Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Marseille, les AESH mobilisés pour obtenir un statut

    À Marseille, les AESH mobilisés pour obtenir un statut

    « Un vrai statut, un vrai salaire, une reconnaissance, sortir de la galère », scandent plusieurs dizaines d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) – très majoritairement des femmes – devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône (DSDEN 13), ce mardi 9 juin. Réunies à l’appel des syndicats FSU-SNUipp 13, Snes-FSU Aix-Marseille, CGT Educ’action 13 et Sud Éducation 13, elles participent à un mouvement de grève national destiné à faire entendre les revendications d’une profession qui réclame avant tout une reconnaissance institutionnelle.

    En France, les AESH sont près de 140 000, dont 17 000 dans les Bouches-du-Rhône. Au cœur de leur mobilisation : l’obtention d’un véritable statut. « On se bat pour être reconnu comme un corps de métier de l’Éducation nationale. Reconnaître notre métier, c’est aussi reconnaître la loi de 2005 sur l’égalité des chances pour tous », affirme Laurence Casandri, représentante académique des AESH au sein de la CGT Éduc’Action. Pour les organisations syndicales, cette reconnaissance passe notamment par l’intégration de cette profession dans la fonction publique de catégorie B. « Obtenir un vrai statut leur permettrait ensuite une progression de carrière, ce qu’ils n’ont pas actuellement », explique Franck Neff, secrétaire départemental du syndicat FO 13.

    Un métier précaire

    Au-delà du statut, la question salariale cristallise la colère. « Entre un début de carrière et une fin de carrière, il y a 111 euros de gain », souligne Didier Jau, maire (EELV) des 4e et 5e arrondissements de Marseille. France Masselot, AESH au collège des Caillols, accompagne aujourd’hui 14 enfants. Elle décrit un quotidien marqué par la précarité : « On n’est pas considéré et on n’a pas d’avantages : pas de cartes tarif réduit, pas de tickets-restaurants, pas de vacances », déplore-t-elle, « sans oublier que 90% des AESH sont des femmes, souvent des mères seules, et que les trois quarts des contrats sont à 62% ». Selon elle, ce temps partiel n’est pas choisi mais « imposé », avec des conséquences directes sur le niveau de vie. Franck Neff pointe lui aussi la faiblesse des rémunérations : « C’est une aberration de voir du personnel de l’Éducation avec un salaire aussi bas. » Le salaire moyen est inférieur à 1 000 euros nets par mois, indique-t-il.

    Les manifestants alertent également sur le manque de moyens humains et sur une dégradation continue de leur environnement de travail. « Les conditions se détériorent d’année en année et on voit qu’il y a de plus en plus de licenciements pour inaptitude physique, précise Laurence Casandri, à la suite de burn-out par exemple. »

    Des mesures insuffisantes

    Cette mobilisation intervient alors que l’État a annoncé la mise en place progressive des Pôles d’appui à la scolarité (PAS), pour remplacer les Pôles inclusifs d’accompagnement localisé (Pial). Une évolution qui ne convainc pas les manifestants. « Avec ce système, ils veulent titulariser 10 à 20% d’AESH seulement. Ce n’est pas normal de trier », estime Zahra. « On fait toutes le même métier », renchérit Florence. Pour les syndicats mobilisés, les mesures actuellement envisagées relèvent davantage d’ajustements marginaux que d’une véritable réponse aux attentes de la profession. Une audience intersyndicale s’est tenue ce mardi à la DSDEN 13 afin de faire remonter les revendications auprès de l’administration.

  • La grève sur les rails contre la maltraitance

    La grève sur les rails contre la maltraitance

    Un cri du cœur pour alerter sur une « urgence sanitaire et sociale ».

    Les cheminots mettent, ce mercredi, les locomotives à l’arrêt à l’occasion d’un mouvement social qui s’annonce massif. Les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF (CGT, FO, SUD et CFDT) ont accordé leurs klaxons pour réclamer un changement de braquet de leur direction. Du jamais vu depuis fin 2024 et de quoi rappeler les journées unitaires de la grève marathon contre la réforme ferroviaire de 2018. Il faut dire que l’heure est tout aussi grave pour la famille du rail : « rabotage des droits, pressurisation à l’extrême, dumping social à tous les étages », énumère la fédération CGT des cheminots. « Le message qu’on délivre est que le ferroviaire est à un tournant. […] Et l’unité syndicale dit l’importance que nous y accordons », explique Thomas Cavel, secrétaire général CFDT Cheminots en conférence de presse à Paris, ce mardi. Les syndicats pointent un cycle infernal de réorganisations au sein de la SNCF, entre ouverture à la concurrence et processus de filialisation. Et en lame de fond sa place comme service public ferroviaire : « La concurrence est un système qui met en péril les finances publiques. On investit sur le réseau ferroviaire via les bénéfices générés par les cheminots : ils paient donc, pour partie, l’outil de leur concurrent. »

    Des changements drastiques pour l’entreprise ancienne détentrice du monopole du rail en France et avec des conséquences qui le sont tout autant. « Les cheminots sont plus exposés qu’avant aux risques graves », développe François Tejedor, secrétaire général de la CGT Cheminots Paca. Plus que des accidents graves, les syndicats mettent en avant des drames : 13 suicides depuis le début de l’année. D’où l’alerte sociale : « On constate un mal-être en ce qui concerne le sens du travail, un malaise global, notamment dans l’encadrement : les réorganisations broient certains de nos collègues », confie à l’AFP, Fabrice Charrière, de l’Unsa Ferroviaire.

    Fortes perturbations

    sur le réseau

    Preuve de l’étendue de la colère cheminote : le secrétaire général de la CGT Cheminots Paca évoque un mouvement de grève particulièrement suivi : « Dans la région, il y a entre 80 à 90% de grévistes sur le personnel roulant, que ce soit contrôleurs ou mécanos. C’est 80% chez les conducteurs de TGV. »

    Concrètement, 1 TGV sur 3 circule ce mercredi, pour 1 train Intercités sur 2. Même principe pour les Trains express régionaux (TER). « La circulation des trains sera perturbée sur la région Sud » et « très fortement » pour les axes Les Arcs-Draguignan, Grasse-Vintimille et Nice-Breil-Tende, constate la Région Sud. Avec des lignes, comme celle de Marseille-Lyon avec 55% de circulation, ou Marseille-Aix avec seulement 45%. « Ça ne reflète pas le niveau de mobilisation […] la direction met toutes ses ressources pour minimiser la grève », nuance François Tejedor. En effet, nos confrères de l’AFP confirment que la SNCF « mobilise toutes ses ressources » en recourant notamment à des encadrants pour remplacer du personnel gréviste, comme le lui permet la loi.

    Pourtant, les cheminots en ont encore sous le pied. « C’est un coup de semonce, avec une temporalité réfléchie : on a proposé un mercredi pour rassembler tout le monde et ne pas faire de polémique », justifie François Tejedor. L’intersyndicale se rencontre le 11 afin d’ores et déjà évoquer la suite du mouvement. D’autant que Jean Castex joue la montre et ne prévoit de rencontrer les organisations syndicales que le 23 juin. De quoi laisser planer la menace d’une grève à un moment peut-être plus stratégique, comme les vacances d’été… « Les attaques se font plus pressantes, il faudra peut-être aborder les choses d’une manière un peu plus punchy », conclut François Tejedor.

    PAROLES DE CHEMINOTS

    Nathalie Marin, secrétaire générale de la CGT Cheminots, Toulon

    « On a un signal très alarmant avec treize suicides d’agents en 2026. Mais aussi des accidents mortels qui ont beaucoup impacté le moral des cheminots. Nous sommes également très inquiets de l’avenir de notre entreprise en tant que service public, qui n’est plus du tout d’ailleurs reconnu comme tel par nos directions, qui se voient très bien en entreprise commerciale, concurrentes même les unes des autres. La colère monte en réaction à cette perte de sens des missions du service public ferroviaire qu’on avait initialement et qui faisait avancer et vivre l’esprit cheminot. On réclame donc aujourd’hui l’arrêt des restructurations et des filialisations, ainsi que la hausse des salaires et la création d’un vrai 13e mois. »

    Propos recueillis par T.T.

    Loïc Guigou, secrétaire CGT Cheminots, Vaucluse

    « On s’inscrit pleinement dans les revendications. Si heureusement ici nous n’avons pas été touchés par un suicide ou accident de travail, il y a beaucoup d’arrêts de travail liés aux risques psychosociaux. Par exemple, sur les conditions de travail et d’accueil des usagers, cela fait deux semaines qu’il n’y a plus de climatisation dans la gare TGV d’Avignon, ni aux guichets à Avignon centre. Plus largement, face à l’urgence climatique, les cheminots CGT ont élaboré un dossier décarbonation qui s’appuie sur l’étoile ferroviaire d’Avignon et le projet de Serm [service express régional métropolitain]. Le ferroviaire doit être le centre d’une offre multimodale cohérente, avec l’ouverture de gares et des personnels pour assurer un service public efficace et digne de ce nom. »

    Propos recueillis par F.C.

    Frédéric Michel, secrétaire SUD Rail, Marseille

    « Nous ne sommes pas en grève contre l’ouverture à la concurrence, on ne fait pas du patriotisme d’entreprise mais nous luttons contre le dumping social porté par cette ouverture et les conditions dans lesquelles elle se met en place. Si ça pouvait permettre d’améliorer nos conditions de travail et de rémunération, on ne s’y opposerait pas. Mais ce n’est pas le cas. Que ce soit les salariés de la SNCF, de ses filiales, ceux des entreprises privés, dans le trafic voyageurs ou le fret, c’est une grève de toute la branche ferroviaire. Ces entreprises tirent vers le bas pour répondre au marché. On n’est protégé nulle part et la SNCF est la première à mettre des filiales en place. Et on sera nombreux car derrière ce système il y a trop de cheminots qui sont endettés, trop de souffrance au travail. »

    Propos recueillis par M.G.

    Christophe Morard, secrétaire général syndicat CGT Cheminots, Miramas

    « Cela fait des années qu’on dénonce la fin du triage des wagons isolés, où chaque petite entreprise locale pouvait nous confier leurs wagons pour les trier et envoyer partout en France et en Europe. Ce n’est pas le plus rentable, car un train entier nécessite moins de matériel et de personnel. Mais c’est ce qu’on craint pour le Triage de Miramas avec la privatisation d’Hexafret et Technis [ex Fret SNCF, Ndlr] prévue pour 2028. Le wagon isolé faisait vivre notre Triage, on trie près de dix fois moins de wagons par rapport à avant l’ouverture à la concurrence. Pire, ArcelorMittal représente 30% du trafic du Triage, on est donc inquiets au vu de leurs difficultés. Il faut une volonté politique pour trier les wagons isolés et retirer des camions de la route. »

    Recueilli par An.M.

    Magali Sanchez, conductrice de train, secrétaire CGT Secteur de Veynes, Hautes-Alpes

    « On en demande toujours plus aux agents, il y a un mal-être général, avec plusieurs suicides depuis le début de l’année. Ça fait un peu penser à France Télécom et ce n’est pas bon signe. La direction fait la sourde oreille quand on veut mettre à plat tout ce qui dysfonctionne. Localement, on en voit les conséquences avec des manques d’effectifs qui créent des suppressions de train.

    Notre matériel devrait être remisé depuis quatre ou cinq ans. On a vraiment l’impression de jouer à la patate chaude entre la région Sud, et les différents pôles de la SNCF. Tout le monde se renvoie la balle, personne ne prend ses responsabilités, et les usagers le subissent. »

    Propos recueillis par A.F.

  • Le signal d’alarme tiré à la SNCF

    Le signal d’alarme tiré à la SNCF

    C’est une mobilisation à la hauteur de la gravité de la situation et de l’état d’urgence au sein de l’entreprise publique SNCF. Aujourd’hui, les cheminotes et cheminots sont en grève de 24 heures à l’appel de l’ensemble des fédérations syndicales : la CGT Cheminots, l’Unsa Ferroviaire, SUD Rail et la CFDT Cheminots. Du jamais vu depuis la fin de l’année 2024.

    Ce mouvement sera massivement suivi d’après les remontées du terrain. Sans préjuger de la suite, la colère de « ceux qui font le fer » pourrait encore s’exprimer si le PDG de la SNCF, l’ancien Premier ministre Jean Castex, ne revient pas à la table des négociations avec des engagements concrets. Dont l’arrêt immédiat des réorganisations en série et un moratoire sur celles-ci. C’est la principale revendication de l’intersyndicale. Elle est cardinale car le démantèlement du service public ferroviaire a des conséquences délétères sur les travailleurs et les usagers du train. Les créations de filiales, la destruction de fret SNCF, atomisent l’unicité de la SNCF.

    Perte de sens

    La plus dramatique des conséquences est la perte de sens du métier, la disparition de collectifs de travail. Depuis le début de l’année 13 cheminots ont mis fin à leurs jours. L’un d’eux s’est jeté sous un TER dans l’Hérault, le 27 avril. Deux suicides ont eu lieu depuis. Il faut arrêter le massacre.

    Pour les usagers, la politique ferroviaire est illisible et le maintien d’un maillage fin des territoires avec des réouvertures et créations de lignes doit être une priorité. Pour cela, il faut des cheminots et travailler avec les collectivités locales, notamment les Régions.

    En tirant le signal d’alarme, les cheminots défendent le service public ferroviaire.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre-Marie Ganozzi

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre-Marie Ganozzi

    Marseille, sécurité du quotidien, narcotrafic, police municipale…

    À vous la parole ⬇️

  • Documents volés : Sébastien Delogu sera jugé le 21 octobre

    Documents volés : Sébastien Delogu sera jugé le 21 octobre

    Poursuivi pour «la diffusion sur les réseaux sociaux et notamment sur son compte Instagram de documents relatifs à la vie privée et professionnelle de M. Isidore Aragones» rappelait la présidente, Sébastien Delogu sera finalement jugé le 21 octobre prochain, a décidé le tribunal correctionnel de Marseille ce mardi après-midi.

    Dans le cadre d’un conflit social au sein de la société Laser propreté, qui assurait le nettoyage de la gare Saint-Charles à Marseille, le parlementaire avait exhibé dans une vidéo le 24 septembre 2024 plusieurs courriels de l’éphémère président du conseil d’administration de la société, membre du bureau du Crif (conseil représentatif des institutions juives de France) Aix-Marseille.

    Parmi ces documents, un échange avec un responsable de l’armée de l’Air israélienne pour faire venir une délégation, un mail relatif à un voyage en Israël, un autre relatif à une vente aux enchères… Des documents qui avaient été dérobés une semaine plus tôt lors d’une mobilisation sociale, et dont la diffusion représentait «un risque direct d’atteinte à la personne et aux biens», soulignait la présidente. Absent à l’audience en raison d’un «climat très tendu» expliquait son avocat Me Yones Taguelmint à l’AFP, le député s’était dépeint en «lanceur d’alerte» après son audition.

    Dernier renvoi

    «La défense ne sera pas en état de présenter ce dossier de façon convenable», plaidait son conseil en soulignant qu’il n’a reçu le dossier qu’au mois de mai, tandis que se multiplient les procédures dans lesquelles le député est partie civile. Ainsi pour la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 7 juillet de l’auteur de menaces de mort en ligne contre le parlementaire. «Plus nous allons nous approcher de la présidentielle, plus il y aura une cristallisation», répondait le conseil du Crif Me Benjamin Ayoun en dénonçant de la part du député «une volonté d’être en lutte contre le Crif, contre M. Aragones, et contre tout ce qui peut avoir une position pro-Israël».

    Le parquet ne s’opposait pas au renvoi, qui sera le dernier dans cette procédure a indiqué la présidente.

  • [Maj] Une offre de reprise pour Fibre Excellence mais des inquiétudes

    [Maj] Une offre de reprise pour Fibre Excellence mais des inquiétudes

    « L’offre a été déposée à 12h, lundi 1er juin. L’objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l’intégralité des actifs et des salariés », a annoncé la direction du groupe Fibre Excellence, qui emploie 670 salariés sur les sites de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Il s’agissait de la date butoir fixée par le tribunal de commerce de Toulouse pour le dépôt des offres de reprise. C’est la seule qui aurait été déposée.

    Audience décisive le 17 juin

    Considérant « qu’il est établi que la SAS Fibre Excellence est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements », le tribunal avait placé l’entreprise en redressement judiciaire, dans sa décision du 27 avril. Il estimait cependant que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif » et avait accordé six mois de délais d’observation. L’entreprise est revenue à la barre du tribunal le 3 juin mais l’audience décisive est fixée au mercredi 17 juin « afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ». En mai, Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, avait fait savoir que la collectivité était prête à intégrer la gouvernance de l’entreprise et à investir 5 millions. Elle avait rencontré, avec les représentants des salariés, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. Et de promettre : « Je continuerai à me mobiliser. » Vendredi, la direction de Fibre Excellence a fait savoir que l’offre de sauvetage des deux dernières usines de pâte à papier de France avait obtenu le soutien des Régions Occitanie et Sud. L’offre a été présentée aux salariés. La relance de l’activité de cette entreprise survient après le désengagement de son actionnaire indonésien. « C’est la seule offre, a réagi Laurent Quinto, délégué CGT. Alors il faut y aller ! » Avec un bémol : « Ce plan de reprise doit permettre de redémarrer l’activité avec une trésorerie saine et retrouver un investisseur pour appuyer la relance. Il faut que, d’ici le 17 juin, l’état prenne une décision sur l’augmentation du prix de rachat du kWh sur lequel repose ce plan. » Jeudi, l’intersyndicale en appelé au Premier ministre pour maintenir l’ensemble de la filière bois.

  • Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Élus, militants et sympathisants
    ont rempli la salle des fêtes municipale et ont été chaleureusement accueillis par le maire, Paul Sabatino.

  • Une première balade théâtrale réussie dans les collines du Rove

    Une première balade théâtrale réussie dans les collines du Rove

    Le spectacle « En attendant Marcel » a permis au public de découvrir au cours d’une déambulation d’environ 3 km l’univers de Marcel Pagnol à travers des scènes tirées de ses œuvres les plus célèbres.

  • [Tribune] « Assez des amalgames avec la chèvre du Rove ! »

    [Tribune] « Assez des amalgames avec la chèvre du Rove ! »

    Depuis trop longtemps, des articles de presse mentionnent la présence de chèvres du Rove ou « sauvages » sur les routes et entretiennent une confusion entre ces chèvres présentes dans certains secteurs du massif et la véritable chèvre du Rove, race patrimoniale reconnue et protégée. Cela suffit ! Je tiens à rappeler avec la plus grande fermeté que le terme approprié est celui de chèvres férales. L’utilisation d’expressions telles que « chèvres sauvages », et plus encore l’assimilation de ces animaux à la chèvre du Rove, constitue un amalgame inacceptable. On appelle chèvres férales des chèvres domestiques ayant repris leur liberté. Ces animaux ne se comportent pas comme des animaux sauvages qui cherchent à demeurer cachés. Leur grand nombre pose un véritable problème de sécurité lié à leurs déplacements et traversées des voies de circulation et d’équilibre sur notre environnement.

    La chèvre du Rove bénéficie d’une Appellation d’origine protégée (AOP) – la seule du département des Bouches-du-Rhône – reposant sur un cahier des charges strict, garantissant notamment les conditions d’élevage, l’alimentation, le mode de conduite des troupeaux et l’ancrage territorial de cette race emblématique. Elle est le fruit d’un savoir-faire reconnu, porté par des éleveurs et bergers engagés dans la préservation d’un patrimoine agricole et culturel unique.

    Assimiler ces chèvres dites férales à la chèvre du Rove revient donc non seulement à une erreur factuelle, mais également à une atteinte directe à l’image d’une AOP exigeante et encadrée, construite sur des décennies de travail. Cet amalgame porte un préjudice réel et sérieux aux bergers et éleveurs de la chèvre du Rove, qui voient leur activité, leur réputation et leur engagement remis en cause par des approximations médiatiques répétées. Il en résulte une confusion dommageable pour toute une filière locale, pourtant exemplaire en matière de qualité, de gestion des espaces naturels et de valorisation du territoire.

    Je déplore également la persistance de cette situation, alors même que la commune du Rove alerte depuis plusieurs années les services de l’État sur la présence de chèvres férales dans le massif et sur la nécessité de mesures de régulation adaptées. À ce jour, les réponses apportées restent insuffisantes au regard des enjeux.

    Dans ce contexte, et face à la répétition d’informations inexactes, je ne souhaite plus accorder d’interviews sur ce sujet tant que la rigueur terminologique et factuelle ne sera pas respectée et que des solutions concrètes ne seront pas mises en œuvre. En cette année mondiale du pastoralisme, la commune du Rove réaffirme son engagement total en faveur de la chèvre du Rove, de son AOP, de ses bergers et de la défense de son patrimoine.

  • Deux ans d’inéligibilité pour le suppléant d’un député RN de Plan-de-Cuques

    Deux ans d’inéligibilité pour le suppléant d’un député RN de Plan-de-Cuques

    Suppléant et attaché parlementaire du député RN José Gonzalez, Stéphane Simond a été reconnu ce lundi matin coupable de complicité et usage de faux et de tentative d’inscription indue sur les listes électorales. Habitant à Allauch, celui-ci avait fait réaliser une fausse attestation d’hébergement pour pouvoir se présenter comme tête de liste RN à Plan-de-Cuques où il a été réélu au conseil municipal (notre édition du 03/06). « C’est bien lui qui a demandé d’établir un faux en novembre 2025 pour demander une inscription sur les listes électorales », a pointé le juge qui l’a condamné à trois mois de prison avec sursis, une amende de 1 500 euros et surtout deux ans d’inéligibilité. « C’est un élu de la République qui a mis en danger la sincérité du vote », insistait le juge.

    5 000 euros pour

    la commune

    L’ami qui lui a signé l’attestation, Jean-Marc Gigante, écope lui d’une amende de 1 500 euros dont 1 000 euros avec sursis, et d’un an d’inéligibilité, reconnu coupable de faux et de complicité de tentative d’inscription frauduleuse sur les listes électorales. « Même si vous n’aviez pas conscience du risque, l’élément intentionnel est présent », expliquait le juge, en ironisant : « Il est peu crédible que Stéphane Simond vous demande de faire un faux document sans vous dire pourquoi. » Ils devront tous deux verser solidairement 5 000 euros à la commune pour son préjudice matériel.