Peintures, sculptures, photographies, céramiques,
ou encore tissages et bijoux seront en vente. Expositions, visites guidées, ateliers dès ce jeudi et jusqu’au 27 juillet en centre-ville.
De 10h à 13h et de 15h à 19h.
Accès libre.
![[C’est l’été] Les ateliers ouverts à Forcalquier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/fd1e413e220070f5efee524606be6d8e.png)
Peintures, sculptures, photographies, céramiques,
ou encore tissages et bijoux seront en vente. Expositions, visites guidées, ateliers dès ce jeudi et jusqu’au 27 juillet en centre-ville.
De 10h à 13h et de 15h à 19h.
Accès libre.
![[C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/13dcd7403215a0c0ccc01ec4ba73486f.jpg)
« Ce sont des œuvres originales ! », prévient le chauffeur du musée ambulant dès l’ouverture des portes. Sur la place de la Croix-Verte, également appelée place du Marché du Jas-de-Bouffan, une partie du Centre Pompidou a pris ses quartiers. Dans ce camion aux espaces modulables, quinze œuvres inspirées de l’univers du cirque, signées notamment Auguste Sander, Henri Matisse ou encore Raoul Dufy, sont présentées au public dans cette galerie nomade.
Une projection vidéo et des ateliers pour les plus jeunes complètent la visite de cet échantillon du Centre Pompidou. Le MuMo (Musée Mobile) accueille ainsi le public aixois. Ses portes sont encore ouvertes gratuitement ce jeudi de 17h30 à 20h et ce vendredi de 16h30 à 19h. Initialement attendu dès mardi à Encagnane, le camion-musée n’avait pas pu ouvrir en raison de problèmes techniques.
Pour la petite histoire, le MuMo permet aux œuvres des musées d’art moderne d’aller à la rencontre des habitants des villages et des quartiers les plus éloignés de l’offre culturelle. Créé en 2011 par Ingrid Brochard avec l’ambition de rendre l’art contemporain accessible à tous les publics, il s’est associé en 2022 au Centre Pompidou, donnant naissance à ce camion-musée qui sillonne aujourd’hui les routes de France. Depuis 2025, le MuMo poursuit son développement au sein de la Fondation Art Explora grâce à de nouveaux dispositifs culturels mobiles.
Pour que le MuMo fasse halte à Aix-en-Provence, c’est le CIAM qui, en lien avec le Centre Pompidou, a porté l’idée auprès de la municipalité avant que le projet ne soit repris par la Direction de la culture et la Politique de la ville. « Il est important que la culture aille au-devant des gens (…), les personnes en précarité s’interdisent souvent d’aller vers la culture », contextualise Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville. En matinée, explique Yahnis, médiatrice culturelle au sein d’Art Explora, des ateliers sont organisés avec les structures sociales. « Quand on discute avec les familles, on se rend souvent compte d’un manque d’accessibilité vers les musées, parce qu’ils sont loin », notet-il. Dans le camion, le public arrive timidement à l’ouverture. Adrien, venu avec sa petite sœur et sa grand-mère, désigne une œuvre de Raoul Dufy qui attire son attention. « C’est quand même le musée Pompidou qui vient à nous ! Et puis le cirque, c’est passionnant… », glisse Marie-Josée, leur grand-mère.
La halte prévue à Marseille les 25 et 26 juillet est annulée.
![[C’est l’été] Bestiaire imaginaire à Saint-Paul-sur-Ubaye](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/8a1d111b21c3442e8e3e8813d39cdcb3.png)
Une exploration à travers les sciences, l’art et l’imaginaire, qui nous éclaire sur les rapports des sociétés humaines avec la nature lors de cette conférence aux côtés de François Breton et en partenariat avec le parc national du Mercantour à l’Encabané.
De 18h à 19h30. Gratuit.
![[C’est l’été] Les gorgones fantastiques de L’Isle-sur-la-Sorgue](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/822d4964ea2ddf8b936cd26c7a8a918e.jpg)
À partir de matériaux recyclés, de mousse expansive, d’éléments naturels, de peinture et surtout de ton imagination, tu inventeras des créatures étonnantes, mi-humaines, mi-animales, mi-objets. Comme dans les récits mythologiques, chaque création possédera ses propres pouvoirs, son caractère et son apparence unique.
De 14h à 17h. 12 euros.
Réservations : 04.90.95.23.70

La fondation Vasarely organise une conférence ce jeudi à 19h sur le mouvement du Bauhaus, raconté par le photographe et graphiste Peter Knapp qui a été élève d’un de ses fondateurs. L’événement, organisé par la fondation, est le fruit d’un partenariat avec le festival des nuits photographiques de Pierrevert, qui se déroulera dans les Alpes-de-Haute-Provence à la fin du mois de juillet.
La conférence permettra de découvrir l’école du Bauhaus, fondée en 1919, à travers les yeux de Peter Knapp qui fut l’élève de Johannes Itten, professeur du Bauhaus. « À 95 ans, il est un des derniers témoins qui peut en parler », insiste Stéphane Kossmann, président des nuits photographiques de Pierrevert. Car avant de désigner un courant artistique, le Bauhaus était avant tout une école d’architecture et d’arts appliqués créée par Walter Gropius à Weimar. Paul Klee, Vassily Kandinsky ou encore Johannes Itten y ont d’ailleurs été professeurs. Cette école portait l’ambition de rassembler l’enseignement de toutes les matières artistiques telles que l’architecture, la peinture ou art plastique. Une institution régie par le manifeste du Bauhaus, rédigé par son directeur, qui affirme notamment qu’« il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan ».
Menacés par le nazisme, car considérée comme une école apprenant « l’art dégénéré », beaucoup de professeurs se sont exilés. Comme Johannes Itten qui est parti à Zurich, où il a continué d’être professeur et où Peter Knapp est devenu son élève. La conférence sera également l’occasion de découvrir le travail de ce photographe et designer qui a notamment travaillé dans la mode. Au début de la conférence, un petit film retracera son œuvre.
Conférence sur le Bauhaus
par Peter Knapp, jeudi 19h,
à la fondation Vasarely

La candidature au label mondial « Géopark Unesco », que les départements du Var et des Alpes-Maritimes déposeront conjointement début 2027 pour le géoparc « Socle de Provence », n’a pas seulement vocation à faire reconnaître son patrimoine géologique remarquable. Elle a également trait à promouvoir le patrimoine culturel matériel et immatériel de cette zone de 1 600 km² s’étendant de Sanary jusqu’à Vallauris, à travers les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron.
C’est en ce sens que le département du Var, en lien étroit avec le CNRS, initie la rédaction d’un Atlas du patrimoine culturel, véritable cartographie des richesses locales. Cet ouvrage aura pour objectif de recenser les éléments du patrimoine matériel et immatériel, de la canne de Provence à la castanéiculture, en passant par l’exploitation du liège et les composantes immatérielles telles que les rituels, costumes, danses et savoir-faire liés aux métiers.
Derrière cette future réalisation, les exigences du label Unesco, qui exigent la présentation de cinq axes patrimoniaux en lien avec le projet : les traditions et expressions orales, y compris la langue, comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle (musique, danse, théâtre traditionnel…) ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature de l’univers, et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
À la base de ce recueil, des travaux réalisés par des chercheurs, organismes et associations. Cependant, dans de nombreux cas, les informations sont absentes, pour l’instant manquantes, ou en train de disparaître au profit de pratiques globalisées. C’est pourquoi les porteurs du projet de géoparc ont décidé de donner à l’atlas un caractère participatif. Ainsi, une enquête « grand public » est lancée afin de recueillir des savoirs traditionnels locaux liés à la nature et ses usages, forestiers comme maritimes.
Un projet qui bénéficie du soutien de deux figures emblématiques de la cuisine provençale, les chefs Gui Gedda et André Del Monte, qui s’engagent pour la transmission des gestes et traditions culinaires. Car la gastronomie sera un point central de l’enquête publique, via un questionnaire déjà en ligne, qui invite les habitants à partager leurs savoir-faire, de tradition familiale, régionale et locale, des ingrédients utilisés aux méthodes de cuisine. Pour que nos « gaubis » ne disparaissent pas.

Un parfum inhabituel flottait sur Châteauvallon lundi soir, lors de l’annonce du programme de la saison culturelle 2026-2027. Celui de la fin d’un règne qui lui a permis d’obtenir le titre de scène nationale en 2015 et de devenir la deuxième plus importante du pays. Cela, quatre ans après la création du théâtre Liberté, dans le centre de Toulon, un pourvoyeur de culture dont la 12e ville de France avait cruellement besoin.
Dans le décor gréco-gallo-romain de l’emblématique amphithéâtre extérieur, Charles Berling, directeur de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, a ainsi procédé à sa dernière ouverture de saison culturelle, devant une foule digne de ses plus belles soirées, venue saluer celui qui rendra les clés de ce haut lieu de la culture française en août, après 16 années de bons et loyaux services.
« C’est une décision mûrement réfléchie, difficile, mais profondément sereine », assure le principal intéressé, dont on ne connaît pas encore le successeur, mais qui reviendra sur ses terres le 7 octobre, pour jouer et mettre en scène Lost and Found, une pièce du dramaturge suédois Lars Norén. « Difficile car ces 16 années ont constitué une des aventures les plus passionnantes de ma vie. Sereine car l’institution doit se renouveler et se transmettre aux générations qui viennent. » Cet infatigable perfectionniste s’en va avec le sentiment du devoir accompli : « En fondant le Liberté en 2010, avec mon frère Philippe, nous avions une ambition simple : faire une maison en centre-ville, populaire, artistiquement exigeante, mais ouverte à tous. Aujourd’hui, en regardant derrière, je vois des milliers de spectateurs, des centaines d’artistes. Je vois des salles pleines de vie, des moments de partage. Je vois surtout une aventure collective. Rien n’aurait été possible sans les équipes qui m’ont accompagné. »
Mais plus que les concrétisations matérielles, Charles Berling retiendra l’engagement, dans la droite lignée de l’esprit historique des lieux : « Ce dont je suis le plus fier, c’est ce que nous avons défendu. Dans une époque souvent traversée par les peurs, les replis, nous avons essayé de faire vivre ici les valeurs qui font notre République. Nous avons défendu la diversité des points de vue, nous avons défendu et voulu le dialogue, la création, l’idée que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité démocratique. Je crois profondément que cette mission demeure plus essentielle que jamais. »
Un postulat que Châteauvallon-Liberté continuera d’affirmer cette saison. Tout d’abord grâce à la reconduction du programme « Quartiers en Liberté », lancé il y a trois ans en partenariat avec la Ville de Toulon pour « apporter la culture dans la métropole et montrer que ce n’est pas un truc élitiste et barbant », appuie Charles Berling. Après Sainte-Musse et le Pont du Las, c’est la Beaucaire qui bénéficiera d’un projet participatif porté par la compagnie Gratte Ciel, intitulé « Tawa en Liberté ». Deux ateliers auront lieu les 29 septembre et 2 octobre, pour une restitution le 4.
Ensuite, par la poursuite de son soutien à l’Opéra de Toulon, en travaux jusqu’à fin 2027. Une manière, par la même occasion, de décloisonner cet art, avec l’accueil de plusieurs représentations, dont Madame Butterfly de Puccini, les 26, 28 et 30 juin, en inauguration du Festival d’Été, et Don Giovanni de Mozart en juin 2027.
Enfin, à travers ses « thémas » et festivals comme toujours éclectiques, mais surtout engagées et pédagogiques. La théma « Le Pouvoir ? », d’octobre à décembre, interrogera sur cette notion et son exercice. Avec au programme, entre autres, la saga Huit Rois, de Léo Cohen Paperman, qui met en scène avec humour et différentes formes théâtrales les présidents de la Ve République. La pièce Magistral.e.s d’Alexandra Cismondi offrira quant à elle une grande fresque judiciaire participative invitant à imaginer la dialectique homme-femme de demain, à travers un procès fictif dont les spectateurs seront les jurés. Citons également le festival In&Out, du 24 novembre au 4 décembre, qui incarnera, comme chaque année, un espace de réflexion des luttes féministes, antiracistes et LGBTQIA+.
Programmation complète sur chateauvallon-liberté.fr
![[Passerelle interculturelle] La présélection française du concours linguistique « Pont vers le chinois » organisée à Paris](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/809c97288a119538e47b3f8dc6456107.jpg)
Organisé par l’Ambassade de Chine en France et le Centre culturel de Chine à Paris, l’événement avait pour thème « Une seule famille sous le ciel ». Dix candidats, représentant notamment les Instituts Confucius de NEOMA Business School, de La Réunion, de l’Université Paris Cité, de Pau et de La Rochelle, ainsi que l’ESCP Business School, l’Université Clermont Auvergne et l’INALCO, ont participé à cette finale nationale. Les épreuves comprenaient un test écrit, un discours thématique, des questions-réponses improvisées et une démonstration artistique, afin d’évaluer à la fois leur maîtrise du chinois, leurs connaissances sur la Chine et leur compréhension de la culture chinoise.
Lors des discours, les candidats ont raconté leur parcours d’apprentissage et leur rencontre avec la Chine. Justus König, de l’ESCP Business School, a évoqué son séjour dans une famille d’accueil à Quanzhou, soulignant la chaleur humaine qui l’avait marqué. Marieme Achille, de l’Institut Confucius de l’Université Paris Cité, a présenté son intérêt pour les caractères chinois à travers les idéogrammes anciens du « soleil » et de la « lune ».
La partie artistique a ensuite offert au public un aperçu vivant de la culture chinoise. Chants, musique instrumentale, calligraphie, récitation, costumes traditionnels et mise en scène autour du Hanfu se sont succédé. Elise Lelédy, de l’Institut Confucius de l’Université Paris Cité, a remporté le premier prix et représentera la France lors de la finale mondiale en Chine. Marieme Achille, également de l’Université Paris Cité, et Rania Konga Konga, de l’INALCO, ont reçu le deuxième prix.
La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence de Chen Li, ministre de l’Ambassade de Chine en France, de An Yan, ministre-conseillère chargée de l’éducation, et de Zhu Xiaoyun, directrice adjointe du Centre culturel de Chine à Paris. Dans son discours, Chen Li a rappelé que le concours « Pont vers le chinois » n’était pas seulement une compétition linguistique, mais aussi un pont de compréhension entre les jeunes Français et Chinois.
Il a encouragé les candidats à poursuivre leur apprentissage et à devenir eux-mêmes des passerelles entre les cultures. Cette édition française du concours a été à la fois une compétition de langue, une rencontre culturelle et un moment d’échange. À travers leurs mots, leurs talents et leurs expériences personnelles, les participants ont montré l’intérêt croissant des jeunes Français pour la langue et la culture chinoises, contribuant ainsi à renforcer le dialogue et l’amitié entre la Chine et la France. Les lauréats se rendront ensuite en Chine pour participer à la finale mondiale annuelle du concours, aux côtés des candidats venus des autres zones de sélection.