Tag: biodiversité

  • À Aubagne, une micro-ferme pour sensibiliser à la biodiversité

    À Aubagne, une micro-ferme pour sensibiliser à la biodiversité

    Une micro-ferme agroécologique et pédagogique, c’est le projet qu’a imaginé Florent Bonello, fondateur des Jouals. À travers cette ferme, une cueillette de fruits et de fleurs se réalise afin de sensibiliser et de faire découvrir la biodiversité locale dès le plus jeune âge. « Le but était de faire découvrir et d’enseigner l’agroécologie », explique Florent Bonello.

    Depuis son plus jeune âge, le natif de Marseille vit au contact de la nature. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agroécologie, il a immédiatement imaginé un projet pédagogique autour de la biodiversité. Les visites auront lieu chaque samedi du mois de mai, de 14h à 16h. Pour le moment, elles se limiteront à la découverte du site, sans cueillette, les fruits et végétaux étant encore en pleine croissance.

    Un autre aspect important du projet concerne le financement. L’acte d’acquisition du terrain est en cours de finalisation et le fondateur des Jouals a lancé une campagne de parrainage, disponible jusqu’au 31 mai.

    Un appui majeur

    Les Agri’Culteurs, plateforme de financement spécialisée dans les projets agroécologiques, soutiennent le projet des Jouals. Pour financer les 657 arbres et arbustes, Florent Bonello a acté un partenariat avec la société qui a ouvert ses portes depuis plus d’un an maintenant. « Nous partons du principe que les agriculteurs ne peuvent pas porter seuls la charge de prendre soin de l’environnement », déclare Jeanne Bonnet, présidente de la plateforme les Agri’Culteurs. Une rencontre décisive pour Florent Bonello, qui a pleinement adhéré à la démarche. « Elle (Jeanne Bonnet) est venue directement sur le terrain et m’a orchestré un panel de médias avec des vidéos, des images et du son pour la communication des Jouals, c’était parfait », ajoute-t-il. Jeanne Bonnet complète : « Son idée de projet correspond totalement à nos valeurs. L’idée est de soutenir des agriculteurs engagés en allant les aider à trouver des financements. »

    À ce jour, 31 donateurs ont déjà contribué, et le projet continue de progresser. Florent Bonello espère voir ses végétaux pleinement développés d’ici septembre, tout en poursuivant son ambition pédagogique : « La sensibilisation par l’émerveillement, c’est la clé de la réussite. C’est même un spectacle pour les enfants », affirme-t-il.

    Campagne de parrainage sur le site lesarbri-culteurs.fr

  • Une riposte à consolider face au frelon asiatique

    Une riposte à consolider face au frelon asiatique

    Du jardin de Léandre et Annie Perini à la colline, il n’y a qu’un pas. Le couple de retraités vit dans une maison nichée dans les hauteurs de Velaux, non-loin d’Aix-en-Provence, en bordure d’un quartier résidentiel. Derrière leur piscine, le terrain de jeu des abeilles est immense : les bosquets d’herbes sèches s’étendent à perte de vue.

    Amoureuse des butineuses, Annie Perini a sauté sur l’occasion quand elle a appris qu’elle pouvait obtenir gratuitement auprès de sa mairie un piège sélectif contre les frelons asiatiques (ou frelons à pattes jaunes). « C’est d’abord mon apiculteur qui m’a sensibilisée, puis j’ai regardé un reportage et ça a été une découverte horrifiante : ils mangent les abeilles vivantes, ce qui peut entraîner la destruction totale des ruches, témoigne-t-elle. Ces bêtes sont des aliens pour moi. »

    Ces insectes invasifs sont en effet un véritable fléau. Une seule reine peut, en une année, produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines. « Elles se servent de l’abdomen des abeilles comme source de protéines pour leurs larves », explique Thierry Desbiolles, agent de la Ville de Velaux en charge des solutions fondées sur la nature.

    Au-delà de la pression sur l’apiculture, ce prédateur des pollinisateurs sauvages représente une menace pour la préservation de la biodiversité, mais aussi pour la santé des habitants.

    Le Département s’est donc saisi de la question et a lancé un grand plan de lutte contre le frelon asiatique et oriental, en partenariat avec Fredon Paca et le Groupement de défense sanitaire apicole des Bouches-du-Rhône (GDSA 13), en 2025. Depuis, 69 villes de moins de 200 000 habitants, ainsi qu’un groupement de 13 communes (Terre de Provence Agglomération) ont signé la charte pour se mobiliser à leur tour et bénéficier de pièges sélectifs financés à 70%. Parmi elles, Velaux. « J’en ai d’abord commandé 30, et devant l’engouement, je viens d’en prendre 20 de plus », annonce Thierry Desbiolles.

    Du vin pour éloigner

    les abeilles

    Impliquée dans la vie locale, membre de son conseil de quartier, Annie Perini participe au succès de ce dispositif. Elle et son mari ont installé le leur en février dernier et ont déjà capturé 54 frelons asiatiques. À l’échelle de la commune, ce sont 725 spécimens qui ont été attrapés en l’espace de trois mois. « Entre le 20 et le 30 avril, les chiffres ont bondi de 200 », précise l’agent territorial en charge de la question.

    Le système est simple : il suffit de mettre un cocktail composé de bière, de sirop et de vin dans le réceptacle central pour attirer les nuisibles qui, une fois engouffrés, tentent de ressortir du côté de la lumière, dans les compartiments adjacents. Là, des trous laissent passer tous les insectes, à l’exception des frelons. Léandre assure : « On n’a pas les petites bestioles qu’on attrapait avec les bouteilles en plastique coupées en deux. Le vin repousse les abeilles ! »

    Chaque piège a son propre QR code. « Les habitants qui participent à l’initiative sont invités à noter chaque spécimen sur une plateforme nationale publique pour suivre l’évolution du phénomène, souligne Thierry Desbiolles. Le but n’est pas d’éradiquer le frelon, mais de baisser l’intensité de sa présence sur la commune. »

    À l’échelle du département, « les résultats sont probants », se félicite Didier Réault, vice-président délégué aux solutions fondées sur la nature et aux risques majeurs. « Les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le territoire le plus actif, au plan national, en termes de piégeage. » En 2025, ce dispositif a permis la capture de 15 000 frelons sur les près de 36 000 à l’échelle de la France.

    Pour encourager les particuliers à intervenir sur leur terrain, le Département accorde également une aide de 50% plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nid de frelons. « On a des entreprises partenaires recensées pour leurs bonnes pratiques », détaille Didier Réault. L’an dernier, le conseil départemental a débloqué un peu moins de 20 000 euros pour ce plan anti-frelon.

    Le frelon est-il mortel pour l’homme ?

    Le venin du frelon asiatique (Vespa velutina) n’est pas davantage toxique que celui du frelon européen ou d’une abeille. Les piqûres mortelles sont donc très rares, sauf lorsqu’elles sont multiples, à proximité d’une muqueuse, ou qu’elles concernent une personne allergique aux hyménoptères.

    Selon les données publiées par Santé publique France, quatre décès ont été recensés, entre 2009 et 2013, tous liés à un choc anaphylactique.

  • La biodiversité ne peut plus attendre

    La biodiversité ne peut plus attendre

    Le frelon asiatique ne représente pas seulement un problème pour les seuls apiculteurs : il est le symptôme d’un déséquilibre plus profond.

    En quelques années, ce prédateur a trouvé sa place dans nos écosystèmes fragilisés, au point de menacer l’une de leurs pierres angulaires : les pollinisateurs.

    Or, sans abeilles ni insectes sauvages, c’est toute la biodiversité, et plus largement notre sécurité alimentaire, qui vacille.

    Face à cette menace, les initiatives locales se multiplient.

    Des collectivités s’organisent, les habitants installent des pièges, les apiculteurs s’adaptent. Cette mobilisation est salutaire, mais elle révèle en creux l’essentiel : la lutte repose encore trop sur le volontariat et le bricolage. Peut-on réellement enrayer une invasion avec des moyens dispersés et insuffisants ?

    Des choix à assumer

    Car le défi est à la hauteur de l’enjeu écologique. Comprendre les dynamiques du frelon, améliorer les techniques de piégeage, coordonner la destruction des nids : tout cela exige de la recherche, des moyens financiers et une stratégie cohérente au niveau national. Sans cela, chaque territoire lutte seul et bien souvent trop tard.

    Protéger la biodiversité ne peut être un vœu pieux. C’est un investissement. Et comme tout investissement, il suppose des choix politiques clairs et assumés. Faute de quoi, le frelon asiatique continuera de prospérer, et avec lui, le lent effacement du vivant.

  • Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Le Jardin à papillons de La Celle dans le Var célèbre son dixième anniversaire. 10 ans de connaissances pour mieux protéger et s’engager en faveur de la biodiversité. En ce sens, le Jardin de l’Escarelle aux côtés de la LPO Paca vous propose pas moins de 10 sorties nature pour découvrir et apprendre à identifier la faune locale. Le premier rendez-vous est prévu ce samedi sur le site du Jardin à papillons à partir de 9h30.

    En compagnie d’un naturaliste de la Ligue pour la protection des oiseaux, petits et grands sont invités à partir à la découverte de la faune et de la flore locales comme les oiseaux des jardins, les rapaces, les chouettes et hiboux mais aussi les papillons, pollinisateurs, libellules, sauterelles et bien d’autres.

    Découvrir et reconnaître les bruits de la nature

    Une sortie qui mêle observation, écoute, ateliers pratiques et sensibilisation dans un cadre naturel exceptionnel. Science participative et animations conviviales viendront également s’ajouter à ce temps de partage.

    « Oiseaux des jardins : écoutez, observez et construisez votre nichoir ! » est une sortie d’écoute matinale qui s’adresse autant aux débutants qu’aux naturalistes confirmés. Elle vous apprendra à tendre l’oreille pour reconnaître le chant des espèces communes. L’occasion également de comprendre les enjeux de conservation dans notre région, de découvrir des gestes concrets pour accueillir la biodiversité chez soi et de participer à des ateliers pratiques puisque, après la balade vous construirez un nichoir que vous pourrez installer dans votre jardin pour peut-être y abriter des mésanges.

    Le Jardin à papillons,
    c’est quoi ?

    Le domaine de l’Escarelle est d’abord un domaine viticole situé au cœur du département du Var, non loin de Brignoles. Il compte une centaine d’hectares de vignobles enserrée dans une propriété de plus de mille hectares de milieux naturels préservés.

    Parmi eux, le jardin à papillons dont la création a débuté en 2016. Les terrains ont été réhabilités et des plantes indigènes et locales y ont été plantées en fonction de l’inventaire des espèces de papillons déjà présentes sur site et potentielles. L’objectif, ne pas induire de pollution génétique par l’introduction d’hybrides ou de plantes exotiques.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que des papillons, à l’Escarelle il y en a ! Pas moins de 87 espèces différentes sont recensées sur le site, bien qu’il ne soit pas toujours possible de toutes les observer lors d’une sortie. Le Jardin à papillon s’impose donc comme un vecteur de sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité, mais également un réel observatoire privilégié de la biodiversité.

    Comptez 25 euros pour la balade de ce samedi.

    Gratuit pour les enfants
    de –
     10 ans. Renseignements : 04.94.72.04.21

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • [Entretien] Sylvain André : « La ruralité n’est pas une variable d’ajustement »

    [Entretien] Sylvain André : « La ruralité n’est pas une variable d’ajustement »

    La Marseillaise : Les arbitrages européens se discutent. De quoi parle-t-on ?

    Sylvain André : Les négociations du prochain Cadre financier pluriannuel de l’Union européenne sont en cours. Sur 2 000 milliards d’euros, une enveloppe de 865 milliards sera consacrée aux plans de partenariats nationaux et régionaux (PPNR) dont 81 milliards pour la France. Ce qui m’intéresse, c’est la répartition de ces fonds pour la ruralité sur la période 2028-2034.

    Quel est l’enjeu pour la ruralité gardoise ?

    S.A. : Le programme européen Leader est géré localement par les Groupes d’action locale (GAL) où siègent des privés et des élus [et peuvent apporter jusqu’à 4 euros européens pour 1 euro national, Ndlr]. Cela permet le financement de projets ruraux vertueux d’intérêt économique, touristique, solidaire tels que : une épicerie de village, un point multiservices (restaurant, relais Poste…), un festival du vivant (Cévennes), de l’artisanat, des jardins partagés, une halte randonneurs, des études sur des cépages anciens, un atelier de transformation de jus de pomme… Ce sont des projets très concrets pour les habitants. Or, nous sommes inquiets pour le fléchage des crédits, ce n’est pas bien clair pour les fonds Leader qui font partie du Feader.

    Dans le Feder, il y a aussi tout
    ce qui est lié à la forêt…

    S.A. : Tout à fait. Toute la filière forêt est déjà le parent pauvre et il pourrait y avoir des baisses de dotations. On parle du financement pour les pistes DFCI (voies de défense des forêts contre l’incendie), des dessertes, de la protection de la biodiversité (Natura 2000). La filière bois doit aussi être développée dans le Gard, notamment les Cévennes. Je ne veux pas que la ruralité soit la variable d’ajustement de leur politique ou pour financer les guerres.

    Qu’est-ce qui vous fait penser
    que les enveloppes pourraient baisser ?

    S.A. : Avant nous avions 14 programmes européens, désormais tout est regroupé dans un seul PPRL. On sait qu’il sera de 81 milliards pour la France dont 50 d’aides directes (notamment la politique agricole commune) et 5,6 de fonds climat. Les 25 restants du Feder, on ne sait pas où ils iront. Ça nous inquiète pour le programme Leader. En additionnant tous les programmes, on a du mal à retrouver nos petits. Je gère un village de 1 600 habitants, je ne suis pas un expert de la finance européenne. Je dis, attention à ne pas abandonner des programmes pertinents, à ne pas sacrifier la ruralité. Un premier fléchage devrait être donné en juin. Je vais en discuter avec la députée européenne Chloé Ridel (PS). J’ai interpellé les sénateurs Denis Bouad (PS), Laurent Burgoa (LR) et le ministre de la ruralité, Michel Fournier. Un mail de l’AMR30 informera les maires le 24 avril.

  • [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    L’occasion également de croiser des insectes moins connus ainsi que diverses espèces d’oiseaux, tout en en apprenant davantage sur leur rôle essentiel dans l’évolution de la biodiversité régionale.

    Réputé pour ses quatre promenades thématiques et balisées, le massif vous emmène en voyage au cœur de la Méditerranée. La flore locale et le patrimoine agro-pastoral y témoignent des activités ancestrales, avec notamment la présence de bories, de bergeries et de bancaus.

    Découvrez tous
    leurs secrets

    Aux côtés de Gérard, entomologue, vous partirez pour une matinée d’observation sur un parcours d’environ deux kilomètres, entre champs en jachère et vignes abandonnées. Une découverte à mi-chemin entre garrigue et forêt méditerranéenne naissante, le spécialiste dévoilera ses connaissances et ses secrets.

    Vous apprendrez notamment à identifier les caractères morphologiques importants à observer, ainsi que les différents comportements des espèces rencontrées. Les échanges porteront également sur leurs habitudes alimentaires, leur mode de développement et de reproduction. Ces discussions permettront notamment d’aborder le rôle fondamental des insectes dans l’évolution de la biodiversité, à l’échelle globale, comme locale.

    Des bases de données naturalistes

    Bien que l’objectif de cette balade soit de préserver les populations naturelles, les participants seront équipés de filets à papillons, de cages d’élevage et de boîtes transparentes.

    Ces outils permettront de capturer temporairement, et uniquement si nécessaire, les spécimens trop mobiles pour être observés, photographiés ou identifiés avec précision. Les données recueillies lors de cet inventaire seront ensuite transmises aux bases de données naturalistes.

    Le retour est prévu entre 12h30 et 13h. Toutefois, les personnes qui le souhaitent pourront prolonger cette expérience en apportant leur pique-nique. Une seconde balade d’environ un kilomètre sera proposée dans l’après-midi, en direction du nord, jusqu’à 16h.

    Pour rappel, cette balade naturaliste est gratuite, ouverte au grand public et accessible à tous. Il est possible d’apporter son propre matériel d’observation le jour J.

    événement gratuit. Informations et réservation
    via l’adresse mail pays.salonais@lpo.fr
    ou au 06.27.89.15.15.

  • Trois élus marseillais ont lancé le City Nature Challenge

    Trois élus marseillais ont lancé le City Nature Challenge

    Le lancement de quatre jours de découverte a été lancé, vendredi, au stade nautique Florence-Arthaud. Pour la 3e année consécutive, la Ville de Marseille relève le défi du City Nature Challenge, jusqu’à lundi. Un défi scientifique reconnu dans plus de 666 villes dans le monde, avec pour objectif de faire découvrir la faune et la flore marine et une volonté de préserver la biodiversité.

    Dans la continuité de 2025

    C’est un challenge que les habitants avaient grandement relevé, l’année dernière avec plus de 15 202 observations recensées, le double par rapport à 2024. Pour l’ouverture du City Nature Challenge, trois adjoints au maire de Marseille étaient présents, ce vendredi : Hervé Menchon, délégué à l’environnement et à la biodiversité, Perrine Prigent, déléguée aux espaces verts, à la nature en ville et aux cimetières, et Capucine Edou, déléguée à la mer et au littoral, à la transition écologique et énergétique.

    « C’est une 3e édition qui bénéficie de l’élan porté par les deux premières années et qui fait preuve de beaucoup plus de cohérence et qui est beaucoup plus attractive », affirme l’adjoint Hervé Menchon.

    Pour cette première journée du challenge, une pêche à la main était au programme avec une découverte des espèces vivantes que certains minots ont pu capturer. Au menu également, un débat sur l’initiation à ce défi et une projection sur le travail à réaliser à l’avenir. Ces quatre jours de challenge seront conclus par une restitution des espèces, le 22 mai, au Muséum d’histoire naturelle.

  • Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Grâce à une collaboration étroite entre les acteurs associatifs, les villages et l’équipe du Parc, ce riche programme permet « d’explorer le patrimoine, de plonger dans la mémoire vivante des villages et de découvrir de grands enjeux tels que l’eau, la forêt et la biodiversité ».

    Animations nocturnes, bivouacs
    et ascensions nocturnes du Géant
    de Provence sont notamment au programme. Détail du programme sur parcduventoux.fr

  • Sainte-Baume : période d’observation annuelle pour le faucon pèlerin

    Sainte-Baume : période d’observation annuelle pour le faucon pèlerin

    Trois couples y sont actuellement recensés et font l’objet d’un suivi annuel depuis 2020, avec deux objectifs : observer l’évolution et la survie des couples, et vérifier leur présence sur les sites connus afin de pouvoir activer, si nécessaire, des zones de quiétude. Le faucon pèlerin étant sensible au dérangement durant la période de reproduction, toute perturbation peut entraîner l’abandon du nid, laissant les œufs ou les oisillons sans protection. C’est pourquoi des zones de quiétude, définies dès l’installation d’un couple sur une falaise, sont instaurées pendant les phases clés : reproduction, couvaison et nourrissage des jeunes. Pendant cette période, l’escalade est interdite dans ces zones. Ad.B.