Tag: Avignon

  • La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    Seulement une dizaine de personnes ont manifesté pour dénoncer « un manque de moyens », « des effectifs insuffisants » ou encore « une charge de travail intenable » devant le pôle solidarité du conseil départemental de Vaucluse, ce jeudi 18 décembre, à Avignon. Mais, chez ces quelques manifestants, le malaise est palpable.

    « Ces conditions endurcissent nos missions. On en perd le sens et c’est un danger à la fois pour les usagers et les agents », témoigne Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Les quelques manifestants questionnent les investissements de la collectivité, en citant par exemple les centres de santé financés par le Département.

    Flou sur le RSA

    « C’est évidemment une bonne chose de lutter contre les déserts médicaux. Mais ce n’est pas censé être une priorité pour le Département. C’est l’État qui devrait le prendre en charge. On a l’impression que l’argent est investi là où il se voit », poursuit-elle.

    La mise en place de l’expérimentation du RSA sous conditions est aussi pointée du doigt. « On a de plus en plus de refus. Des gens reviennent cinq fois et ne l’ont toujours pas, et on ne nous donne aucune explication », confie, dépitée, Cécile Testenière, référente CGT au Service départemental d’action sociale (Sdas) de Vaucluse. « L’essence première de notre métier, c’est l’écoute. Et les gens finissent par craquer et je les comprends. Car, parfois, ils n’ont aucuns revenu pendant plusieurs mois », assure-t-elle.

    Du côté du Département, pas de réaction au mouvement de la CGT. Mais en séance, ce vendredi 12 décembre, le budget de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a été augmenté de 3 128 661 euros, s’élevant à 77 532 447 euros en 2026.

  • La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    Seulement une dizaine de personnes ont manifesté pour dénoncer « un manque de moyens », « des effectifs insuffisants » ou encore « une charge de travail intenable » devant le pôle solidarité du conseil départemental de Vaucluse, ce jeudi 18 décembre, à Avignon. Mais, chez ces quelques manifestants, le malaise est palpable.

    « Ces conditions endurcissent nos missions. On en perd le sens et c’est un danger à la fois pour les usagers et les agents », témoigne Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Les quelques manifestants questionnent les investissements de la collectivité, en citant par exemple les centres de santé financés par le Département.

    Flou sur le RSA

    « C’est évidemment une bonne chose de lutter contre les déserts médicaux. Mais ce n’est pas censé être une priorité pour le Département. C’est l’État qui devrait le prendre en charge. On a l’impression que l’argent est investi là où il se voit », poursuit-elle.

    La mise en place de l’expérimentation du RSA sous conditions est aussi pointée du doigt. « On a de plus en plus de refus. Des gens reviennent cinq fois et ne l’ont toujours pas, et on ne nous donne aucune explication », confie, dépitée, Cécile Testenière, référente CGT au Service départemental d’action sociale (Sdas) de Vaucluse. « L’essence première de notre métier, c’est l’écoute. Et les gens finissent par craquer et je les comprends. Car, parfois, ils n’ont aucuns revenu pendant plusieurs mois », assure-t-elle.

    Du côté du Département, pas de réaction au mouvement de la CGT. Mais en séance, ce vendredi 12 décembre, le budget de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a été augmenté de 3 128 661 euros, s’élevant à 77 532 447 euros en 2026.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Prison, amende et inéligibilité requises contre Yann Bompard

    Prison, amende et inéligibilité requises contre Yann Bompard

    Pour rappel : La députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho maintient que Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange depuis 2021, a bien travaillé comme assistant parlementaire jusqu’en 2023.

    Dans une écoute accablante, Marie-France Lorho demande à un collaborateur de mentir aux enquêteurs.

    Relire notre article du 18 décembre.

  • Dialogue de sourds sur le pont de Rognonas

    Dialogue de sourds sur le pont de Rognonas

    Ce lundi, Fabrice Tocabens, adjoint (PS) aux mobilités, vidait son sac « de colère » au sujet de gros dossiers transports du territoire, accusant notamment l’État de « mentir », quant à la LEO ou l’arrêté anti poids lourds. La Ville dénonçait également l’arrêté pris « en catimini » par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, interdisant aux plus de 26 tonnes d’emprunter le pont de Rognonas qui franchit la Durance et entre dans Avignon.

    Le tout pour des raisons avancées de fragilité de l’ouvrage et dans l’attente d’études complémentaires. Furibard, Fabrice Tocabens fustigeait « un acte de mépris » sans concertation ni étude transmise. « Le Département des Bouches-du-Rhône peut la communiquer aux services qui en feraient la demande, nous répond la collectivité. Le Département de Vaucluse en a fait la demande et en a donc été destinataire. La Ville d’Avignon n’en a pas fait la demande mais nous nous tenons à sa disposition. » Du côté d’Avignon, on reconnaît qu’il n’y a pas eu peut être de « formalisme avec courrier de demande d’étude » mais des échanges sur le sujet ont eu lieu mi-novembre entre services.

    Idem, la Ville doutait de la réelle application de l’arrêté, dont un simple panneau de mise en garde a été installé sur le rond-point en amont, côté Bouches-du-Rhône uniquement. « L’arrêté est bien en vigueur et le Département des Bouches-du-Rhône n’est pas chargé du contrôle de sa bonne application, qui relève des forces de l’ordre. Au même titre que pour les autres arrêtés de ce type, les services du Département et les forces de l’ordre travaillent en étroite collaboration pour sa bonne mise en œuvre », nous répond le CD 13. Selon la Ville d’Avignon, quelque 700 poids lourds sont concernés par l’interdiction mais ne constate pas, depuis un mois et demi et l’entrée en vigueur, de baisse du trafic. « L’arrêté ne mentionne aucune déviation, si on veut qu’il fonctionne et soit réellement applicable il aurait fallu une volonté d’avancer collectivement », déplore-t-on au sein de l’Hôtel de ville qui, à ses frais, est en train d’installer des panneaux d’information côté Vaucluse.

  • Avant sa dernière séance, Cécile Helle livre ses conseils

    Avant sa dernière séance, Cécile Helle livre ses conseils

    Le der des der. Selon notre décompte, hors conseils municipaux d’installation, Cécile Helle vivra ce samedi son 94e et dernier conseil municipal en tant que maire d’Avignon. La première magistrate a reçu, ce mercredi, La Marseillaise pour un bilan de cet exercice spécifique du rôle de maire, mené pendant deux mandats.

    La préparation

    d’un conseil municipal

    « Une séance rythme l’engagement de la vue de maire. Lors du premier mandat, je m’étais calée sur les pratiques de Mme Roig [prédécesseure] avec un conseil par mois le soir à 18h. Mais le rythme était trop lourd, pour les services aussi. Là, on est à une séance tous les deux mois, c’est mieux. Le fait de les tenir le matin, on est globalement moins fatigués et les débats sont plus apaisés. A priori, le temps de préparation d’un conseil, c’est l’équivalent de la durée du conseil. C’est ma façon de travailler si vous souhaitez maîtriser tous les sujets. En général, j’analyse les rapports toujours dans la semaine qui précède, tout un après-midi ou toute une matinée pour me permettre de bien me les réapproprier, même si je connais la plupart d’entre eux. Cela me permet de bien relire, de vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs, ou de poser des questions aux services pour me retrouver en situation, au moment de la séance, d’avoir la réponse à toutes les questions possibles. Présider un conseil, c’est aussi une épreuve physique. J’ai un tempérament de sportive. Donc la veille, j’allège le programme en soirée, je prends un bon dîner et petit déjeuner pour éviter les fringales. Je ne sors quasiment jamais de la séance. Il faut être attentive du début jusqu’à la fin, parce qu’il suffit d’un moment où vous pouvez laisser votre esprit un peu vagabonder pour que d’un seul coup, il se passe quelque chose. Au bout de 5 heures ou 6 heures, vous en sortez bien fatiguée, physiquement mais aussi intellectuellement. Ce n’est pas un exercice qui risque de me manquer. »

    L’état d’esprit pour cette dernière

    « C’est un conseil comme un autre, important avec notamment le vote du budget. Je ne me projette pas sur des choses particulières, comme ça, je serais peut-être surprise. En général, à la fin du conseil de décembre, je remercie les services pour l’ensemble du travail fait sur l’année, donc là, simplement, je dirais peut-être la même chose, mais pour les 12 ans d’exercice. »

    La délibération qui rend le plus fier

    « C’est toujours difficile de répondre à ce genre de questions, parce que ça veut dire qu’on va citer un projet plutôt qu’un autre. S’il y avait peut-être une délibération à sortir, c’est celle sur la remunicipalisation des cantines scolaires. Elle a été prise au tout début du précédent mandat, où on m’a dit clairement dans les services, que ça ne pourrait pas se faire. Donc il fallait une vraie force et conviction politique pour porter à bout de bras et à marche forcée ce projet dans un timing très court. L’objectif était qu’au 1er septembre 2015, il fallait qu’on soit en capacité de confectionner des repas pour les enfants des cantines. On a réussi à relever le défi, ce qui a permis après aussi d’enclencher la baisse des tarifs sur l’autre mandat. »

    Le moment le plus dur

    à gérer

    « Je retiendrai le contexte lié à la crise sanitaire, ce n’était pas évident. Les assemblées délibérantes ont été bousculées dans leur fonctionnement habituel. Si on m’avait dit en 2014 qu’un jour je présiderais un conseil municipal en visioconférence, je ne l’aurais pas cru. Il y avait des difficultés techniques, des questions de sécurité sur les votes… Cela a été un début de mandat particulier, c’était compliqué aussi, du coup, de créer de la cohésion de groupe. »

    Rires et émotions

    « On peut avoir des fous rires, parfois en fin de séance, lors des questions orales. Mais les conseils d’installations restent symboliquement forts. Il faut profiter de cet instant, où on est encore dans la dynamique de la campagne, du succès, souvent avec des proches dans le public. Mais l’instant est très éphémère parce qu’après, on met les mains dans le cambouis et on est vite rattrapés par la réalité de la fonction municipale. »

    Conseils au successeur

    « L’une des règles, c’est de vraiment faire vivre la démocratie locale : être respectueux de tous les élus, de faire en sorte que quand il y a du débat, y compris contradictoire, ça se fasse dans le respect dû à chacun. Je n’aime pas les attaques personnelles, ce n’est pas comme ça qu’on combat des adversaires politiques, mais sur leurs idées, sur leurs convictions. Je me suis beaucoup inspirée de l’expérience que j’avais eue en tant qu’élue municipale d’opposition, où j’ai siégé pendant 7 ans face à Mme Roig. J’ai été plusieurs fois malmenée, y compris par des attaques personnelles dures. J’ai toujours essayé de me rappeler de ces moments-là et faire en sorte de garantir un vrai débat démocratique. »

  • Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Dix mois après avoir renoncé à briguer un 3e mandat, Cécile Helle voit toujours sa majorité se disputer sa succession à trois mois des municipales (15 et 22 mars). Avec, à ce stade, quatre possibilités (David Fournier, Paul-Roger Gontard, Joël Peyre et Avignon collectif) voire cinq avec Benoît Belvalette (Place publique), soutenu par le premier adjoint.

    « Je suis inquiète », nous confie-t-elle. Un sujet encore abordé, lundi dernier, en réunion de majorité préparatoire au conseil municipal.

    « Je ne comprends pas la difficulté qu’on a à se rassembler. Oui, il y a des ambitions, mais fondamentalement, les projets seront les mêmes, à quelques exceptions près, et dans la continuité de ce qu’il s’est fait, en approfondissant ou en faisant différemment certaines choses. Cela empêche aussi de revendiquer le bilan, sur les écoles et les solidarités par exemple, et les valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés », prévient la maire.

    « Une dynamique de rassemblement doit absolument se mettre en place au risque de perdre la ville », redoute-t-elle. Quant à son choix parmi les prétendants, « j’ai ma préférence », glisse-t-elle, sans vouloir se prononcer, même si plusieurs bruits se tournent vers Joël Peyre.
    « Je vais m’exprimer », assure Cécile Helle. Certainement en janvier.

    Plus d’informations sur le 94e et dernier conseil municipal en tant que maire d’Avignon de Cécile Helle, à lire ce jeudi dans La Marseillaise.

  • LEO, poids lourds, la Ville d’Avignon accuse l’État de « mentir »

    LEO, poids lourds, la Ville d’Avignon accuse l’État de « mentir »

    Habitué ces derniers mois à convier la presse pour communiquer autour de travaux de voirie et d’aménagements dans les quartiers, Fabrice Tocabens, adjoint (PS) aux mobilités, avait le ton plus grave ce lundi matin. « Je suis en colère, tout et n’importe quoi circule en ce moment sur la LEO, l’arrêté anti-poids lourds et le pont de Rognonas, il faut remettre les pendules à l’heure », annonce-t-il. S’il est le seul élu à parler, c’est bien la parole de la Ville qu’il engage et, à travers elle, la maire Cécile Helle (PS). « La véritable histoire, c’est ça », conclura-t-il plus tard au sujet de trois dossiers connexes liés aux mobilités et à la santé : la liaison Est-Ouest (LEO), l’arrêté anti-poids lourds sur la Rocade retoqué par l’État, et l’arrêté pris fin octobre par le Département des Bouches-du-Rhône, interdisant la circulation des plus de 26 tonnes sur le pont de Rognonas qui franchit la Durance pour entrer dans Avignon.

    « Je regarde avec intérêt l’arrêté pris par la présidente des Bouches-du-Rhône [Martine Vassal, DVD] qui n’a pas eu besoin de faire de concertation pour, mais je m’en réjouis car cela va diminuer le trafic sur la Rocade », glissait, fin novembre, Cécile Helle en conseil municipal. Un « arrêté politique en catimini », grince Fabrice Tocabens pris pour raisons de sécurité sur la base d’une étude « que ni les services de la Ville, ni ceux du Département de Vaucluse n’ont eu, un véritable acte de mépris ». Un simple panneau sur le rond-point d’avant a été installé. Depuis ce lundi, la Ville a déployé plusieurs panneaux d’information, « en amont pour se mettre en conformité ». Quelque 700 poids lourds seraient impactés par des détours de 24,5 km au sud et 16 km au nord. « Mme Vassal* et le préfet des Bouches-du-Rhône doivent prendre leurs responsabilités et faire appliquer cet arrêté sinon ils mettraient en danger la population », relève l’adjoint benoîtement.

    Un « mépris de classe » pour la Rocade

    Autre arrêté, cette fois concernant la Rocade et les plus de 38 tonnes que la Ville voulait interdire en journée du carrefour de l’avenue Pierre-Semard à celui de l’avenue de Tarascon. Un projet retoqué par la préfecture. « Même s’il y a un enjeu de santé publique, les enjeux de ferroutage et de desserte locale n’étaient pas résolus, les solutions de contournement et de déviations avancées par la Ville ne fonctionnaient pas », justifiait le préfet Thierry Suquet il y a 10 jours. « On a concerté pendant dix ans, l’État nous a baladés et a enfumé la galerie, à force de mentir je souhaite que la population soit au courant qu’on nous mène en bateau et que l’État ne joue plus son rôle », fulmine Fabrice Tocabens, rappelant que la réduction du nombre de poids lourds sur la Rocade est une mesure qui figure dans le plan de protection de l’atmosphère qui s’apprête à être validé en préfecture.

    Enfin, sur la LEO, l’adjoint accuse l’État de se « défausser sur la Ville ». « Les 300 millions d’euros [coût réévalué de la LEO], personne ne les as, donc si l’État pouvait arrêter de mentir, le débat serait un peu plus serein », accuse Fabrice Tocabens, qui n’exclut pas de saisir la justice pour « mise en danger des populations ». « Si la Rocade passait au pied des Alpilles ou du Luberon, le problème serait réglé depuis longtemps, il y a un mépris de classe, les pauvres on s’en fout », attaque-t-il. LEO reconfigurée le long de la Durance, réalisation du barreau de Rognonas, jonction A7/A9 à Orange ou encore gratuité de l’autoroute entre Avignon nord et sud, « il n’y a pas une solution unique mais une boîte à outils », réitère l’adjoint.

    * Contacté, le Conseil départemental n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • L’hébergement d’urgence sur la corde raide à Avignon

    L’hébergement d’urgence sur la corde raide à Avignon

    En 2025, le Service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO), gestionnaire du numéro d’appel d’urgence le 115 qui accueille toute personne en situation de précarité et d’exclusion, a reçu 55 000 appels. Un chiffre « révélateur de l’activité que l’on a et de l’importance du problème à résoudre pour les personnes concernées », glisse Michel Portefaix, président de l’association.

    Face au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, en visite dans les locaux de la structure ce lundi 15 décembre, la directrice du SIAO, Sabine Girardin, affirme que la priorité pour sortir les personnes en grande précarité de la rue dans le département est d’améliorer la « fluidité du parcours ». Car si, en 15 ans, les places d’accueil d’urgence dans le département sont passées d’une quarantaine à 272 aujourd’hui, et même 330 en cas d’activation du plan grand froid, comme du 21 au 25 novembre dernier, et que celles-ci sont « toujours pleines », il faut mettre « de l’huile dans la machine », assure la directrice.

    Entièrement financé par l’État à hauteur d’environ un million d’euros par an, le SIAO travaille sur plusieurs aspects, notamment l’insertion et un accompagnement « plus personnalisé ». « Les structures doivent se réadapter. Par exemple sur les addictions ou les problèmes psy, sur lesquels on est accompagnés, mais ce n’est pas suffisant », appuie la directrice.

    Enquête en cours

    Face aux salariés, le préfet de Vaucluse assure qu’il « partage » les « préoccupations » du SIAO. « Il faut arrêter de raisonner en structures et en disponibilités. Tous les acteurs doivent converger. Se dire comment faire pour avancer sur telle ou telle situation humaine. D’arriver à lier aide immédiate et processus d’insertion », enchaîne-t-il. Une enquête commandée par la Ville d’Avignon et l’État a également été lancée par le SIAO pour en savoir plus sur le public accompagné et ainsi améliorer la prise en charge. Plus de 400 questionnaires ont été remplis et les résultats sont en train d’être étudiés.