Tag: Arts

  • [C’est l’été] Préparer l’éclipse solaire à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille

    [C’est l’été] Préparer l’éclipse solaire à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille

    à partir de 18h, dans l’auditorium de la bibliothèque régionale située quartier Belsunce, ce mercredi 29 juillet, Michel Marcellin, astrophysicien, évoquera les éclipses qui ont eu lieu à Marseille au XVIIIe et XIXe siècle. Le scientifique précisera également quels sont les bons gestes à respecter pour observer celle qui va avoir lieu en 2026 en toute sécurité.

    Sur inscription à www.academie-sla-marseille.fr

  • [Portrait] Marina Lafon-Borelli : comment naviguer entre XVIIIe et XXIe siècles ?

    [Portrait] Marina Lafon-Borelli : comment naviguer entre XVIIIe et XXIe siècles ?

    Dans sa vie quotidienne, depuis les baies vitrées d’un appartement situé dans un immeuble de Fernand Pouillon qui prend vue sur le Vieux-Port et le flanc droit de l’hôtel de ville, Marina Lafon se sait chanceuse et privilégiée. Une mère infirmière qui l’orienta vers la médecine, un père italien avec un ancêtre qui vécut longtemps en Égypte, les deux branches de son arbre généalogique ont fait d’elle une héritière : la collection de faïences qu’elle rassemble depuis quatre décennies est surdéterminée par son entourage. Dans le discours de son introduction en 2020 à l’Académie de Marseille, Daniele Giraudy a raconté comment sa famille l’avait félicitée pour l’une de ses incartades. En 1977, après la soutenance de sa thèse de Médecine qui explore les Conditions de travail des égoutiers de Marseille, sa grand-mère lui offrait trois somptueuses assiettes, des jetées de fleurs et des insectes de la Veuve Perrin.

    Du côté de sa mère, ses ascendants, des Grecs de Constantinople établis à Marseille au début du XIXe siècle, étaient des banquiers polyglottes ou bien des entrepreneurs. Son arrière-grand-père, Polype Zafiropoulo fut le commissaire de la section peinture de l’Exposition coloniale de 1906. Il habitait jusqu’en 1943, près du cours Puget, au 13 rue Edouard-Delanglade, un hôtel particulier lourdement aménagé. On l’aperçoit derrière les grilles d’une cour pavée, Marina Lafon a décrit son intérieur dans le numéro 255 de la revue Marseille. Des photos de 1908 en sont témoins, on trouvait dans cet espace un curieux concentré de signes d’opulence et de distinction : des tapisseries de Flandres et d’Aubusson, des meubles de haute époque, des toiles de Monticelli et Gustave Ricard, des assiettes de Saint-Jean du Désert, un cache-pôt de Théodore Deck.

    Zafiropoulo avait pour ami l’Abbé Arnaud Daniel qui écrivit un livre de première importance à propos de Moustiers. De même, les meilleurs chercheurs de notre époque, Daniele Maternati-Baldouy et Régis Bertrand se sont associés à l’exposition de cet été, Faïence et Dévotion dont elle est la commissaire. En dépit de son confort, des flots de la lumière du Vieux-Port et de la simplicité de sa cuisine, son appartement n’est pas résolument moderne, « les choses changent pour que rien ne change ».

    En amont du Tricentenaire de l’Académie

    Sa profuse et remarquable collection ressemble à ce qu’on peut savoir, via des donations et le marché de l’art, à propos des prestigieuses collections provençales de la famille des banquiers Jourdan-Barry ou bien d’une spécialiste de la faïence comme Marguerite Desquelles. On y trouve plus de 200 pièces, des polychromies, des camaïeux verts et des liserés de manganèse, quatre vases bleus et blancs qui appartenaient à Jules Charles-Roux, des objets un brin insolites, des surtouts de table, des plats à barbe ou des chaufferettes. Souci de discrétion implique de ne pas détailler un article paru à propos de ces objets dans Connaissance des Arts en janvier 2024, par exemple le surgissement d’une cheminée d’usine sur une toile qui ponctue finement le bonheur qui se vivait à l’Estaque en 1918.

    Chacun sera libre de trouver luxueuse et désuète, ou bien savoureusement orientée cette collection. Par-delà ces clivages faiblement productifs, les propositions de Marina Lafon sont autrement intéressantes. L’un de ses plus vifs souhaits est de mieux faire percevoir du côté des faïences, un centre artistique majeur, l’écosystème d’un âge d’or qui forgea avant la Révolution un segment conséquent de la réputation multiculturelle du Vieux-Port : d’un côté, des artisans créatifs et des dirigeants de manufactures inventifs comme les Clerissy, Pierrette Candeloup et Joseph Fauchier, de l’autre des bourgeois et des aristocrates convaincus dans toute l’Europe de l’excellence des productions de Marseille et de Moustiers.

    Depuis qu’elle a quitté la Médecine du Travail, Marina Lafon mène une seconde vie pleine d’énergie, d’érudition, d’enthousiasme et de fantaisie. Au musée Borély elle dirige un Fonds de dotation qui coordonne les précieux achats d’une centaine de mécènes privés. En tant que présidente pendant deux ans de l’Académie de Marseille, ses capacités de dialogue et de diplomatie auront permis de déployer pour le Tricentenaire de cette institution les prémices d’une partition dont l’un des points forts est précisément la problématique de son exposition du musée Notre-Dame de la Garde.

    « Faïence et Dévotion », musée de la Basilique Notre-Dame de la Garde, jusqu’au 22 novembre, tous les jours de 9h à 17h.

  • [C’est l’été] Premier festival des Arts

    [C’est l’été] Premier festival des Arts

    Le Château de Berne lance son tout premier festival des Arts et investit l’amphithéâtre à ciel ouvert du domaine, entre vignes et oliviers, pour proposer une programmation éclectique mêlant expositions photographiques, théâtre en plein air, concerts et performances musicales. Nicolas Reyes vous y attend pour un concert.

    Infos sur le site du château

  • [C’est l’été] Les ateliers ouverts à Forcalquier

    [C’est l’été] Les ateliers ouverts à Forcalquier

    Peintures, sculptures, photographies, céramiques,
    ou encore tissages et bijoux seront en vente. Expositions, visites guidées, ateliers dès ce jeudi et jusqu’au 27 juillet en centre-ville.

    De 10h à 13h et de 15h à 19h.

    Accès libre.

  • [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    « Ce sont des œuvres originales ! », prévient le chauffeur du musée ambulant dès l’ouverture des portes. Sur la place de la Croix-Verte, également appelée place du Marché du Jas-de-Bouffan, une partie du Centre Pompidou a pris ses quartiers. Dans ce camion aux espaces modulables, quinze œuvres inspirées de l’univers du cirque, signées notamment Auguste Sander, Henri Matisse ou encore Raoul Dufy, sont présentées au public dans cette galerie nomade.

    Une projection vidéo et des ateliers pour les plus jeunes complètent la visite de cet échantillon du Centre Pompidou. Le MuMo (Musée Mobile) accueille ainsi le public aixois. Ses portes sont encore ouvertes gratuitement ce jeudi de 17h30 à 20h et ce vendredi de 16h30 à 19h. Initialement attendu dès mardi à Encagnane, le camion-musée n’avait pas pu ouvrir en raison de problèmes techniques.

    Pour la petite histoire, le MuMo permet aux œuvres des musées d’art moderne d’aller à la rencontre des habitants des villages et des quartiers les plus éloignés de l’offre culturelle. Créé en 2011 par Ingrid Brochard avec l’ambition de rendre l’art contemporain accessible à tous les publics, il s’est associé en 2022 au Centre Pompidou, donnant naissance à ce camion-musée qui sillonne aujourd’hui les routes de France. Depuis 2025, le MuMo poursuit son développement au sein de la Fondation Art Explora grâce à de nouveaux dispositifs culturels mobiles.

    Pour que le MuMo fasse halte à Aix-en-Provence, c’est le CIAM qui, en lien avec le Centre Pompidou, a porté l’idée auprès de la municipalité avant que le projet ne soit repris par la Direction de la culture et la Politique de la ville. « Il est important que la culture aille au-devant des gens (…), les personnes en précarité s’interdisent souvent d’aller vers la culture », contextualise Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville. En matinée, explique Yahnis, médiatrice culturelle au sein d’Art Explora, des ateliers sont organisés avec les structures sociales. « Quand on discute avec les familles, on se rend souvent compte d’un manque d’accessibilité vers les musées, parce qu’ils sont loin », notet-il. Dans le camion, le public arrive timidement à l’ouverture. Adrien, venu avec sa petite sœur et sa grand-mère, désigne une œuvre de Raoul Dufy qui attire son attention. « C’est quand même le musée Pompidou qui vient à nous ! Et puis le cirque, c’est passionnant… », glisse Marie-Josée, leur grand-mère.

    La halte prévue à Marseille les 25 et 26 juillet est annulée.

  • [C’est l’été] Bestiaire imaginaire à Saint-Paul-sur-Ubaye

    [C’est l’été] Bestiaire imaginaire à Saint-Paul-sur-Ubaye

    Une exploration à travers les sciences, l’art et l’imaginaire, qui nous éclaire sur les rapports des sociétés humaines avec la nature lors de cette conférence aux côtés de François Breton et en partenariat avec le parc national du Mercantour à l’Encabané.

    De 18h à 19h30. Gratuit.

  • [C’est l’été] Les gorgones fantastiques de L’Isle-sur-la-Sorgue

    [C’est l’été] Les gorgones fantastiques de L’Isle-sur-la-Sorgue

    À partir de matériaux recyclés, de mousse expansive, d’éléments naturels, de peinture et surtout de ton imagination, tu inventeras des créatures étonnantes, mi-humaines, mi-animales, mi-objets. Comme dans les récits mythologiques, chaque création possédera ses propres pouvoirs, son caractère et son apparence unique.

    De 14h à 17h. 12 euros.

    Réservations : 04.90.95.23.70

  • Peter Knapp raconte l’école d’art du Bauhaus

    Peter Knapp raconte l’école d’art du Bauhaus

    La fondation Vasarely organise une conférence ce jeudi à 19h sur le mouvement du Bauhaus, raconté par le photographe et graphiste Peter Knapp qui a été élève d’un de ses fondateurs. L’événement, organisé par la fondation, est le fruit d’un partenariat avec le festival des nuits photographiques de Pierrevert, qui se déroulera dans les Alpes-de-Haute-Provence à la fin du mois de juillet.

    La conférence permettra de découvrir l’école du Bauhaus, fondée en 1919, à travers les yeux de Peter Knapp qui fut l’élève de Johannes Itten, professeur du Bauhaus. « À 95 ans, il est un des derniers témoins qui peut en parler », insiste Stéphane Kossmann, président des nuits photographiques de Pierrevert. Car avant de désigner un courant artistique, le Bauhaus était avant tout une école d’architecture et d’arts appliqués créée par Walter Gropius à Weimar. Paul Klee, Vassily Kandinsky ou encore Johannes Itten y ont d’ailleurs été professeurs. Cette école portait l’ambition de rassembler l’enseignement de toutes les matières artistiques telles que l’architecture, la peinture ou art plastique. Une institution régie par le manifeste du Bauhaus, rédigé par son directeur, qui affirme notamment qu’« il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan ».

    Menacés par le nazisme, car considérée comme une école apprenant « l’art dégénéré », beaucoup de professeurs se sont exilés. Comme Johannes Itten qui est parti à Zurich, où il a continué d’être professeur et où Peter Knapp est devenu son élève. La conférence sera également l’occasion de découvrir le travail de ce photographe et designer qui a notamment travaillé dans la mode. Au début de la conférence, un petit film retracera son œuvre.

    Conférence sur le Bauhaus
    par Peter Knapp, jeudi 19h,
    à la fondation Vasarely

  • Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    La candidature au label mondial « Géopark Unesco », que les départements du Var et des Alpes-Maritimes déposeront conjointement début 2027 pour le géoparc « Socle de Provence », n’a pas seulement vocation à faire reconnaître son patrimoine géologique remarquable. Elle a également trait à promouvoir le patrimoine culturel matériel et immatériel de cette zone de 1 600 km² s’étendant de Sanary jusqu’à Vallauris, à travers les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron.

    C’est en ce sens que le département du Var, en lien étroit avec le CNRS, initie la rédaction d’un Atlas du patrimoine culturel, véritable cartographie des richesses locales. Cet ouvrage aura pour objectif de recenser les éléments du patrimoine matériel et immatériel, de la canne de Provence à la castanéiculture, en passant par l’exploitation du liège et les composantes immatérielles telles que les rituels, costumes, danses et savoir-faire liés aux métiers.

    Un projet participatif

    et déjà lancé

    Derrière cette future réalisation, les exigences du label Unesco, qui exigent la présentation de cinq axes patrimoniaux en lien avec le projet : les traditions et expressions orales, y compris la langue, comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle (musique, danse, théâtre traditionnel…) ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature de l’univers, et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

    À la base de ce recueil, des travaux réalisés par des chercheurs, organismes et associations. Cependant, dans de nombreux cas, les informations sont absentes, pour l’instant manquantes, ou en train de disparaître au profit de pratiques globalisées. C’est pourquoi les porteurs du projet de géoparc ont décidé de donner à l’atlas un caractère participatif. Ainsi, une enquête « grand public » est lancée afin de recueillir des savoirs traditionnels locaux liés à la nature et ses usages, forestiers comme maritimes.

    Un projet qui bénéficie du soutien de deux figures emblématiques de la cuisine provençale, les chefs Gui Gedda et André Del Monte, qui s’engagent pour la transmission des gestes et traditions culinaires. Car la gastronomie sera un point central de l’enquête publique, via un questionnaire déjà en ligne, qui invite les habitants à partager leurs savoir-faire, de tradition familiale, régionale et locale, des ingrédients utilisés aux méthodes de cuisine. Pour que nos « gaubis » ne disparaissent pas.

  • Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Un dispositif porté par la fondation Vinci qui a remis un chèque global de 91 600 euros pour des projets à destinations des quartiers prioritaires de la ville (QPV). Le partenariat engagé par la fondation est double : soutien financier et soutien humain, avec la mobilisation de 19 parrains salariés des entreprises locales de Vinci. Les associations œuvrent notamment pour l’accès des habitants des QPV à une alimentation saine, à la formation, au travail, à l’exercice de leurs droits, à la création artistique ou encore à renforcer le lien social et améliorer l’environnement dans ces quartiers.