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  • Une collecte solidaire de jouets dans le département du Var

    Une collecte solidaire de jouets dans le département du Var

    Noël, une période pour faire plaisir aux siens, mais aussi pour penser aux autres. C’est dans cette optique, et face au constat alarmant qu’encore trois Français sur dix jettent leurs jouets inutilisés à la poubelle alors qu’ils pourraient resservir, que plusieurs collectivités varoises (l’Agglomération Provence Verte, les Communautés de communes Cœur du Var, Lacs et Gorges du Verdon, Pays de Fayence, Golfe de Saint-Tropez et le SMIDDEV) organisent, en partenariat avec deux éco-organismes agréés par l’État, Ecosystem et Ecomaison, une grande collecte solidaire de jouets. Du 1er au 31 novembre, 64 points de collecte sont mis à disposition des habitants, pour y déposer des jouets neufs ou d’occasion (d’intérieur, d’extérieur, de société, électroniques, cadeaux…), à des fins de réemploi ou de recyclage, en fonction de leur état.

    Le recyclage de jouets, vecteur d’insertion

    En plus de ces points, l’opération s’étend à 24 magasins et associations, pour permettre à tous de participer à l’opération. A l’issue de celle-ci, ces associations locales (Com’Collecte, la Croix Rouge, Une Main Tendue pour les Gens dans le Besoin, Un Noël pour Chaque Enfant…) se chargent de récupérer les dons. Ils seront ensuite triés, nettoyés et remis en état pour être offerts ou revendus à prix solidaire, au sein d’ateliers de réemploi, sources d’activités pour des centaines de personnes en insertion, conférant à cette collecte un double intérêt. Les jouets qui ne pourront être remis en état seront dépollués et recyclés par Ecomaison, et par Ecosystem pour les jouets électriques et électroniques.

  • Un atelier pour trouver de bonnes sources sur internet

    Un atelier pour trouver de bonnes sources sur internet

    Comment se cultiver ou s’informer de manière fiable sur internet ? La multitude de résultats d’une recherche Google peut décourager, parfois perdre, souvent induire en erreur. Les Espaces publics numériques (EPN) de Martigues proposent plusieurs ateliers à différentes thématiques pour répondre à ce besoin. Avec plusieurs médias et ressources à partager.

    L’animateur de l’atelier de ce lundi après-midi, Frédéric Magaud, part de la plateforme Youtube. « Il existe beaucoup de chaînes à but éducatif ou de vulgarisation scientifique », explique-t-il, parmi lesquelles on peut citer Fouloscopie, créée par le docteur en sciences cognitives Mehdi Moussaïd. Ce dernier explique entre autres la densité d’une foule au mètre carré à partir… de tomates cerises dans une caisse en bois.

    Dans un autre registre, Frédéric Magaud propose Nota Bene, une chaîne qui traite d’histoire, ou encore le Collège de France et ses centaines d’heures de cours d’universitaires en libre accès par thématique. « J’ai tendance à proposer des sources officielles pour être sûr de l’info, même si certains créateurs sont tout à fait respectables », justifie l’animateur.

    Fatia, la cinquantaine et ancienne secrétaire en quête de bonnes sources, a trouvé son bonheur. « J’utilise beaucoup Youtube pour mes différentes recherches », reconnaît-elle. Mais il n’y a pas que cette plateforme et Frédéric Magaud passe en revue d’autres ressources comme Gallica, le versant numérique en libre accès de la Bibliothèque nationale de France (BNF) où l’on peut lire Balzac ou Hugo. « C’est intéressant ! », remarque la participante, intéressée par la littérature plus que par les podcasts ou par Wikipédia.

    Que faire de l’IA ?

    Une question que se pose Fatia est celle de que faire de l’IA et de ses réponses. « J’ai Gemini sur mon téléphone pour poser des questions », indique-t-elle. « Mieux vaut utiliser Mistral », répond Frédéric Magaud, argumentant qu’il s’agit d’« une IA européenne protégée par RGPD et non soumise à la loi américaine, qui peut permettre à Google de donner des infos sur nous à tout le monde autrement ». « Et ChatGPT sait déjà tout sur nous ! », renchérit une autre participante.

    Après deux ans d’existence, les ateliers grand public des EPN sont encore source de découverte et d’étonnement à mesure qu’évolue le paysage numérique. Qu’il s’agisse de question d’intelligence artificielle, ou de mise à jour de Windows.

  • Une jeunesse en lutte contre le chômage

    Une jeunesse en lutte contre le chômage

    Six semaines pour provoquer l’engagement chez les jeunes éloignés de l’emploi, c’est l’objectif du « Lab de l’engagement », dispositif de l’antenne du Vieux-Port de la mission locale de Marseille. Autour de la table se trouvent Amir, Achraf, Félix, Maëlle, Jenna, Carlla-May et Kassim, aux côtés de leurs accompagnatrices, Coraline et Louna. Ils ont entre 16 et 24 ans et sont dans la cinquième semaine du dispositif, fruit d’un partenariat entre plusieurs associations – Citizen Campus, les Têtes de l’Art, Appel d’Aires – et financé par la Ville de Marseille.

    Au rythme de trois à quatre ateliers par semaine, ils pratiquent divers exercices en lien avec l’engagement au sens large et rencontrent des associations. « On a vu beaucoup de choses, un travail sur les médias, les informations actuelles et historiques… On a rencontré des intervenants intéressants », témoigne Amir. Son parcours résume bien l’objectif du Lab : « Au début, je me demandais ce que je faisais là. Et, au bout d’une semaine, je me suis dit que c’était trop bien. Sans le Lab, je ne me serais pas autant ouvert. » Achraf abonde : « J’ai acquis de l’expérience avec les ateliers sur la politique. On n’aurait pas eu ces informations sans le Lab, c’était bénéfique. »

    De quoi réellement les pousser vers le travail. Par exemple, Carlla-May bénéfice d’une allocation au titre de « l’engagement jeune ». « Ça me permet de mettre des sous de côté pour m’acheter du matériel et faire le métier que j’aime. Et me payer la formation adéquate », explique-t-elle. Un engagement « donnant-donnant ». Même principe pour Kassim, qui a « postulé pour être ambassadeur de la vie collégienne » suite au Lab de l’engagement. Et Amir entend redoubler d’efforts dans l’association, dont il est déjà membre.

    En bref, l’objectif du Lab est jugé atteint par la plupart des jeunes présents. « J’étais vraiment pas rassuré de faire des choses en groupe, je suis venu à reculons. J’ai appris à reprendre confiance en moi, à m’exprimer en situation de groupe alors que je n’étais pas habitué », témoigne Kassim. Il se dit même « fier » d’être sorti de sa zone de confort. Et les effets sont concrets : Si ces jeunes sont la deuxième promotion du Lab, les membres de la première « ont tous trouvé un emploi ou une formation ».

    Découverte des métiers de Twitch

    Au programme ce jour, ils découvrent le studio Twitch, service de diffusion vidéo en direct, de l’émission de la mission locale Lab’On-ID. Paul Ordonneau, co-animateur, présente les grandes lignes du format : « Notre but est d’éveiller la curiosité chez les jeunes. On a aussi des formats qui nous tiennent à cœur, avec des émissions plus axées sur le divertissement. Ça permet de parler de la mission locale d’une autre manière. » Il propose à Kassim de co-construire une future émission. Les deux échangent longuement pour établir un plan, avec l’optique de lui laisser la main. « Quel concept tu veux voir ? Tu verrais comment cette séquence… », questionne-t-il. Kassim rebondit, en proposant des variantes de concepts qu’il connaît : « Cyril Gane [combattant de MMA, Ndlr.] fait des vidéos comme ça. Faire une discussion autour du sport, j’aime bien. »

    Rapidement, il prend la main : « On pourrait faire ça avec des invités en plateau, j’animerais et je poserais des questions si nécessaire. » Les autres jeunes écoutent Rayima Ammad qui expose son travail sur la gestion du tchat et la participation des auditeurs, la création des relais de l’émission en temps réel sur les réseaux sociaux… Mathieu Jonquières s’occupe de la régie et présente les aspects techniques et les micros : « Notre objectif est de donner la parole aux jeunes sur les sujets qui les intéressent. On essaie d’avoir une approche qui amène naturellement les jeunes à la mission locale. » Présentation de métiers avec des formats vidéos qui parlent aux jeunes, pendant que les jeunes accompagnés mettent la main à la patte. C’est tout le concept de Lab’On ID : « Ça les aide à découvrir des métiers et voir qu’il y a des opportunités à la mission locale. »

    EN CHIFFRES

    +6,3%

    De jeunes de moins de 25 ans sont inscrits à France Travail et tenus de chercher un emploi (catégories A, B et C) dans la région, au 3e trimestre 2025, portant leur nombre à 63 370, dont 41 870 (+8,7%) sans aucune activité (catégorie A). Sur un an, la hausse est de 21,4%, soit 11 170 jeunes de plus.

    +7,1%

    De jeunes inscrits en catégorie A, B et C dans les Bouches-du-Rhône, soit 26 850 personnes, dont 17 950 en catégorie A (+9,3%). +6,3%Dans le Var, soit 12 920 jeunes inscrits, dont 8 630 en catégorie A (+8,8%).

    +5,3%

    En Vaucluse, soit 8 550 jeunes inscrits, dont 5 500 en catégorie A (+8,1%).

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • Encore plus de couverts pour les Petites Cantines d’Aix

    Encore plus de couverts pour les Petites Cantines d’Aix

    L’équipe bénévole était installée, chaque vendredi, dans les cuisines du Théâtre du Bois de l’Aulne. Après une pause estivale, la structure aixoise des Petites Cantines annonce désormais ouvrir ses portes quatre fois par semaine, au lieu d’une, pour proposer à ses convives des repas à trois services, à prix libres. L’initiative, désormais étendue sur le territoire national, est née à Lyon, en 2016. à Aix-en-Provence, l’antenne est lancée depuis 2024. Autrefois ouverte le vendredi midi, les repas seront également servis les mardis, mercredis et jeudis. Les bénévoles pourront venir mettre la main à la pâte dès 9h30, les services débuteront dès 12h30.

    Installées dans le quartier du Jas de Bouffan, les Petites Cantines, structure de « quartier participative » où l’on cuisine « comme à la maison », rappelle souvent élodie Gindrier, l’une des quatre porteurs du projet, s’inscrivent dans une démarche d’inclusivité et de sociabilité. Objectif, permettre aux personnes les plus isolées, parfois précaires, d’avoir la cuisine et le repas comme vecteur de sociabilisation.

    Dans cette démarche, les Petites Cantines aixoises proposent une seconde nouveauté pour sa rentrée : la programmations d’ateliers et de rencontres diverses au sein de sa cuisine. à commencer par un atelier Halloween dédié aux parents et aux enfants, ce vendredi 31 octobre, entre 14h et 16h, pour lequel les inscriptions sont encore ouvertes. Le 7 novembre, ce sera un atelier d’écriture qui sera organisé par l’association. Toutes les réservations peuvent être effectuées via le site internet des Petites Cantines.

    Par ailleurs, si les équipes de bénévoles sont (presque) au complet, la structure cherche néanmoins à renforcer ses équipes organisationnelles. « On cherche du monde qui s’engage sur le long terme et vienne prendre des responsabilités au sein de l’association, la finalité de l’histoire, c’est ça ! », précise élodie Gindrier.

  • Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    L’initiative peut paraître légère, mais l’objectif poursuivi est majeur. Ce vendredi après-midi, de 13h30 à 17h30, des activités sportives et citoyennes gratuites seront proposées au centre social Nelson-Mandela, dans le quartier des Comtes. Au programme : initiation aux gestes de premiers secours, présentation des missions de la police, mur d’escalade mobile, structures gonflables, tatamis, présentation du matériel spécifique au métier de policier ou encore parcours de sensibilisation à l’alcool et aux drogues.

    Derrière cet après-midi porté par la Métropole, il y a l’association Raid aventure organisation, qui œuvre au rapprochement police-population depuis plus de trente ans. L’événement porte d’ailleurs le nom de « Prox », pour proximité. Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc, explique : « C’est un moment ludique pour découvrir les missions des différents métiers de la sécurité, plus du côté de la prévention, de l’éducation, de la médiation et faire en sorte de casser les clichés et les a priori qu’il peut y avoir entre la jeunesse et la police, mais dans les deux sens. »

    « C’est vrai qu’il y a de ça quelques années, on avait une police de proximité, qui avait ce rôle-là d’aller vers la jeunesse des quartiers et les habitants, de ne pas faire que de la répression, mais aussi de la présence et de la prévention », note Valérie Rambaud, responsable de la Gestion urbaine et sociale de proximité de la Maison des projets, qui avait organisé la première édition de cette action, en août, aux Aigues-Douces. Mises en place en 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin, ces brigades locales, qui comptaient 13 500 agents, avaient été supprimées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

    Ces ateliers Prox ne remplacent pas cette unité, mais ont l’ambition de participer aux bonnes relations entre police et population. « Le fait de briser les appréhensions autour de l’uniforme permet aussi de désamorcer en amont d’éventuelles problématiques », affirme Laurent Belsola.

    Susciter des vocations

    Mais l’après-midi est aussi dédiée au recrutement, avec la présence des partenaires de l’emploi et de l’insertion comme la Mission locale. « Lors de la première édition à Fabien Menot, on était très agréablement surpris de voir que des jeunes des Aigues-Douces s’étaient attablés avec les recruteurs de la police nationale et de la gendarmerie et ont même, pour certains, signé des contrats et se sont engagés, se remémore Laurent Belsola. Cette initiative est aussi faite pour montrer que les forces de l’ordre, c’est aussi des débouchés, des métiers divers et variés qui peuvent présenter un intérêt et c’est pas parce qu’on vient d’un quartier qu’on ne peut pas intégrer la police. »

  • Des jeunes sous main de justice sur scène comme au Festival

    Des jeunes sous main de justice sur scène comme au Festival

    Une standing ovation de quelques minutes et des sourires jusqu’aux oreilles ont conclu la superbe performance théâtrale de onze jeunes sous main de justice, jeudi 23 octobre, à la FabricA d’Avignon. Et ce, devant un public choisi de plus de 200 personnes, avec Avant que la sueur ne sèche, une œuvre traitant de l’esclavage et de son évolution à l’époque actuelle.

    Pendant plus d’une heure, les onze adolescents, accompagnés par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) Alpes-Vaucluse, Alpes-Maritimes, mais aussi – pour la première fois – de la Guyane, étaient sur scène avec sept éducateurs et une psychologue. Se sont enchaînés des monologues poignants autour de la condition humaine pendant la traite esclavagiste, des dialogues émouvants sur le sort d’ouvriers au Qatar ou dans les usines de la fast-fashion, et des morceaux rappés sur les « petites mains » des trafics de drogue, soumises à leurs supérieurs.

    C’est la cinquième fois que la PJJ et le Festival d’Avignon collaborent sur ce projet, autour de grandes questions de société, comme la peine de mort.

    « La patate ! »

    Un rendu quasi professionnel mis en scène par Julie Minck, Virgil Simon et Antoine Wellens, de la compagnie Primesautier Théâtre, qui a été créé en seulement cinq jours. Et avec le concours du Festival d’Avignon, qui a laissé à disposition la FabricA du dimanche soir jusqu’au vendredi 24 octobre pour permettre au groupe de répéter dans des conditions dignes des plus grandes compagnies. Cinq jours de répétitions intensives donc, avec parfois jusqu’à huit heures par jour sur les planches. Mais aussi des ateliers autour de l’esclavage, animés par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, ou encore de la linogravure avec le plasticien Martin Marques Dos Santos. Et surtout, une vie en commun pendant presque une semaine.

    « C’est un autre rapport éducatif, car on était d’égal à égal sur scène. On voit une autre facette des jeunes et comment ils appréhendent la société, comment ils interagissent avec les autres et surtout avec des inconnus », précise Adam Costerg Dia, référente laïcité-citoyenneté à la direction territoriale PJJ Alpes-Vaucluse, et qui a elle-même participé à la pièce. « Et c’était la patate ! », s’exclame, en ensemble de survêtement noir et baskets aux pieds, Sammy*, Marseillais de 16 ans, qui confie qu’il n’avait « pas envie au début », mais qu’il s’est finalement senti à l’aise tout au long de la semaine.

    * Le prénom a été modifié

  • Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Quatre salves de plusieurs ateliers se sont succédé samedi dans Forum du Mucem (2e), dans le cadre du Festival MED25, centré sur la thématique du dialogue à la paix. Parmi eux : un moment de discussion organisé par les Tisseuses de paix. Composé de femmes issues de religions et sensibilités différentes, l’association est née au lendemain du 7 octobre avec l’ambition de créer un espace de dialogue et d’empathie pour aborder le conflit israélo palestinien. « On s’est dit que même si tout le monde voulait qu’on se déteste, on allait continuer à s’aimer », détaille Alexandra Lemarié, membre du collectif.

    Face à un groupe d’une vingtaine de personnes, les tisseuses de paix présentes samedi ont proposé à leur public de distinguer trois modes d’échanges dans le débat, relevant respectivement de l’émotion, de l’opinion, ou du factuel. Placés par trois, les participants ont ensuite dû répondre à des questions en favorisant un échange émotionnel, recommandé par les animatrices pour établir un dialogue bienveillant.

  • Le Bel Espoir a terminé son voyage pour la paix au Mucem

    Le Bel Espoir a terminé son voyage pour la paix au Mucem

    C’est en accostant dans l’anse du Mucem (2e) et devant une foule de tous âges et enthousiaste, que le Bel Espoir, depuis mars sur l’eau pour construire un dialogue de paix en Méditerranée, a samedi terminé son voyage, lançant du même coup le Festival Med25. Imaginé en réponse à l’appel du Pape François lancé lors des Rencontres Méditerranéenne de Marseille en 2023, le projet était construit en 8 grandes étapes au cours desquelles 8 différents groupes de jeunes de toutes nationalités se sont relayés à bord pour réfléchir à la construction d’une paix en Méditerranée.

    « C’est un projet très concret et symboliquement très fort. On a passé deux semaines à tenter de comprendre les situations de chacun, avec des personnes qui sont parfois issues de pays en guerre, des histoires d’immigrations difficiles… », témoigne Emmanuelle, française membre de l’équipage lors de la dernière étape. « C’était un vrai moment d’apprentissage de l’autre. On a réussi à cohabiter dans un petit espace. Si on arrive à partager un bateau, pourquoi ne pas arriver à partager la Méditerranée ? »

    Rentré vendredi soir de Rome, le Cardinal Aveline était présent au Mucem pour accueillir le voilier et son équipage. « Il y a deux ans au Pharo, le Pape François nous a invités à davantage former les jeunes à la paix. C’est ce que nous avons essayé de faire. Cette arrivée est très émouvante pour moi », a-t-il confié samedi. Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), a lui aussi fait le déplacement, soulignant la dimension symbolique d’une arrivée dans la cité phocéenne. « Les jeunes qui ont passé des mois sur ce bateau, (…) qui arrivent d’Italie, d’Espagne, d’Algérie, de Bagdad, d’Égypte mais aussi de Marseille, (…) ont vécu une expérience merveilleuse. Je crois que lorsqu’on parle d’espoir, on peut leur faire confiance », s’est-il enthousiasmé. Une opinion partagée par un public venu en force soutenir l’initiative.

    Une journée dédiée

    au dialogue de paix

    La conclusion de ce voyage était marquée par le lancement du Festival Med25, organisé toute la journée au Mucem. À partir de 10h et jusqu’à 19h, débats, conférences et ateliers sur le thème du dialogue pour la paix se sont succédé. L’esplanade du musée accueillait également plusieurs associations, comme les Apprentis d’Auteuil, qui accompagnent les jeunes en difficulté par le biais de programmes d’accueil, de formation, d’éducation et d’insertion. Sur une scène placée près de l’eau, des prestations chantées et dansées se sont enchaînées, représentants de nombreuses cultures méditerranéennes.

    Libyens, Israéliens, Palestiniens, Libanais, Syriens… les peuples méditerranéens sont nombreux à affronter un quotidien de conflits. Et le drame dépasse les frontières terrestres : selon l’Organisation mondiale pour les migrations, plus de 50 000 exilés ont péri en Méditerranée centrale depuis 2014. La mission du Bel Espoir insuffle un véritable vent de paix dans ce contexte de tensions. Cultivons-le.

    ET AUSSI

    SOS Méditerranée présente son action

    Deux bénévoles de l’association de sauvetage en mer sont venus présenter les activités de leur ONG.

    Atelier « AntiClash »

    Le fondateur du podcast a animé une discussion sur les méthodes à adopter pour établir un dialogue serein.

    Éduquer à la Méditerranée

    Un débat sur l’éducation à la paix et à l’identité méditerranéenne s’est tenu dans l’auditorium du Mucem.

    Parvenir à coexister

    L’association Coexister a animé un atelier pour déconstruire les préjugés liés aux convictions religieuses.

  • Côte bleue : atelier participatif autour du vélo

    Côte bleue : atelier participatif autour du vélo

    Programme porté par l’Ademe dans le cadre du Plan vélo pour soutenir les collectivités afin de promouvoir l’utilisation du vélo comme mode de transport quotidien, Avelo a fait l’objet d’une convention intercommunale réunissant les quatre communes de la Côte Bleue : Le Rove, Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet et Ensuès-la-Redonne.

    Dans ce cadre, un atelier participatif a été organisé en octobre par Gauthier Miaille, chargé de mission Avelo, et la municipalité du Rove. Des habitants, des membres du Cyclo-Club Rovenain – dont son président Christophe Gay – ainsi que des usagers habituels du vélo ayant répondu à l’enquête diffusée en juin, se sont retrouvés pour échanger sur le futur Schéma directeur des aménagements cyclables. Animé par Louise Chaperon du bureau d’études BL évolution, l’atelier a permis de recueillir de nombreuses contributions citoyennes : sécurisation des trajets, amélioration des infrastructures existantes, et développement de nouvelles liaisons entre les différents quartiers et communes de la Côte Bleue. « C’est une excellente initiative. Il est essentiel de sécuriser et d’améliorer, là où cela est possible, certains axes très fréquentés par les enfants et les sportifs. On sent une vraie volonté d’écoute et d’action de la part de la commune », salue Gilbert Lanteri, habitant du Rove.

    Cette rencontre intervient dans un contexte où plusieurs accidents de la route impliquant des cyclistes se sont récemment produits hors agglomération, en raison de la dégradation de certaines portions de voirie. La mairie a saisi les autorités compétentes afin de demander la réalisation de travaux urgents de réparation et de sécurisation des axes concernés.