plus connue sous l’abréviation CAF, elle est un acteur connu et reconnu de tous les adeptes de sports de pleine nature. Car elle gère, entre autres, plusieurs refuges de montagne et s’occupe du balisage, les fameux traits rouge et blanc sur les arbres et rochers, qui jalonnent les sentiers de grande randonnée.

    Sept héritiers

    Jusqu’en 1935, Marseille rayonnait sur toute la Provence. Mais, à partir de 1935, des clubs ont été créés pour coller au plus près des besoins des pratiquants. D’abord à Avignon, puis à Aix-en-Provence et Toulon (1961), dans les Alpilles (1985), à Aubagne (1986), Cassis (1997), jusqu’au petit dernier, né en 2012 à Gardanne.

    « Notre cœur d’activité, c’est bien sûr l’alpinisme », rappelle Michel Gauch. Mais, au fil des décennies, le CAF s’est ouvert à d’autres pratiques. Que ce soit le ski de randonnée, le trail, le VTT, le canyoning, la spéléologie ou encore l’escalade, « nous enregistrons une progression constante de nos licenciés. Rien qu’à Marseille, nous en avons 1 500 ».

    Afin de célébrer les 150 ans, le club a imaginé plusieurs temps forts. Il y a eu la soirée de présentation du livre retraçant la longue histoire de l’association. « Le plus dur a été de résumer les choses en 300 pages », plaisante Michel Gauch. Mais, ce qui fait la fierté des dirigeants, c’est la mise en place d’une randonnée de 150 km, autour et dans Marseille, qui arpente les itinéraires historiques des pionniers et a permis de retrouver certaines traces oubliées, du côté de Roquevaire ou de l’Espigoulier.

    Ouvert à tous, dès l’âge de 4 ans, le Club Alpin Français propose des activités adaptées à toutes les conditions physiques et à toutes les morphologies. « Nous avons également la possibilité de prêter le matériel pour ceux qui souhaitent faire de l’escalade, de la spéléologie ou d’autres activités qui nécessitent un équipement spécifique », précise Michel Gauch.

    « Partage »

    Le club propose également des sorties collectives, des camps d’été dans les Alpes, des randonnées à thème pour découvrir le patrimoine d’une ville ou d’un site naturel, et s’occupe de l’entretien des refuges de montagne. « Le principe est basé sur le partage, avec la présence d’encadrant diplômés de la Fédération française des clubs alpins pour que toute sortie se fasse dans les meilleures conditions de sécurité », insiste-t-il.

    Les permanences du jeudi soir transforment le local en véritable ruche. « Les gens viennent partager leurs expériences, se renseigner sur les formations d’encadrants ou, simplement, pour passer un bon moment et retrouver des amis », poursuit Michel Gauch. Certains passent même leur temps dans la bibliothèque, qui est une véritable mine d’or pour tout amateur de randonnée.

    Renseignements sur le site https://www.ffcam.fr

  • [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    Pendant près de cinq mois, la Ville d’Aix a vécu au rythme de l’année Cezanne (28 juin-12 octobre). Il aura fallu plusieurs années aux équipes municipales et l’Office de Tourisme pour préparer l’exposition internationale qui, au regard des derniers chiffres exposés par la Ville, a été un succès. Certes, il y a eu l’exposition exceptionnelle du Musée Granet qui a accueilli près de 130 œuvres du peintre aixois, attirant 350 000 visiteur. Mais l’année Cezanne est allée bien au-delà. Il y a d’abord eu les rénovations de la Bastide du Jas de Bouffan, premier lieu de vie du peintre qui aura occupé le site quarante ans, jusqu’en 1899. Et qui n’a cessé de livrer ses secrets. Sur place, des équipes de restaurateurs, d’architectes et de scientifiques auront découvert à deux reprises des fresques peintes à même le mur par le jeune Cezanne.

    De portée internationale
    À Marseille, la culture en chantier

    31 mars. Dernière soirée pour Latinissimo au Dock des Suds

    Le 31 mars, une ultime soirée scellait le Dock des Suds. Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds et locataire historique des lieux depuis 25 ans, en a été éjectée par l’établissement Euroméditerranée, propriétaire des lieux.

    Avril. Le Toursky laisse place à Scène Méditerranée
    Début avril, le tribunal de judiciaire de Marseille approuvait la reprise de la compagnie Richard Martin – Théâtre Toursky par le Théâtre Joliette aux côtés de la compagnie Dans6T et de l’association Les Rencontres à l’échelle. Le théâtre de Saint-Mauront fondé en 1971 par Richard Martin prend pour l’instant le nom de Scène Méditerranée.

    Novembre. Le Théâtre du Gymnase se rénove et la médiathèque Loubon émerge

    Fermé depuis 2021, le Théâtre du Gymnase a vu son chantier de rénovation lancé. Réouverture prévue en septembre 2027. Tout comme celle de la Médiathèque Loubon, qui sera créée sur la rue éponyme et la première du 3e arrondissement.

    7 décembre. La Bonne mère brille à nouveau

    La 5e campagne de restauration de la Bonne Mère s’achève, un défi technique accompli en 10 mois à 212m du sol par une trentaine de spécialistes.

  • [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    Parti de l’A55, l’incendie a parcouru les collines et dévasté à peu près tout sur son passage. Il était tout juste stabilisé le lendemain et Marseille réalisait que la solidarité des habitants avait joué à plein dans les vallons les plus difficiles d’accès.Ce jour-là, le mistral soufflait à plus de 80 kilomètres-heure et la végétation, garrigue et pinède, affichait un niveau de sécheresse exceptionnel, facilitant la propagation du sinistre. Mais dès les premiers jours, des sinistrés remettaient en question la stratégie de lutte contre les incendies. Le préfet avait quant à lui fait savoir qu’il « assume tous les choix ». Les habitants ont souvent dû intervenir seuls aux premières heures, puisant dans l’eau des piscines, des bassins. S’organisant pour évacuer les plus fragiles ou ceux dont les véhicules étaient dévorés par les flammes.

    Des questions en suspens
    Des torrents de boue dévalent des collines
    Le 21 septembre, de violents orages frappent Marseille et l’Estaque est à nouveau très durement touché. Les pluies diluviennes se transforment en quelques heures en torrents et embarquent les restes de l’incendie de juillet, pénétrant jusque dans les maisons d’habitants découragés.
    Le projet de carrière Borie abandonné le 14 avril

    Défenseur du projet depuis 2022, le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay, informe les habitants par courrier que « la renaturation de la carrière Borie » ne se fera pas. Ce site, à la Pérussonne, devait être comblé par des gravats de l’entreprise Bronzo-Perasso. Les camions seraient passés par le camp de Carpiagne. Mais cette traversée ne serait plus permise. Immense satisfaction du collectif carrière Borie, fervent opposant à ce projet depuis le début, qui analyse cet abandon comme une manière pour le maire d’éteindre un mécontentement à l’approche des municipales.