Tag: Bouches-du-Rhône

  • Comédie de troupe familiale à Martigues et Aix

    Comédie de troupe familiale à Martigues et Aix

    C’est l’histoire de Louise, qui a plaqué ses études pour se lancer dans une carrière humoristique. Si bien que l’un de ses sketchs épicés lui a valu une fâcherie avec sa mère. Trois ans plus tard, là voilà de retour dans le foyer familial à l’occasion de la Fête des mères qui va se transformer progressivement en « un règlement de comptes aussi cruel que salvateur ». Le point de départ de Fête des Mères : diptyque familial, qui prend ses quartiers lundi 12 et mardi 13 octobre au Théâtre des Salins, et dont la trame narrative s’étire jusqu’au mariage de l’héroïne, cinq ans plus tard.

    Sel tragicomique

    Le cœur de l’action de cette comédie de troupe se déroule dans la maison familiale où le sel tragicomique est aussi assaisonné grâce à ses frères, Gabriel et Ziggy, mais aussi avec leur compagnon Arthur et Florence, « dont les excès d’alcool enveniment autant qu’ils détendent l’atmosphère. Étant moi-même issue d’une famille de quatre enfants, c’est un sujet que je connais bien et qui me paraît propice à des situations à la fois drôles et sensibles », rappelle Adèle Royné auteur et interprète de la pièce. Selon elle, Fête des Mères : diptyque familial lui « permet d’aborder des questions vitales et plus larges sur l’amour, l’engagement et la place qu’on occupe les uns vis-à-vis des autres ». Écrite avec Guillaume Vincent, une pièce en deux volets qui passera également les 14 et 15 octobre à Aix, sur la scène du Jeu de Paume.

    www.les-salins.net et www.lestheatres.net
  • Les « fiches poissons » de La Marseillaise à la rencontre du public

    Les « fiches poissons » de La Marseillaise à la rencontre du public

    « Oui, oui, lui je le connais. Ma mère en prépare ! » lance joyeusement Assia, 9 ans en pointant le labre. L’élève de l’école d’Air Bel (11e) est venue visiter le Village des sciences avec sa maîtresse. Daniela Banaru, maîtresse de conférences à Aix-Marseille université, se prête avec enthousiasme au jeu de la découverte auprès des enfants.

    Au mur, une multitude d’articles « entretien » dédiés aux poissons réalisés pour La Marseillaise en collaboration avec la scientifique, Christian Qui, chef cuisinier, les pêcheurs du Vieux-Port, Chimène Voronkoff pour les illustrations et Marie-Laure Thomas pour les enquêtes.

    « Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Quand te consomme-t-on ? Et comment te mange-t-on ? » : telles sont les quatre questions posées chaque semaine à une espèce différente, en fonction de sa saisonnalité. L’idée était de sensibiliser à la diversité des poissons frais, sources de protéines accessibles, disponibles sur les étals du Vieux-Port. Toutes les espèces présentées ont été observées à la vente au marché aux poissons au fil des mois.

    « Fielas, sardines, calamars, poulpes ou encore daurade… Nous avons plus 263 espèces en Méditerranée. Certaines sont davantage pêchées que d’autres, ce qui entraîne parfois leur raréfaction, voire leur disparition », explique Daniela Banaru le doigt sur les articles plastifiés.

    Les enfants témoignent en avoir déjà mangé, mais aussi « en avoir vu nager en mer ». La Grande bleue leur est familière. Eden s’exclame : « Il y en a même un qui m’a mordu ! » « Ça doit être un baliste, ce n’est pas bien méchant », le rassure la scientifique. À côté, Naïssa se renfrogne : « Mais moi, je ne sais pas nager. » Des jeux permettent également de mieux appréhender la faune et la flore marines. Le stand, aux couleurs vives, enthousiasme les enfants. On y croise même le spécialiste du crabe bleu, Guillaume Marchessaux, intarissable lorsqu’il s’agit d’évoquer cette espèce invasive.

  • Rassemblés pour le droit des femmes à Aix

    Rassemblés pour le droit des femmes à Aix

    « Les CRS nous ont protégés du Maquis », rapporte l’une des associations du Cercle. Le député et élu d’opposition de gauche Marc Pena (PS) était présent. Organisé en cercle et dans le silence, le rassemblement affichait sa solidarité avec les droits des étrangers, et plus particulièrement avec ceux des femmes à travers le monde.

  • L’ex-maire d’Istres, François Bernardini, fait appel

    L’ex-maire d’Istres, François Bernardini, fait appel

    Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu l’ex-maire d’Istres, 73 ans, coupable de détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêts, le condamnant à deux ans de prison ferme, 200 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, le mercredi 7 octobre, à l’issue d’un procès tenu en juin dernier. Ce dernier devant effectuer sa peine sous bracelet électronique. Mais François Bernardini (DVG) a décidé de faire appel, ont indiqué ce week-end nos confrères de La Provence.

    L’ex-élu était mis en cause pour avoir intégré dans les effectifs de la mairie deux collaborateurs alors qu’ils travaillaient dans une association et en tant qu’entrepreneur. Deux emplois considérés comme fictifs. Autre reproche judiciaire : l’omniprésence de deux cabinets d’architectes dans l’attribution des marchés publics.

    Les maîtrises d’œuvre du complexe nautique d’Entressen et de la salle polyvalente communale La Grange ont ainsi été considérées comme irrégulières par les juges. Pour ce qui est du favoritisme sur un marché de location de voitures, François Bernardini a été relaxé, ainsi que pour la construction de la cité administrative que d’aucuns jugeaient pharaonique.

    D’autres condamnés

    lui emboîtent le pas

    Le ministère public avait requis à son encontre quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, 80 000 euros d’amende, la confiscation d’un appartement, l’interdiction définitive d’exercer une fonction publique et cinq ans d’inéligibilité.

    Pour mémoire, l’ancien leader du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône, dont il est exclu en 2001, avait déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis et une peine d’amende, en 2002, pour des faits de détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux, après avoir là aussi fait appel puis saisi la Cour de cassation.

    Également reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Paris, son ex-directeur général des services, Nicolas Davini, Philippe Colonna, fondateur de la Savim, et Frederik Rill, architecte, ont aussi fait appel, précisent nos confrères. Le premier a été condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis et à 100 000 euros d’amende, trois ans d’inéligibilité, trois ans d’exclusion des marchés publics et d’interdiction d’exercer une fonction publique, avec sursis. Le second a écopé de deux ans de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende, trois ans d’inéligibilité et cinq ans d’interdiction d’exercer une fonction publique pour recel de détournement de fonds publics concernant son emploi fictif. Enfin, le troisième, a été condamné à 50 000 euros d’amende pour recel. Il est également exclu de marchés publics pour trois ans avec sursis.

    À noter que l’ancienne première adjointe, Nicole Joulia, a quant à elle été relaxée.

  • Des abris artificiels pour restaurer la biodiversité

    Des abris artificiels pour restaurer la biodiversité

    Le Biohut® est une nurserie artificielle pensée par Ecocean, entreprise spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques. Trente et un de ces abris ont été installés dans la base nautique Florence-Arthaud afin de restaurer les fonctions écologiques d’une zone artificialisée.

    Concrètement, l’abri se présente sous la forme d’une cage remplie de coquilles d’huîtres, offrant un habitat à de nombreuses espèces. « On a des crevettes, des vers, beaucoup de crabes… » recense Anthony Fortin, chargé d’opération chez Ecocean. « Ils servent de nourriture aux jeunes poissons », poursuit-il en désignant les grilles qui entourent la structure et protègent les juvéniles des prédateurs.

    « Le Biohut encourage la biodiversité dans des milieux modifiés par l’Homme », précise Anthony Fortin. Le dispositif n’est pas réservé à la base nautique marseillaise. Il peut être installé dans « n’importe quel port ou marina, à partir du moment où les eaux sont saines, traitées et entretenues ». On en trouve déjà dans une trentaine de ports méditerranéens ainsi qu’à l’étranger, où Ecocean poursuit son développement.

    Les résultats semblent au rendez-vous. La fréquentation de jeunes poissons a été multipliée par 30 par rapport à 2024 et les équipes se félicitent particulièrement de la présence d’un mérou brun, espèce protégée. Même croissance exponentielle du côté des crabes, oursins et crevettes, passés de 2 à 64 espèces recensées en deux ans.

    La Direction de la mer et du littoral soutient des ateliers de sensibilisation auprès du jeune public toute l’année. « On montre aux enfants qu’il y a de la vie sous les ports occupés par les humains et qu’il faut lui laisser de l’espace pour se développer », note Anthony Fortin.

    La Ville distinguée

    « C’est encourageant », se félicite Hervé Menchon (EELV), adjoint délégué à l’environnement et à la biodiversité, alors que la Ville de Marseille est désignée capitale française de la biodiversité. « C’est une reconnaissance du travail accompli en matière de renaturation. » L’élu a mis l’accent sur les actions menées pour préserver les milieux marins comme les espaces terrestres : « On est sur un point de bascule climatique et on agit déjà. » Avant de conclure avec une formule : « Après “sous les pavés, la plage”, “sous les pontons, le vivant”. »

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Coupe de France de football : Istres s’offre Aubagne

    Coupe de France de football : Istres s’offre Aubagne

    Malgré leur statut de favoris et une fin de match en supériorité numérique, les pensionnaires de Ligue 3 ont dû baisser pavillon face à celui de National 1.

    Les Istréens ont ouvert le score en première période. Pour ensuite faire preuve de solidarité pour conserver leur avantage. Les hommes de Zaki Noubir s’imposent donc 1-0 et se qualifient pour le sixième tour de l’épreuve.

    Le but de la qualification des Violet a été inscrit par William Baku (16). Il offre également le premier succès de la saison à son équipe.

  • Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Au terme d’un week-end qui a réuni 408 équipes à l’occasion de la deuxième édition de l’International d’Aix-en-Provence, National Top 1 000 organisé au parc Jourdan, Patrice Gregori, Jean-Christophe Gimenez, dit « Steeve » et Marc Cognard, surnommé « Fafou », ont décroché la victoire. Les trois compères marseillais, licenciés dans le club corse de Saint-Georges, ont chacun joué leur partition à merveille de bout en bout.

    « On se connaît, on se complète, on a l’habitude maintenant », sourit Steeve Gimenez, le canonnier du trio, qui décroche ainsi sa première victoire de la saison après avoir enchaîné les demi-finales et les finales.

    L’ancien pensionnaire du Case de Nice évolue régulièrement avec Marc Cognard depuis près de trois ans, mais n’a commencé à jouer aux côtés de Patrice Gregori que cette saison, depuis que tous trois ont rejoint l’île de Beauté.

    Ensemble, ils ont rapidement marqué les esprits en se hissant jusqu’en demi-finale du championnat de France triplette. « On mérite, on a fait un super week-end », lance Gregori, le pointeur expérimenté, conscient qu’ils ont chacun d’entre eux « un sacré caractère ».

    Une finale à sens unique

    Mais pour s’adjuger l’International aixois, les Corso-marseillais ont dû franchir plusieurs obstacles de taille, notamment lors de la dernière journée. En huitième de finale, ils ont écarté l’équipe de Joseph « Tyson » Molinas, avant de prendre le dessus sur celle d’Antoine « Vigo » Dubois en quart, puis sur la formation de Kevin Delys en demi-finale.

    Restait à négocier la finale face à la bande de Maison Durk, annoncée comme favorite après avoir éliminé en seizièmes de finale la triplette de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Dans cette ultime opposition, la complémentarité du trio Gregori-Cognard-Gimenez ont fait merveille. Les Corso-Marseillais ont profité d’une entame complètement manquée de leurs adversaires, qui ont concédé pas moins de onze points en deux mènes, afin de prendre rapidement le large.

    Mais fallait-il encore transformer cet avantage en victoire. Steeve Gimenez s’en est chargé avec brio, signant une prestation exceptionnelle au tir avec neuf tirs réussis sur dix, dont huit carreaux, malgré deux sorties de bouchon successives de Prud’homme.

    Associée à la précision de Gregori au point et à la régularité de Cognard, cette adresse a permis au trio de maîtriser les débats jusqu’au bout.

    Marsille brille à domicile

    Mélissa Marsille, licenciée à la Boule Aixoise, club organisateur de l’International d’Aix, a remporté le National Top 1 000 féminin, dimanche après-midi, aux côtés des Aubagnaises Léa Navarro et Mélissa Mordenti. Dès les quarts, cette triplette a totalement imposé son style sur les terrains du Parc Jourdan. Elles ont même conclu la journée en infligeant une Fanny en finale face à Marion Ferrero, Alice Ferrero et Marine Rocchietta.

  • L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    Course emblématique du paysage marseillais, l’Algernon a célébré dimanche matin sa 42e édition, au départ du palais du Pharo. Au total, 8 400 participants ont pris le départ, dont près de la moitié en situation de handicap, de vulnérabilité ou avancés en âge. « C’est vraiment un événement qui permet aux personnes de se rencontrer, de vivre une expérience ensemble et de franchir la ligne d’arrivée tous ensemble », souligne Arnaud Chikli, directeur de course, conscient qu’un tel rendez-vous repose sur une organisation rodée.

    Plus de 1 000 bénévoles se sont mobilisés, tout au long du week-end, pour faire de cette édition une réussite. « C’est une course qui évolue dans tous les secteurs », observe le directeur sportif de l’association. « On voit que des entreprises se servent de la course pour créer de la cohésion, rassembler leurs collaborateurs et réunir les familles. On constate aussi que nous recevons de plus en plus de sollicitations d’établissements scolaires qui souhaitent sensibiliser leurs élèves au handicap, avec pour objectif final de les faire participer à la course », poursuit-il.

    Cette évolution témoigne de la portée inclusive de l’événement, où les générations se côtoient et les différences s’effacent le temps d’une course. Parmi les participants, le doyen de cette 42e édition, âgé de 103 ans, a ainsi pu croiser le regard de nombreux minots, illustrant à lui seul l’esprit de partage qui anime l’Algernon. « Il y a la question de la personne avant la question du handicap, de penser l’autre surtout », insiste Arnaud Chikli.

    Le directeur de course se réjouit également d’avoir attiré l’attention sur ces enjeux à près de 150 lycéens, mobilisés tout au long du parcours pour assurer les différents ravitaillements. « C’est notre ADN et on ne pas le changer », assure le coordinateur de ce deuxième rendez-vous du mois de l’inclusion.

  • Raphaël Glucksmann élu candidat social-démocrate

    Raphaël Glucksmann élu candidat social-démocrate

    C’est la première fois de son histoire que le PS n’aura pas un candidat issu de ses rangs pour le représenter dans une élection présidentielle.

    Avec plus de 66% des suffrages (79 613 voix), l’eurodéputé de 46 ans a réussi son pari de l’emporter dès le premier tour, mais va devoir désormais rassembler une famille politique divisée sur la question des alliances avec LFI, qu’il refuse.

    « La démocratie a parlé et le résultat est sans appel (…), je suis le candidat de la gauche démocratique » qui « pourra battre l’extrême droite », a-t-il affirmé lors d’une allocution devant la presse. Il s’est désigné également comme le candidat « de la rupture avec le macronisme » et « de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche ».

    Auparavant sur X, il avait jugé que ce résultat disait « quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner ». Mais « nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle », a-t-il ajouté.

    Le patron du PS Olivier Faure encaisse lui une sévère défaite, avec 14% des voix (17 398 voix). Celui qui faisait figure de challenger dans cette élection comptait sur le patriotisme de parti pour l’emporter, malgré des sondages qui ne lui donnaient que de 3 à 5% des voix, loin des intentions de vote de Raphaël Glucksmann, qui naviguait entre 10 et 12%. « Une majorité très claire s’est dégagée, tu as su convaincre une majorité de votants », a-t-il dit à l’attention de Raphaël Glucksmann, affirmant en respecter le résultat.

    « Choix du repli »

    Olivier Faure qui avait considéré qu’une victoire de Raphaël Glucksmann signifierait l’effacement du PS à la présidentielle, va désormais devoir le soutenir, comme s’y sont engagés tous les candidats.

    L’ex-candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, qui n’avait pas caché son rejet de Raphaël Glucksmann pendant la campagne, n’a obtenu que 7,62% des voix. Elle s’est dite « déçue » du résultat, sans rien regretter.

    Les députés Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste) ont recueilli chacun un peu moins de 6% des voix. Ils faisaient figure d’outsiders. « La primaire, désormais, est derrière nous. Le vote est clair », s’est félicité Jérôme Guedj, proche de la ligne de l’eurodéputé. « On est partis sur de bons rails », a estimé aussi Emmanuel Maurel.

    Au total, quelque 120 787 votants se sont exprimés sur les 134 456 inscrits en capacité de voter. Le scrutin, uniquement électronique, a été perturbé par une cyberattaque, lancée vendredi matin à l’ouverture du scrutin, qui a ralenti les connexions sur la plateforme dédiée et obligé les organisateurs à prolonger le vote jusqu’à dimanche soir.

    Très identifié sur l’international et l’Europe, Raphaël Glucksmann voit dans cette primaire le début d’une « refondation de la gauche », avec une rupture claire avec La France insoumise (LFI) et son leader Jean-Luc Mélenchon. Ce fut d’ailleurs son principal sujet de discorde avec Olivier Faure et Ségolène Royal, lors des débats télévisés.

    Raphaël Glucksmann, qui considère que Jean-Luc Mélenchon joue avec les codes de l’antisémitisme, avait accusé le patron du PS de vouloir se rapprocher du patriarche insoumis, comme il l’a déjà fait à deux reprises au moment de la Nupes (2022) et du Nouveau Front populaire (2024). La patronne des Écologistes, Marine Tondelier, proche d’Olivier Faure, a dit dimanche soir regretter que le vainqueur soit « celui qui fait le choix du repli ».

    Premières réactions à Marseille

    Pascaline Lécorché, déléguée nationale de Place publique et adjointe au maire de Marseille, soutien de Raphaël Glucksmann, a réagi, dimanche soir : « Cette victoire marque une étape politique majeure. Elle confirme la dynamique engagée lors des deux dernières élections européennes et consacre le retour d’une gauche démocratique, sociale, écologiste et profondément républicaine, capable de porter une alternative crédible pour notre pays. »

    Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille et porte-parole d’Olivier Faure pour la primaire, a indiqué : « Les électeurs de la primaire ont tranché, et ils l’ont fait clairement. Je félicite Raphaël Glucksmann pour sa victoire nette, qui lui donne une légitimité incontestable pour porter nos couleurs en 2027. (…) Je serai au rendez-vous de ce rassemblement. (…) Marseille sait ce que veut dire se battre ensemble. » S.D.