Tag: Associations

  • Le collectif Réfléchissons Vitrolles restitue ses idées

    Le collectif Réfléchissons Vitrolles restitue ses idées

    Ce moment de la fin de mandat permet de voir en arrière le chemin parcouru et en avant ce qu’il reste à faire » pour le maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon, entouré de participants à la soirée de restitution qui s’est déroulée, vendredi soir, à l’espace Mandela. Depuis septembre, plusieurs ateliers participatifs ont été organisés avec la population sur plusieurs thèmes.

    Les propositions fusent. Martine Miglior rapporte celles de « créer une mutuelle communale de proximité » ainsi qu’une « bourse au bénévolat pour aider les associations et les bonnes volontés qui se cherchent ». Anthony Moreau, militant PS, indique pour l’atelier vie de quartier qu’« il faut développer la communication et l’organisation dans les quartier » par l’intermédiaire de « gens qui s’impliquent et des comités d’intérêt de quartier ».

    « Un travail essentiel »

    Attentif aux propositions, le maire de Vitrolles salue la participation « entre 80 et 100 personnes par atelier », parlant d’« un travail collectif essentiel » qui doit « se mêler avec ce qui se fait déjà ou qui va se faire » notamment en réponse à une proposition d’aménagement du plateau qui est en cours de réflexion selon Loïc Gachon.

    Toutes ces propositions seront ensuite « chiffrées afin de les rendre réalistes », explique l’édile, « c’est le travail qui suit pour aboutir au projet de mandat 2026 ». Car si plusieurs candidats se sont déjà déclarés face au maire sortant, ce dernier l’affirme : « Il n’y a pas de suspens ni de doute me concernant », mais « le temps de la candidature et de la campagne électorale débutera après la trêve des confiseurs. » Loïc Gachon donne comme prochain rendez-vous le 18 janvier dans un lieu à déterminer.

    Aucun suspens, mais du temps pour cogiter.

  • Martine Vassal concède des Assises de la protection de l’enfance

    Martine Vassal concède des Assises de la protection de l’enfance

    La demande est réitérée depuis près de cinq ans, lors de chaque séance publique, par le groupe communiste. Vendredi, Martine Vassal, la présidente (DVD) du Conseil départemental, y a enfin répondu favorablement. Des Assises de la protection de l’enfance seront organisées en 2026 dans les Bouches-du-Rhône.

    Le matin même dans nos colonnes, Gérard Frau, le président du groupe PCF, expliquait son intention de saisir le préfet si la nouvelle demande qui allait être formulée restait encore sans réponse. « Nous les demandons pour mettre autour de la table l’ensemble des acteurs : État, familles, structures associatives, syndicats, professionnels, ARS, justice… Martine Vassal ne peut pas y échapper. Ce n’est pas une posture politique », martelait l’élu de Martigues.

    En séance, c’est sa camarade Audrey Garino qui a pris la parole sur le sujet et exigé la tenue de ce rendez-vous, en se saisissant du rapport n°9. Il portait sur les actions en justice du Département, dont un grand nombre concernait des mineurs non accompagnés. Ces MNA face auxquels la collectivité a été plusieurs fois condamnée pour défaut de prise en charge.

    Il y a quelques jours, Audrey Garino avait reçu, avec son groupe, le collectif Alerte protection enfance 13, regroupant la plupart des associations du département travaillant dans ce secteur. Elles représentent 4 000 salariés et plus de 80% des enfants confiés.

    Ligne claire, méthode

    et stratégie à long terme

    « Des structures, pour certaines centenaires, qui se regroupent pour la première fois et prennent la parole pour alerter et dénoncer, et c’est leurs mots, une maltraitance institutionnelle systémique qui touchent les enfants, les familles et les professionnels », martèle l’élue marseillaise. Changements de tarification unilatéraux et rétroactifs fragilisant les structures, évolutions réglementaires, comme la fin du dispositif de placement à domicile, sans discussion ni concertation : « Ce constat, lourd, terrible, pèse évidemment sur la qualité de prise en charge que nous devons à ces enfants et conduit à des dérives inacceptables régulièrement dénoncées dans la presse. »

    « Trois ans après le rapport de l’IGAS, aucun redressement structurel n’a été engagé, aucune inflexion réelle… la situation s’est même détériorée », abonde Azad Kazadjian (PS). Pour le groupe communiste, l’objectif des Assises « est d’établir une ligne claire, une méthode et une stratégie à long terme au bénéfice des enfants suivis », rappelle un communiqué saluant la décision de Martine Vassal et assurant leur plein engagement dans l’organisation de cet événement. Le rendez-vous aura lieu en juin prochain.

    Un calendrier pensé pour enjamber les municipales et « ne pas faire du dossier un sujet de la campagne municipale », glisse l’entourage de la présidente. Son organisation sera confiée à Agnès Amiel, conseillère déléguée à l’enfance et la famille, Audrey Garino et Denis Rossi.

    « Il faut prendre le problème à bras le corps, nous avons créé la maison des discriminations, nous avons travaillé sur l’observatoire de l’enfance avec un petit livret qui va sortir, le 17 décembre a lieu l’observatoire de l’enfance, et nous aurons ces Assises en juin, conclut Martine Vassal. On en a besoin parce que nos enfants en valent la peine, parce qu’il faut qu’on soit exemplaires sur les Bouches-du-Rhône et parce que je veux qu’on le soit ensemble pour l’avenir de ces petits. » Mieux vaut tard que jamais.

  • Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Devant la préfecture de Vaucluse, ce mercredi 10 décembre en milieu de matinée, un long camion rempli de dizaines de cagettes de mâche est déchargé par une demi-douzaine de bénévoles d’associations diverses du territoire avignonnais. « On donne pour ne pas jeter », lâche avec dépit Sylvain Bernard, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Vaucluse (FDSEA 84).

    Au total, 500 kilos de mâche, 200 de céleri, de blettes et de butternuts ont ainsi été donnés aux Restos du Cœur de Sorgues et à l’épicerie solidaire de Châteaurenard.

    Car chaque semaine, « on en jette au moins dix fois plus par exploitation », assure un exploitant de Pernes-les-Fontaines, gilet sans manches des Jeunes agriculteurs sur les épaules. « On comprend que les gens achètent le moins cher, bien sûr. Surtout quand on voit que ça passe du simple au double. Mais de notre côté, on est obligés de tout broyer. C’est comme ça chez tout le monde. Qui peut travailler dans ces conditions ? », s’interroge son confrère dans la même tenue. « C’est de la belle marchandise, et au lieu de la jeter, c’est formidable de pouvoir en proposer à nos bénéficiaires. Car on en manque en ce moment », témoigne Claude, bénévole pour Les Paniers solidaires, épicerie sociale basée à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). « Il faudrait mettre un système en place pour pouvoir récupérer tout ça dès qu’ils doivent jeter quelque chose. Car on est très demandeurs de ces produits et on peut se déplacer sans aucun problème », insiste Vincent Rodrigue, bénévole « à la ramasse » des produits pour les Restos du Cœur de l’Isle-sur-la-Sorgue, tout en tentant de faire rentrer toutes les cagettes dans son camion tel un Tetris de verdure. D’autant qu’il affirme qu’il y a « de plus en plus d’inscrits » aux distributions alimentaires, avec aujourd’hui 210 familles accompagnées. « Surtout beaucoup de jeunes », ajoute-t-il tristement.

    Moins de consommation

    Une action qui a été organisée par la FDSEA de Vaucluse, car confrontés « à un surplus de production et à des difficultés de mise en marché », précise le syndicat dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. « Les magasins nous disent qu’il n’y a plus de consommation. Et dans le même temps, ils mettent des produits étrangers moitié moins chers que les nôtres. Et ce alors que la différence quand eux les achètent est bien moindre. Ils profitent du fait que c’est produit en France pour se remplir les poches », poursuit Sylvain Bernard. « D’autant qu’avec la loi anti-gaspi, on est hors-la-loi avec tout ce que l’on jette. Déjà qu’on est assaillis par des normes sans commune mesure avec celles des autres pays », abonde Philippe Bon, vice-président de la FDSEA de Vaucluse.

  • Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    « On rentre dans le vif du sujet. » Baptiste Guéri, de l’équipe de campagne de Nicolas Koukas (PCF), ne croit pas si bien dire, alors que la tête de liste de l’Union pour Arles a lancé la campagne, jeudi soir, dans l’école André-Franck de Trinquetaille avec plus de 200 participants annoncés.

    La participation est justement l’un des enjeux majeurs développés par l’équipe de l’Union pour Arles. Le directeur de campagne, Jean-Frédéric Déjean, a introduit cette aventure comme « n’appartenant pas à une tête de liste, ni aux partis, ni à personne, mais à chaque participant ». Nicolas Koukas a répété que « les Arlésiens en ont assez que des décisions soient imposées sans concertation », à l’image du contournement autoroutier d’Arles, pour lequel il réitère sa proposition de consultation citoyenne.

    Même constat dans les quartiers. Comme à Barriol, où cet habitant conteste un programme immobilier : « On veut un square et du vert, plus de béton ni de grands immeubles qui nous ont été imposés sans concertation. » « On ne peut pas passer en force comme ça », lui répond le candidat.

    Une charte d’engagement

    Au-delà de la consultation, le candidat insiste sur la proximité et la démocratie participative. « Les gens veulent discuter, échanger, voir leurs élus en physique », insiste la tête de liste. C’est sur ce fondement que Nicolas Koukas annonce de premières mesures. « Nous réouvrirons des mairies annexes pour renforcer notre présence dans tous les quartiers, hameaux et villages » de même que « nous demanderons à nos élus d’être présents et de tenir une permanence chaque semaine ». Pour ce faire, le candidat souhaite également « une charte de déontologie et d’engagement des élus avec présence obligatoire dans les quartiers ».

    Un volet financier est prévu à ce sujet. Nicolas Koukas propose de construire « un budget participatif avec les habitants », dont la participation serait « organisée sous forme de conseil de quartier ». « Ce sont les quartiers les plus difficiles qui ont été abandonnés, il leur faut une enveloppe à la hauteur des enjeux », souligne le candidat, en réaction à une habitante évoquant la perte de subventions pour de nombreuses associations.

    Pour le financement, l’équipe vise notamment les fonds européens.

  • La Fondation SNCF fête ses 30 ans

    La Fondation SNCF fête ses 30 ans

    « Tout a commencé avec l’engagement des salariés. » Pour le 30e anniversaire de la Fondation SNCF, Laetitia Gourbeille, déléguée générale de la Fondation, n’a pas manqué de saluer le travail des petites mains de l’entreprise historique du rail français. Un travail en faveur du monde associatif qui dure depuis 30 ans au travers de la Fondation. Et qui a été mis en avant lors d’une matinée d’échanges et de présentation des associations partenaires de la Fondation, au Campus Biaggi dans le 3e arrondissement de Marseille, ce jeudi.

    « On fait le pont entre une entreprise d’utilité publique et le monde associatif depuis 30 ans », martèle la déléguée générale. « En région Paca, ces 5 dernières années, l’accompagnement des associations était de l’ordre de 120 000 euros par an. Et 70 salariés ont porté des projets », explique Delphine Couzi, coordinatrice régionale du groupe SNCF. De quoi mettre en avant « l’entreprise avec des valeurs autour de la solidarité, de l’inclusion, de la création de lien dans les territoires » qu’est la SNCF. Et surtout, les projets réalisés par les associations soutenues par la fondation, à l’image de Sourire à la vie, qui aide à la pratique sportive d’enfants et adolescents atteints de cancer et qui a une base à l’Estaque.

  • Une vigilance accrue face à la hausse des actes anti-LGBT à Avignon

    Une vigilance accrue face à la hausse des actes anti-LGBT à Avignon

    Malgré une hausse de 5% des actes de haine visant les personnes LGBT en 2025, c’est avec de grands sourires que Mathias Ott, délégué interministériel (Dilcrah), a été accueilli dans les locaux du Refuge, association qui lutte contre l’isolement et le suicide des jeunes LGBT, ce mardi 9 décembre à Avignon.

    Une visite pour « faire un état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la haine anti-LGBT dans le département » et aussi pour « avoir un moment de mobilisation des services de l’État, de l’autorité judiciaire, des forces de sécurité intérieure et, bien sûr, des associations, car c’est fondamental d’engager la dynamique avec eux », précise le délégué de la Dilcrah.

    La délégation finance chaque année le Refuge à hauteur de 275 000 euros, ce qui permet l’accueil de 40 personnes à travers l’Hexagone. « On veut aussi montrer, avec ce projet, que l’argent public est bien utilisé. Car, sans ce soutien, on ne pourrait pas fonctionner. Ce n’est pas juste une visite pour serrer des mains et prendre des photos », insiste Guillain Gilliot, responsable des partenariats institutionnels de l’association. À terme, l’objectif est de doubler les places d’accueil afin de subvenir aux besoins, une chambre ne restant jamais vide.

    D’autant qu’à Avignon, « comme partout ailleurs, ce n’est pas facile », confie Jean-Marie Torrent, délégué départemental de l’association, en précisant que les jeunes accueillis ont déjà eu à faire face à des remarques, voire des bousculades, en raison de leur apparence physique. « On est dans un endroit “safe” ici, mais on conseille aux personnes d’être prudentes, car les gens ne sont souvent, malheureusement, pas tous encore prêts. Il y a un véritable travail à faire sur ce point-là », insiste le responsable associatif.

    Discrimination au travail

    La structure, qui travaille sur tout le territoire national, accueille également en Cité des Papes dix jeunes en difficulté en raison de leur orientation sexuelle. C’est d’ailleurs l’un de ces logements que le haut fonctionnaire a visité en fin d’après-midi, mardi, après une réunion en préfecture de Vaucluse autour du sujet. Face à lui, deux jeunes femmes de 20 et 22 ans, logées depuis plusieurs mois en Vaucluse. Elles sont toutes les deux en formation pour « rebondir, car le Refuge, c’est un tremplin », rappelle Jean-Marie Torrent.

    L’aspect professionnel est d’ailleurs un point particulièrement scruté, à la fois par l’association et par l’État. Mathias Ott annonce qu’une grande campagne de « testing » va être lancée autour de la discrimination dans l’emploi. Et d’insister sur le fait « qu’il faut plus travailler auprès des jeunes générations pour éviter les stéréotypes. Car, on a peur que de ce que l’on ne connaît pas ».

  • Alternante, mais menacée d’expulsion à Avignon

    Alternante, mais menacée d’expulsion à Avignon

    « Je suis une battante, pas une menace. Je veux juste travailler », confie avec le sourire, mais le regard inquiet, Fatou*. Cette Ivoirienne de 18 ans est sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), depuis quelques semaines, car elle représenterait « une menace pour l’ordre public ».

    Pourtant, aujourd’hui, elle est en contrat d’alternance dans une entreprise vauclusienne tout en suivant un cursus, une semaine par mois, à Marseille. Et craint de se retrouver à nouveau bloquée dans un pétrin administratif. « J’ai peur de la réaction de mon patron, mais je vais être obligée de lui dire à un moment donné. Alors que tout se passe bien et que je peux potentiellement signer un CDI d’ici les prochains mois », déplore-t-elle avec amertume, ajoutant qu’elle a besoin de ce job pour valider sa formation avec des examens en janvier.

    Elle dit avoir fui son pays d’origine car elle aurait été mariée de force à un homme bien plus âgé qu’elle, qui la battait et abusait d’elle sexuellement. C’est sa tante qui a organisé son départ pour la France. Un long périple à travers le Mali, l’Algérie, la Tunisie et l’Italie, avant d’arriver finalement à Paris. S’en sont suivis des allers-retours dans des hébergements précaires, entre foyers, associations et parfois même la rue. C’est donc dans la bâtisse de l’association Rosmerta, à Avignon, que la jeune femme vit désormais.

    Action en justice

    Alors qu’elle « rêve de travailler un jour à l’hôpital », depuis le décès de son père quand elle était toute jeune, Fatou ne sait pas encore si elle doit retourner dans son pays d’origine, où elle craint d’être à nouveau confrontée à l’homme abusif qu’elle dit avoir quitté à ses 16 ans.

    Un référé de mesure utile a été déposé par l’avocate de l’association pour suspendre l’OQTF, « ce qui lui permettrait de récupérer un récépissé à la préfecture. Et donc de continuer le travail et d’aller au bout de son contrat sans trop de soucis », confie Jenny Prager, membre de la commission juridique de l’association. Une procédure qui prendrait un à deux mois.

    Du côté de la préfecture de Vaucluse, contactée par La Marseillaise, on assure que les OQTF sont prises « si la personne ne répond pas aux conditions d’obtention d’un titre de séjour définies par la loi ou si elle trouble l’ordre public ». Interrogé sur la question, le préfet Thierry Suquet a toutefois estimé que s’il y a un enjeu lié aux métiers en tension, une régularisation peut être envisagée. « S’il y a une impossibilité à vous reconduire, on peut regarder au titre du travail un maintien sur le territoire  », assurait-il. En 2025, la préfecture a émis 1 565 mesures administratives liées au droit du séjour des étrangers.

  • À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    Le calendrier de l’Avent est entamé, les festivités de fin d’année peuvent commencer ! À Istres, la Parade lumineuse de la compagnie du Lotus Bleu marquera leur lancement ce vendredi à 18h30, au départ du portail d’Arles, en direction du Forum des Carmes. Au fil d’une déambulation, les artistes aux costumes éclatants allumeront à leur passage des lanternes chinoises monumentales pour plonger le centre-ville dans une ambiance féerique. Situées sur les allées Jean-Jaurès, le forum des Carmes et la place Lou Blagaïre à Entressen, ces œuvres en soie et LED réalisées par des artisans venus de la province du Sichuan représentent des animaux fantastiques et des motifs végétaux. « Nous avons près de 70 sujets », précise Laurent Even, directeur des événements.

    Le lendemain, samedi 6 décembre, la course festive « À la poursuite de Noël » se déploiera à partir de 16h dans le centre-ville, avec un parcours pour les 4-10 ans et un autre pour les plus grands. Quel que soit son âge, l’objectif est le même : se déguiser et s’amuser !

    Samedi 13 décembre, aux allées Jean-Jaurès, un artiste sculptera un bloc de glace en œuvre d’art éphémère. À partir de 17h, une déambulation à la lueur des lampions, dans les ruelles du centre historique, à la découverte du Noël provençal des associations de traditions istréennes est organisée. Au programme : chants, danses, présentation des 13 desserts, de la table de Noël, des santons et des animaux de la ferme.

    Toutes les autres animations, imaginées pour « donner un nouveau souffle à la magie de Noël », comme l’explique Laurent Even, sont à retrouver sur le site la ville, entre marché d’artisans, concerts, spectacles, veillée traditionnelle, chasse au trésor ou encore l’arrivée du père Noël !

  • Trafic de drogue : à Marseille, les assos quittent le terrain faute de budget

    Trafic de drogue : à Marseille, les assos quittent le terrain faute de budget

    « Au-delà du ramassage de seringues, nous participons de fait à la lutte contre le trafic de drogues », assure Pierre Alboui, président de la Régie de quartier Belsunce Noailles. C’est en effet dans un contexte de troubles graves liés à l’installation d’un point de deal que la structure a ouvert ses portes en février 2024, sur l’impulsion des élus communistes de la Ville.

    Dans ce quartier paupérisé du centre-ville, la proximité du commissariat de Noailles n’a pas empêché l’installation d’un point de deal sur la place de la Providence. Sous la pression du réseau, le Centre médico-psychologique et la Maison départementale de la Solidarité avaient mis la clé sous la porte. Les rondes policières plus fréquentes n’ont pas eu l’heur de mettre fin aux tirs de mortier, coups de feu et intrusions dans les immeubles. Dans « ce peu d’espace social qui subsiste, nous offrons une alternative à la désertification et contribuons a offrir des perspectives avec des activités d’insertion, du lien social, précise l’associatif, en déplorant, une baisse de 15% de financements d’État, par décision budgétaire ».

    L’aide sociale déraille

    À la Busserine, c’est Shebba, association historique du 14e arrondissement qui a vu son budget fondre de 70% en dix ans. Et ses effectifs salariés dégringoler de 50 à 3 postes. « Ce sont autant de retours à l’emploi, d’actions sociales et de personnes en moins pour occuper le terrain, déplore sa vice-présidente Danielle Sautet Vitiello, et on sait que le deal a horreur du vide. » Pas mieux du côté de l’insertion. Dans le 3e arrondissement le chantier école Appel d’aire qui accueille des jeunes orientés par la PJJ pour les remobiliser vers la formation et l’emploi n’a plus aucune subvention de la Région. Karine Pomar, des chantiers d’insertion Améli Provence, également agréés PJJ, déplore « en 15 ans on a perdu 50% de notre pouvoir d’agir, alors qu’on maintient la paix sociale dans un contexte plus qu’alarmant ».

    Les économies de l’État mettent en danger tous les pans du social. C’est jusqu’à la protection de l’enfance qui devient famélique. Le collectif Alerte 13 réunit une dizaine des plus grosses associations des Bouches-du-Rhône pour dénoncer la baisse des crédits alloués par le Département. Leur mission de protection et d’accompagnement est mise en péril. « J’étais perdue, j’avais fugué. Et dehors, c’est la jungle pour survivre. Les proxénètes d’une copine m’avaient donné deux options, la mule ou la pute », témoigne Alice, qui a été placée en foyer à l’âge de 13 ans. L’aide-soignante de 21 ans, reconnaît : « Si les éducs ne m’avaient pas récupérée, je glissais. Mais dans les foyers ils sont débordés, ça déraille. »

    Dans le Vaucluse, les épiceries dans le viseur

    Très régulièrement, le préfet évoque la lutte contre le blanchiment de drogue, en ciblant des commerces. En particulier les épiceries. Il y a trois semaines, lors du salon des maires, Thierry Suquet a indiqué que deux épiceries avaient fermé depuis juin pour des liens avérés avec le narcotrafic. Depuis début 2025, 71 épiceries ont fait l’objet de fermetures administratives contre 51 l’an passé. « Pour troubles à l’ordre public et vente de produits interdits et qui servent probablement à faire du blanchiment », souligne le préfet. Et d’inviter les maires à fournir « des renseignements exploités par les services en toute confidentialité ». F.C.

  • Quand l’insertion se voit couper l’herbe sous le pied

    Quand l’insertion se voit couper l’herbe sous le pied

    « Pour nous 15% de baisse de budget, ça représente une équipe, un encadrant et une accompagnatrice en moins, moins de capacité à répondre aux enjeux de la transition écologique, 40 classes qui ne bénéficieront plus d’intervention… », fait le compte Sandy Lachouette, directrice de Paysan urbain. L’impact de la nouvelle coupe budgétaire sur les ruptures de parcours dans l’insertion risque de s’avérer coûteuse pour le territoire.

    Basés sur les trois piliers, emploi salarié, accompagnement social et professionnel, ainsi que des formations adaptées aux besoins, les ateliers et chantiers d’insertion interviennent dans de nombreux secteurs et répondent au retour à l’emploi des personnes qui en sont le plus éloignées. Cette saignée pour l’Insertion par l’activité économique (IAE), représente à l’échelle nationale, près de 20 000 équivalents temps plein (ETP) supprimés, soit 60 000 personnes accompagnées en moins. Dans le secteur, la décision a fait l’effet d’une douche froide. « Plus de pauvreté et moins d’investissement dans l’insertion ? Le paradoxe est violent », a réagi Pierre Champeix, administrateur pour Chantier école Paca et président du chantier d’insertion Pain et Partage à Marseille.

    Pour Ameli Provence, dont l’État est le plus gros financeur, la Région s’étant complètement désolidarisée en 2025, suite à une baisse de 35% des aides du Département en 2024, ce sont 20 des 121 salariés en parcours d’insertion qui seront laissés au bord de la route et deux postes permanents qui disparaissent. « Cette restriction budgétaire intervient dans un contexte national de chômage, d’isolement, de santé, de pauvreté très inquiétant, souligne Karine Pomar, or nous intervenons dans tous ces domaines. »

    L’effet cascade

    La participation à l’économie des ateliers et chantiers d’insertion est réelle. « Nous travaillons avec 49 acteurs locaux, et pour ces agriculteurs nous représentons jusqu’à 70% de leur chiffre d’affaires », précise Sandy Lachouette. Sans compter le rôle joué par ces acteurs dans « l’alimentation durable, la préservation de la diversité », pour Paysan urbain. Ou encore « la contribution à l’amélioration du cadre de vie des habitants en centre-ville », ajoute pour sa part Héléna Gantzer directrice de la régie de quartier Belsunce Noailles, qui a développé 23 postes de salariés en parcours d’insertion sur 15 activités différentes en à peine plus d’un an. De quoi couper le souffle à une expérience en pleine ascension et qui répond aux besoins urgents du quartier.

    La Cour des comptes a reconnu l’utilité des chantiers d’insertion « et estime que nos activités réduisent les dépenses sociales allouées à la santé », relève Karine Pomar. Ils plaident le maintien des temps plein auprès du Sénat.