Tag: ateliers

  • Donner une seconde vie aux objets à Aubagne

    Donner une seconde vie aux objets à Aubagne

    Installée dans ses nouveaux locaux de l’Îlot d’Aubagne, lieu de vie mixant tertiaire, restauration, activités à vocation sociale et espaces naturels au 1100 chemin de l’Avelanède, la ressourcerie le Dirigeable ouvre cet été ses portes et propose six créneaux d’upcycling entre le 21 juillet et le 27 août. Au programme : réparation et customisation de vêtements, création d’un oiseau suspendu en bois, découverte de la couture ou transformation de vaisselle en objet de décoration…

    « C’est l’occasion pour les habitants du territoire de découvrir l’espace création et de repartir avec un objet fabriqué de leurs propres mains », soulignent les organisateurs. Toujours planifiées l’après-midi, les séances durent entre 1h30 et 3h, coûtent entre 12 et 25 euros et sont à destination de petits et grands.

    Espace de progression sociale

    Fondé en 2016 au sein de l’association Evolio, le Dirigeable est, au-delà d’un lieu de collecte et de revente d’objets de seconde main, un espace de progression sociale. Tout en s’inscrivant dans une démarche d’économie circulaire en encourageant les pratiques de réemploi, de réparation et de recyclage, la ressourcerie travaille à l’insertion des personnes précaires et éloignées de l’emploi en faisant de leur passage dans la structure un tremplin vers un projet professionnel durable. Les salariés en insertion, qui bénéficient d’un accompagnement social personnalisé, ont pour rôle de « trier, réparer, restaurer, créer de nouvelles pièces à la vente » et de « reconditionner des vélos et des appareils électroniques ».

    L’occasion de « remettre un pied dans le monde du travail » mais aussi de « retrouver confiance en eux en acquérant de nouvelles compétences », précise le site web de l’association. En 2025, 81 personnes en insertion ont été accompagnées par la ressourcerie.

    Inscription sur le site www.ressourcerie-ledirigeable.fr

  • Les sites cézanniens rouvrent et dévoilent de nouvelles histoires

    Les sites cézanniens rouvrent et dévoilent de nouvelles histoires

    Révélés au grand jour à l’occasion de l’Année Cézanne, ces deux sites avaient ensuite fermé afin de poursuivre leur restauration. Près d’un an plus tard, la Bastide du Jas de Bouffan, demeure de jeunesse du peintre Paul Cézanne, et l’Atelier des Lauves, niché sur les hauteurs d’Aix et témoin de ses dernières années, accueillent à nouveau le grand public. Dès ce samedi 4 juillet, les visiteurs pourront (re)découvrir ces deux lieux emblématiques jusqu’au 31 octobre 2026, avant une nouvelle fermeture programmée.

    Derrière les murs de ces sites chargés d’histoire, les travaux de restauration se sont poursuivis avec minutie afin de leur redonner leur éclat d’antan, explique Pierre Laforest, administrateur des sites cézanniens. Parallèlement, un important programme de recherche scientifique est en cours. Dans la ferme de la Bastide, la Société Paul Cézanne, cofondée par Denis Coutagne en 1998, va s’installer pour y développer un centre international de recherche et documentation dédié au peintre.

    « L’engagement de la Ville était de rouvrir ces sites tout en tenant le pari de montrer des monuments en cours de restauration, pour permettre aux visiteurs de se familiariser avec le travail patrimonial de restauration, de diagnostic et de découverte. Des recherches qui nous amènent à mieux connaître le peintre », note la direction du Patrimoine de la Ville.

    « Ouvrir tous les ans au public impose une organisation particulière. Ici, on fait des études fondamentales, en même temps que des travaux, de la muséographie et tous les lots techniques. Ça donne quelque chose d’étonnant, y compris auprès de nos partenaires », souligne David Kirchthaler, chargé des opérations monument historique pour la Ville d’Aix.

    Dès samedi, les visiteurs pourront se plonger dans les premiers pas de Cézanne en tant que peintre, mais aussi dans l’histoire de la Bastide et de sa restauration. Ils pourront découvrir l’Atelier des Lauves, recréé presque à l’identique, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les oliveraies de l’époque cézannienne y ont été replantées et retrouveront, à terme, l’aspect du paysage immortalisé par le maître aixois.

  • À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    Ils sont moins d’une dizaine à avoir bravé la canicule pour aller jusqu’au centre socioculturel la Rose des Vents. Organisé par le pôle infos seniors du CCAS, animé par le Creedat 13, association spécialisée dans l’adaptation et le réaménagement de logements, tenait un deuxième atelier permettant aux plus âgés, ou aidants, de réfléchir à des alternatives pour qu’un senior reste plus longtemps chez soi. Proposer d’autres options que l’Ehpad, ou l’emménagement chez un proche. « L’idée de la société en ce moment, c’est de favoriser le maintient à domicile le plus possible, rappelle Aline Baccon, responsable coordination du pôle infos seniors du CCAS. Il y a tout un panel de dispositifs qui permettent de rester à son domicile le plus longtemps possible. C’est un coût, mais il y a quand même beaucoup d’aides (….) ». Déjà le 17 juin dernier, le même atelier était organisé, au centre socioculturel La Provence.

    Des rencontres régulières

    Et sera réitéré dans les mois à venir. « On essaie d’en faire plusieurs par an sur différentes thématiques, poursuit Aline Baccon. L’intérêt de ces rencontres, c’est de faire de la prévention, d’anticiper et faire en sorte que les gens aient l’information au plus tôt pour éviter des situations dégradées, éviter les chutes, les risques… Mais aussi faire en sorte que les gens ne se disent pas que (rester chez soi) n’est pas une option, faute de moyens ». Au cours de l’atelier, Lucille Besson Papin, ergothérapeute au sein de la Creedat 13, animatrice de la rencontre pour la journée, expose les chiffres. Chez les personnes âgées, les chutes représentent 130 000 hospitalisations par an. 70% d’entre elles ont lieu au domicile, et 10 000 d’entre elles par an sont une cause de décès. « La population en France est vieillissante, vit de plus en plus longtemps, il y a donc de nouveaux besoins chez les seniors. Ici, on vient faire de la prévention pour lutter contre les risques de chute, d’aggravation des problématiques de santé, dans le but qu’on puisse intervenir avant même qu’il y ai des soucis au sein du logement des bénéficiaires », déroule Lucille Besson Papin. Parmi le petit groupe présent, les raisons de venues varient. « J’ai des amis qui ont eu des problèmes de santé, ça peut leur être utile », résume Réjane. « De mon côté, j’ai fait plusieurs chutes sur le dos, j’ai besoin de pouvoir aller mieux au quotidien. Il faut que je puisse adapter mon logement par rapport à cette pathologie. C’est une kinésithérapeute qui m’a envoyée ici », explique de son côté Marie-Laure. D’autres ateliers sont à venir, dans les centres sociaux.

  • Partez à la découverte des forêts ce week-end

    Partez à la découverte des forêts ce week-end

    Les Nuits des forêts, événement national, sont de retour jusqu’au 21 juin pour une septième édition qui invite petits et grands à découvrir les forêts et le vivant près de chez soi, à travers divers rendez-vous dans plus de 250 sites partout en France.

    D’une manière générale, les Nuits des forêts sont une invitation à redécouvrir la forêt proche de chez vous et à rencontrer les femmes et les hommes qui l’habitent, la cultivent, la protègent et s’en inspirent.

    Imaginées pour célébrer et questionner nos liens aux forêts, et portées par l’envie de rapprocher les citoyens des massifs proches de chez eux, elles œuvrent au rapprochement des mondes forestier, culturel et scientifique, et vous invitent à mieux découvrir, partager et vous émerveiller aux côtés de celles et ceux qui font la forêt.

    Dans le Var

    Cette année, la thématique est consacrée à la découverte et à la compréhension de ce que la forêt a à nous dire, autour du thème « à l’écoute des vivants ».

    Dans ce cadre, le hameau de la commune varoise de Méounes-lès-Montrieux, situé à mi-chemin entre Toulon et Brignoles, vous invite à une journée au cœur de la Sainte-Baume, ce samedi dès 15h, pour vivre une immersion sensible et collective au cœur du vivant. Au programme : une balade contée accessible dès 5 ans, suivie d’un moment de découverte autour de la faune forestière, pour plonger dans le monde fascinant et discret des chouettes et hiboux.

    Vous êtes également conviés à une journée de découverte de la forêt de la Martre samedi, notamment autour de l’ancienne scierie, avec sorties, causeries champêtres et concerts, dès 9h30.

    Dans les Hautes-Alpes

    Une immersion dans la forêt de Beynaves vous est proposée samedi, avec une balade le long du GRP 946. Au départ de la boulangerie d’Orpierre, vous cheminerez jusqu’à Sainte-Colombe à partir de 17h. Une balade nocturne, dès 22h, est également prévue pour écouter les sons de la nuit.

    Par ailleurs, une balade contée forestière aura lieu dimanche sur la commune du Monêtier-les-Bains. Embarquez pour une randonnée insolite, pensée comme une parenthèse enchantée en immersion dans la forêt, au départ du parking du Gros Moutas, de 15h à 18h30.

    Dans les Alpes- de-Haute-Provence

    Partez à la découverte de la forêt de Chamatte avec une balade commentée et un jeu naturaliste à vivre en famille samedi à partir de 13h30. La soirée se poursuivra avec un concert au théâtre de verdure d’Allons.

    Informations pour chaque événement du week-end et ceux à venir sur le site internet  nuitsdesforets.com

  • À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    « Semailles en fête prend son envol avec l’espace social et culturel de la Croix des Oiseaux. » C’est derrière ce jeu de mots que l’association de la Ceinture verte d’Avignon, qui réalise de l’insertion par l’activité économique sur ses 16 hectares de maraîchage, annonce la 4e édition de sa fête qui se tiendra ce vendredi 19 juin sur ses terres, au 2 370 avenue de la Croix-Rouge.

    Avec donc évidemment un programme festif dès 17h. Car les organisateurs ont vu les choses en grand avec deux scènes cette année. Et des artistes locaux à l’image d’Adama Cissoko, Djama ou encore le DJ local Soul Freak Brother. « On est quasiment en mode festival. On s’est un peu enflammés », s’en amuse Olivier Capgras, directeur de Semailles. Le tout en collaboration avec le centre social de la Croix des Oiseaux qui coorganise l’événement. « On va restituer plusieurs travaux réalisés pendant toute l’année », précise Florian Dacheux, chargé de mission au centre social. Dont notamment un concert de lectures musicales par les poètes de la structure pendant le repas de l’événement.

    Solidarité

    Mais aussi un contenu plus pédagogique et solidaire. « Le rôle premier de Semailles reste l’insertion par l’activité économique ainsi que le maraîchage et l’éducation à l’environnement », rappelle le directeur. Se tiendra ainsi le marché bio et solidaire qui propose des produits de qualité à des prix réduits pour ceux dans le besoin. Ainsi qu’un espace avec de nombreuses animations à partir de 17h. Entre ateliers nature, espace détente, du maquillage, des balades contées ou des animations musicales.

    Programme et infos sur semaillesavignon.fr

  • Des journées de l’archéologie pour redécouvrir l’histoire de la ville

    Des journées de l’archéologie pour redécouvrir l’histoire de la ville

    Les Journées européennes de l’archéologie se déploient partout en France, et dans plus de 30 pays européens. À Marseille, l’événement rassemble « 35 rendez-vous gratuits avec plus d’une centaine d’experts qui sont mobilisés : des archéologues, des chercheurs, mais aussi des médiateurs », explique Gwenaël Richerolle, adjoint (Écologistes) délégué au patrimoine municipal et aux équipements culturels municipaux. « Cela s’insère dans une politique culturelle de la Ville de Marseille, qui vise à créer un attachement entre les publics avec le patrimoine archéologique et culturel », souligne-t-il.

    « Parler de notre histoire »

    Parmi les propositions, le 9 juin, le public est invité à une conférence détaillant les résultats d’une fouille archéologique, menée en 2025 dans les quartiers nord de la ville, et qui avait révélé l’existence d’un vignoble grec antique. La conférence mettra en lumière le rôle central de la viticulture dans l’économie de Massilia, sous quatre siècles d’occupation, entre les Ve et IIe siècles avant J.C. En effet, ces journées marquent également un temps pour « parler de notre histoire, puisque Marseille est la ville la plus ancienne de France », confie Gwenaël Richerolle.

    Ce samedi 13, c’est l’inauguration de « L’art de la matière : maquettes marseillaises », aux archives municipales. Une exposition qui présente 29 maquettes et 16 aquarelles de monuments emblématiques de la cité phocéenne jusqu’au 17 octobre. « C’est l’occasion de redécouvrir en 3D nos monuments », partage l’élu. « Le week-end est entièrement construit pour les familles, avec des ateliers qui sont pensés pour tous les âges. » Entre autres : bacs de fouilles, ateliers d’art préhistorique et pariétal, poterie, tissage ou encore un atelier d’archéologie navale… « Au-delà de l’aspect ludique, il y a la possibilité de découvrir les métiers de l’histoire de l’art et de l’archéologie. »

    Programme complet sur le site de la Ville de Marseille.

  • A Nîmes, les Vers du ter-ter font pousser l’écologie populaire

    A Nîmes, les Vers du ter-ter font pousser l’écologie populaire

    Sous le béton, la terre. Sous les fins de mois, des colères. Et dans les quartiers, des graines d’avenir. Du 9 au 14 juin, Les Vers du ter-ter reviennent à Nîmes pour une 3e édition sous le signe d’une écologie populaire, joyeuse et politique. Son mot d’ordre, « Fauchons le blé, parlons oseille », dit tout : cette année, le festival met les pieds dans le plat de l’argent, de sa place écrasante dans nos vies et de son partage inégal.

    Porté par un collectif bénévole et indépendant, l’événement continue de tisser des liens entre Gambetta, Richelieu, Pissevin, Valdegour, la route d’Arles, la Placette ou Jean-Jaurès. « On entend souvent dire que l’écologie, c’est un truc de riches. On pense le contraire », défend le collectif, rappelant que les plus précaires sont aussi les premiers exposés aux problèmes environnementaux.

    L’oseille en débat

    Pendant une semaine, l’écologie quittera donc les discours hors-sol pour se frotter aux repas partagés, aux ateliers de débrouille et aux paroles d’habitants. Au programme : cuisine végétarienne avec Côté Jardins solidaires, encres végétales à La Virgule, spectacle autour de l’ancienne monnaie locale Krôcô, discussion sur « l’injuste prix » de l’alimentation ou débat autour de Taxer les riches avec Attac.

    À Valdegour, le film La Guerre des centimes ouvrira la discussion sur le quotidien des livreurs à vélo. À Pissevin, des ateliers radio feront entendre les voix des jeunes. À la Placette, saynètes et karaoké refermeront la fête. Ici, le lien social vaut monnaie forte.

  • La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    En juin 2025, près de 10 000 personnes ont assisté à la Slow Fashion Week. Une première qui affichait la volonté de faire de Marseille la capitale française de la mode responsable. Cette année, le Collectif Baga revient avec une deuxième édition lancée ce vendredi et qui se poursuit jusqu’au 13 juin. Une cinquantaine d’événements sont prévus dans divers lieux emblématiques de la ville : défilés, expositions, ateliers et conférences autour des enjeux écologiques de la mode durable, responsable et éthique.

    Marion Lopez, cofondatrice du Collectif Baga et fondatrice de l’école de mode Studio Lausié, confie : « On a reçu des centaines de candidatures du monde entier. Mais à la base, l’objectif reste de mettre en lumière les marques de Marseille et de la région. » Une centaine de membres actifs ont été retenus pour organiser et participer aux événements. Marion Lopez souligne : « Il y a une charte à respecter, fondée sur des valeurs communes : accessibilité, inclusivité et écoresponsabilité. »

    L’an passé, le collectif avait invité la Maison Cléo. Cette année, c’est Amour Collective qui sera mise à l’honneur, une marque établie en Normandie. « La démarche est complètement en accord avec ce qu’on fait : les castings de ses défilés sont inclusifs et elle ne travaille qu’à partir d’une revalorisation des matériaux qui existent chez de grandes maisons », complète Marion Lopez. Contribuer au développement, notamment des jeunes marques, est une nouveauté que la Slow Fashion Week instaure, cette année, grâce au partenariat passé avec le salon parisien Who’s Next, qui permet à des acheteurs de découvrir des nouvelles marques.

    « Le temps du geste lent »

    L’événement ne propose pas que des défilés : « Nous voulons prendre le temps du geste lent de la confection. On veut mettre en avant l’artisanat local, des savoir-faire qui sont un peu perdus, comme la broderie ou de la réparation », souligne-t-elle. Une manière de montrer que ces pratiques sont accessibles, notamment, « l’upcycling ». La fondatrice prend l’exemple des élèves de l’école de mode du Studio Lausié : « Ils récupèrent absolument tout et ils créent des pièces incroyables. C’est montrer que la mode écoresponsable, ça peut être digne de grande maison de couture. » La clôture sera symbolique avec le défilé des étudiants du Studio Lausié. « Une passation à la nouvelle génération qui veut changer les codes de l’industrie », confie Marion Lopez. La Slow Fashion Week, conclut-elle, c’est « célébrer Marseille, la mode écoresponsable, l’entraide et la collaboration ».

    Accès libre. Programme et modalités sur baga-collectif.fr

  • La jeunesse marseillaise sur les bancs de l’écologie

    La jeunesse marseillaise sur les bancs de l’écologie

    Sur les tables, des poubelles verte, jaune, noire et marron côtoient les gourdes des enfants. Dans la classe, Estelle, de l’association Zero Waste Marseille, leur apprend à recycler leurs déchets : « On a ramené différentes bouteilles qu’ils ont dû mettre dans la bonne poubelle », explique-t-elle, « ça a l’air de plaire, ils posent des questions ». Pour la deuxième activité, les enfants doivent dessiner leur goûter parfait, sans déchets. L’objectif ? Leur montrer qu’ils peuvent consommer des choses appétissantes, sans pour autant qu’il y ait d’emballages. Un exercice bien compris par les élèves. « J’ai dessiné une pomme et une gourde », sourit l’une d’eux.

    Jusqu’au 6 juin, l’association proposera d’autres ateliers de ce genre dans différents établissements marseillais. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du Printemps du climat, événement national organisé par l’Association prévention MAIF pour encourager le public à agir en faveur de l’atténuation climatique. D’autres collectifs, comme Texticologie et Repair Café, participent également à cette semaine de mobilisation.

    Le temps de l’espoir

    Dans la cour, l’association Les Petits Débrouillards fait découvrir la biodiversité aux élèves. « On explique la science à des publics non-spécialistes, pour que tout le monde puisse comprendre », résume Marilou, bénévole. Après une heure d’activité, la récréation sonne enfin. « On a parlé des différences entre les espèces vivantes et des régimes alimentaires », raconte-t-elle. « Ils sont hyper réceptifs, et ils savent déjà plein de choses, c’est bien. » Une belle preuve qu’à Marseille, la sensibilisation aux enjeux climatiques gagne du terrain.

    Ivanie Legrain

  • Cinq minots comme des chefs en cuisine chez Mazzia

    Cinq minots comme des chefs en cuisine chez Mazzia

    « On est tous des étoiles, il nous faut juste apprendre à briller », a conclu Nour, 16 ans, dans son rapport de stage de 3e. Ex-directrice de l’école du Parc Bellevue, Véra Tur-Grigorieff embarque depuis six ans des collégiens de Saint-Mauront et Josephine-Baker dans le 3e arrondissement et Rosa-Parks dans le 15e, dans une aventure culinaire qui les porte au firmament.

    Isma’il, Chaima, Nour, Yassine et Wiem sont passés de la cantine scolaire aux cuisines des chefs étoilés, mais aussi par les salons de l’Élysée, le bureau du maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, derrière les fourneaux avec le rappeur Soprano et le footballeur Dimitri Payet. Et encore, par la grande école hôtelière de Genève où le professeur émérite et chercheur à l’université Dennis Rodgers s’est penché sur leur expérience pour étayer sa thèse. Leur parcours, piloté de main de maître par Véra Tur-Grigorieff, la très inspirée présidente de l’association Amitiés marseillaises culture et partage, a déjà donné lieu à la publication Les enfants de Marseille cuisinent le monde, en 2023. Des étoiles dans la cuisine est en préparation chez le même éditeur, In Octavo.

    Des étoiles dans les yeux

    « Ce sont de bons élèves, voire très brillants, mais ils vivent dans les quartiers populaires, ils ne font rien hors temps scolaire, ils restent tanqués au pied des tours. Et c’est difficile pour eux de se positionner pour leur avenir. Ne serait-ce que de trouver un stage leurs parents n’ont pas les réseaux, confie-t-elle, et ça m’énerve ! ». La période Covid faisant remonter les inégalités sociales et territoriales, l’idée a germé. Pendant les vacances, les week-ends, l’association les guide sur d’autres activités, sportives ou culturelles, « pour leur ouvrir d’autres horizons, pour leur montrer que le champ des possibles est vaste, qu’il ne faut rien s’interdire ». Et l’aïoli a pris.

    « La cuisine, c’est venu parce que c’est une passion. On aime manger et on s’amuse en la faisant. On a été repéré par le chef qui met des fleurs dans les plats », se souvient Isma’il. Ludovic Dupont, chef de La Fenière à La Bouilladisse est tombé sous le charme de ces jeunes marmitons qui avaient à peine 10 ans à l’époque. Il est venu installer sa batterie dans la salle des profs. L’idée du premier ouvrage était née. Sébastien Richard, Fabrice Desvignes, les chefs ont suivi et les recettes se sont enchaînées.

    Mercredi, c’est une recette confiée par Alexandre Mazzia qui donnait le la dans l’atelier de Camille Kieffer. Mains lavées, toques vissées sur les cheveux et tabliers endossés, les cuisiniers en herbe prenaient les consignes. « Les règles à respecter, le travail en équipe, ça nous apprend beaucoup ces ateliers », assure Nour, qui a « peut-être trouvé une vocation », lâche-t-elle attachée à vanner la crème au fond de la casserole « pour éviter que ça croûte », précise-t-elle. Chaima n’a que 13 ans, mais elle apprécie déjà « le fait d’être très rigoureuse, c’est un peu stressant au début, mais ça devient une habitude et même un jeu ». Peu de pression du côté de Yassine, qui fait trois pas de danse entre la préparation d’une pâte sablée et celle de tuiles au chocolat. Le collégien voit dans l’exercice culinaire « un atout pour apprendre à gérer le stress et rester connecté » dans son projet : « devenir pompier ».

    L’heure est à l’assemblage des tartelettes. « On lâche notre imagination » s’enthousiasme Wiem qui revient tout juste de la cérémonie du Département dédiée aux « élèves méritants ». Prenant un peu de recul sur son œuvre, Isma’il note « je refais les recettes à la maison, mais avec les moyens du bord », s’adapte le futur « pilote ».