Tag: Associations

  • Un mois pour mieux étudier le contournement routier

    Un mois pour mieux étudier le contournement routier

    Un mois d’enquête publique s’ouvre pour recueillir les avis, remarques et observations de toute personne concernée par le projet de contournement autoroutier de Martigues et Port-de-Bouc. Cet aménagement, attendu depuis cinquante ans sur le territoire, a vu son financement bouclé fin juin. La dernière étape avant le démarrage des travaux est celle de l’enquête publique. Elle a démarré, ce lundi, en ligne et en physique, avec une permanence du commissaire enquêteur désigné par les services de l’État pour mener cette enquête.

    Car les interrogations sont nombreuses, alors que l’on parle d’un tronçon d’autoroute neuf de près de 7 kilomètres, de l’entrée de Croix-Sainte à Martigues jusqu’aux Salins de Fos-sur-Mer, à la sortie de Port-de-Bouc, en passant le Vallon du pauvre homme et le futur échangeur du Réveilla. Certains cas particuliers sont à étudier dans le détail, comme par exemple chez Jean Garcia de la Rosa, venu à la rencontre du commissaire enquêteur lors de la permanence de ce lundi matin, à l’hôtel de Ville de Martigues.

    « J’habite à proximité de la future autoroute, au-dessus de Saint-Jean. Ma propriété est coupée en deux depuis 1987 pour les besoins du projet », explique le retraité. « J’ai vu la carte globale du projet et je voudrais donc connaître le tracé exact, pour savoir si ma parcelle est finalement impactée ou non par l’emprise de la route », se demande Jean Garcia de la Rosa.

    Mais, outre le cas individuel, l’impact général et particulièrement l’impact écologique, font partie des interrogations soulevées. « Je ne suis pas contre le projet et l’association dont je fais partie, l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF), non plus. Mais il faut savoir par où passera exactement la route et quel est son impact écologique. Combien de gens seront impactés ? De même pour la surface agricole », ajoute le retraité martégal devant la porte de la permanence.

    Des impacts multiples

    La biodiversité est également au cœur des questionnements de l’association France nature environnement (FNE). Suite au rapport de l’autorité environnementale d’avril 2025, l’association pointe « des impacts environnementaux, des destructions d’habitats, de l’artificialisation des sols majeurs et insuffisamment compensés ». L’association nuance en reconnaissant « de réels objectifs de réduction des nuisances urbaines et de soutien à la dynamique industrielle ».

    La suite de l’enquête publique permettra de mettre en lumière la façon de répondre à ces deux enjeux. Le prochain rendez-vous est donné à la permanence du commissaire enquêteur, mercredi 8 octobre de 9h à 12h, à la mairie de Port-de-Bouc.

    Le QR-code ci-contre permet d’accéder aux documents de l’enquête publique.

  • Le Mouvement associatif veut agir contre les idées du RN

    Le Mouvement associatif veut agir contre les idées du RN

    Comment « se ressaisir, par les têtes de réseau de notre capacité à rediffuser les valeurs de l’éducation populaire ? » Cette question, le Mouvement Associatif, organisation nationale qui fédère et représente les familles d’associations du territoire, l’a mise au centre d’une lutte contre la démocratisation des idées d’extrême droite.

    Jeudi, au Camp des Milles, les structures associatives se sont réunies pour une journée d’action : « Agir contre l’exclusion prônée par les choix électoraux ». Au centre des objectifs, comprendre les mécanismes qui mènent aux électeurs « ordinaires » à déposer un bulletin de vote pour le Rassemblement national ou d’adhérer aux idées de l’extrême droite, en général. Une conférence animée par Félicien Faury, sociologue et chercheur au CNRS, auteur de Des électeurs ordinaires. Enquête sur la normalisation de l’extrême droite, a permis d’apporter de première clef d’analyse issues de son enquête de terrain menée dans le Sud-Est. « L’idée est d’intégrer les résultats de sa recherche (…) pour essaimer dans nos pratiques ces résultats de compréhension des votes, explique Sandra Castebrunet, déléguée régionale pour le Mouvement Associatif. Nos fédérations pourront ensuite les transmettre dans leurs réseaux, les doter d’arguments pour aborder la question avec des populations qui ne sont plus habituées au débat ». À quelques mois des élections municipales et un glissement vers les votes RN sur le territoire, le Mouvement Associatif met un point d’honneur à s’ouvrir aux personnes « hors de ses réseaux » et rouvrir le débat, « faire de la pédagogie ».

    « Ce qui compte est de ne pas stigmatiser les électeurs, insiste Sandra Castebrunet. On ne va pas contre eux, on veut comprendre ce qui les amène à aller vers un vote comme ça ».

    Appel à la mobilisation

    le 11 octobre

    Travail d’autant plus important au sein des associations, porteuses de « respiration démocratique » pour la société, selon Yannick Gallien, président du Mouvement Associatif Sud-Paca. « Nous attendons que la vision commune, partagée, permette d’agir là ou chacun peut être. Non pas pour rendre des pensées uniques mais pour ouvrir des esprits et rappeler que vivre en société c’est vivre en harmonie », souligne Yannick Gallien, qui ajoutera : « Nous refusons d’être bâillonnés ».

    La journée s’est d’ailleurs déroulée à quelques jours d’un appel à mobilisation le 11 octobre, lancé par le Mouvement associatif. Dans les Bouches-du-Rhône, l’action se déroulera à Marseille, les informations sur le lieu restent à définir. L’axe de la mobilisation ? Le financement, dont la réduction fragilise la liberté d’action des associations.

  • Une colloque inédit sur le droit de l’environnement

    Une colloque inédit sur le droit de l’environnement

    Une première. L’hôtel Maliverny ce vendredi grouille d’avocats issus du barreau d’Aix, de Paris et d’ailleurs, réunis pour les « Premières rencontres du droit de l’environnement ». Organisée par les commissions droit de l’environnement et droit public du barreau aixois, en partenariat avec l’École des avocats du Sud-Est (Edase), le colloque a réuni associations, magistrats, avocats et grand public confondus pour faire le point sur ce droit autonome par le prisme de la Charte de l’environnement (2005), vingt ans après. « Cette charte a le mérite d’exister, elle a une valeur constitutionnelle, ce sont de grands principes qui sont extrêmement importants pour nous, rappelle Me Monika Mahy-Ma-Tsonga, bâtonnière du barreau d’Aix. Néanmoins on s’aperçoit déjà, nous, praticiens, que nous ne l’évoquons pas suffisamment, qu’elle n’est pas assez appliquée. Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais nous sommes là pour y réfléchir ensemble et pour aller dans le courant en matière de droit de l’environnement. Nous devons tous, nous, praticiens, nous saisir de ce droit. » Pour alimenter les réflexions, plusieurs intervenants, dont Yann Aguila, ancien membre du Conseil d’État, ou Arnaud Gossement, spécialiste en droit de l’environnement, tous deux issus du barreau de Paris ou Me Didier Del Prête, président de la commission de droit de l’environnement du barreau d’Aix-en-Provence. « C’est un regard croisé qui est proposé autour de ce sujet, précise Me Michel Samourcachian, l’un des organisateurs du colloque. Lui espérait 80 inscrits, ce sont finalement une centaine de personnes qui ont répondu présent. « L’enjeu est aussi de promouvoir le droit de l’environnement auprès des juristes, du public, des étudiants, c’est une matière qui est en développement, en construction (…) Je suis ravi qu’on puisse travailler sur un sujet majeur, sujet pour les jeunes générations, les futurs confrères. Il y a beaucoup de choses à créer. On a besoin de juristes qui s’en emparent », constate de son côté Me Didier Del Prête. « Aujourd’hui, le droit de l’environnement est un droit ou il faut être spécialiste (…) et ou l’on manque énormément de juristes. C’est une matière qui est riche et transversale », complète Me Xavier Pietra, bâtonnier élu, qui prendra ses fonctions d’ici janvier.

  • Une colloque inédit sur le droit de l’environnement

    Une première. L’hôtel Maliverny ce vendredi grouille d’avocats issus du barreau d’Aix, de Paris et d’ailleurs, réunis pour les « Premières rencontres du droit de l’environnement ». Organisée par les commissions droit de l’environnement et droit public du barreau aixois, en partenariat avec l’École des avocats du Sud-Est (Edase), le colloque a réuni associations, magistrats, avocats et grand public confondus pour faire le point sur ce droit autonome par le prisme de la Charte de l’environnement (2005), vingt ans après. « Cette charte a le mérite d’exister, elle a une valeur constitutionnelle, ce sont de grands principes qui sont extrêmement importants pour nous, rappelle Me Monika Mahy-Ma-Tsonga, bâtonnière du barreau d’Aix. Néanmoins on s’aperçoit déjà, nous, praticiens, que nous ne l’évoquons pas suffisamment, qu’elle n’est pas assez appliquée. Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais nous sommes là pour y réfléchir ensemble et pour aller dans le courant en matière de droit de l’environnement. Nous devons tous, nous, praticiens, nous saisir de ce droit. » Pour alimenter les réflexions, plusieurs intervenants, dont Yann Aguila, ancien membre du Conseil d’État, ou Arnaud Gossement, spécialiste en droit de l’environnement, tous deux issus du barreau de Paris ou Me Didier Del Prête, président de la commission de droit de l’environnement du barreau d’Aix-en-Provence. « C’est un regard croisé qui est proposé autour de ce sujet, précise Me Michel Samourcachian, l’un des organisateurs du colloque. Lui espérait 80 inscrits, ce sont finalement une centaine de personnes qui ont répondu présent. « L’enjeu est aussi de promouvoir le droit de l’environnement auprès des juristes, du public, des étudiants, c’est une matière qui est en développement, en construction (…) Je suis ravi qu’on puisse travailler sur un sujet majeur, sujet pour les jeunes générations, les futurs confrères. Il y a beaucoup de choses à créer. On a besoin de juristes qui s’en emparent », constate de son côté Me Didier Del Prête. « Aujourd’hui, le droit de l’environnement est un droit ou il faut être spécialiste (…) et ou l’on manque énormément de juristes. C’est une matière qui est riche et transversale », complète Me Xavier Pietra, bâtonnier élu, qui prendra ses fonctions d’ici janvier.

  • Un site de déchets verts fermé à Château-Gombert

    Un site de déchets verts fermé à Château-Gombert

    « Comme ma cousine fait de la politique, ça vient de là »

    La gestion des déchets verts reste problématique pour le Groupe Chailan, une entreprise de travaux forestiers qui a pignon sur rue et traite régulièrement avec les collectivités. Le préfet a pris le 18 septembre un arrêté de mise en demeure à son encontre, la sommant de régulariser un site de transit et de regroupement de déchets verts à Château-Gombert.

    À la suite d’une plainte, une inspection de la Dreal a constaté le 8 avril 2025 la présence au 24, rue Etienne Miège (13e) d’un tas de 950m3 de déchets végétaux, d’une benne de 30m3 de troncs d’arbres coupés et d’un tas de 380m3 de déchets broyés. Pas d’amiante, pas de gravats du BTP certes, mais plus de 1 000m3 de déchets végétaux, ce qui impose un enregistrement comme installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

    « C’est fini, mais avant, beaucoup de camions venaient jeter. Des fois ça sentait le brûlé et il y avait de la fumée », nous dit une riveraine qui continue de promener ses chiens sur ce terrain jonché de copeaux de bois. La Soleam est le propriétaire de cette parcelle nue qui devait bénéficier au Département au titre d’un emplacement réservé pour la réalisation de la LINEA, projet annulé par la justice.

    Interrogé l’aménageur de la Métropole confirme avoir passé une « convention d’occupation précaire jusqu’au 30 septembre 2028 » avec le Groupe Chailan qui réglait un loyer pour un « usage légal, temporaire et précaire » d’une partie de la parcelle, en l’espèce du « stockage de bois (abattage) et des volumes de “déchets verts” issus des coupes et tailles ». Mais, ajoute la SOLEAM, « le Groupe Chailan a souhaité résilier la convention avant la date butoir. L’occupation du site prendra donc fin le 10 octobre 2025 ».

    « J’ai tout bien fait dans les règles mais on a toujours une association sur le dos. Je ne faisais que du transit de déchets verts, de la biomasse », assure le gérant, Philippe Chailan, joint par téléphone. « J’ai tout arrêté. Je ne sais toujours pas pourquoi ils m’en veulent. Je suis réputé, j’ai pas de souci. Je pense que comme ma cousine fait de la politique, ça vient de là. C’est le vrai fond du problème. »

    Ce n’est pourtant pas le premier manquement de cette entreprise condamnée en octobre 2023 à une amende pour 6 000m3 de déchets verts sur un terrain, avenue des Pâquerettes (13e) gracieusement prêté par le Département. Un simple « accord verbal » avec un obscur chef de service, ce qui avait fortement indisposé le tribunal, au point de débouter le Département pour « comportement fautif ».

    C’est un fait que le Groupe Chailan a longtemps été dirigé par la conseillère municipale d’Allauch, Monique Chailan-Robineau (ex-LR) qui nous dit avoir laissé les rênes « en 2007 » de l’entreprise de son « arrière arrière grand-père » à son cousin germain. « Tant mieux qu’il y ait des associations de défense de l’environnement qui surveillent, mais c’est que des broyats de branches », soupire-t-elle, trouvant qu’« on fait beaucoup de tracas aux sociétés en s’arrêtant à des choses minimes quand même ».

    Quand on lui parle de l’affaire Renaud Chervet, cet ex-directeur des marchés publics du Département condamné en décembre 2022 à 5 ans ferme pour corruption, procès au cours duquel fut évoqué le dépôt par le Groupe Chaillan d’une offre hors délai, fait révélé en 2016 par Marsactu et Le Ravi, pour un marché d’entretien des espaces naturels départementaux et des sentiers, l’élue s’inscrit en faux : « C’était l’occasion de me mettre dans la boue. Encore une histoire politique pour essayer de me mettre dans l’affaire. Si cela avait été vrai, le parquet aurait poursuivi. »

  • Un court-métrage conjugue art et mémoire du Camp des Milles

    Un court-métrage conjugue art et mémoire du Camp des Milles

    Vingt minutes. Si peu de temps pour raconter le lourd passé du Camp des Milles, d’où 2 000 juifs ont été déportés, dont des enfants, sous l’autorité de Pétain. Pour la première fois, un court-métrage, réalisé par Sébastien Nourian, 28 ans, et produit par les équipes de Sina Films dont il est cofondateur, a été tourné sur les lieux. Dévoilé en avant-première lundi 15 septembre à la Manufacture en présence d’élus locaux et de représentants d’associations, l’œuvre capture ce qui a pu être la terreur d’enfants déportés au travers du jeu de Léo et Max Garcia, jeunes acteurs choisis pour incarner Isaac et Joseph.

    Au travers d’un genre bien spécifique, celui de l’épouvante-horreur, Sébastien Nourian livre une fiction qui a pour vocation de stimuler la conscience du public sur les conséquences extrêmes des mécanismes de haine qui gangrènent une société. Un sujet mêlé au scénario fictif dans lequel deux jeunes frères, en visite au Camp des Milles, explorent les lieux en s’adonnant à une partie de cache-cache. Lorsque Joseph disparaît, Isaac se retrouve propulsé en 1942. Rapidement, les images en noir et blanc de déportation, de biens dépouillés, de cris jalonnent une scène de course-poursuite entre le jeune garçon et un SS.

    « Capter l’attention »

    « Le genre ici n’est pas une supercherie esthétique : on cherche à faire sursauter le spectateur. Ce n’est pas un sursaut purement d’effroi, mais éthique. Ce genre semblait être la forme cinématographique la plus adaptée à cela, explique Sébastien Nourian. D’autant plus que le film a vocation à être diffusé dans les établissements scolaires. Il faut pouvoir capter l’attention des jeunes générations en leur offrant un spectacle qui va les saisir au niveau des émotions. C’est peut-être par l’émotion qu’on va les ramener au discours sur la citoyenneté, le vivre-ensemble. Plus par la théorie. »

    L’idée du court-métrage a, elle aussi, été pensée pour s’adapter au jeune public, au-delà de sa diffusion prochaine dans des festivals « nationaux et internationaux », promet le réalisateur. Derrière la façade culturelle du projet se dresse surtout l’enjeu « d’éveiller » le spectateur. Un travail de recherche en lien avec le Camp des Milles a permis de respecter, plan par plan, une réalité historique. Doublé de rencontres régulières avec Denise Toros-Marter, résistante et ancienne déportée, qui prête sa voix en ouverture et clôture du court-métrage. Invitée pour l’avant-première, elle n’a pu se déplacer pour des raisons de santé.

    « L’art permet de toucher quelques personnes et de les éveiller à des thématiques auxquelles ils n’auraient pas pensé avant », estime Sébastien Nourian. Mêler « Art et mémoire » est un thème qui a d’ailleurs été débattu en fin de projection.

  • Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.

  • Avignon, le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Avignon, le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »