Tag: bénévoles

  • Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    L’occasion de présenter le nouveau pôle événementiel du journal dirigé par Maryan Barthelemy et d’envoyer une pensée à Roland Villalonga, fondateur de la course, désormais en maison de retraite.

  • Les centres d’initiation, fleurons de Martigues

    Les centres d’initiation, fleurons de Martigues

    Entre 2020 et 2026, les réalisations se sont multipliées : le bassin extérieur de 50 mètres de la piscine Avatica a permis au club de gagner des dizaines d’adhérents et d’attirer l’entraîneur Philippe Lucas, les terrains de padel ont donné un nouveau souffle au club de tennis, le stade Francis-Turcan a été remis aux normes, le collège Henri-Wallon s’est vu doter d’un gymnase, la base de voile de Tholon a été rénovée et étendue, la « Zone Jeun’s d’Aurélio » a démocratisé la pratique du BMX, des plateaux d’évolution (ou city stades) ont été construits dans les quartiers…

    Martigues est « une terre de sport », affirme Éliane Isidore, conseillère municipale (DVG) en charge de la question. Et ce n’est pas nouveau. « On a 1 300 gamins qui s’essaient à plus de 25 activités dans nos Centres d’initiation sportive (CIS), qui sont un véritable fleuron de notre politique. Ces CIS ont été créés il y a plus de 60 ans. C’est dire si on a été précurseurs en la matière. » Depuis 2020, ces centres proposent du sport adapté aux enfants en situation de handicap. Trois créneaux par semaine sont animés par des éducateurs formés et habilités à encadrer ces publics.

    Mixité sociale et éducation

    Les amateurs de sport ont de quoi faire et les résultats sont là : la commune de près de 50 000 habitants compte 11 000 licenciés au sein des différents clubs. Éliane Isidore résume : « Notre politique est l’accès au sport pour tous. (…) On a à cœur de soutenir toutes les pratiques, qu’elles soient de loisir, de compétition ou hors du cadre fédéral. (…) Ces chiffres n’arrivent pas par hasard, c’est le fruit d’une politique sportive mise en place il y a longtemps, rendue possible par la stabilité politique de la ville. »

    L’élue souligne le travail mené par les associations et leurs bénévoles : « Je leur témoigne ma reconnaissance et leur dire à quel point ce qu’ils font est essentiel pour le lien social. C’est dans le sport que la mixité existe et c’est un endroit d’éducation populaire pour les jeunes. C’est là, aussi, où on apprend les règles du vivre ensemble, le respect de l’autre. »

  • Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Il s’annonce comme le carnaval de tous les records. L’extraordinaire carnaval de Martigues, prévu samedi 7 février, est l’objet de tous les superlatifs depuis l’inauguration – pour le moins loufoque – de son quartier général, fin décembre (voir notre édition du 20/12).

    La devanture de l’espace Simone-Veil donne le ton : « Pas fini, déjà un record », « records imaginaires acceptés » sont inscrits au correcteur blanc sur les vitres, tandis que le logo d’une célèbre marque de pastis a été détourné en « Record ». Le lien avec le carnaval ? La participation populaire à un délire collectif. « L’idée est de ne pas être juste spectateur. Le principe du carnaval est de créer de l’interaction entre les participants, que tout le monde puisse contribuer », explique Santillane Sabouret, à l’organisation et en charge de l’accueil du QG du carnaval, ce mercredi.

    Tout est prévu pour cela. À l’entrée, des formulaires « cerfo » permettent de consigner par écrit les idées de records les plus folles. Un pan de mur leur est dédié, avec en exemple le « vlan la godasse » consistant à établir le record du plus long lancer de chaussure dans un filet de pêche.

    Ce côté absurde assumé attire justement les curieuses. Virginie, sa compagne et leurs trois filles passent la porte du QG, ce mercredi après midi. « Ce sont les inscriptions comiques et le bon accueil, la semaine dernière, qui nous ont fait revenir », confie-t-elle. Les trois écolières sont accueillies par Adrika Badjoudj, experte de la machine à coudre, le temps de réaliser quelques cocardes en feutre.

    Préparation participative

    Elles n’ont jamais participé au carnaval, ni à sa préparation. Mais « ça donne envie » assure la mère des jeunes filles. Adrika Badjoudj, habituée du carnaval depuis 25 ans, guide ces dernières, tout comme le reste du public, pour « aider à réaliser des chapeaux, des masques et des lunettes décorées ».

    Une autre équipe s’affaire cet après-midi. De l’autre côté du local, une structure en bois sur chariot reçoit une parure de roseau des mains de bénévoles de l’association Afrosafari. Juste à côté, un portant est chargé de costumes colorés réalisés avec la costumière de la compagnie Camélopard, partenaire de la Ville.

    Suzanne Belba est de la partie. Elle explique qu’« au carnaval, ces tenues sont faites pour délirer. Mais il y a une histoire derrière ». « Notre message est que nous voulons abolir l’excision. Ces costumes sont portés par les filles quand elles sont excisées, pour faire honneur à leurs parents. Mais on n’a pas besoin d’être excisée pour mettre ça », revendique la bénévole. C’est d’ailleurs pour cette raison que la structure sur chariot porte le record de « la case la plus militante », comme l’indique Mauve, membre de l’organisation.

    Il est encore possible de créer son costume et de préparer son carnaval avant le jour J, le 7 février. Le QG du carnaval accueille le public le lundi, mardi et mercredi de 10h à 13h puis de 14h à 18h, et les vendredis de 11h à 20h, en présence de la compagnie Camélopard.

  • La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    Les bénévoles sont déjà à la sortie des commerces. Depuis le 17 janvier, l’opération Martigues solidaire se déploie dans les quatre coins de la ville, supermarchés, entreprises partenaires, services municipaux, centres sociaux, lycées, collèges, Maison des jeunes et de la culture… L’objectif : collecter un maximum de denrées alimentaires non périssables et de produits d’hygiène au bénéfice des associations Partage, le Secours populaire, la Croix rouge, le Secours catholique, les Équipes Saint-Vincent et les Restos du cœur. Chaque don est échangé contre un ticket solidaire permettant d’assister au concert de Chimène Badi, qui se déroulera le 6 février à la Halle de Martigues.

    Des synergies

    « Avec cet événement, il y a une double solidarité, affirme Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service de la vie associative. D’abord, la générosité des habitants, qui est toujours au rendez-vous. » « Une année, un gamin du collège avait oublié de ramener un don, se remémore Bernard Mercier, président de Partage. Il a mis son goûter dans le caddie à la place ! » L’agente de la Ville reprend : « Et puis, il y a la solidarité entre les associations, qui se partagent le trésor. »

    Mis en place il y a 9 ans, ce rendez-vous annuel est important pour ces structures. L’an dernier, 10 tonnes de dons avaient été collectées. Mais au-delà, cette manifestation orchestrée par la Ville de Martigues a permis aux associations de « créer de véritables liens d’amitié, de confiance, de vrais partenariats tout au long de l’année », glisse Valérie Fernandez-Campazzo. Une énergie commune et des synergies positives pour les bénéficiaires, qui ne s’en voient que mieux accompagnés.

  • À Avignon, Mobil’Douche s’arrête au grand dam des plus fragiles

    À Avignon, Mobil’Douche s’arrête au grand dam des plus fragiles

    Sur un parking coincé entre le tribunal et la voie de train, alors que la nuit vient de tomber depuis quelques minutes, un petit attroupement s’est formé autour d’un camping-car dont la peinture écaillée par endroits laisse imaginer son âge. En s’approchant, l’accueil des bénévoles avec un grand sourire ne cache pas l’émotion. Car c’est la dernière maraude de la Mobil’Douche, après dix ans de bons et loyaux services.

    Le dispositif, mis en place en 2016, permettait aux sans-abri et aux personnes en grande précarité, en premier lieu, d’avoir trois fois par semaine un endroit où se laver dans la douche du véhicule, « sans se presser, en prenant son temps », glisse Jasmine Zeroug, représentante de l’association à Avignon.

    Mais depuis quelques mois, le véhicule est trop abîmé pour pouvoir continuer d’assurer les maraudes. Les pièces de remplacement du vieux bungalow sur roues se trouvent difficilement. Et l’achat d’un véhicule neuf est estimé à environ 60 000 euros. Le conseil d’administration de l’association Depaul France a donc pris la décision de stopper les frais. Malgré des aides de la municipalité et de la préfecture de Vaucluse, il n’est plus possible de continuer. « Il ne faut pas renoncer. Nous ferons tout pour revenir. Et même si ce n’est pas demain, ce sera après-demain », lance Jasmine Zeroug dans un appel sur les réseaux sociaux. Avec la dizaine de bénévoles, elle espère qu’un mécène permettra de relancer l’action. Avant les problèmes mécaniques, l’association avait la volonté d’engager un salarié permanent pour pérenniser l’action.

    « Abandonnés par Paris »

    « Je suis dégoûté. À part le côté hygiène, c’était surtout un moment convivial avec un accueil inconditionnel. Ça va beaucoup me manquer », clame Loukas, bénéficiaire depuis quelques mois, avec un peu d’abattement dans la voix. D’autant que « ça tombe au plus mauvais des moments, avec le froid qui arrive », abonde-t-il tout en terminant un verre d’eau fourni par les bénévoles. « On a été abandonnés par Paris », renchérit Alexandra*, bénévole depuis plus de sept ans et qui a elle-même « connu une grande période de précarité » et pour qui Mobil’Douche est une « deuxième famille ». « Les bénéficiaires viennent parler s’ils le veulent. On n’est pas là pour poser des questions. Et ça s’arrête à la période des fêtes, au pire des moments », appuie-t-elle, dépitée. Il est également possible de prendre une douche dans d’autres associations de la Cité des Papes, mais « le fait que ce soit en extérieur attirait beaucoup », ajoute Jasmine Zeroug.

    *le prénom a été modifié

  • Une nuit au plus près des démunis et sans-abri

    Une nuit au plus près des démunis et sans-abri

    C’est tout sauf une opération de communication ! » Au sein de La Grande Maison dans le 3e arrondissement de Marseille, un centre d’hébergement d’urgence géré par le CCAS (centre communal d’action social) et plusieurs associations, la Ville et l’État ont présenté les grandes lignes de la prochaine nuit de la solidarité. Cet événement, qui rassemble 1 000 bénévoles, a pour objectif de « mesurer les besoins des personnes sans-abri à un instant T » et se tiendra le 22 janvier prochain, de 17h à 23h. « À travers un questionnaire anonyme, on essaie d’identifier les urgences auxquelles ils et elles sont confrontés », rappelle Audrey Garino (PCF), adjointe au maire de Marseille, en charge des affaires sociales et de la solidarité. « Ces données permettent de qualifier les urgences sur notre territoire. Et de pouvoir déployer des dispositifs pour y répondre », développe l’adjointe communiste. L’opération est d’ampleur : « Elle agrège un très large réseau d’acteurs de la solidarité », avec une dizaine d’associations parties prenantes. Le tout, dans un cadre national puisque se déroulant sur plusieurs communes simultanément.

    Une dimension scientifique et humaine

    Mais forcément, elle a une résonance particulière dans la cité phocéenne. « Notre ville souffre d’un taux de pauvreté conséquent, plus que la moyenne nationale. Ce taux ne fait qu’augmenter et tous les chiffres locaux en attestent », déplore Audrey Garino. « On n’a jamais eu autant de places d’hébergement mais il n’y a jamais eu autant de personnes dans la rue », abonde Léopold Carbonnel, directeur adjoint de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).

    Ce dernier pointe l’importance d’un tel événement : « Il y a aussi une dimension scientifique car nous sommes sur des phénomènes qui ne sont pas simples à mesurer. La grande précarité est souvent invisible et il y a un vrai enjeu à mieux l’appréhender. » Pour cette 5e édition, l’opération a évolué : Elle prendra la forme de maraudes dans certains arrondissements. La Ville prévoit aussi la distribution de produits pour lutter contre le froid grâce à une grande collecte menée depuis plusieurs semaines. Et des formations sont prévues pour les bénévoles qui participeront à l’opération, délivrées par l’association La Cloche. « Plus de 700 et 800 Marseillais ont été formés sur les premières éditions à l’aller vers, c’est-à-dire la déconstruction des clichés », explique Pauline Deluca, responsable de l’association. Elle insiste sur ce volet humain « pour mieux comprendre la grande exclusion ». D’où un site internet* pour les inscriptions des volontaires. « Il y a besoin de bénévoles, sans eux cette opération n’est pas réalisable », martèle Audrey Garino. Avant de rappeler que cette nuit est « un point d’appui indispensable pour engager des politiques publiques ».

    *nuit-solidarite.marseille.fr

    « Un point d’appui indispensable pour engager des politiques »

  • [Entretien] Olivier Masini : Dans le Var, « tout le monde peut être Père Noël vert »

    [Entretien] Olivier Masini : Dans le Var, « tout le monde peut être Père Noël vert »

    La Marseillaise : En novembre, vous avez lancé, comme chaque année, la campagne « Père Noël Vert » : expliquez-nous en quoi cela consiste.

    Olivier Masini : Le Père Noël vert, dont on va bientôt fêter les 50 ans, a été mis en place en 1976. Il a pour objectif de donner la main là où le Père Noël rouge ne peut pas passer. Il est vert, car c’est la couleur de l’espoir. La campagne a débuté mi-novembre et se poursuit jusqu’à fin décembre. C’est un moment important, où on a beaucoup d’initiatives réalisées par des partenaires. Des personnes, notamment des salariés d’entreprises, organisent, en lien avec leur direction, des collectes de jouets. Pour certains, c’est la première fois, d’autres le font depuis des années car en général, quand on l’est une fois, on le reste. Tout le monde peut être Père Noël vert. L’important est de porter la solidarité.

    Comment cela s’inscrit-il dans
    le cadre de l’action globale du Secours populaire
     ?

    O.M. : Nous sommes une association généraliste de la solidarité, qui apporte une aide inconditionnelle. Nous voulons permettre à chaque personne en difficulté de remettre le pied à l’étrier, et parfois de retrouver la dignité. A travers nos campagnes, on fait en sorte que les personnes accueillies deviennent aussi actrices de la solidarité. Quand quelqu’un rentre dans un accueil du Secours populaire, personne ne peut dire si les personnes sont des bénévoles ou des personnes accueillies. On crée aussi les conditions pour faire se rencontrer les personnes. On veut montrer que la solidarité est une richesse, d’autant plus dans le contexte d’aujourd’hui.

    Qui sont les partenaires qui vous épaulent sur cette campagne ?

    O.M. : On a des partenariats historiques avec des CSE d’entreprises. J’y suis attaché car cela signifie que le personnel s’attache à l’action solidaire. A ce titre on a, entre autres, des liens de longue date avec le CASI des cheminots du Var et la CMCAS EDF. Ils ont fait leurs arbres de Noël. Grâce à cela, une vingtaine d’enfants ont participé avec les autres enfants du personnel. Ils nous aident aussi sur les autres campagnes de l’année. Mais on a besoin de davantage de CSE, et il suffit d’en parler aux salariés, qui adhèrent en général. On a aussi le monde du sport, avec un partenariat avec le RC Toulon, qui organise un lancé de peluches pour son dernier match de l’année, comme c’était le cas ce dimanche. On a aussi un partenariat avec le Hyères Toulon Var Basket. Vendredi, des enfants du Secours Populaire vont assister au match et rentrer sur le terrain avec les joueurs. C’est bien, car on a l’image d’un fournisseur d’aide alimentaire et vestimentaire. Mais ce qui compte pour nous, c’est l’accès au droit, au sport, à la culture, au loisir, des choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on est en grande difficulté. On est aussi soutenu par des associations comme « les Rockeurs ont du cœur ». Les dons sont par ailleurs tracés, car il est normal de rendre compte des actions.

    Combien de personnes vont-elles pouvoir en profiter et que vont-elles recevoir ?

    O.M. : On fait attention, à travers nos partenariats, à s’approvisionner en circuit court, pour avoir des produits de qualité. Il y aura un peu de tout : des colis alimentaires avec du poisson, des friandises, des desserts… Pour les jouets, c’est selon ce qu’on reçoit, en essayant de classer par sexe et âge. On insiste sur les livres, mais les parents peuvent choisir. On ne sait pas encore exactement le nombre de bénéficiaires, mais cela augmente chaque année. Rien qu’à Toulon, au moment de Noël, 500 familles sont suivies. Dans le département, on sera certainement entre 9 500 et 10 000 personnes accueillies. La semaine dernière, ils ont accueilli plus de 100 personnes sur une journée à Toulon, c’est énorme. C’est une réalité sérieuse, il n’y a plus de profil type, et on reçoit autant de jeunes étudiants, bien plus que les autres années, que de retraités.

    Que peut on vous souhaiter pour 2026 ?

    O.M. : Que cette solidarité ne baisse pas. Quelles que soient les difficultés, quand on organise des initiatives et qu’on le fait très largement avec des bénévoles, des personnes accueillies, on se rend compte de l’efficacité de ces projets-là. Il faut qu’ils perdurent et se multiplient. On veut montrer qu’il y a d’autres choix possibles, qu’il n’y a pas de fatalité dans la vie, et qu’on n’est pas isolé quand on vient faire des actions solidaires. La force du collectif permet de faire de grandes choses. Et cela est essentiel dans un contexte où les personnes se renferment sur elles même face aux difficultés. Particulièrement pour les enfants. Notre rôle à ce sujet est important car nous sommes une association d’éducation populaire. On intervient d’ailleurs dans des écoles pour enseigner la solidarité dans le cadre de l’instruction civique. Si on commence à avoir cette vision dés le plus jeune âge, on ne l’oublie pas adulte. Et cette petite lumière vient se rallumer à certains moments de la vie.

  • À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    Velouté de panais au miel en entrée, cuisse de poulet rôtie accompagnée de polenta, de courge et de crème à la châtaigne et banana bread. C’est le repas que les chefs étoilés Aurore Danthez et Ilane Tinchant, ancien participant de Topchef, ont concocté ce samedi pour 250 étudiants et jeunes marseillais. Organisé par le Secours populaire, le but de l’événement est simple : offrir un repas de fête et un peu de convivialité à ces jeunes qui sont souvent précaires et parfois seuls à ce moment-là de l’année.

    Pour cette 5e édition de distribution de repas de Noël, le Secours populaire a choisi de permettre aux participants de manger sur place, grâce au centre social de Malpassé, qui leur a prêté gratuitement une salle. Avant même que les repas arrivent, ils sont déjà une dizaine à être installés sur de grandes tables, décorées de guirlandes et de boule de Noël avec Mariah Carey en fond musical. Invités par mail, via leur école, le Secours populaire ou la mission locale, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement, seuls ou à plusieurs.

    Kamelia, Ouassim, Walid et Abdelkrim, tous en master d’informatique sur le campus de Luminy, sont venus ensemble, pour partager ce moment. C’est Kamelia qui a amené la petite troupe jusqu’ici. « Moi et Abdelkrim, nous sommes inscrits au Secours populaire depuis un an pour avoir accès à l’aide alimentaire, explique la future informaticienne. On l’avait loupé l’année dernière. C’est bien ce qu’ils font, surtout que ce soit halal, ça nous permet d’en profiter aussi », précise-t-elle.

    « Un repas en plus »

    Contrairement au petit groupe, beaucoup ne resteront pas pour manger sur place, par timidité ou par manque de temps. Mais ce repas offert est d’une grande aide pour eux. « ça me fait un repas en plus à la maison, explique Emeline, 24 ans en recherche d’emploi. J’habite seule, et je n’ai que l’aide de la mission locale, donc c’est assez compliqué. Mais je ne reste pas, parce que je ne connais personne ». Amir et Mohammed prennent également le repas à emporter. « On va aller à la bibliothèque, parce qu’on a des examens la semaine prochaine », confient ces étudiants en BTS de conception des processus de réalisation de produits. Mais Amir, qui est également bénévole au Secours populaire tenait à venir. « L’association m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Marseille, donc j’essaye d’aller à tout ce qu’elle organise, et quand j’ai du temps j’aide aussi. »

    Un moment de rencontre pour les usagers mais aussi pour les bénévoles. Dont Romuald, alternant en éco-énergétique et bénévole depuis 6 mois au sein de l’association. « Ce genre de moment c’est bien pour nous, ça nous permet de rencontrer d’autres jeunes comme nous, et on peut s’amuser ». Une sociabilité importante pour ce Béninois qui ne rentrera pas voir sa famille pendant les fêtes.

    Alors que l’isolement et la précarité augmentent partout, et en particulier chez les 18-30 ans, l’événement a attiré du monde. Jusqu’à 18h, plus de 200 personnes sont venues récupérer leur repas étoilé. À l’occasion des 80 ans du Secours populaire, ils ont tous pu partir avec une carte-cadeau Cultura d’un montant de 20 euros.

  • Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Devant la préfecture de Vaucluse, ce mercredi 10 décembre en milieu de matinée, un long camion rempli de dizaines de cagettes de mâche est déchargé par une demi-douzaine de bénévoles d’associations diverses du territoire avignonnais. « On donne pour ne pas jeter », lâche avec dépit Sylvain Bernard, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Vaucluse (FDSEA 84).

    Au total, 500 kilos de mâche, 200 de céleri, de blettes et de butternuts ont ainsi été donnés aux Restos du Cœur de Sorgues et à l’épicerie solidaire de Châteaurenard.

    Car chaque semaine, « on en jette au moins dix fois plus par exploitation », assure un exploitant de Pernes-les-Fontaines, gilet sans manches des Jeunes agriculteurs sur les épaules. « On comprend que les gens achètent le moins cher, bien sûr. Surtout quand on voit que ça passe du simple au double. Mais de notre côté, on est obligés de tout broyer. C’est comme ça chez tout le monde. Qui peut travailler dans ces conditions ? », s’interroge son confrère dans la même tenue. « C’est de la belle marchandise, et au lieu de la jeter, c’est formidable de pouvoir en proposer à nos bénéficiaires. Car on en manque en ce moment », témoigne Claude, bénévole pour Les Paniers solidaires, épicerie sociale basée à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). « Il faudrait mettre un système en place pour pouvoir récupérer tout ça dès qu’ils doivent jeter quelque chose. Car on est très demandeurs de ces produits et on peut se déplacer sans aucun problème », insiste Vincent Rodrigue, bénévole « à la ramasse » des produits pour les Restos du Cœur de l’Isle-sur-la-Sorgue, tout en tentant de faire rentrer toutes les cagettes dans son camion tel un Tetris de verdure. D’autant qu’il affirme qu’il y a « de plus en plus d’inscrits » aux distributions alimentaires, avec aujourd’hui 210 familles accompagnées. « Surtout beaucoup de jeunes », ajoute-t-il tristement.

    Moins de consommation

    Une action qui a été organisée par la FDSEA de Vaucluse, car confrontés « à un surplus de production et à des difficultés de mise en marché », précise le syndicat dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. « Les magasins nous disent qu’il n’y a plus de consommation. Et dans le même temps, ils mettent des produits étrangers moitié moins chers que les nôtres. Et ce alors que la différence quand eux les achètent est bien moindre. Ils profitent du fait que c’est produit en France pour se remplir les poches », poursuit Sylvain Bernard. « D’autant qu’avec la loi anti-gaspi, on est hors-la-loi avec tout ce que l’on jette. Déjà qu’on est assaillis par des normes sans commune mesure avec celles des autres pays », abonde Philippe Bon, vice-président de la FDSEA de Vaucluse.

  • [Témoignages] Faire face à la faim en 2025 : ils s’engagent

    [Témoignages] Faire face à la faim en 2025 : ils s’engagent

    Aziz Djezzar, bénévole

    Aziz s’est impliqué dans les actions de l’association à sa création en 2021. Retraité, il était auparavant cariste dans une société de magasinier où il faisait des remplacements. Énergique et ayant la fibre associative, selon ses collègues, Aziz était auparavant bénévole dans une association sportive de judo et musculation. Lorsque Kader lui a proposé de travailler avec lui, il n’a pas hésité longtemps, aujourd’hui : « Je suis épanoui en venant ici, pouvoir aider les gens et aller à leur rencontre… »

    Élie Bonanni, trésorier

    « J’ai eu une intolérance à la farine », explique Élie. Ancien boulanger-pâtissier qui a dû cesser son activité après 30 ans de métier. Lorsque Kader lui a proposé d’intégrer l’association en 2021, il a souhaité y participer et en est aujourd’hui le trésorier. Mandataire pour ses deux parents handicapés l’homme voulait occuper son temps libre pour que les gens vivent mieux : « Aider les personnes dans le besoin c’est une façon d’aller vers l’avenir », explique-t-il. Et « avoir à manger c’est une nécessité ».

    Yoann Faure, bénévole

    Yoann a rejoint l’association après la perte de son travail il y a deux ans. « J’ai eu un accident de travail et je ne peux plus travailler. » L’ancien conducteur d’engins a eu de multiples problèmes de dos et ne trouve plus de travail aujourd’hui. En attendant de retrouver une activité, il a souhaité mettre son temps à disposition pour aider les personnes de la cité. Habitant de Forbin depuis quarante ans il dit trouver « plaisant de pouvoir aider les gens qui n’ont pas à manger et qu’il croise tous les jours ».