Tag: Association

  • Solidarité Paysans Provence doit s’adapter sans subvention

    Solidarité Paysans Provence doit s’adapter sans subvention

    Un tiers du budget en moins pour l’association Solidarité Paysans Provence. L’annulation de la subvention par le conseil départemental a été actée le 21 juillet. Un soutien qui s’élevait à 113 000 euros.

    L’association accompagne les agriculteurs de toute la région Paca dans leurs difficultés financières, administratives, juridiques, mais aussi psychologiques. « Notre accompagnement est global et s’étend de quelques semaines à plusieurs années. On est là pour redresser l’exploitation et la personne », explique Alexandra Bedogni, directrice de l’association.

    La subvention supprimée était spécialement destinée à l’accompagnement des agriculteurs bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active). À l’échelle de la région, l’association suit près de 270 agriculteurs tous les ans, dont une centaine au RSA. « Notre but est de les sortir du système du RSA pour qu’ils vivent de leur exploitation », affirme la directrice.

    De lourdes conséquences

    Derrière Solidarité Paysans Provence, six salariés assurent l’accompagnement des agriculteurs et le bon fonctionnement de l’association. « Sans ces 113 000 euros, on est obligé de licencier au moins une personne en septembre », déplore Elisabeth Andrieux, trésorière. La structure dit déjà être en sous-effectif pour répondre aux appels. « On doit lâcher quelques appels pour se concentrer sur les financements », souffle la trésorière. Des financements désormais « très limités » : « On toque chez les autres Départements et Régions, mais on nous dit que c’est trop tard. »

    Contacté, le conseil départemental justifie cette suppression par un manque d’« efficacité ». Il argue qu’en 2025, « 42 bénéficiaires ont été accompagnés pour un objectif de 63, et seules quatre sorties du RSA ont été enregistrées. » Et d’insister : « Le Département est tenu de concentrer ses moyens sur les dispositifs les plus performants. » Un argument « non entendable » selon l’association et les agriculteurs. Certains témoignent anonymement : « Si je suis encore en vie, je ne peux que remercier Solidarité Paysans pour leur soutien dans les épreuves délicates de notre vie professionnelle. »

  • Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Comme chaque dimanche matin, dix chiens sauveteurs aquatiques de l’association Terre-neuve 13 s’entraînent avec leur maître dans la base nautique de Corbières. « Ils nagent la brasse avec leurs quatre pattes palmées comme des canards. Leur musculature est puissante, leur poil est huilé de sebum, c’est leur combinaison. »

    Etrangement, ce chien qui a un instinct de sauvetage très développé n’est intégré à aucune équipe de secours en France, alors que les noyades explosent. On est à l’opposé du Saint-Bernard en montagne. « On aimerait aider les maîtres-nageurs à surveiller les plages. En Italie, ils le font depuis 40 ans, c’est très efficace et en plus on est des bénévoles, mais en France, ça ne semble pas intéresser. On fait des démonstrations, de la surveillance de course de natation à l’occasion de la fête de la mer. Tout le monde nous félicite, dit que ce sont des chiens extraordinaires, mais ça s’arrête là », s’étonne avec regret Michelle Salel, la présidente de cette association qui forme au secourisme canin.

    Un nageur déjà palmé

    Équipés d’un harnais de sauvetage, Cara, Enjoy, Mikki, Ronan, Alba, Vick, Agathe et les autres aboient gaiement, impatients de bondir dans l’eau. Mais avant, Patrick, éducateur canin, les sociabilise, les fait s’exercer avec leur maître pour reproduire dans l’eau les ordres appris à terre. « Assis, pas bouger, suite au pied. »

    « Le Terre-neuve est un chien très têtu qu’il faut canaliser, lui apprendre des codes de sauvetage. C’est une éducation ferme mais douce qui commence à partir de trois mois », explique-t-il en tenant Ronan, un mâle de 6 ans qui pèse déjà 70 kilos. Dans le groupe, une chienne semble jouir d’un statut particulier. « C’est Cara la mamie, elle a 9 ans, elle est à la retraite. »

    En mer, le chien apprend à saisir un manchon, tirer une bouée. Il paraît lourd mais flotte sur l’eau. Sa nage ne consiste pas à battre frénétiquement des pattes avant mais à équilibrer sa brasse. « On fait toujours attention qu’avec ses griffes, il ne blesse pas la victime en s’approchant. » Avec une forte capacité pulmonaire, il peut tenir deux heures dans l’eau sans se fatiguer. Leurs pattes ont des membranes très développées qui relient les doigts jusqu’à la base des griffes. Le Terre-neuve est comme un nageur déjà palmé.

    La récompense pour un exercice réussi, ce sont toujours des félicitations du maître, beaucoup de câlins et parfois des friandises pour ces ours de mer totalement affectueux. « Ce sont des chiens puissants qui fonctionnent toujours en binôme de soutien avec leur maître. Le sauveteur va sécuriser la personne en détresse qui peut avoir des gestes de panique. Le chien lui s’occupe du paddle puis quand la victime est sécurisée, qu’elle tient bien le “rescue tube” ou les sangles de prise du harnais, le chien remorque tout le monde jusqu’au bord. Ils peuvent tracter une tonne en mer. » En plus du harnais de sauvetage, certains chiens sont équipés autour du cou d’un airbag. « C’est une sécurité ultime pour nos chiens qu’on déclencherait en cas d’urgence. C’est arrivé une fois pour un chien qui comme un humain a fait un malaise. Il a eu une hydrocution. L’airbag gonfle une bouée qui tient émerger la tête du chien hors de l’eau », explique Martine, la coordinatrice.

  • À La Ciotat, des détritus échangés contre des « créations uniques »

    À La Ciotat, des détritus échangés contre des « créations uniques »

    « Chaque sac de déchets ramassé sur la plage donne droit à une pièce de monnaie sauvage ». L’association Sauvage Méditerranée, engagée dans la revalorisation de déchets sauvages, a officialisé le lancement de leur nouveau dispositif à La Ciotat, ce 23 juillet. L’occasion de présenter les différentes boutiques partenaires du projet.

    Un engagement à l’année

    Depuis 2018, Sauvage Méditerranée recycle plastique, filets de pêche ou même voiles de bateau, en bijoux, sacs ou tableaux. Des « créations uniques et écoconçues », précise la structure dans un communiqué. Ces créations sont proposées sur une boutique en ligne. Les bénéfices sont en partie reversés à des associations de protection de l’environnement. Jusqu’au 9 août, les déchets ramassés sur la plage deviennent donc monnaie d’échange : chaque pièce de monnaie équivaut à un bon d’achat de 5 euros dans la boutique éphémère de l’association, baptisée Quel Pot !, à La Ciotat.

    Chez Sauvage, la « consommation responsable et éthique » ne s’estompe pas après l’été. Confectionnée à Aix-en-Provence à partir de déchets préalablement ramassés dans la nature, cette « monnaie sauvage » continuera d’être distribuée toute l’année aux bénévoles des associations Les Dynamos, Alternatiba et l’Atelier Bleu, afin de « découvrir d’autres associations qui œuvrent pour la transition écologique et sociale à La Ciotat ». À ce jour, plus de 50 commerces acceptent cette monnaie entre Marseille, La Ciotat et Toulon. « Une manière de revenir vers nos commerces de proximité », juge l’association.

    Andréa Goyard-de Castro

  • À Aix, des jeunes mettent la sécurité routière en images

    À Aix, des jeunes mettent la sécurité routière en images

    La terrasse des Deux-Ormes s’est transformée en plateau de tournage, le temps d’une matinée. Sur son parvis, des bénévoles de l’association Anonymal se tiennent derrière les caméras, braquées sur de jeunes bénéficiaires du centre social Jas Nord. Comme décor, les rues adjacentes, un sac de livraison, un scooter et un casque oublié.

    « On réalise un court-métrage de cinq minutes sur la thématique de la sécurité routière », résume, entre deux prises, Clémence Lethimonnier, technicienne audiovisuelle pour Anonymal. Le projet, soutenu par la Région Sud dans le cadre du programme « Passeurs d’images », a débuté dès lundi pour l’équipe composée de cinq jeunes entre 14 et 17 ans du centre social.

    Après deux jours dédiés à l’écriture du scénario, place aux tournages dans différents lieux du Jas de Bouffan. « On essaie d’orienter nos actions sur des sujets d’actualité. On s’est dit que le format vidéo est un support qui pourrait aider les jeunes à être sensibilisés sur le sujet. C’est un court-métrage tourné par des jeunes, pour des jeunes, précise de son côté Abou Ibrahima-Said, référent prévention jeunesse du centre social. Le scénario est écrit à partir de leur vécu, de ce qu’ils constatent régulièrement… On reste sur un tournage de fiction, avec plusieurs histoires mises en parallèle autour du message : restez attentifs. » Il précise : la démarche est volontaire.

    Entre deux prises de vues, Zakaria, conducteur du scooter pour la « scène du snack », revient d’abord sur la séquence. « Je joue un livreur, je viens récupérer une commande au snack et j’oublie mon casque, je pars sans », indique ce bénéficiaire du centre, âgé de 17 ans. Sa participation aux ateliers audiovisuels n’est pas la première. « Tout ce qui est cinéma, j’aime bien. Au total, j’ai dû faire quatre ou cinq tournages, retrace-t-il. Pour celui-là, on s’est tous mis d’accord sur le sujet avant de tourner. »

    Ce vendredi marquait le dernier jour de tournage pour l’équipe. Le court-métrage sera présenté en avant-première au grand public le 23 août, à l’occasion des Instants d’été.

  • Le Delta Festival ouvre sous le regard prudent des participants

    Le Delta Festival ouvre sous le regard prudent des participants

    « J’ai pris connaissance des accusations il y a une semaine, j’ai réfléchi pendant trois jours avant de décider de maintenir mon stand. C’était une décision difficile », confie Manon, présidente de l’association d’éducation sexuelle Les fleurs de clitoria. Comme beaucoup d’autres associations, elle a choisi de maintenir son stand, malgré les accusations de violences sexuelles à l’encontre du président du Delta Festival, Olivier Ledot, qui conteste les faits.

    Ce jeudi, à 15h, sur la plage du Prado, le festival ouvrait ses portes, mais avec des espaces vides. Depuis une semaine, des artistes, des associations et des festivaliers se désengagent de l’événement. D’autres font le choix de rester. C’est le cas de Manon, qui justifie sa décision : « L’asso fait de la prévention et de la sensibilisation au consentement. On s’est dit que si on n’était pas là, peut-être que personne ne passerait ce message. »

    Stéphane Mollet, secrétaire général de la CFDT Paca, explique que le syndicat est présent tous les ans « pour sensibiliser les jeunes à leurs droits ». Cette année, l’approche de la CFDT a évolué en lien avec les récentes révélations. « On a directement décidé d’annuler notre présence sur les animations organisées par le Delta, mais de nous maintenir sur le forum pour parler librement des questions de violences sexuelles aux festivaliers et aux travailleurs », commente Stéphane Mollet.

    Du côté des spectateurs comme des associations, on ne sait sur quel pied danser. Alors que les premiers DJ montent sur la scène, Aaron, Marseillais de 19 ans, se montre partagé : « C’est un sujet compliqué. Le directeur a été écarté, le Delta a fait un communiqué… Je ne veux pas incriminer toutes les équipes du festival à cause d’un mec qui est dans tous les cas mis de côté. »

    « Un avant et un après »

    Clara et Inès, 22 ans, sont déçues car leurs artistes préférés ont annulé leur concert : « On comprend leur décision, mais en même temps, ça pénalise les mauvaises personnes, on comprend mieux les artistes qui reversent leur cachet aux assos ». « J’ai trouvé le communiqué du Delta très bien et je comprends leur volonté de maintenir et de ne pas renoncer », salue une bénévole de l’association PSSM, qui forme et sensibilise à la santé mentale. Face aux accusations, le Delta festival a expliqué, dans un communiqué, que « l’intégralité des bénéfices potentiels du festival sera reversée à la cause des violences sexistes et sexuelles ».

    Si le communiqué laisse Manon et les membres de son association « mitigés », elle salue la réactivité des équipes : « Il y a beaucoup de festivals que l’on sait problématiques, comme le Hellfest, et ou personne ne fait rien. On voit que les choses changent, il y aura un avant et un après Delta festival. »

  • [C’est l’été] Les bals de l’été à Hyères

    [C’est l’été] Les bals de l’été à Hyères

    Rendez-vous sur la place d’Arme pour un moment
    de détente et de partage.
    DJ, saxophoniste, chanteur… tout ce qu’il faut pour satisfaire les petits et les grands !

    À partir de 21h. Entrée libre.

  • [C’est l’été] À Draguignan, les arts plastiques pour tous

    [C’est l’été] À Draguignan, les arts plastiques pour tous

    L’association Trait Libre a réuni petits et grands mardi au parc Chabran pour une séance d’arts plastiques de rue intergénérationnelle, la deuxième organisée cet été.

    Quatre ateliers par semaine

    Les animations se poursuivent jusqu’au 6 août avec quatre ateliers par semaine, gratuits, ouverts à tous, sans réservation et sans matériel à prévoir. Le prochain rendez-vous est fixé ce mardi aux Négadis. Les participants se retrouvent chaque lundi et jeudi au parc de loisirs du Jardin de la Tour, le mardi aux Négadis et le mercredi au parc Chabran. Depuis 25 ans, l’association œuvre pour promouvoir les arts plastiques et les arts thérapeutiques. « Ces moments sont importants pour démocratiser la pratique et offrir des espaces pour partager et créer ensemble », souligne Sandrine Guthmuller, membre de l’association. Cet été, les participants explorent trois thèmes : totem, masque et ombre. « Ce qu’on retient surtout, c’est la mixité entre toutes les générations », conclut Sandrine Guthmuller.

  • À Saint-Hilaire dans le Gard, les plus pauvres dans le viseur

    À Saint-Hilaire dans le Gard, les plus pauvres dans le viseur

    Depuis leur élection en mars, tous les maires d’extrême droite adoptent la même stratégie. D’abord, ils dénoncent la gestion financière de la précédente majorité et affirment que la commune est proche de la ruine. Cette première étape permet ensuite de voter des coupes dans les subventions aux associations et des hausses de certains tarifs. L’objectif est ensuite de libérer un budget pour recruter des policiers municipaux…

    Saint-Hilaire de Brethmas, commune de 4 600 habitants près d’Alès, ne fait pas exception. Le nouveau maire Gaël Mancuso l’a annoncé : il souhaite un policier pour 1 000 habitants. Il vient d’ailleurs de déposer la première offre d’emploi pour le recrutement d’un policier municipal tout en critiquant les finances laissées par la précédente majorité. « On continue à dégager un excédent de fonctionnement. La situation financière de la commune en l’état est bonne. Les choix politiques et les marges qui sont générées permettent en réalité de financer d’autres idées, notamment le recrutement de policiers municipaux, d’un directeur de cabinet et de communicants », s’agace l’élu socialiste d’opposition Nicolas Ferrière.

    Hausse de 90 centimes

    Car lors du dernier conseil municipal du 29 juin, la majorité a voté les changements de tarifs de la cantine, avec des augmentations plus ou moins élevées selon les revenus des foyers. Ainsi, la tranche A, celle des foyers les plus modestes, devra encaisser en septembre une hausse de 90 centimes, le repas passant de 3 à 3,90 euros. Les tranches B et C connaîtront une augmentation de 20 centimes, la tranche D de 30 centimes. « Je ne veux pas que la solidarité soit toujours payée par les mêmes. Pourquoi toujours taxer ceux qui travaillent ? » a alors soutenu le maire qui a précisé que les parents sans emploi, concernés donc par la hausse de 90 centimes, « peuvent récupérer leurs enfants à midi ».

    « C’est de l’argumentaire caricatural pour se défausser et qui sert un objectif politique de droite dure. Il s’inscrit dans tous les poncifs qui sont aujourd’hui ceux d’une droite extrémisée et de l’extrême droite de manière générale. Derrière, il y a des situations personnelles et familiales très variées et des conséquences pour les gens. Il y a aussi eu une baisse de la dotation par élève et il veut virer une association dont le siège n’est pas sur la commune », fustige Nicolas Ferrière.

  • Une tortue caouanne a pondu sur une plage du Mourillon à Toulon

    Une tortue caouanne a pondu sur une plage du Mourillon à Toulon

    La tortue caouanne aime le Var. Alors qu’un spécimen a déjà pondu sur la plage d’Agay, à Saint-Raphaël, le 20 juin, et que cinq autres pontes ont été recensées sur le littoral méditerranéen depuis début 2026, un nouvel individu en a fait de même dans l’Anse Tabarly, au Mourillon, à Toulon, dans la nuit du 14 au 15 juillet. Inédit pour la commune, qui n’avait jamais connu tel événement auparavant. Le reptile s’est niché sous un catamaran stationné à une dizaine de mètres du rivage, afin de se constituer un abri discret pour cette étape cruciale de son cycle de reproduction.

    Une espèce protégée

    Les équipes de l’association Émergence, qui coordonne le Réseau Tortues Marines de Méditerranée Française (RTMMF), sont rapidement intervenues pour sécuriser le périmètre, en collaboration avec les services de la Ville de Toulon. Des prélèvements scientifiques ont été réalisés, en vertu d’un protocole national, permettant de collecter d’importantes données. Un dispositif de suivi a également été mis en place pour surveiller la couvée, la nature du site (sable fin combiné de nombreux galets et cailloux) pouvant potentiellement perturber les conditions d’incubation des œufs et l’émergence des tortillons. La tortue caouanne est une espèce menacée et strictement protégée par la loi française. Toute perturbation intentionnelle, lumineuse, sonore, ou physique est formellement interdite et passible de sanctions. Il est ainsi recommandé de garder une distance de 10 mètres, d’éteindre toute source de lumière artificielle, de limiter le bruit et de ne pas toucher les œufs ni la tortue.

    Plus d’infos :
    association-emergence.fr

  • L’association marseillaise Résidence Collectif célèbre ses 3 ans

    L’association marseillaise Résidence Collectif célèbre ses 3 ans

    Trois ans après sa création, l’association d’éducation populaire Résidence Collectif fête son anniversaire ce samedi au Couvent (3e arrondissement). Une soirée à prix libre, de 18h à 23h30, pensée comme le reflet de son engagement. « Le temps fort sera la table ronde autour de la question : “Peut-on devenir ce que l’on n’a jamais vu ?” On est pile dans le cœur de l’association et la question de la représentation », résume Inès Svartz, responsable de projet de l’association. Viviane Nora Adjutor, basketteuse et fondatrice de Balle en main, la réalisatrice et directrice de casting Samia Kadiri et le danseur Nadim Bel Lallahom partageront leurs parcours. « Ils ont connu ces problèmes de représentation et sont devenus des modèles », souligne Inès Svartz.

    La harpiste

    Sophye Soliveau en guest

    Créée pour « diffuser de nouveaux récits », Résidence Collectif est née d’un constat : « Beaucoup de jeunes sont peu ou mal représentés et n’accèdent pas aux milieux de l’audiovisuel, du journalisme ou de la création numérique. » Toute l’année, l’association accompagne ces jeunes lors d’ateliers pratiques, animés par des professionnels « qui ont eu un parcours similaire au leur ».

    La soirée se poursuivra avec « le classico de l’éloquence marseillaise » entre Eloquentia et Project’toi, avant des concerts. La harpiste Sophye Soliveau, nouvelle étoile de la scène soul et RnB française, proposera un solo harpe-voix. « C’est un symbole fort car la harpe est un instrument socialement situé », note Inès Svartz. Le DJ set sera assuré par Sabria B, qui anime un atelier de création sonore au sein de l’association. « L’objectif, c’est que les participants de l’atelier la rejoignent sur scène », conclut Inès Svartz.