Tag: Avignon

  • 10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar, à Avignon

    10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar, à Avignon

    Badr J., identifié comme l’une des têtes du réseau du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, écope de 10 ans d’emprisonnement ce vendredi 17 octobre au tribunal judiciaire d’Avignon. Soit ce qu’avait réclamé le ministère public, la veille, lors des réquisitions.

    L’intéressé a une nouvelle fois clamé son innocence devant la cour. Celle-ci n’a pas été clémente avec les membres du réseau.

    Jusqu’à dix ans requis contre le « gang du Ponzo »

    Les peines prononcées sont, pour la plupart des prévenus, identiques ou supérieures aux réquisitions. Anaïs E., désignée comme la gérante du point de deal, a été condamnée à 7 ans de prison. Selon sa défense, elle ne fera pas appel.

  • Avignon : Memento planche sur sa mise en scène inaugurale

    Avignon : Memento planche sur sa mise en scène inaugurale

    Depuis plusieurs semaines, les équipes du Département s’affairent au transfert des archives départementales – 28 km de documents – depuis le palais des Papes vers la zone d’Agroparc à Avignon, où vient d’être bâti Memento. Ce pôle des patrimoines qui, outre les archives départementales, accueillera aussi le service archéologie ou les réserves des trois musées départementaux, se veut « l’illustration du passé qui se tourne vers l’avenir », soulignait Dominique Santoni, présidente LR du Conseil départemental, il y a un mois, lors de sa conférence de presse de rentrée tenue à Mémento.

    Le bâtiment de 11 600 m2 est opérationnel, mais pas encore ses activités publiques. Son ouverture est prévue pour la fin avril. Une fête inaugurale est attendue, en même temps qu’une première exposition. Ce à quoi s’affaire le Département, qui a lancé un marché pour la « conception et mise en œuvre de la scénographie de “Mon trésor” ». Les candidats ont jusqu’à la fin du mois pour faire parvenir leurs propositions. Une cinquantaine d’objets de tous les formats et époques (dessin, céramique, statue, monnaies…) seront présentés, « moins de dix feront en plus l’objet d’un dispositif numérique ».

    Ces objets « ont acquis un statut de “trésor” historique du fait de leur conservation à travers le temps, de leur unicité, de leur rôle de témoin du passé », note le cahier des charges. « L’exposition ne proposera pas une histoire exhaustive, mais des clins d’œil de ce dont ces originaux sont la trace. » Elle se tiendra dans une salle dédiée de 100 m2 non loin de l’accueil et durera une année.

  • #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    Lila, 12 ans. En CM2 à l’école La Salle à Avignon.

    Quand tu parles de l’IA, tu veux sans doute dire l’IA générative, avec un programme comme Le Chat, ChatGPT, ou d’autres. Ces programmes fonctionnent, comme tout ce qu’on appelle « intelligence » artificielle, avec des algorithmes, et donc compilent d’immenses bases de données à partir de consignes données par l’utilisateur, des « prompts ». Ils sont capables de générer des histoires, et même des histoires plutôt réussies ; mais est-ce que c’est vraiment « inventer » ?

    Quand une IA générative te fournit une histoire nouvelle, c’est parce qu’elle a un immense stock d’histoires dont elle a réagencé les éléments entre eux. Les écrivains aussi s’inspirent des histoires des autres, c’est vrai. Toutefois, l’invention, et la création artistique ça signifie, pour moi, être conscient de ce qu’on veut faire – avoir un projet ou une idée de départ. Même si, comme le disait le philosophe Alain, le résultat d’une œuvre d’art dépasse toujours ce qui avait été imaginé avant. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange

  • Place publique met la sécurité au centre

    Place publique met la sécurité au centre

    L’actualité du jour pour Benoît Belvalette, c’est l’inauguration de son local de campagne des municipales, ce vendredi à 18h30 (2 rue de l’Olivier), en face des Halles, le même que celui de Cécile Helle en 2020… Ce jeudi, la devanture finissait de se mettre aux couleurs du candidat investi par Place publique, soutenu par le premier adjoint Claude Nahoum, mais « dont le dialogue est permanent avec David Fournier, Joël Peyre et Paul-Roger Gontard [trois candidats issus de l’actuelle majorité, Ndlr.] ».

    Benoît Belvalette a reçu La Marseillaise pour évoquer « une préoccupation forte » de campagne, la sécurité. « Un des trois cailloux actuels d’Avignon », résume l’ancien directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Il tiendra le 7 novembre à 18h30, au théâtre du Rouge-Gorge, une rencontre sur le sujet. « La droite n’a pas le monopole de la sécurité, Place publique ne mettra pas ce droit fondamental sous le tapis », défend-il, s’estimant « légitime, plus que d’autres candidats » sur la question en raison de son expérience professionnelle.

    Dans le sillage de Claude Nahoum, Catherine Gay, actuelle adjointe à la sécurité, soutient aussi Place publique. « Il y a pourtant quelque chose d’inabouti, qui manque de lisibilité dans la politique » de la majorité sortante, relève Benoît Belvalette, qui répète comme un mantra les termes « de collégialité et d’approche globale ». Le candidat du parti de Raphaël Glucksmann veut s’appuyer sur deux piliers équilibrés : l’ordre républicain et la prévention. « être ferme, juste et efficace avec une police municipale [parvenir aux 120 agents contre 90, présence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24] et une vidéo surveillance renforcées, utiliser le rappel à l’ordre lors des incivilités », liste Benoît Belvalette. Le second pilier implique « davantage de médiateurs, un soutien toujours fort aux centres sociaux ou développer la cité éducative toute l’année ».

  • Jusqu’à dix ans requis contre le « gang du Ponzo »

    Jusqu’à dix ans requis contre le « gang du Ponzo »

    Dix ans d’emprisonnement ont été requis, ce jeudi 16 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon, par le procureur Nicolas Delpierre, à l’encontre de Badr J., l’un des chefs présumés du point de deal du Ponzo. Les charges retenues incluent « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime » ou encore « des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants ». Le Ponzo a été l’un des plus gros points de deal du département, situé dans le quartier de Monclar à Avignon. Il a été démantelé en 2023.

    Parmi les 16 prévenus, décrits par le ministère public comme le « gang du Ponzo », Badr J. fait l’objet de la réquisition la plus lourde. Le procureur estime que ce dossier met en lumière « révèle au grand jour le trafic de stup 2.0, qui consiste à installer le trafic comme une véritable organisation criminelle ».

    Cette peine est plus lourde que celle requise contre celle qui attirait une grande partie de l’attention, depuis le début du procès lundi, à savoir Anaïs E., désignée comme la gérante du point de deal et qualifiée de « directrice territoriale » par le parquet, et contre laquelle 7 ans d’emprisonnement ont été requis.

    Une différence due à la hiérarchie supposée plus élevée du premier nommé au sein du réseau. Badr J. serait effectivement l’un des deux patrons avec Faycal J., son frère, absent car actuellement en fuite. Mais, aussi, parce que la femme de 27 ans « reconnaît au moins en principe » son rôle, contrairement à son supérieur supposé. Badr J. n’a effectivement pas cessé de nier son implication, assurant n’avoir pas été vu en possession de produits stupéfiants, ni en train de vendre. « Quand on va à la poissonnerie de Leclerc, ce n’est pas Michel-Édouard Leclerc qui vous sert votre daurade. Mais il détient les marchandises et organise son transport. Sauf que lui, c’est légal », rétorque le procureur, en rapportant également des discussions issues de la sonorisation de plusieurs véhicules utilisés par les membres du réseau, le qualifiant comme celui étant à sa tête, avec son frère.

    Une fratrie dont la sortie de prison, en 2022, aura ramené une vague de règlements de comptes sur le quartier, avec 5 morts et 4 blessés par balle en seulement quelques mois. Les plaidoiries de la défense des deux individus supposément les plus haut placés se tiendront ce vendredi 17 octobre au cours de la matinée, tandis que le délibéré est attendu dans l’après-midi.

    « Marche ou crève »

    « Marche ou crève », a lancé en ouverture de l’audience le procureur, estimant que le titre du roman de Stephen King « correspond au dossier », mais aussi que cela « pourrait être la devise de ce qu’il faut appeler une famille, un clan ou un groupe, comme on a pu l’entendre. Mais bien d’un gang ». Tout en assurant que « ceux qui disent avoir seulement guetté, charbonné ou manipulé ont revêtu le maillot estampillé Monclar, car sans les petites mains, il n’y a pas de réseau ». Et qu’il existe, pour certains, la « volonté de monter en grade dans l’ascenseur narco-social ».

    Parmi les autres prévenus, 3 ans de prison aménageables en bracelet électronique, dont un an avec sursis, ont été requis à l’égard de Myriam S. Celle-ci, qui avait été chargée notamment de détailler les doses et avait même géré le point de deal en l’absence des têtes, avait tenté de quitter le réseau. Elle s’était enfuie avec plus de 30 000 euros appartenant au « gang ». Aujourd’hui, elle affirme s’être repentie et cherche à se réinsérer.

  • À Avignon, les travaux nocturnes de l’avenue Pierre Sémard lancés ce lundi

    À Avignon, les travaux nocturnes de l’avenue Pierre Sémard lancés ce lundi

    La très fréquentée avenue Pierre-Sémard va être en partie rénovée entre ce lundi 20 octobre et ce vendredi 24 octobre par la municipalité d’Avignon.

    En effet, sur une longueur de 550 mètres, la triple voie (deux pour les voitures et une pour les bus) ainsi que la piste cyclable entre la Rocade et le carrefour avec l’avenue de Coubertin, en direction du Parc des Sports, vont être entièrement remises à neuf. « La route était vraiment trop dégradée par le temps et la météo. Et cela devenait compliqué, voire dangereux, pour les usagers avec ces nombreuses déformations », confie l’adjoint au maire (PS) en charge de la voirie, Fabrice Tocabens. Trois cent mille euros, soit 20% du budget annuel de la municipalité en matière de travaux routiers, sont dédiés à cette opération. Ce qui en fait la plus importante de l’année pour le service.

    « C’est une étape importante, car c’est une entrée de ville avec une forte circulation », poursuit l’élu, qui avance que 36 000 véhicules empruntent cette route chaque jour. Chaque voie sera traitée tour à tour, afin de permettre le maintien de la circulation pendant les heures de travaux.

    Concernant l’autre sens de circulation, le projet est en cours de réflexion, mais pas encore d’actualité. « On doit attendre la réponse du Grand Avignon sur un projet de piste cyclable », précise Laurent Gerin, directeur du pôle Circulation de la Ville d’Avignon. Il devrait être traité courant 2026.

  • Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Au sommet du monticule pas encore goudronné qui sera, à l’été 2026, l’un des nouveaux ponts du carrefour de Bonpas, Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, se réjouit ce mercredi 15 octobre de l’avancée du « plus grand projet » de sa mandature, à l’occasion d’un premier point d’étape de celui-ci, lancé en mai dernier.

    « Pour l’instant, on est dans les délais », confirme fermement au micro, devant des dizaines d’élus, d’employés et d’ouvriers, Valérie Verrier, conductrice d’opérations du service Maîtrise d’ouvrage du Département. Un ouvrage qui devrait donc être mis en service avant l’été prochain. Ce n’est cependant pas la première partie qui sera terminée. En effet, le giratoire permettant l’accès à l’autoroute A7 devrait être achevé dès cet hiver. « Nous n’avons pour l’heure pas eu de surprises », confirme Hervé Beynet, conducteur du service de maîtrise d’ouvrage du Département de Vaucluse.

    Contraintes multiples

    Et ce, même si de nombreuses contraintes pèsent sur ce projet censé régler le « nœud routier majeur de Vaucluse », comme le présente le Département.

    La plupart sont déjà connues, telle que la nécessité de maintenir la circulation. Et ce, grâce à la construction d’une route temporaire qui sera ensuite réutilisée comme une voie moins fréquentée. Mais aussi, ce que Hervé Beynet qualifie de « la plus grosse » contrainte du chantier, à savoir le canal EDF. Celui-ci, qui permet l’irrigation de cultures sur le territoire, doit être curé, démoli puis reconstruit. Mais cela n’est possible qu’en période dite de « chômage » de celui-ci, ce qui ne se tient que pendant deux petits mois en hiver. « Et vu sa taille, on ne peut pas tout faire d’un seul coup », confie le conducteur du service. L’opération sera donc réalisée en deux temps, en 2026 et 2027, pendant le laps de temps où celui-ci est vidé en hiver. Mais aussi des imprévus, comme par exemple la grue qui a dû être abaissée… à cause de l’aéroport à proximité. Cela, toutefois, sans conséquence, la situation ayant été réglée avec une grue plus petite, un drapeau à damier rouge et blanc permettant de la signaler aux pilotes en journée, ainsi qu’un signalement lumineux la nuit.

  • À Avignon, quinze ordinateurs pour « connecter » des femmes

    À Avignon, quinze ordinateurs pour « connecter » des femmes

    Dans une des salles de l’agence France Travail de Joly-Jean, à Avignon, pas moins de quinze ordinateurs ont été offerts à quinze femmes dans le besoin ce mardi 14 octobre, dans le cadre du dispositif « Femmes connectées 2.0 ».

    Une opération lancée localement, « car on a constaté que des femmes que l’on accompagnait avaient du mal à se positionner sur des offres, notamment car elles ne disposaient pas d’un matériel informatique approprié », détaille ainsi Jean-Louis Peignien, directeur de l’agence. « Sans numérique, il est devenu très difficile de répondre aux offres. Cela favorise l’autonomie de ces femmes. Cette initiative unique, car elle n’existe qu’à Avignon, est à saluer », ajoute Aude Fredenucci, directrice de France Travail en Vaucluse.

    Des appareils issus exclusivement de dons, notamment de la préfecture, du Grand Avignon, de la CPAM, mais désormais également du secteur privé comme le groupe CGI. Chaque ordinateur est reconditionné par l’association Avenir 84, qui propose aussi gratuitement des initiations pour leur utilisation en bonne et due forme.

    Une demi-douzaine de bénéficiaires ont pu se rendre sur place et témoigner de l’utilité de ces appareils. Telle que Cassandra, 26 ans et maman de deux enfants, qui confie avec émotion être « repartie de zéro » après avoir subi des violences conjugales de son ex-mari. « À l’école de ma fille, on doit scanner des QR codes pour faire les exercices et je n’ai que mon téléphone. Mais je veux surtout reprendre mes études de RH que j’ai dû abandonner », poursuit-elle.

    Pour faire un don, contacter contact@avenir-84.org

  • #DisMoiPourquoi : Est-ce qu’un jour l’intelligence artificielle pourra inventer toute seule comme un scientifique ? 

    #DisMoiPourquoi : Est-ce qu’un jour l’intelligence artificielle pourra inventer toute seule comme un scientifique ? 

    Noah, 13 ans. En 5e au collège Anselme-Mathieu à Avignon.

    Il est très difficile de prédire ce que “l’intelligence artificielle” pourra faire dans le futur, tant les nouveautés dans ce domaine se succèdent rapidement. Il y a deux sous-questions ici : qu’est-ce que l’IA et ses possibilités futures, qu’est-ce qu’inventer. Pour la première, il est impossible de prévoir le futur. Je pense que le terme intelligence, toutefois, n’est pas très adapté ici. Car l’IA, c’est plutôt une forme de collecte et reconfiguration des données, et l’intelligence, c’est beaucoup plus que ça ! Quant à l’invention scientifique, elle n’est pas seulement composée de matériau informatique, comme du langage ou des images, mais elle est partie prenante d’un corps et du monde dans lequel il s’insère. Comment pourrait-il y avoir recherche et découverte scientifiques sans vision, sans ouïe, sans contact concret avec le monde, sans mains pour manipuler ? On ne parle pas seulement ici du corps mécanique, comme celui d’un robot, mais de proprioception, c’est-à-dire de conscience de son corps et du monde autour. Et ça, jusqu’à preuve du contraire, une IA n’en est pas capable ! »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. Chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • Helle et Santoni primées ensemble

    Helle et Santoni primées ensemble

    Chaque année, Le trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique, remet des prix à des élus pour « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » selon Alexandre Farro, président du trombinoscope. Pour la première fois, cette récompense, baptisée Prix des Territoires, a été décernée localement dans la Région Paca.

    Le Vaucluse et sa ville-centre Avignon ont été mis à l’honneur lors de la remise des prix, ce lundi soir à l’Hôtel de Région à Marseille. Ainsi, Dominique Santoni, présidente LR du Département, a été désignée « conseillère départementale de l’année », à l’issue d’un vote de cinq journalistes. « Une reconnaissance de l’action volontariste et innovante impulsée par le Département dans bien des domaines, et notamment celui de la santé », se félicite Dominique Santoni, qui n’oublie pas « tous ceux qui font vivre le Vaucluse au quotidien ».

    De son côté, Cécile Helle a été élue maire de l’année de la Région, aux côtés de cinq autres édiles (un par département). La première magistrate (PS) d’Avignon a été saluée pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats, comme elle s’y était engagée en 2014. « Engagement et action au service du bien commun… deux des valeurs qui ont été retenues pour cette distinction qui vient couronner 12 années d’engagement au service des Avignonnais », apprécie l’intéressée.