Tag: Benoît Payan

  • La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »

    La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »

    C’est avec trois quarts d’heures de retard que la très attendue séance du conseil métropolitain a démarré. Et elle a duré presque autant. Une séance express ponctuée de quelques délibérations consacrées à des nominations dans différents organismes, puis les élus d’Aix-Marseille Provence ont fait ce qu’ils avaient acté une semaine plus tôt en conférence des maires : ils n’ont pas voté le budget 2026. Les délibérations sur le budget principal et les budgets annexes ont été retirés de l’ordre du jour, avec l’accord des 92 maires, toutes tendances confondues. Le résultat d’un bras de fer engagé avec l’état face aux difficultés financières et au déficit de 123 millions pour 2026, sur un budget de 4,8 milliards en 2025.

    « Les choix faits à Paris »

    « Il a été décidé de transmettre ce budget insoutenable aux services de l’État, à la Chambre régionale des comptes (CRC) d’abord, au Préfet ensuite, pour qu’ils trouvent le moyen de l’équilibrer », explique le président Nicolas Isnard (LR), maire de Salon. Une décision « forte et inédite », « de responsabilité et de courage » souligne-t-il : « On ne peut pas couper constamment les aides allouées aux territoires sans qu’il y ait de la casse. Ça servira à l’ensemble des territoires, communes et intercommunalités du pays. L’État doit comprendre que dans les prochaines lois de finances, nos territoires devront être traités différemment. »

    Dans le viseur, la baisse des dotations à la collectivité chiffrée à 120 millions en deux ans, dont 70 millions actés le 19 février, et qui s’accompagne de la hausse des coûts de fonctionnement liés aux infrastructures de transports avec le Plan Marseille en grand. Avant d’entrer dans l’hémicycle, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, assumait de provoquer « un électrochoc ». « L’État ne nous a pas crus quand nous avons dit que nous ne présenterions pas de budget », réagissait ce dernier après la séance lors de laquelle seule la Dotation de solidarité communale (66 millions répartis entre les 92 communes) a été votée. C’est sur cette base que la CRC travaillera en lien avec les services métropolitains au projet de budget. Elle aura un mois pour rendre un avis au Préfet qui devrait arrêter sa décision courant juin. Deux pistes se dessinent : toucher aux attributions de compensation des communes et augmenter la fiscalité.

    « Je suis content et impatient de voir l’État faire l’exercice avec nous, qu’il se rende compte au local de la conséquence des choix faits à Paris. Les baisses de dotations mènent mécaniquement à des hausses d’impôts massives, un transfert d’impopularité fiscale qu’il va voir de ses propres yeux », assume David Ytier, vice-président délégué aux finances. « L’État va se rendre compte qu’équilibrer un budget avec les décisions prises à Paris n’est plus tenable. Sauf si on remet une carte dans le jeu qui s’appelle le versement mobilité. »

    « Choc fiscal » à venir

    Les élus métropolitains avaient lancé la semaine passée un appel solennel à l’État, réclamant notamment le déplafonnement de cette taxe payée par les entreprises. Son augmentation de 1% rapporterait 200 millions dans les caisses de la Métropole souligne le maire de Marseille. « On est là pour défendre nos habitants et nos communes, on n’est pas là pour combler les trous de l’État qui décide d’exonérer de taxes certaines grandes entreprises et des actionnaires qui gagnent de plus en plus… Il faut qu’ils puissent aussi contribuer au budget de l’État. Ce n’est pas simplement au contribuable de boucher les trous de l’État », insiste Benoît Payan.

    L’intercommunalité a de son côté élaboré un « plan d’économie d’urgence » d’un peu plus de 30 millions d’euros qui permettra d’atténuer le « choc fiscal » à venir en 2026 et 2027, a rappelé Nicolas Isnard. Plusieurs pistes d’économies évoquées sont loin de faire consensus, que ce soit la hausse de la fiscalité, la baisse des subventions aux associations ou l’augmentation des tarifs des transports. Le président a d’ailleurs annoncé des Assises sur le financement des mobilités métropolitaines à la rentrée, « pour faire émerger des pistes pour un financement équitable et pérenne du réseau de transports dans les années à venir ».

    Vice-présidents

    Pierre Huguet : Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté); Sophie Joissains : Conférence des Maires, Concertation territoriale, Relations avec les institutions extérieures; Gaby Charroux : Industrie, réindustrialisation et industries créatives; Robin Pretot : Eau et Assainissement, Pluvial; Georges Cristiani : Proximité, maisons de la Métropole, Projet Métropolitain; Olivia Fortin : Emploi, Insertion, Économie Sociale et Solidaire; Pascal Montecot : Aménagement, Planification et Commande publique; Arnaud Drouot : Relations Internationales, Tourisme et Attractivité; Alexandre Doriol : Ressources Humaines et relations sociales; Capucine Edou : Transition écologique, Protection environnement, Lutte contre les pollutions et GEMAPI Marseille; David Ytier : Budget, Finances, Stratégie Fiscale, Maîtrise de la dépense publique et pilotage des satellites; Pascaline Lecorché : Enseignement supérieur, Formation professionnelle, Recherche et Fonds Européens; Frédéric Vigouroux : Mobilités, Mobilités durables, Transports et Projet « Quartier Gare Saint-Charles », LNPCA; Laurent Simon : Énergie et Transition énergétique; Serge Perottino : Relations usagers service public de gestion des déchets – Collecte des déchets; Eric Garcin : Agriculture, Viticulture – Alimentation et circuits courts; Anne Reybaud-Decroix : Traitement et Valorisation des déchets – Ruralité; Jean‑Pascal Gournes : Développement économique, relations entreprises et au monde économique, artisanat et Commerce; Martial Alvarez : logement, habitat et cohésion sociale; Maxime Marchand : Mer, Littoral, Ports.

    Conseillers délégués

    Lionel De Cala : Patrimoine et Politique immobilière, foncier économique; Joël Canicave : Stratégie financière et Contractualisation, Contrôle de gestion; Kayané Bianco Roatta : Jeunesse, Sports, CJM; Daniel Gagnon : Culture, équipements culturels; Michel Iillac : Gestion du trait de côte, Relations avec les usagers du nautisme, Activités nautiques; Audrey Garino : Logement insalubre et politique de la ville; Arnaud Mercier : Métropole numérique, politique publique de la donnée, Relations usagers des services numériques et téléservices mis à disposition des habitants; Hedi Ramdane : Propreté Marseille; Véronique Miquelly : Égalité Hommes/Femmes, Lutte contre les Discriminations et Inégalités; Loïc Gachon : Grand cycle de l’eau, GEMAPI hors Marseille, Étang de Berre; Philippe Ardhuin : Forêts et paysages, espaces naturels et biodiversité, archéologie.

    Lettres de mission

    Hervé Granier : Sécurité/Erp, Sidérurgie, pétrochimie, aéronautique; Pascal Chauvin : Infrastructures, parcs et aires de stationnement, pistes cyclables; Michel Boulan : Équipements Sportifs

    Philippe Charrin : Risques majeurs; Samia Ghali : Anru – Rénovation Urbaine; Michèle Rubirola : Handicap, Santé, Recherche Médicale, Économie de la Santé; Grégory Allione : Relations avec le Parlement européen.

  • Un groupe et des sensibilités pour le Printemps marseillais

    Un groupe et des sensibilités pour le Printemps marseillais

    Les 73 conseillères et conseillers municipaux ont voté, à l’unanimité, la création d’un groupe unique de la majorité municipale », indique ce vendredi le Printemps marseillais, dans un communiqué. à cette occasion, c’est Arnaud Drouot, adjoint (PS) au maire de Marseille délégué au Bataillon de marins-pompiers de Marseille et à la sécurité civile, qui a été désigné pour en prendre la présidence.

    Faire vivre le groupe

    « Faire vivre l’unité et la diversité de notre rassemblement, promouvoir l’action du maire de Marseille Benoît Payan et des élus de la majorité municipale, sera la feuille de route du groupe », explique ce dernier, qui fut un temps directeur de cabinet de Benoît Payan sur la dernière mandature.

    Afin de « faire vivre ce groupe », un bureau représentant l’ensemble des sensibilités du Printemps marseillais a été créé. Un dispositif déjà mis en place en 2020, mais qui prend plus de consistance avec une majorité renforcée d’une vingtaine d’élus. Il est composé de sept membres : la maire adjointe (DVG) Samia Ghali, Thomas Roller (PS) pour les socialistes et apparentés, Amine Kessaci (EELV) pour les écologistes, Audrey Garino (PCF) pour les communistes, Éric Mery pour Mad Mars, et Pierre Huguet (G.s) qui retrouve à ses côtés des élus Debout ! et L’Après.

    « Si on regarde d’autres villes, avoir un groupe est rare. Cela montre que le Printemps marseillais est bien plus qu’une alliance électorale. C’est un message important d’unité, note ce dernier. Pour le reste, on est plus sur des périmètres politiques nationaux et cela permet de s’organiser pour garantir plus de fluidité dans nos échanges. »

    « Ce sera plus simple de faire des réunions chaque semaine en bureau plutôt que des réunions de groupes à 73 », résume l’entourage du maire. « Charge à nous de bien faire le lien avec tous les élus », glisse Éric Mery (Mad Mars), le nouvel adjoint aux Sports de la ville, qui a pris la tête des conseillers de « sensibilité » citoyenne. Un « groupe » de dix, tous membres du mouvement Mad Mars, où figurent notamment quatre autres adjoints, Pierre-Marie Ganozzi, Julien Harounyan, Juliette Masson et Sophie Guérard, ainsi que la maire des 6-8, Olivia Fortin.

    Si cette représentativité ne devrait pas se traduire par un positionnement particulier sur les bancs de l’hémicycle Bargemon, les conseillers municipaux de la majorité, jusqu’ici assis par ordre alphabétique, pourraient se retrouver répartis par affinité de délégation, glisse un autre élu.

    Ces « groupes » de sensibilité ont commencé à prendre forme. Pascaline Lecorché (Place publique) a sans surprise rejoint les socialistes et apparentés. « On a fait la campagne européenne ensemble, un chemin collectif s’est déjà construit et c’est en cohérence avec nos positions nationales », explique cette dernière.

    Le « groupe » communiste présidé par l’adjointe au logement Audrey Garino, réunit le maire PCF des 15-16, Jean-Marc Coppola, Anthony Goncalves, le chef de file du PCF sur la campagne qui en prend la vice-présidence, ainsi que Nathalie Tessier, Hassan Guenfici, Ibrahim M’Ze, Mohamed Itrisso, Laure Rovera et quatre conseillers apparentés : Rebecca Bernardi (PM), Marie Batoux (PM), la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard et Patrick Amico.

  • Le Premier ministre veut se tenir « aux côtés » de la Métropole

    Le Premier ministre veut se tenir « aux côtés » de la Métropole

    Deux jours après la décision des maires de la Métropole Aix-Marseille de ne pas voter le prochain budget de l’intercommunalité face aux coupes de l’État, le Premier ministre Sébastien Lecornu était attendu de pied ferme, à Marseille. Interrogé sur cette fronde des élus provençaux, le locataire de Matignon a reconnu en conférence de presse une copie « dure pour les intercommunalités ».

    « Il se trouve que la copie pour les collectivités locales du budget, c’est la copie de la majorité sénatoriale », justifiait-il, en précisant que « le choix politique qui a été fait par les sénateurs, c’est plutôt d’épargner les communes rurales, c’est de faire attention aux Départements ». Cela d’autant plus à proximité des élections sénatoriales, le 27 septembre prochain. Mais le Premier ministre regrette aussi les conséquences des orientations qu’il a fait passer par 49.3 pour des territoires confrontés au défi de la réindustrialisation. Alors il s’engage : « Il est certain que les intercommunalités devront faire l’objet d’une méthode complètement différente pour le budget de l’année prochaine, ou alors on viendrait abîmer des territoires où il y a des projets économiques. » Un engagement plus facile à prendre qu’à tenir, au vu de l’absence de majorité à l’Assemblée et des aléas qu’ont connu les précédents projets de loi de finances.

    Rien ne change pour l’instant

    Surtout, cette promesse ne change rien pour le budget qui sera présenté mardi prochain à l’hémicycle métropolitain. « Nous n’allons abandonner personne », avance Sébastien Lecornu. « Il ne faut pas empêcher le début du mandat à la Métropole, et donc, l’État va se tenir aux côtés des élus, mais avec un chemin de vérité sans démagogie, sans posture, sans promesses aussi qu’on ne peut pas tenir », poursuit le Premier ministre. Tandis que patronat comme maires lui demandaient de revenir sur les coupes budgétaires, il se défend : « Pour l’impôt, comme pour ces sommes d’argent qui sont importantes, il faut une loi de finances. » Et face au président de la Métropole, assis derrière les journalistes, le résident de Matignon assène que « les bons gestionnaires font des économies ». En invitant à piocher dans le fonds de roulement de la Métropole, sur lequel il veut « demander de la transparence » alors même que, du côté de l’intercommunalité, on glisse que l’État a reconnu une erreur d’analyse sur le sujet face à des réserves inexistantes.

    « Il soulève un point technique qui ne réglera pas le problème », balaie donc le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Qui pour autant tente de voir le verre à moitié plein dans la réponse faite par l’État et veut y voir « un début de solution ». « Nous avançons, nous pouvons être satisfaits d’avoir un Premier ministre qui comprend les difficultés, partage l’édile salonais. Dans la prochaine loi de finances, il faudra reconnaître le traitement infligé aux intercommunalités parce que dans la situation d’aujourd’hui nous ne pouvons pas porter de projets. »

    « Mais dans l’immédiateté, les problèmes sont toujours sur la table », reconnaît aussi Nicolas Isnard, même s’il comprend que le Premier ministre « n’a pas de baguette magique ». Alors malgré les rencontres et l’attention portée par l’État sur la Métropole, il persiste et signe : l’hémicycle métropolitain ne votera aucun budget, ni aucun taux d’imposition cette année. « J’ai été élu président avec un mandat sacré, protéger les communes et les deux millions d’habitants de ce territoire, insiste-t-il. Si la seule solution qui nous est donnée est d’assommer les contribuables, on ne le fera pas, ce ne sera pas nous. Je protégerai jusqu’au bout mes contribuables et mes communes, on ne touchera pas les attributions de compensations [l’argent reversé par la Métropole aux communes en héritage de la taxe professionnelle, Ndlr.] ni la fiscalité sur les ménages. » Une responsabilité dont il laisse l’État se charger, face aux 123 millions d’euros qui manquent pour boucler le budget. « C’est celui qui est à l’origine de cette déflagration qui assumera les conséquences, on ne peut pas assumer les décisions qui ne sont pas les nôtres », proteste le maire de Salon-de-Provence en insistant sur les 120 millions de coupes budgétaires de l’État en deux ans.

    « Moi en l’état, je ne voterai pas un budget tel qu’il a été construit », abonde le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, qui rappelle qu’il ne l’avait pas non plus voté les années précédentes. Face à une Métropole « fiscalement injuste », il appelle de ses vœux un nouveau pacte financier et fiscal entre les communes. « On vit dans une ligne où on a deux lignes de métro alors qu’on fait deux fois et demi Paris et cinq fois Lyon, ce n’est pas parce qu’on l’a décidé, l’argent y est, mais il sert à faire autre chose », proteste-t-il. Au risque de laisser la chambre régionale des comptes faire table rase pour reconstruire par-dessus.

  • Une troisième vague de rénovation urbaine

    Une troisième vague de rénovation urbaine

    Dans le salon de la Paix de la préfecture de région à Marseille, le Premier ministre Sébastien Lecornu n’a pas attendu, comme il était prévu, la fin du second comité de pilotage national du logement pour faire sa principale annonce. « Nous allons avoir une troisième édition de l’Anru [les opérations de renouvellement urbain, Ndlr.] », lâchait-il tout de go face aux acteurs nationaux du logement social, de l’immobilier, du bâtiment réunis là. Une nouvelle vague de rénovations qu’il a souhaité lancer en urgence avant la présidentielle, « pour nous adapter aux rythmes des mandats municipaux ». De quoi accompagner les mesures qui figureront dans le projet de loi présenté en première lecture, avant l’été, pour faciliter la production de logements et atteindre un objectif de 2 millions d’ici l’horizon 2030.

    150 quartiers concernés

    « Jean-Pierre Raffarin avait décidé d’un premier Anru, avec le parti pris de venir traiter l’ensemble des logements d’après-guerre, Manuel Valls avait décidé d’un deuxième Anru tourné vers la mixité sociale. Il nous appartient de lancer cette troisième génération, qui permettra de traiter la période 2030-2040 », décrit le Premier ministre, face à la presse. La feuille de route esquissée lors du comité national prévoit cette fois d’intégrer aussi bien les enjeux de sécurité que de changement climatique, d’électrification des logements pour ne plus exposer leurs locataires aux flambées du prix du gaz, d’accès aux soins et aux différents services. « Jusqu’ici, l’Anru se basait uniquement sur un diagnostic bâtimentaire, explicitait le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun. Si on y met un critère fort de sécurité, un bâtiment qui crée de l’impasse, favorise le narcotrafic, on peut se dire que ça vaut le coup de le démolir. »

    Au total, quelque 150 quartiers à l’échelle nationale pourraient être concernés par cette nouvelle vague de renouvellement urbain, avec une ambition de pouvoir adapter les périmètres pour toucher les petites villes de moins de 25 000 habitants. Parmi les dossiers qui doivent être déposés avant l’automne, le Premier ministre évoque « 3, 4 ou 5 quartiers dans une ville comme Marseille ».

    C’est que son maire (DVG), Benoît Payan, a profité de ce comité de pilotage pour rappeler que « pendant des années, les acteurs locaux ont eu du mal à présenter des dossiers, avec des dossiers parfois inconsistants ». Et des centaines de millions d’euros de perdus derrière. Alors il accueille avec un large sourire cette nouvelle vague. « On sait qu’à Marseille, il y a des milliers et des milliers de logements indignes, qu’il y a des bailleurs sociaux qui ne font pas le travail, qu’il y a des copropriétés qui sont lourdement dégradées et notamment sous l’impulsion malsaine et malfaisante des marchands de sommeil », insiste-t-il face à la presse. Après la validation, en décembre, de quatre opérations d’intérêt national pour la requalification des copropriétés dégradées (Orcod-IN) à Marseille, il a profité de ce comité de pilotage pour défendre un renforcement de l’arsenal législatif. S’il est trop tôt pour indiquer où se porteront cette fois les chantiers du renouvellement urbain, il n’en souligne pas moins : « Il y a la question du centre-ville qui est très dégradé, et c’est vrai aussi pour le 3e arrondissement, mais il y a aussi des poches de pauvreté très fortes dans le 9e arrondissement. »

    Derrière l’annonce de la rénovation urbaine, le Premier ministre compte aussi, à travers son projet de loi, redonner la main aux intercommunalités sur les aides à la pierre et à la rénovation, donner le pouvoir aux communes de peser davantage sur les critères d’attributions de logements sociaux, y compris avec un veto sur celles-ci « qui puisse absolument être justifié par un trouble à l’ordre public ». C’est aussi la promesse de pouvoir créer des opérations d’intérêt local pour accélérer drastiquement les procédures administratives et restreindre les recours en justice en les unissant, l’allègement des critères d’aides pour la rénovation. Et le recul pour trois ans de l’interdiction des passoires thermiques, pourvu que les propriétaires promettent d’y faire des travaux. « Des propriétaires devraient dire à plus de 2 millions de personnes de sortir de leur logement, ce sera dramatique », justifie Vincent Jeanbrun. Dans une ville qui ne connaît que trop bien l’indécence de ces logements.

  • Le Palais du Pharo s’illumine aux couleurs de l’Arménie

    Le Palais du Pharo s’illumine aux couleurs de l’Arménie

    Comme un symbole, le rouge, bleu et orange ont recouvert la façade du Palais du Pharo à Marseille, ce mercredi soir à la tombée de la nuit, en commémoration du génocide commis il y a 111 ans par le pouvoir turc. Juste avant, une programmation culturelle, organisée à l’initiative de la Ville de Marseille et d’organisations de la diaspora arménienne, a mis « en lumière et en musiques la richesse et la résilience de la culture arménienne à travers l’art ». Avec notamment de la danse traditionnelle par 14 interprètes de l’association « Courants d’Arts » et des chants assurés par la chorale de l’école Hamaskaïne (12e arr.).

    De quoi faire le lien entre Marseillais d’origine arménienne et le devoir de mémoire. « Que personne n’oublie l’histoire. Quand on parle de l’Arménie, de ce pays 1 000 fois redéfini, nous parlons de notre histoire commune et collective », a martelé Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, aux côtés notamment du consul général d’Arménie à Marseille, Ara Mkrtchian. Ce dernier a aussi insisté sur ces liens : « C’est dans cette ville refuge que des milliers de rescapés du génocide ont trouvé une terre d’accueil ».

    Tous deux ont loué la nécessaire « unité » du peuple arménien. Notons enfin que le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, sera ce vendredi à Marseille dans la continuité des commémorations, puisqu’il sera présent pour la cérémonie prévue au mémorial du génocide arménien, rue Edmond-Pirian.

    LES RENDEZ-VOUS COMMÉMORATIFS

    Marseille

    Un rassemblement est prévu le vendredi 24 avril à 17h aux abords du consulat de Turquie organisé par CPLM (Courir pour la Mémoire).

    Aubagne

    Une commémoration est organisée ce vendredi 24 avril au cimetière Fenestrelle, de 17h à 18h.

    Carry-le-Rouet

    Un hommage aux victimes du génocide arménien est organisé au Monument aux morts, le samedi 25 avril, de 11h à 12h.

    Simiane-Collongue

    Une commémoration du génocide arménien, suivie de l’inauguration du Square d’Arménie, aura lieu le vendredi 24 avril à 11h, en haut des Cours du Héros.

    Le Cannet

    Une cérémonie est organisée par la Ville, en coopération avec l’Union des Arméniens de Cannes et ses environs. L’événement se déroulera le vendredi 24 avril à 10h, devant le Monument aux Morts, Square Pietra-Santa.

    La Ciotat et Ceyreste

    Un hommage sera rendu le vendredi 24 avril à partir de 11h, avec un dépôt de gerbes suivi d’une prise de paroles des autorités, Avenue Louis-Crozet à La Ciotat, et face à l’école Jean-D’Ormesson, à Ceyreste.

    Cabriès-Calas

    Un hommage est organisé par la ville le dimanche 26 avril à partir de 11h30 sur la Place du 24-avril-1915, avec une cérémonie et un dépôt de gerbes.

    Allauch et Plan-de-Cuques

    Vendredi 24 avril à 17h10, une cérémonie en hommage aux 1 500 000 victimes arméniennes du génocide perpétré en 1915 par l’empire Ottoman aura lieu place du Souvenir Arménien, rue Jules Ferry à Plan-de-Cuques. De même qu’à 18h30, place du 24 avril 1915 au Logis-Neuf à Allauch aura lieu une cérémonie pour le devoir de mémoire.

  • Ce qui attend la Métropole si son budget n’est pas voté

    Ce qui attend la Métropole si son budget n’est pas voté

    « C’est une première, cela ne se passe pas comme ça habituellement », insistait le maire (DVG) de Marseille, ce mardi soir, à la sortie de la conférence métropolitaine des maires. Après l’annonce du refus de voter le budget de la Métropole, lors du prochain conseil le 28 avril, l’institution, si elle va jusqu’au bout de cette décision, s’avance sur un chemin inédit dans sa courte histoire. Mais il y a encore loin d’ici à toute forme de tutelle de la préfecture.

    Le Code général des collectivités territoriales balise la procédure. Ainsi, si le conseil métropolitain n’a pas adopté de budget en équilibre avant le 30 avril, la Chambre régionale des comptes doit être saisie par la préfecture sous un délai de 30 jours. À compter de cette saisine, elle dispose à son tour de 30 jours pour proposer à la Métropole « les mesures nécessaires au rétablissement de l’équilibre budgétaire ».

    à partir de la transmission des propositions des magistrats, le conseil métropolitain a un mois pour adopter une nouvelle délibération et approuver un budget à l’équilibre. Si l’hémicycle refuse une nouvelle fois de voter, ou si les mesures de redressement sont jugées insuffisantes par la Chambre régionale des comptes, celle-ci se prononce sous quinze jours, avant de passer la main au préfet, qui fait exécuter un budget préparé suivant les recommandations des magistrats. Mais sans obligation de s’y conformer à la lettre. « Si celui-ci s’écarte des propositions formulées par la Chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d’une motivation explicite », précise le Code général des collectivités locales.

    Dans le département, plusieurs communes ont dû passer sous les fourches caudines de la Chambre. En juin 2025, celle-ci avait jugé « insincère » le budget présenté par l’ancien maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazucchi, et demandait d’augmenter drastiquement les impôts locaux (notre édition du 12/06/2025).

    « Je ne me laisserai

    pas faire »

    C’était aussi le cas au même moment, à Gréasque, comme en a témoigné la maire (DVG) Hélène Gaillard, lors de la conférence des maires. Et, en 2014, pour Salon-de-Provence. En arrivant à la tête de la commune, le maire (LR) Nicolas Isnard avait refusé de voter un budget « insincère ». Et avait dû exécuter les décisions des magistrats : « J’ai fermé des services, j’ai arrêté des chantiers, je n’ai pas remplacé tous les départs à la retraite, j’ai remis tout à plat avant de retrouver des bases qui m’ont permis de retrouver l’ambition », expliquait-il à La Provence.

    « On n’a pas pris la mesure de dire quelles seront les conséquences », notait le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, même s’il se ralliait au refus de voter le budget. En rappelant qu’en plus des hausses d’impôts ordonnées, la Chambre régionale des comptes préconisait aussi des coupes claires dans les subventions aux associations, dans les emplois de contractuels. Et craignant pour l’argent redistribué aux communes.

    « Je n’ai pas envie qu’on annule le Salon du livre à tel endroit, qu’on augmente le prix du ticket de métro, qu’on me dise que, finalement, on ne peut plus ramasser les poubelles, défendait de son côté Benoît Payan. Je ne me laisserai pas faire et les autres maires sont dans le même état d’esprit. » Jugeant que « l’état a décidé de prendre 100 millions dans les caisses de la Métropole, il peut décider de les rendre ».

    Les premières délégations des vice-présidents

    Gaby Charroux, 3e vice-président délégué à l’industrie, à la reconversion industrielle et à la décarbonation.

    Pascal Montécot, 7e vice-président délégué à l’aménagement, à l’urbanisme, au Scot, à la planification et aux marchés publics.

    Alexandre Doriol, 9e vice-président délégué aux ressources humaines et relations sociales.

    David Ytier, 11e vice-président délégué aux finances, au budget, à la stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, au suivi des transferts, au pilotage des satellites.

    Martial Alvarez, 19e vice-président délégué à l’emploi, la cohésion sociale et territoriale, l’insertion, les relations avec le GPMM, l’habitat, le logement, les autorisations préalables de mise en location.

    Maxime Marchand, 20e vice-président délégué à la mer, aux ports et au littoral.

  • Une des sept arches enfin restituée sur SeaOne

    Une des sept arches enfin restituée sur SeaOne

    Huit ans après la destruction scandaleuse des sept arches encastrées dans un mur de l’ancienne usine Giraudon que le promoteur Sud Rea s’était engagé à démonter soigneusement « pierre par pierre » pour les restituer en façade de l’immeuble de standing SesAone dessiné par Ricciotti, une arche vient enfin d’être remontée cette semaine.

    Suivant les injonctions de l’Architecte des bâtiments de France dans le 5e modificatif du permis de construire, l’arche a été remontée à partir de blocs de pierre retaillée que le promoteur stockait depuis des années sur le parking de sa société près d’Aubagne. Les recherches historiques menées sur le site du second lazaret de Marseille ont déconstruit la légende qu’il s’agissait des arcades des écuries de l’Impératrice Eugénie. Selon l’archéologue anthropologue Nathalie Cazals, ce sont les vestiges du projet lancé en 1858 du premier complexe balnéaire dessiné par Henry-Jacques Espérandieu et avorté en 1870 avec la chute de l’Empire, comme l’a dévoilé un dessin de l’architecte retrouvé aux archives.

    Cette restitution a minima d’une arche était un des points traités par le protocole transactionnel signé le 3 juin 2024 entre la Ville et le promoteur Hubert Attali au terme d’une médiation après le constat d’infractions à l’urbanisme et de différends sur l’interface avec la plage. L’arche se fond dans l’ensemble, les pierres ont été retaillées après avoir été abîmées lors de la démolition brutale du 7 novembre 2018. La pierre a depuis séché et ne devrait pas produire ce calcin qui colore la surface.

    Cachées par des barrières métalliques séparant la plage de l’immeuble, d’autres arcades ont été mises en sécurité. Il s’agit de celles sur laquelle reposait la grande dalle de béton de 1 370m2 qui a été déconstruite et qui correspondait à l’ancien établissement « Le Réal Club » rasé en 2015. Cette arcature de 1860 doit être également préservée ou au moins restituée suivant l’état de certaines arcades dans le cadre du « projet de valorisation globale de l’anse des Catalans » lancé sous Jean-Claude Gaudin et repris par Benoît Payan. « On conserve les arches parce qu’elles dessinent la plage et qu’elles sont la mémoire historique des lieux. C’est une attente forte des architectes des bâtiments de France et nous y tenons » déclarait en février 2021 Hervé Menchon, l’adjoint au littoral.

  • Les maires de la Métropole refusent de voter le budget

    Les maires de la Métropole refusent de voter le budget

    Le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan avait alerté, dès vendredi. « Si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux », assurait-il sur les ondes de France info (notre édition du 18/04). Le premier pas a été franchi ce mardi après-midi, lors de la première conférence métropolitaine des maires du mandat, qui a largement approuvé le fait de refuser de voter le budget de l’institution, lors du prochain conseil, le mardi 28 avril.

    « Les maires menacent de ne pas voter le budget métropolitain, annonçait par communiqué la Métropole, après un vote à main levée qui a donné une large majorité à cette option. Ils entendent ainsi protester contre l’insoutenabilité de la baisse continue des dotations de l’État qui les place dans l’impossibilité d’équilibrer le budget 2026. »

    Mais le vote était loin d’être gagné d’avance. Plusieurs maires avaient déjà averti des possibles conséquences dès la présentation des orientations budgétaires de la Métropole, le 16 avril dernier, avec la découverte d’un trou de 123 millions d’euros dans les finances.

    Un mur budgétaire attendu depuis 2023

    « Utiliser cette arme fatale risque de se retourner contre nous », alertait alors le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, craignant que l’État n’en profite pour sabrer les attributions de compensations reversées aux communes par la Métropole face à la perte de la taxe professionnelle. « La mise sous tutelle serait une erreur, la première chose que ferait l’État serait de réduire les attributions de compensations », dénonçait en arrivant, ce mardi, le maire (DVD) de Meyreuil Jean-Pascal Gournès, à la tête du deuxième groupe dans l’hémicycle, celui des Maires de Provence.

    Alors, en arrivant, le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, rappelait sa méthode : « Ce sont les maires qui, dès que nécessaire, seront ensemble pour décider des orientations. » Reconnaissant que « sur le fond, on aurait peut-être aimé ne pas se réunir aussi vite ».

    Plusieurs maires, pourtant, ont rappelé que cette situation n’était pas une surprise. « La découverte n’est pas une vraie découverte ! Les transports voulus et votés par tous doivent aujourd’hui être payés ! Il n’y a pas de trou juste des factures à payer », glissait-on dans l’entourage de l’ex-présidente (DVD) de l’institution, Martine Vassal. Le pacte financier et fiscal voté par tous, en 2023, prévoyait bien qu’« un abondement de ressources est à prévoir après 2026 ». Mais pas à un tel niveau, face aux coupes de l’État.

    Alors, trois options ont été posées sur la table, lors de cette conférence des maires. La hausse au maximum des impôts étant refusée par tous, restait le choix d’adopter un budget entre un « plan d’économies d’urgence » (à hauteur de 30 millions d’euros) laissant 90 millions à trouver notamment par la hausse des taxes, ou de refuser de voter le moindre budget face aux 120 millions d’euros de coupes budgétaires de l’État imposées en deux ans. Avec le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, ils étaient une douzaine à vouloir prendre la première voie. Le bras de fer avec l’État a finalement été choisi.

    « L’État renvoie ses difficultés vers les territoires et ce sont les territoires qui sont exsangues alors qu’ils n’y sont pour rien », accuse Nicolas Isnard, qui a défendu cette option avec les maires de Marseille et Aix. « Je ne suis pas satisfaite, partage l’édile aixoise (UDI) Sophie Joissains. C’est un appel à l’aide, pas autre chose. »

    Crainte pour la gratuité des transports

    « Maintenant, il faut prendre son courage à deux mains et dire que ça ne peut pas fonctionner, voir avec l’État quelles solutions nous pouvons trouver », défend Benoît Payan. Même si la crainte d’une tutelle de la préfecture, après les allers-retours réglementaires avec la chambre régionale des comptes, n’est pas loin, entre coupes de subventions et d’emplois contractuels et augmentations drastiques d’impôts. Avec des menaces sur le service rendu et les acquis gagnés. « Si la gratuité des transports était remise en cause, on se battrait », assure le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, qui a adressé ce mardi une lettre aux maires du pays d’Aubagne afin de faire front commun. Avant ce « coup de semonce pour faire comprendre que nous sommes fatigués d’être tondus ».

  • Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole

    Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole

    Sous les ors de la République, Emmanuel Macron pouvait bien promettre aux quelque 500 maires conviés à la suite de la séquence des municipales, « vous m’aurez toujours à vos côtés ». À l’Élysée ce jeudi soir, le président de la République leur a beaucoup parlé de simplification, « qui va nous permettre d’aller plus vite sur le terrain », de décentralisation aussi, « avec des idées en matière de logement en particulier, assez radicales », pour les prochaines semaines, et surtout d’indépendance stratégique. Et à peine des coupes imposées par l’État dans les budgets que doivent adopter toutes ces municipalités, n’évoquant que du bout des lèvres le fait « qu’on est dans une période plus difficile budgétairement ».

    Le sujet a pourtant été mis sous le feu des projecteurs ce jeudi, dans la deuxième Métropole du pays, l’une des plus impactées par les réductions des dotations de l’État. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », alertait le vice-président (LR) délégué aux finances David Ytier (notre édition du 17/04). « Il faut que l’État prenne aussi ses responsabilités et nous aide », insistait auprès de la presse le président (LR) du conseil métropolitain, Nicolas Isnard. « Nous allons faire remonter ce mécontentement et nous avons déjà commencé », poursuivait-il, incluant l’ensemble des maires de l’hémicycle. « Le premier d’entre eux Benoît Payan est aussi à la manœuvre », glissait-il.

    La menace d’une fronde

    Absent de l’hémicycle métropolitain jeudi après-midi, le maire de Marseille faisait en effet partie de la dizaine de maires provençaux conviés à l’Élysée. Un déplacement « pour parler de Marseille, de la préoccupation des maires vis-à-vis du pouvoir d’achat et du budget », confiait son entourage. Après le long discours du président de la République, les deux hommes ont ainsi parlé de la nouvelle donne métropolitaine, placée sous le signe de l’entente et de l’espoir de pouvoir accélérer les nouveaux projets. Et de sa situation financière, de la difficulté à boucler son budget, des leviers pour y arriver tant dans les investissements à réaliser que pour subvenir à son fonctionnement. « La possibilité d’une tutelle a été abordée », reconnaît-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. Benoît Payan l’a rappelé dès ce vendredi, sur les ondes de France info. « C’est non seulement un risque, mais un problème : si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, il y aurait des conséquences en cascade, répondait le maire, indiquant qu’il avait averti l’État. Cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux. » En cas de refus de l’hémicycle métropolitain de voter le budget, le préfet serait contraint de prendre la main pour exécuter ses compétences obligatoires, expliquait-il. « Mais par exemple, les investissements, l’aide aux associations, les questions hors des compétences classiques vont être découpées. » Surtout, l’exemple d’un tel refus de voter le budget pourrait inspirer d’autres collectivités territoriales. « Ça commence chez moi, ce n’est pas un territoire anodin », appuyait Benoît Payan.

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.