Tag: bénévoles

  • Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    L’association étudiante Solid’AM ne ménage pas sa peine et a vu ses efforts salués par la fondation Crédit coopératif. Elle s’est en effet vue attribuer le Prix local de l’inspiration en ESS 2026 pour « son action innovante et exemplaire en faveur des étudiants issus de milieux défavorisés au travers l’ouverture récente de son épicerie solidaire implantée au cœur du campus universitaire aixois, épicerie ouverte à tous les étudiants et pas seulement ceux d’Aix Marseille Université ». Ce prix de 3 500 euros a été remis le 4 juin par Stéphane Salord président du Conseil d’agence du Crédit coopératif Aix-en-Provence au président de l’association Lyes Belhadj en présence des bénévoles et des collaborateurs de l’agence.

  • Le Mouvement associatif alerte sur les difficultés dans le secteur

    Le Mouvement associatif alerte sur les difficultés dans le secteur

    Porte-voix des associations, le Mouvement associatif Région Sud Paca, qui s’inscrit dans l’Économie sociale et solidaire, a invité lundi ses structures et les représentants des grands réseaux afin de rendre visibles leurs actions, d’élire son conseil d’administration et son nouveau président, Christian Guibert. « Nous avons comme objectif de renforcer la cohésion du mouvement et d’amplifier son écosystème. Cela avec des valeurs de solidarité, de tolérance, d’initiatives et de démocratie participative », souligne-t-il. À ce titre, le Mouvement associatif a mis en place des forums pour valoriser l’emploi associatif et des formations pour les bénévoles.

    Au regard de la situation, les associations se mobilisent également pour dénoncer les difficultés économiques auxquelles elles font face : « On a besoin d’être plus nombreux. On se sent en danger financièrement », déclare Lisa Le Pann, trésorière régionale des Éclaireuses et Éclaireurs de France. C’est dans ce contexte que le partenariat avec la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), prend sens : « Les ressources sont sous tension, les associations font face à des difficultés croissantes. Nous voulons faire du Mouvement associatif un levier de la politique publique », explique Peggy Froger, responsable jeunesse à la Drajes.

    Lutter contre l’extrême

    Autre menace : la montée de l’extrême droite, en opposition aux valeurs de démocratie participative et humaniste du Mouvement associatif. Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire et délégué à la vie associative, rappelle : « Face à cette menace, nous devons faire bloc collectivement. Là où certains détruisent, Marseille essaie humblement de protéger et d’investir », soutient-il. Laurent Lhardit, député (PS) de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, partage : « La menace pourrait être plus forte si le pouvoir politique venait à considérer que vos actions présenteraient une entrave à une idéologie, qui considère que la culture peut devenir une perversion dès lors qu’elle ne nourrit pas un projet politique identitaire. » Un enjeu d’autant plus important à l’approche de l’élection présidentielle.

  • La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    Vous venez amener des dons ? », demande Awéna, bénévole depuis neuf mois. Un couple vient déposer un siège auto et des vêtements. Même le jour de l’inauguration, la boutique solidaire de la Croix-Rouge ne désemplit pas. Ouvert depuis octobre dernier, ce concept est unique dans la région car il réunit dans un même lieu une épicerie solidaire, du textile de seconde main, mais aussi des espaces d’accueil, d’écoute et de formation. Ce Carrefour des solidarités a déjà accueilli plus de 9 000 personnes.

    Parmi elles, Eliane, 87 ans, habitante du quartier. Elle pousse la porte de la boutique pratiquement tous les jours : « J’adore cet endroit et je trouve toujours mon bonheur. Il y a aussi l’avantage qu’ici, tout le monde est sympathique », sourit-elle.

    Entre les portants et les réfrigérateurs, des t-shirts et gilets rouges, brodés « la Croix-Rouge », s’activent. Au total, ce sont 400 bénévoles qui aident des personnes en situation de précarité. Awéna travaille aujourd’hui à la partie textile. « Les clients ne viennent pas uniquement pour acheter ou pour donner, ils viennent aussi pour parler. On a l’impression que ça leur fait du bien », décrit-elle, en triant des chemisiers. à ses côtés, son fils de 13 ans, Imad, est également bénévole : « J’ai appris le fonctionnement de la caisse. J’aimerais continuer à être bénévole plus tard, ça me plaît d’aider les gens. »

    Contribuer à une vie meilleure

    Le choix du quartier du Camas n’est pas anodin : « On cherchait un endroit accessible par les transports en commun. L’objectif était de concentrer tous les services sur un même lieu, pour que les gens n’aient pas besoin de traverser la ville », explique Stéphane Lemonnier, président de l’unité locale de Marseille.

    D’une superficie totale de 300m2, ce concept de boutique comprend aussi un service de microcrédit, en partenariat avec la Caisse d’épargne. « Il permet de donner un coup de pouce. La plupart du temps, les personnes ne savent pas qu’ils en sont bénéficiaires, alors on les accompagne », ajoute Stéphane Lemonnier. Une permanence pour lutter contre la précarité énergétique, en partenariat avec EDF, est également mise en place, ce qui a permis à l’association d’obtenir un chèque de 20 000 euros d’aides.

    à Marseille, le taux de pauvreté peut atteindre 25%, selon Isabelle Epaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances, qui n’a pas manqué de saluer le travail des bénévoles. Et d’aller plus loin : « La question du logement est préoccupante. Environ 7 000 personnes dorment dans des centres d’hébergement ou des hôtels. » En 2025, la Croix-Rouge de Marseille a distribué 89 tonnes de produits à 41 000 personnes dans le besoin.

  • Que du beau pour la grande vente de la communauté d’Emmaüs Saint-Marcel

    Que du beau pour la grande vente de la communauté d’Emmaüs Saint-Marcel

    « Samedi, on vend ce qu’on a de meilleur, c’est du très bon état. Il faut qu’on casse la baraque ! », lance joyeusement Roselyne bénévole depuis 25 ans à la communauté. Et de poursuivre en s’affairant : « Nous n’avons que deux grandes ventes dans l’année, alors on garde les belles choses, les marques pour ce jour-là. Vous allez vous croire aux Galeries Lafayette. » Non sans oublier de rappeler qu’« acheter à Emmaüs, c’est un acte solidaire et engagé ».

    Fermé pendant deux jours pour tout préparer, bénévoles et salariés, environ 70 personnes s’activent à tous les niveaux de la communauté. Du neuf arrive et des invendus repartent au recyclage. À la tête de l’équipe, Hami Kahia-Tani est le nouveau responsable fraîchement arrivé depuis un mois et demi tandis que Stéfania Crotti le seconde. « C’est une vente d’été alors, nous avons beaucoup de mobilier de jardin neuf, au tiers du prix. ça vaut vraiment le coup », détaille Hami. « Mais aussi, des meubles anciens dans la grande salle des ventes, de la vaisselle, des verres, du petit et du gros électroménager. Mais aussi bien sûr des vêtements, des sacs et des chaussures », poursuit-il. Tout au fond du grand hangar, on s’affaire dans la partie électroménager. « On nettoie, on range. On a des vrais climatiseurs, des micro-ondes, des machines à laver, des télévisions… et tout a été contrôlé », présente Patrick compagnon arrivé il y a un an.

    Évoluer sans cesse

    Concernant les vêtements, Hami est sans appel : « Frip insertion à Saint-Marcel, c’est la ligue des champions du textile. » Camélia la responsable sourit et confirme : « Chapeaux, maillots neufs, tongs, sac de plage, serviettes, nous avons. Mais aussi des vêtements griffés, des carrés de soie, et des sacs de marque. » Mais le responsable sait qu’il faut évoluer sans cesse. « Pourquoi pas créer un dressing à 1 euro ? » Le quartier bénéficie de pas mal de donateurs mais la demande est forte. « Ici, tout le monde peut s’équiper. Les plus précaires, mais aussi les curieux sans critères d’âge », assure-t-il. En perspective, il y a aussi la volonté d’installer des bennes à ferraille pour mieux trier les métaux et de former un compagnon. Mais aussi d’arriver à garantir le gros électroménager. Véritable lieu de vie, Saint-Marcel attend beaucoup de monde samedi, et on comprend pourquoi.

    Rendez-vous le samedi 6 juin de 9h à 18h à la communauté Emmaüs Saint-Marcel au 46 Boulevard de la Cartonnerie, 13011, Marseille

  • [EQDD] Incendies en Corse : Science, technologie et citoyens au service de la prévention

    [EQDD] Incendies en Corse : Science, technologie et citoyens au service de la prévention

    Les chiffres de la préfecture dressent un tableau contrasté. En Haute-Corse, entre juillet et septembre 2025, 118 départs de feux de végétation ont été recensés pour 300 hectares brûlés – contre 103 départs et 129 hectares en 2024. En Corse-du-Sud, 83 départs pour seulement 33 hectares cette année. Des chiffres qui peuvent paraître rassurants, mais qui masquent une réalité plus inquiétante. « On a moins de feux, mais nous sommes confrontés à des feux qui sont plus puissants », résume le lieutenant-colonel Octavien Meschini, chef du groupement Feu, espace naturel et résilience au Service d’incendie et de secours (SIS) de Haute-Corse. En 2023, plus de 20 000 hectares avaient brûlé en un seul été dans le département.

    Pour expliquer ce paradoxe, le lieutenant-colonel Meschini pointe le rôle du changement climatique sur la végétation : « Ce combustible est plus soumis aux effets du changement climatique, avec du dépérissement, du dessèchement. On a des contextes de plus en plus favorables aux feux, y compris tout au long de l’année ». Résultat ? Des incendies d’un nouveau type, que les pompiers appellent les « feux hors-norme ». « Face à des feux comme ça, la lutte est pratiquement dépassée », reconnaît-il. La Corse n’en a jamais connu, mais le Portugal en 2017 ou la Grèce en 2023 ont montré la puissance dévastatrice de ces brasiers.

    François-Joseph Chatelon, maître de conférences à l’Université de Corse et membre du Projet Feux depuis 2007, confirme : seulement 2% des incendies provoquent l’essentiel des destructions. L’exode rural aggrave le phénomène : « Vous avez de la végétation de plus en plus dense, de plus en plus haute, qui n’est pas nettoyée. La puissance du feu va gagner en intensité jusqu’à dépasser le seuil où tous les moyens de lutte, y compris aériens, ne peuvent plus le contrôler ».

    Plus redoutés encore, les incendies éruptifs : « Un feu qui va brusquement changer son comportement avec une accélération très forte, sans changement dans les conditions météo. Pour les pompiers, ils sont incapables de le prévoir ». La Corse en a payé le prix fort en 2000 à Palasca, où deux pompiers ont perdu la vie.

    Pour y faire face, le SIS 2B s’appuie sur le plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies (PPFENI), révisé en 2024 pour dix ans et décliné en 21 fiches d’actions. Chaque mercredi estival, une réunion interservices pilotée par le préfet anticipe les journées à risque et prépositionne les moyens. « L’idée, c’est de mobiliser fortement lorsqu’on a des conditions de risque les plus élevées », explique Octavien Meschini. Avec notamment l’appui des forestiers-sapeurs qui déploient 19 patrouilles minimum l’été.

    Terrain, technologie et mobilisation citoyenne

    Dans les villages d’Oletta et de Poggio-d’Oletta dans le Nebbio, touchés par de violents incendies l’été dernier, la réserve communale illustre ce maillage citoyen : 35 bénévoles dirigés par Jean Canu, ancien pompier fort de 41 ans de carrière passé par le Bataillon de marins-pompiers de Marseille. « Notre force, c’est le travail interservice, la prévention et l’anticipation », résume-t-il, lui qui observe le changement climatique au quotidien. Avant, il y avait quatre saisons. Aujourd’hui, la végétation est en permanence en stress hydrique et le vent n’est pas là pour arranger les choses ». La réserve sensibilise les habitants aux gestes essentiels : débroussailler, fermer les fenêtres et portes en cas de feu. « C’est une des premières préventions à la propagation des flammes », rappelle-t-il.

    À cette vigilance humaine, s’ajoute désormais un œil technologique. Joseph Capocchi, dirigeant de CGS Sécurité en Plaine orientale, a développé une solution de vidéosurveillance thermique pour la détection des feux de forêt : des caméras installées en points hauts, rotation à 360°, portée jusqu’à 16 km, opérationnelles de jour comme de nuit par tous les temps. « Entre 30 secondes et 1 minute 30, l’alerte est transmise aux pompiers avec un point GPS à 100 mètres près », précise-t-il. Testé à Ventiseri « avec des résultats jugés concluants par les sapeurs-pompiers », le dispositif vise désormais un déploiement à l’échelle des intercommunalités corses.

    « La meilleure des protections, c’est le débroussaillement autour de sa maison », martèle Octavien Meschini. Une conviction partagée par François-Joseph Chatelon, qui alerte sur un danger nouveau : « La saisonnalité des feux augmente. On peut avoir un feu en hiver qui devient un feu de forte puissance. C’est le nouveau danger ». Pour y répondre scientifiquement, le projet GOLIAT a déjà produit un simulateur de propagation et l’outil Dimzal, utilisé sur le terrain pour dimensionner les zones d’appui à la lutte. Le projet Présage doit désormais pérenniser ces acquis. La Corse brûlera encore, mais elle s’y prépare autrement.

    Par Pierre Gianelli Corse Matin

  • [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.

    Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.

    Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.

    Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.

    La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?

    Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.

    Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?

    J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.

    Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?

    J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.

    Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?

    J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.

    Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?

    J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.

  • Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    C’est sous des chaleurs estivales que 25 000 personnes ont participé à un grand nettoyage de printemps vendredi et samedi dans la région sud. Habitants, bénévoles, lycéens ou encore entreprises se sont relevé les manches pour participer à cette 4e édition de l’opération organisée par la Région.

    Munis de gants et de sac-poubelle le but est simple : ramasser sur une zone délimitée tous les détritus croisés. Centres-villes, bords de route, ports, plages ou encore espaces naturels, plus de 400 lieux ont été débarrassés de leurs déchets sur l’ensemble de la région. Une action qui a permis de débarrasser la Provence de plus de 100 tonnes de poubelles.

    Une action qui veut être la preuve pour la région de son engagement dans la protection de l’environnement et la lutte contre les déchets sauvages. Un moyen également de sensibiliser la population à l’écologie.

    « Voir des milliers d’habitants se mobiliser ensemble, est un signal extrêmement fort », se félicite la Région Sud.

  • L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    Truites fario et brochets. à l’écloserie de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône, les œufs sont choyés pour devenir alevins, jeunes poissons, et repeupler les différents cours d’eau du département. Un travail réalisé par la Fédération départementale de pêche, qu’Yves Vidal, conseiller départemental (Provence Unie) en charge de la pêche, tenait à féliciter jeudi dernier.

    « Avec cette écloserie, la Fédération fait un travail merveilleux pour la pêche et pour le milieu aquatique. En remettant dans les ruisseaux de nombreux poissons », s’enthousiasme Yves Vidal. Construite il y a plusieurs dizaines d’années, elle a été remise aux normes européennes il y a deux ans pour pouvoir pérenniser ses diverses productions. Seule infrastructure de cette ampleur dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sert de nurserie à différentes espèces de poissons afin de les réintroduire dans les milieux aquatiques, tant dans les cours d’eau que dans les étangs, pour compléter la reproduction naturelle.

    Une fois grands de quelques centimètres, les poissons sont soit relâchés directement dans des cours d’eau soit dans des ruisseaux d’élevage. « L’intérêt de cette étape est de permettre aux poissons de grandir dans un milieu semi-naturel sans intervention humaine. Ils développent un comportement sauvage tout en bénéficiant d’une relative tranquillité loin des prédateurs », indique le site de l’écloserie.

    En 2020 et 2022, grâce en partie au soutien du Département, le centre a construit un nouveau bassin de reproduction et acheté du matériel d’incubation d’œufs. Un partenariat entre le Département et la Fédération qui, pour Yves Vidal, « bénéficie directement au territoire. Chaque année, des milliers de poissons sont déversés dans les cours d’eau des Bouches-du-Rhône. »

    Pêche et préservation

    Un exemple pour l’élu départemental de « lieu où l’on voit comment la passion de la pêche rejoint les enjeux de préservation de la biodiversité et de gestion durable des milieux aquatiques ». Si la Fédération a en charge de l’écloserie, c’est pour un soutien halieutique avant tout. Cependant, cela permet de rééquilibrer le fragile écosystème des rivières et des étangs. Comme chaque maillon de la chaîne, ces poissons sont essentiels pour l’auto régulation. La réintroduction de chaque espèce est d’ailleurs surveillée pour que leur nombre ne dépasse pas un seuil qui pourrait causer des déséquilibres. Les truites étant particulièrement sensibles aux pollutions de l’eau, la Fédération de pêche fait de la prévention pour la qualité de l’eau des rivières afin de pouvoir pêcher de la truite. La Fédération nationale a par exemple développé un programme de sensibilisation intitulé « Sauvons nos rivières ».

    C’est pourquoi, l’élu du Département a annoncé reconduire les 25 000 euros d’aides annuelles à la Fédération départementale de pêche. « Derrière la pêche, il y a une filière, des bénévoles, des passionnés, des familles, des jeunes… Le Département est fier d’être à leurs côtés. »

  • Une écoute téléphonique au chevet des étudiants d’Aix-Marseille

    Une écoute téléphonique au chevet des étudiants d’Aix-Marseille

    À partir de 21h et jusqu’à 2h30, deux à trois bénévoles rejoignent ce que l’équipe appelle « la brigade de nuit ». L’antenne de l’association de prévention des risques de santé mentale Nightline a ouvert il y a 8 mois à Marseille. Cette ligne d’écoute, gérée par des étudiants bénévoles formés et accompagnés, couvre les besoins de tous les étudiants de l’académie d’Aix-Marseille. Elle répond à un réel besoin, « avec un pic lors des partiels », souligne Vincent Biarneix, responsable de l’association.

    « Rendre accessibles ces outils à tous les jeunes »

    Les thématiques récurrentes sont en premier lieu les ruptures amoureuses, suivies par la solitude et l’isolement. Sur le premier trimestre 2026, l’association a reçu 600 appels. « On aimerait recruter davantage de personnes pour pouvoir faire face aux besoins », partage Yanis* le président-bénévole de l’antenne.

    Au-delà des appels, des ateliers de sensibilisation et de prévention sont organisés par les bénévoles, services civiques et salariés, soit une petite équipe de moins de 30 personnes. Ils se rendent dans les lycées, les universités et les missions locales pour « parler de santé mentale, la déstigmatiser, libérer la parole dans l’optique de rendre accessibles tous nos outils aux jeunes de France », indique Julie Pierre-François, déléguée territoriale de Nightline Aix-Marseille.

  • Le Vaucluse récompense ses sportifs

    Le Vaucluse récompense ses sportifs

    « L’objectif était
    de récompenser l’engagement de tous ceux qui œuvrent au développement de la pratique sportive et de ses valeurs positives
     », indique
    la collectivité, qui avait confié la co-animation à Éric Di Meco, ex-footballeur international
    et vauclusien. Au total, 74 lauréats dans 6 catégories, dont 59 bénévoles, ont été récompensés. Les premiers prix ont été remis à Arnaud Gamaleri, tir sportif pistolet, club de tir de Pertuis, meilleur sportif ; Union sportive Valréas (rugby), meilleure équipe ; Union treiziste rugby XIII U19, Union Treiziste Vauclusienne, à Avignon et Carpentras, meilleur espoir ; Sylvain Giannotti (haltérophilie) à EEAR Haltérophilie Monteux, meilleur entraîneur ; Cloé Corbin (200 mètres et saut en longueur) au Club Handisport Comtat Venaissin, à Carpentras, parasport.