Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le Kalliste reste à flot, pas la desserte du Maroc

    Le Kalliste reste à flot, pas la desserte du Maroc

    Son coût d’exploitation l’avait voué, selon La Méridionale, au démantèlement dans un chantier turc. Sauvé in extremis par son entrée dans la flotte de Corsica Linea, baptisé Capu di Muru, rhabillé de rouge, il reprendra du service le 20 avril sur la ligne de l’Île-Rousse, ce qui pousse le Monte Doro à la sortie. Un arrêt technique de trois semaines à Marseille permettra de l’armer pour la connexion électrique à quai et de moderniser ses aménagements passagers.

    L’annonce de sa mise au rebut par La Méridionale avait provoqué des remous à la CGT marins, déplorant une erreur stratégique. Sa cession officielle à Corsica Linea le 5 mars dernier, « est une bonne nouvelle », se félicite Frédéric Alpozzo. Mais rodé à la duplicité des annonces des directions, le secrétaire général de la CGT Marins de Marseille ajoute aussitôt : « C’est ce qui suit, la réorganisation de la flotte, le retrait de La Méridionale sur le Maroc, qui ne va pas.» Dans une note interne, transmise la veille de la cession aux membres du CSE de l’entreprise, la direction de La Méridionale explique que cette vente est couplée à la mise à disposition temporaire du navire Massalia à la Corsica Linea d’ici septembre pour les besoins de la desserte de Priopriano. Ce qui permet à Corsica Linea de maintenir son périmètre à neuf navires.

    Pour La Méridionale, en proie à de lourdes difficultés financières, la stratégie vire au repli sur la desserte Corse avec le Piana, le Girolata et le Massalia, et à l’abandon de la ligne déficitaire entre Marseille et le Maroc. Enfin, la commande à un chantier naval chinois de deux navires au GNL par son actionnaire CMA-CGM reste conditionnée à la rentabilité des opérations.

    Pas de stratégie commune

    Ce rachat stratégique inscrit dans une plus vaste redistribution des cartes par les deux armateurs n’offre pas vraiment de quoi rassurer les équipages des compagnies françaises. « Cette réorganisation de flotte cache mal le fait que nos compagnies ne s’organisent toujours pas ensemble sur l’Algérie et laissent faire les compagnies low-cost qui progressent sur Sète, craint Frédéric Alpozzo, ça sent la sortie de piste de la part de l’actionnaire CMA-CGM, avec en fond, toujours à l’œuvre, la discussion sur une compagnie territoriale à deux bateaux sur la Corse

  • À Martigues, Gaby Charroux prêt à relever « tous les défis »

    À Martigues, Gaby Charroux prêt à relever « tous les défis »

    Au moment de monter sur la scène d’une salle du Grès comble ce jeudi soir, Gaby Charroux ne peut dissimuler son émotion. Après trois mois et demi de campagne, le maire sortant (PCF) de Martigues bouscule le programme de son meeting de fin de campagne pour remercier tous les militants qui ont collé ses affiches, frappé aux portes, distribué les tracts dans les boîtes aux lettres. « Sans vous, il n’y a pas de combat, remercie-t-il en les faisant monter à ses côtés. Que d’efforts pendant ces semaines et ces mois de campagne, que d’inquiétudes et de tourments, mais que de plaisir et de bonheur chaque soir ! » Saluant le mouvement collectif qui s’est déployé au fil de cette campagne. « Nous sommes Martigues, nous sommes l’histoire, nous sommes l’avenir, nous sommes la couleur de Martigues, soyez-en fiers ! » lance-t-il.

    « Un bouclier fait

    de services publics »

    Cette fin de campagne pourtant est bousculée par les répercussions des tensions internationales, de la guerre d’Israël et des États-Unis contre l’Iran qui nourrit la crise sociale. « Les inquiétudes montent, partout les équilibres sont fragiles, les certitudes se fissurent, s’inquiète Gaby Charroux. Mais quand tout semble vaciller, souvent les repères se trouvent là où la République tient encore debout, dans les villes qui protègent, défendent la solidarité, assurent le service public quotidien. » Certes, les municipalités doivent faire face aux coupes budgétaires successives imposées par les différents gouvernements macronistes. Une réalité qui touche aussi la commune martégale. « On nous demande toujours de faire plus avec toujours moins, et pourtant nous continuons d’agir, assure l’édile communiste. Martigues tient. Mieux, nous sommes un exemple regardé par tous parce que nous avons construit un bouclier fait de services publics, de solidarité, de proximité. » Il célèbre ainsi ces dépenses engagées pour chaque habitant, le double de la moyenne nationale, célèbre les agents qui portent ces services publics. « Ce bouclier, nous devons le renforcer, le transmettre », défend-il. En énumérant toutes les réalisations de la municipalité, de la deuxième piscine au cinéma la Cascade, jusqu’aux centres sociaux et l’aménagement de la plage de Ferrières. « Et nous avons des projets pour la transition écologique, la décarbonation de notre industrie, l’emploi local, le logement accessible aux Martégaux, pour une ville propre, tranquille et attractive », assure le maire sortant, promettant de se battre pour récupérer les compétences métropolitaines de l’eau et de la collecte. « Un service public géré au plus près des habitants, c’est toujours plus efficace et moins cher », résume-t-il.

    Face au RN

    S‘il ne veut pas s’attarder sur ses concurrents, il ne manque pas de décocher ses traits sur le candidat de l’extrême droite, Emmanuel Fouquart. « Sa première décision a été de démissionner pour rester au conseil régional où il perçoit une indemnité », ironise-t-il. Sans défendre pour autant la commune. « Que fait-il quand la Région décide de supprimer les subventions pour nos centres sociaux ? Rien ! » interpelle Gaby Charroux.

    « Les défis devant nous sont immenses, cela demande du courage », rappelle le maire. Un courage dont il témoigne, présent face aux délogés de Notre-Dame-des-Marins, face aux incendies successifs qui ont menacé la ville. « Le courage, c’est une inquiétude permanente et parfois un doute aussi », partage-t-il. Avant d’expliquer pourquoi il reste candidat à sa réélection : « Si je me présente, c’est que je pense qu’à certains moments de l’histoire il faut être rendez-vous. » Il restera 48 heures pour les militants pour convaincre. « La tête haute, le poing levé, nous avançons unis rassemblés », chantent-ils tous sur scène. Comme une promesse d’avenir.

    Le soutien de poids de la société civile

    Avant le discours du maire sortant, de nombreuses personnalités de la société civile sont venues expliquer pourquoi ils lui apportaient leur soutien. De l’athlète Clémence Calvin qui rappelait que la municipalité avait été présente quand les sponsors se montraient rétifs après son accouchement. Des habitants de Notre-Dame-des-Marins, témoignant de son action. « Quand nous avons passé la nuit au gymnase, à 4h du matin le maire est venu nous voir, témoigne Céline. Ce geste, je ne l’oublierai jamais. » Le réalisateur Jean-Michel Vecchiet témoigne, lui, d’une municipalité gérée par le RN, à Beaucaire. « La ville aujourd’hui est sinistrée », souffle celui qui a été menacé par l’extrême droite. « Nous avons besoin d’élus qui respectent leurs engagements et tiennent bon face à la tempête », salue aussi l’ex-secrétaire général de la CGT 13, Olivier Mateu.

    Y.S.

  • L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    Trop plein dans la salle. Les chaises passent de main en main pour se poser là où il reste de la place. Ce jeudi 12 mars, la liste d’union de la gauche (hors LFI et les Écologistes) de Nicolas Koukas (PCF) est rassembleuse pour son dernier meeting avant le premier tour.

    Le processus citoyen de l’Appel d’Arles, qui a mené à l’Union pour Arles, a su fédérer. L’une de ses instigatrices qui figure sur la liste, Lucile Venet-Leduc, rappelle : « On avait pour but de rassembler toutes les gauches d’Arles comme le Nouveau front populaire lors des législatives de 2024. » Après avoir récolté plus de 500 signatures, le collectif s’est réuni régulièrement « pour travailler sur différents thèmes sous forme d’ateliers ». Le projet politique qui en émane a convaincu neuf partis politiques, qui soutiennent une liste composée de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile.

    Cette méthode a aussi remporté l’adhésion de déçus de Patrick de Carolis (Horizons), à l’instar de Sophie Aspord, son ancienne adjointe déléguée à l’urbanisme, qui explique avoir « choisi l’union plutôt que les arrangements (…) la loyauté plutôt que les trahisons », à travers la candidature de Nicolas Koukas.

    Concertation

    et contribution

    Car « l’autocratie » du maire sortant a laissé des stigmates. Richard Vidal, ancien ingénieur dans l’industrie chimique et pharmaceutique qui deviendra premier adjoint en cas de victoire de l’Union pour Arles, dit s’être « engagé parce que je vois ma ville se dégrader d’année en année : un urbanisme sans direction, chaotique, une voirie déplorable, des caniveaux qui débordent lors d’événements pluvieux, une propreté qui laisse à désirer et surtout ni concertation ni proximité avec la municipalité alors que ce lien est indispensable au bon fonctionnement d’une Ville ».

    Son colistier, Mehdi Herouali, abonde : « De nombreux Arlésiens ont l’impression de ne plus être écoutés et associés aux décisions qui concernent leur quotidien. (…) Une commune ne peut avancer que si ceux qui la représentent restent proches des habitants. » C’est la méthode que promet d’adopter l’équipe de l’Union pour Arles. « Je refuse cette démocratie froide, distante, technocratique », affirme Nicolas Koukas. Concrètement, le candidat souhaite créer une direction municipale dédiée à la démocratie contributive, mettre en place des budgets participatifs dans chaque quartier et chaque village, organiser des conseils municipaux délocalisés, mettre en place le référendum d’initiative citoyenne ou encore créer un observatoire citoyen pour évaluer les engagements municipaux.

    À vingt ans, Maissa Ayad, la benjamine de la liste, assure qu’une frange de la population se sent particulièrement « délaissée » : « Les jeunes. » « On leur a promis des choses qui n’ont jamais vu le jour, poursuit-elle. La jeunesse mérite qu’on lui mette à disposition tous les moyens pour réussir. » Parmi les mesures proposées : la mise en place de Maisons des jeunesses, ouvertes en soirée pour l’étude, la création artistique, les débats et l’accompagnement de projets ; le développement de nouvelles filières supérieures, de formations Bafa gratuites ou encore l’instauration d’une aide au permis de conduire selon les critères sociaux.

    « Une équipe soudée »

    La proximité que porte l’Union pour Arles passe aussi par l’existence de services publics « partout, avec des mairies annexes utiles ». La liste veut renforcer les moyens alloués aux centres sociaux « qui ont beaucoup souffert », mais aussi accroître de la présence humaine « avec des médiateurs et des maisons communes » pour assurer la tranquillité du quotidien.

    Pour assurer la pérennité de ce projet municipal et « avoir une équipe fidèle, soudée, rassemblée », les colistiers ont signé une charte d’engagement. Nicolas Koukas l’annonce : « Cette liste du premier tour, qui s’est construite après tant d’échanges, sera la même que celle du second tour. Parce que lorsqu’on entraîne une équipe on ne la change pas. »

  • À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    Est-ce que vous êtes Jauuuuuu ? » Ambiance au théâtre des Chartreux (4e) plein à craquer ce jeudi 12 mars. Avec pour commencer un avertissement. « Les choix que nous allons faire sont essentiels » alerte Anne Vial, adjointe d’arrondissements sortante, déléguée au sport, la santé et à l’égalité des droits. Elle insiste : « L’extrême droite raciste, antisémite, xénophobe, anti-féministe est à nos portes, les ingénieurs du chaos sont à la manœuvre et notre liste porte la résistance. »

    Elle aussi sortante, adjointe au maire de Marseille en charge de la valorisation du patrimoine, Perrine Prigent (PM) enchaîne. « Six ans c’est court et c’est long, ça marche quand la gauche est unie, le deuxième mandat c’est aller plus vite, plus loin », pose-t-elle, estimant que « les 4-5 c’est le reflet de ce que peut être Marseille ».

    Sur scène défilent les colistiers issus de collectif ou encartés au sein de Génération.s, du PCF ou du PS, pour une présentation du programme quartier par quartier avec des zooms de Beausoleil aux Chutes Lavie et son fameux portail de la discorde, en passant par Chave et Baille, sans oublier un détour par le programme pour la jeunesse et l’éducation, parce que « l’avenir ce sont nos enfants », un peu de santé publique au passage, beaucoup de réaménagement de places, d’espaces publics, de modes de mobilités apaisés entre vélos, voitures et trottinettes… De quoi préparer le terrain à « Didier », galvanisé. « Dimanche l’objectif est clair, il s’agit de relever le défi de défendre la Marseille qu’on aime, de diversité, de solidarité, d’entraide, antiraciste, antifasciste », insiste le maire EELV sortant.

    « On ne vous vend pas

    du rêve »

    Plus important pour lui encore, il faut « préserver nos libertés individuelles » quand elles sont mises à mal. Ce qui se passe dans l’Amérique de Trump ne tardera pas à « arriver chez nous » prévient le candidat. Et de remettre sur la table, les valeurs du Printemps marseillais. « On ne vous vend pas du rêve, le chantier a commencé il y a 6 ans, c’est toute une démarche que nous défendons, la reconstruction du lien démocratique qui nous lie à toute la population, c’est fini les réseaux ! », assure-t-il. Il martèle : « Nous avons dit ce que nous allions faire et on a fait ce qu’on a dit. » Parce qu’il reste trois jours jusqu’à dimanche, « y a-t-il encore une place au doute ? », interroge le candidat du Printemps marseillais, insistant lourdement sur l’utilité d’un seul bulletin de « presque » toute la gauche unie. Il assène : « Nous sommes au pied du mur. »

  • Plus que quelques petits jours pour faire sa procuration de vote

    Plus que quelques petits jours pour faire sa procuration de vote

    Les personnes qui ne pourront pas se rendre dans leur bureau de vote, les dimanches 15 et 22 mars, peuvent faire une procuration, en confiant leur vote à un proche, qui glissera le bulletin pour elles. Mais quelles sont les modalités de la procédure et surtout, est-il encore temps de la faire à trois jours du scrutin ? La préfecture de police du département et le commissariat des 1-6 ont détaillé ladite procédure…

    Pas de panique, il n’est pas trop tard ! Pour les détenteurs de la nouvelle carte d’identité, plus besoin de se rendre au commissariat, puisqu’ils « peuvent faire leur procuration de manière dématérialisée avec le dispositif France identité », explique Agathe Foucault, commissaire et porte-parole de la police nationale.

    Pour les autres, direction le commissariat ou la brigade de gendarmerie les plus proches de chez vous. En se rendant sur place, il est encore possible de réaliser la procédure complète auprès des officiers de police. Mais pour gagner du temps, le dispositif mi-dématérialisé demeure le plus fréquent.

    Détails de la procédure

    Les votants doivent d’abord réaliser une demande de procuration, sur le site « Ma procuration », en se connectant grâce au portail France Connect, puis en renseignant l’état-civil du mandataire choisi, qui réalisera le vote. La demande de procuration peut porter sur le premier, le second ou les deux tours. Ils recevront une validation par mail, accompagnée d’un code de six signes, à préserver. Une fois cette étape réalisée, direction le commissariat, munis de votre code et votre document d’identité, où des agents valideront la procuration.

    Une quinzaine de personnes faisait la queue au commissariat de Noailles, ce jeudi à 9h. Mais l’attente reste raisonnable, puisqu’« un dispositif particulier est mis en place avec des policiers dédiés à la prise en charge des procurations », précise Agathe Foucault. Ici, deux policiers sont à l’accueil, effectif pouvant évoluer « en fonction de l’affluence, pour que les procurations soient faites rapidement », ajoute la porte-parole de la police nationale. Une jeune femme venue valider sa procuration affirme n’avoir « pas attendu trop longtemps, une dizaine de minutes, ce qui est raisonnable et en dessous de ce que je pensais ».

    Dernier détail : les délais ! Techniquement, « il n’y a pas de date limite » assure Agathe Foucault, avant d’ajouter : « Toutefois, il vaut mieux y aller au maximum la veille, pour être sûr que votre procuration soit reportée sur la liste d’émargement de votre bureau de vote. »

    Demande de procuration via : maprocuration.gouv.fr

  • [Théâtre] Un nouveau biopic pour raconter Simone Veil

    [Théâtre] Un nouveau biopic pour raconter Simone Veil

    Avec Il y a en elle comme un secret – Biopic de Simone Veil, dont la première se tient samedi 7 mars à Aix-en-Provence, la compagnie aixoise la Tête dans les nuages propose bien plus qu’un portrait chronologique. Le spectacle invite à un pas de côté : raconter Simone Veil à travers le regard de son amie, la cinéaste et écrivaine Marceline Loridan-Ivens. L’objectif ? « Pouvoir découvrir des aspects de la vie de Simone Veil de manière originale, à partir de l’histoire de deux femmes très différentes mais qui ont un parcours de vie les ayant rendues très intimes », explique Magali Zucco, metteur en scène et comédienne dans la pièce.

    La nuit du 30 juin 2017 sert de point de départ. Ce soir-là, Marceline reçoit un appel. Jean Veil lui demande d’écrire le discours d’adieu de sa mère, qui vient de les quitter. Alors, au fil des mots, les souvenirs affluent : leur rencontre lors de leur déportation à Auschwitz à quinze et seize ans, l’amitié forgée dans l’indicible puis dans l’impossible retour, les chemins de vie qui ont continué à se croiser. Ce choix narratif donne au spectacle une vibration particulière : la mémoire n’est pas figée, elle émerge de plusieurs voix, se reconstruit et se transmet. De cette façon, « la pièce laisse entrevoir une Simone Veil très humaine », continue Magali Zucco.

    Une vie de luttes

    En filigrane, les combats de Simone Veil apparaissent avec d’autant plus de force. La loi sur l’avortement bien sûr, mais aussi sa bataille pour la parité et l’égalité salariale au travail, l’amélioration des conditions de détention ou encore la protection des malades du Sida. Pour Magali Zucco, le spectacle vise à « faire passer par le texte, par les corps, par l’image et par le son l’expérience d’une femme qui a fait de la dignité humaine le fer de lance de ses luttes ». À partir d’un long travail documentaire, les quatre comédiennes jouent avec les formes et les styles – théâtre, danse, chant, musique, vidéo et ombres chinoises – pour construire la pièce. Un hommage délicat et politique, qui interroge ce qu’il faut continuer à défendre et ce qu’il reste à gagner aujourd’hui.

    Samedi 7 mars, 20h. Repère Jeunesse d’Aix. 8€/12€

  • Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Ce dimanche 8 mars, les jeunes prétendants et postulants au Pôle 13, soit un peu plus d’une quarantaine de jeunes joueurs sont venus à Saint-Victoret dans le fief de la Boule Diplomate pour participer à une nouvelle prise de contact avec la direction du Pôle 13. Autour du président Patrick Fara et du secrétaire général Georges Gautier l’ensemble des dirigeants et éducateurs. Claude Barbi, Christophe Tola avaient en charge les six féminines. Yasmine Manenssour, Ludovic Roulet et Ève Molina pour l’encadrement de 13 juniors. Anthony Linares, Patrick Linares et Manu Molina pour gérer la catégorie des cadets au nombre de 15, quant aux 10 minimes c’est le binôme Régis Monjo et Jacques Gomez qui en avait la charge. Pendant que les gamins « bossaient » sur les divers ateliers, peaufinant leur savoir-faire, le président Patrick Fara et Georges Gautier ont tenu une réunion avec les parents. Histoire surtout de leur faire part du projet, de parler de la charte de fonctionnement du Pôle 13 et de les mettre au cœur du projet et de surtout les informer sur les attentes, d’un projet qui prend corps, même si dans un premier temps chacun est en droit de s’attendre à quelques balbutiements. « Toutefois tout devrait être sur les rails rapidement ! », devait conclure le président.

    À voir l’engouement et le sérieux qui habitent ces jeunes, on peut se forger l’idée que ce projet ne peut être que porteur.

  • Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    C’était une première ! Et pour les dirigeants de la Boule Plate, le carreau fut parfait, sans recul… 150 joueuses sont venues disputer ce 1er Challenge de la femme.

    Après toutes les formalités accomplies, le temps de chauffer les organismes, de s’accommoder aux aires de jeux et voilà venu le temps où Jean-Luc Ballester, d’un coup de sifflet strident, lance le début de ce challenge.

    Une fois encore, force est de constater que l’IA du tirage au sort nous assure sa poule phare avec les formations de Florence Bazin, Mégane Cacciatore et Muriel Ben Hocine qui cohabitent dans la n° 3.

    Autre fait, un peu exceptionnel, le face-à-face familial entre Sabine Fara et sa maman Marie-Louise Pizelle. Un peu plus de 12 heures plus tard, la « mama » suivra, dans le froid, la dernière partition de sa fille dans cette épreuve. Nous allons y revenir !

    Au cœur de l’épreuve, organisateurs et joueuses vont recevoir la visite de celui qui vient de prendre la tête à la direction du Mondial La Marseillaise : Maryan Barthelemy. Sur le plan sportif, force est de constater que de belles équipes ont basculé vers le complémentaire.

    Pour les rescapées de ces premières oppositions, deux voies s’ouvrent à elles : le cadrage ou les quarts !

    Seules les triplettes de Castiglione, Fiumara et Hautemayou vont bénéficier d’un temps de repos supplémentaire, car elles prennent directement la route des quarts. Une route que quitteront Castiglione et ses partenaires les Alpines Carles et Chrissokerakis, mais aussi les Monégasques Vierjon, Silve et Paille, victimes de Fiumara. Les joueuses venues de la principauté paient certainement, le prix fort une débauche d’énergie déployée au tour précédent.

    Point culminant de ces quarts, le duel entre l’équipe de Beaumont de la capitaine Hélène Mokrani et la formation de Hautemayou. Ces dernières vont s’imposer, mais la résistance aura été intensive.

    Avec ces dames, on ne partage pas !

    L’heure est bien avancée quand ces dames entrent dans le dernier carré. C’est le « clan » Hautemayou qui se montre le plus expéditif. Il est vrai que le trio Seriat-Gautier, Mattei et Espinas a perdu en cours de route de sa superbe.

    Dans l’autre demi-finale, Fiumara et ses partenaires vont donner bien du fil à retordre au trio du Cercle Saint-Barnabé conduit par Fara.

    Quand Jean Léonetti lance le but de la finale, si l’on est pour certains au début de la nuit, là nous ne sommes qu’au début d’un face-à-face au cours duquel personne ne veut rien lâcher. Ce qui est à l’honneur de ces joueuses qui poussent la finale jusqu’au bout. Là point question de partage, on fait honneur aux organisateurs, on défend ses chances jusqu’à la fin et sans jamais baisser les bras. Un bel exemple dont beaucoup chez ces Messieurs devaient s’inspirer ! Comprenne qui pourra !

    On notera toutefois, que de part et d’autre, c’est surtout dans le secteur des tirs que l’on a été le moins performant. Ce qui peut s’expliquer par la longueur du parcours, mais aussi par la fraîcheur de la nuit, autant de facteurs qui peuvent épuiser les organismes. Les deux équipes vont tout de même échanger 25 points.

    Générique de fin : après une mauvaise entrée en matière de Fara, un de ses rares méfaits de cette finale. Il est vrai qu’en face on ne va pas trop briller non plus, c’est Axelle Bernard qui glisse le point de gagne, suite à un but qui venait de voyager sur un tir de Morgane Hautemayou. Nous sommes passés du début de la nuit au bout du suspense.

    Pour terminer, saluons la superbe organisation avec une parfaite intendance, un accueil chaleureux, ce qui est tout à l’honneur des bénévoles autour du président, qui font la force de la Boule Plate.

    Cadrage

    1) Sériat -Gautier bat Michèle Query – Élisabeth Galasso – Martine De Santis à 7

    2) Fara bat Cécile Trujas – Sabrina Lucchesi – Sabine Terreni à 4

    3) Vierjon bat Stéphanie Pagano – Michèle Cazorla – Joëlle Mérabtène à 12

    4) Tortia bat Florence Bazin – Yvette Maceri – Isabelle Audry à 11

    5) Mokrani bat Marylin Micolau – Martine et Valérie Massard à 6

    Quarts de finale

    1) Fiumara bat Laura Vierjon – Christelle Silve – Christel Paille à 10

    2) Sériat Gautier bat Bernadette Castiglione – Mireille Carles – Meryl Chrissokerakis à 6

    3) Hautemayou bat Hélène Mokrani – Valérie Malet – Laure Sylvère à 11

    4) Fara bat Marie José Tortia – Joséphine Balducci – Patricia Grimaudo à 3

    Demi-finales

    1) Hautemayou bat Dorothée Sauriat-Gautier – Corinne Mattei – Lucette Espinas. à 2

    2) Fara bat Marina Fiumara – Sakhoeun Chin – Angelina Luppino à 8

    Finale

    Sabine Fara – Axelle Bernard – Séverine Roche battent Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Pauline Lucchesi 13 à 12

  • Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Cent dix-huit doublettes ont pris part à cette étape du Super Challenge. Encore une fois, les surprises n’ont pas manqué avec les éliminations prématurées de favoris à l’image de celles de Martin Torres et Angelo Lacroix ou Juan Lopez associé à Enzo Paolucci. Un passage à vide pour les champions de France Juan Lopez et Martin Torres qui sauront vite rebondir.

    Le retour des anciens

    Au fil des tours, on retrouve des anciennes gloires en haut de l’affiche avec un dernier carré inédit. Une demi-finale digne des années 1990-2000 avec une opposition entre Christian Lopez, Guy Perez et l’élégant gaucher Morad Amraoui associé à Frédéric Poutet. Une partie qui tourne à l’avantage du duo Lopez-Perez. Dans l’autre demi-finale, les vainqueurs du souvenir Flores la semaine dernière à la Boule carré sont encore présents mais en ordre dispersé.

    Daniel Jamakorzian, Gaëtan Groubon sont cette fois opposés à leur partenaire de victoire Gais Agueni équipé à Pierre Guida. Duel fratricide remporté par l’excellent Agueni et son partenaire. Le trio de l’ES Septèmoise démarre la saison sur les chapeaux de roues et ne semble pas près de s’arrêter.

    La finale a également tourné en faveur de Agueni. À trente ans, il a trouvé une maturité qui le guide vers les succès. Il est le digne héritier de son oncle Hamid qui fut un grand dans les années 1980 avec notamment une victoire au Mondial La Marseillaise en 1987 avec Rachid Adrouamine et Marcel Manzon.

  • Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Stéphane Robineau a démontré pendant deux jours dans une des plus grandes compétitions qu’il restait le numéro 1 au poste de pointeur. Non seulement par sa qualité à l’appoint avec une régularité impressionnante mais également lors des mènes dites de tir où ses deux boules concluent souvent une grosse mène. C’est l’apanage des très grands. Rappelons que le champion natif de la Nièvre a longtemps fait le tireur de tête. Avec ses deux comparses, Dylan Rocher et Diego Rizzo ils ont marché sur l’eau jusqu’en finale et lorsque la machine Rocher est légèrement grippée et Diego Rizzi un ton en dessous, comme ce fut le cas en finale, Robineau est là pour sauver les meubles.

    Cela étant, les adversaires des Fréjusiens ont tous très peu espéré et n’ont jamais été dans la gagne. Même Petit-Jean, Henri Lacroix et Philippe Suchaud n’ont pas trop résisté en demi-finale.

    Par contre la finale a été de toute beauté face à la triplette Christian Andriantseheno, Baldwin Magny et Donovan Lamberger.

    Trois hommes qui jouent souvent ensemble avec comme chef de file le Malgache Andriantseheno à l’expérience consommé, champion du monde 1999 et vice-champion du monde 2024.

    Les joueurs de Vaulx-en-Velin, demi-finalistes de la Marseillaise en 2024 ont échoué de très peu. Il faut dire que Diego Rizzi avait eu la bonne idée de sortir le bouchon dans une mène compliquée. Malheureusement Donovan Lamberger, excellent au tir, n’a pas eu cette chance, son tir réussi ne permettait pas au but de sortir hors des limites du jeu. Une aubaine pour Rocher. Il conclut par un carreau un week-end où les trois hommes sont restés invaincus. Une cinquième étoile inscrite dans le long palmarès de Rocher.

    Chez les femmes, le spectacle fut grandiose avec six joueuses du pôle France. D’un côté Anna Maillard, Sandrine Poinsot et Cindy Peyrot de l’autre Charlotte Darodes, Nelly Peyre, Torea Tairio. La victoire a choisi le camp de ces dernières mais ce fut d’un niveau haut de gamme à l’image du talent des six protagonistes.