Tag: Arles

  • Les salariés de Fibre excellence interpellent l’État

    Les salariés de Fibre excellence interpellent l’État

    Pour les salariés de l’usine Fibre Excellence de Tarascon, ce lundi marque une entrée en résistance. Le tribunal de commerce de Toulouse a requis, lundi matin, la liquidation judiciaire de l’usine de pâte à papier occupée (lire ci-contre), depuis jeudi. Près de 270 emplois directs et plus d’une centaine d’intérimaires et de sous-traitants sont directement concernés par cette liquidation. Pour l’ensemble de la filière bois-papier, l’activité représente entre 8 000 et 10 000 emplois induits, du bûcheronnage au bobinage.

    Autant d’enjeux que les salariés du site de Tarascon sont allés porter à la sous-préfecture d’Arles, lundi matin, alors même que le sort de leur usine se décidait à 300 km de là. Après moins d’une heure de rendez-vous, c’est le point mort. « Nous n’avons pas eu de réponse. L’État attend une décision du tribunal, mais comme vous le savez, le tribunal attend une décision de l’État », ironise Florian Berthon, délégué FO de l’usine. L’accueil lui-même est dénoncé par René Sale, de l’Union départementale FO. « Ni la sous-préfète, ni sa secrétaire n’étaient là. Quand il y a le feu à Tarascon, on peut déplacer son agenda », tance-t-il à l’égard des représentants de l’État, auxquels il demande de « nationaliser de manière provisoire » Fibre Excellence, comme « issue immédiate à ce scandale d’État ».

    Jonathan Bastid, du syndicat Filpac-CGT de Tarascon, est revenu sur la possibilité de « prendre un arrêté pour rehausser le prix du mégawattheure d’électricité » produit par l’usine pour ses propres besoins et dont elle réinjecte l’excédent dans le réseau. Une mesure « comme pour la centrale de Gardanne » complète-t-il. « Si c’était fait, cela permettrait à notre usine de repartir. Il suffit de ça ! », martèle le syndicaliste. « Plus de 300 personnes vont se retrouver au Pôle emploi d’Arles sinon. Il faut que l’État prenne ses responsabilités. On était une entreprise indispensable pour sauver la France durant le Covid, mais aujourd’hui, on est abandonnés. »

    Sauver l’usine

    pour sauver des vies

    Sauver Fibre Excellence, c’est littéralement sauver des vies, à écouter les salariés rassemblés. « Des vies se sont construites autour de l’usine, quand on croise nos collègues, on a toujours un petit mot. Moi, j’ai mon surnom. On est des collègues, des amis », illustre Thierry Boldrinei, opérateur sur le parc à bois. « Mon père travaillait dans cette usine. Pour d’autres, c’est même la 4e génération qui y travaille. On connaît tous quelqu’un qui a connu nos pères et nos grands-pères », poursuit-il, les yeux humides.

    Une culture ouvrière marquée par l’attachement à l’outil de travail. « On est habitués à notre usine et à nos salaires, on a galéré pour y rentrer », rappelle Khaled El Hajjouji, « 25 ans de boîte » et opérateur process sur la ligne de fibres. « Des usines qui payent comme ça, il n’y en a plus dans le coin », considère-t-il. Son illustration du drame social qui pèse sur les salariés est singulière : « Quand j’emmène mon fils de 3 ans à la crèche, je suis obligé de passer à côté de l’usine. À chaque fois, il me dit : “ça fume !”. Mais depuis six mois, il me demande pourquoi ça ne fume plus ». Pire, « mes autres enfants me demandent si on va vendre la maison, peuchère. Je leur dis qu’on va redémarrer, je reste fort ».

    « Dès qu’on a su qu’on était en redressement, c’était l’angoisse. On avait toujours des solutions, mais là, c’est le coup de semonce », renchérit son collègue, Thierry Boldrinei. « On est que des salariés. Mais si on part en liquidation, on bloquera tout. On embarquera pas nos outils de production comme ça ! », assure Khaled El Hajjouji.

    L’impact d’une liquidation sur la filière et le territoire peut se mesurer à ce qui a déjà pu être observé par le passé. « C’est mon 2e licenciement en deux ans, après Smurfit Kappa au Pontet », peste Hubert Costa, manifestement en colère. L’ancien salarié de l’entreprise spécialisée dans l’emballage en carton et papier, aujourd’hui affecté au mélange de la pâte à papier, ne s’imagine pas « repartir à zéro avec trois enfants », après « des années d’intérim pour un CDI qui dure deux ans chez Smurfit, et deux ans à Fibre Excellence pour obtenir un nouveau CDI que j’ai signé qu’en janvier ». Une « double peine » qui se profile pour le travailleur. « Le chômage et plus de mutuelle. Comment je vais faire pour mes enfants si je perds l’emploi et le droit à la santé ? », s’inquiète-t-il.

    Cette colère promet d’être le moteur de la lutte sociale à venir. « Pour l’instant, les choses se sont passées calmement », observait René Sale (FO) à la sortie du rendez-vous en sous-préfecture. « Mais la violence de la décision politique du gouvernement de ne pas sauver la filière et les emplois met en danger les populations de Tarascon, Beaucaire et Arles », considère-t-il. La Filpac-CGT du site inscrit son occupation « dans la durée » depuis la « mise en sécurité » des installations, jeudi dernier.

  • À Arles, le court-métrage, « Phare » de la création

    À Arles, le court-métrage, « Phare » de la création

    Contempler à la fraîche, sous les étoiles ou bien en intérieur, et à travers de nombreuses projections, l’effusion créatrice à l’œuvre dans le monde du court-métrage. Tel est l’ADN de Ciné Phare, qui se tient jusqu’au vendredi 31 juillet à Arles.

    Après son ouverture lundi par la projection d’une série de courts-métrages taïwanais, à l’Eden cinéma de Fontvieille, le festival investira ce mardi le Muséon Arlaten pour un « ciné-débat » autour de l’humour dans le polar au cinéma. Une conférence assurée par l’agrégé de philosophie Robert Pujade.

    Le lendemain, direction le Théâtre antique d’Arles pour une soirée placée sous le signe de l’humour, dont l’épicentre coïncidera avec la projection d’Au bain des dames, couronné cette année du César du meilleur film de court-métrage documentaire. Réalisée par la Marseillaise Margaux Fournier, une plongée dans le quotidien d’un groupe de retraitées refaisant le monde sur cette petite plage du quartier de la Madrague de Montredon. Pour Joëlle, Régine, Magali, Carmen et leurs comparses, le prétexte pour évoquer librement la question des corps.

    Funérailles et fromage

    Polar et humour noir seront les thèmes de la soirée du jeudi 30 juillet, toujours au Théâtre antique. Au menu, certaines œuvres d’étudiants à la MoPa, l’école de cinéma et de film d’animation établie à Arles, mais aussi des bobines déjantées. Parmi ces dernières, Coffin Therapy, de la Khazakhstanaise Zéré Turlykhanova, dans les pas d’une « femme égocentrique » qui, « dans une quête désespérée de reconnaissance, met en scène ses propres funérailles dans le cadre d’une tendance thérapeutique radicale », indique son synopsis.

    Clap de fin de Ciné Phare prévu le 31 juillet, avec l’annonce et la projection des films primés, ainsi que le ciné-concert de Tout un fromage, drôle de road trip réalisé par Clément Doumic et Antoine Fabry.

    www.festival-phare.fr

  • [Week-end] Rencontres d’Arles : des mondes à relire

    [Week-end] Rencontres d’Arles : des mondes à relire

    L’exposition Modèle animal, 200 ans de photographie parcourt deux siècles d’histoire et rassemble le travail de nombreux artistes. Un panorama visuel d’une grande diversité qui invite à repenser les frontières entre l’humain et l’animal, entre le regard et l’image, entre le réel et sa représentation.

    Exposition à voir à La Mécanique Générale.

  • [C’est l’été] Les escales du Cargo à Arles

    [C’est l’été] Les escales du Cargo à Arles

    Depuis plus de 20 ans, Les Escales du Cargo résonnent chaque été au sein du monument historique classé
    au patrimoine mondial de l’Unesco, le Théâtre Antique d’Arles, pour vous faire vivre des moments uniques et hors du temps. Pour la première soirée de cet événement prévu sur deux jours, c’est Selah Sue et Patrick Watson qui vous feront voyager dans leur univers. Le lendemain, place au mythique collectif britannique Archive.

    Ouverture des portes à 20h. 42 euros la place.

  • La CGT fait appel de son éviction de la Bourse

    La CGT fait appel de son éviction de la Bourse

    « Nous refusons de quitter la Bourse du travail que l’union locale CGT occupe depuis 126 ans », assène Nicolas Bourcy, secrétaire général de l’UL CGT d’Arles, lors de la conférence de presse, ce lundi matin. La décision du tribunal administratif de Marseille, rendue la semaine dernière, valide l’expulsion sans délai de l’UL CGT de ses locaux, au motif de l’échéance de la convention d’occupation des lieux, en 2023, que le maire (Horizons) Patrick de Carolis a refusé de renouveler.

    L’Union locale a décidé de faire appel de cette décision. « Nous estimons que la délibération du conseil municipal d’Arles, votée en 1900, nous attribuant ces locaux est toujours valable », expose Nicolas Bourcy. L’appel ne suspend toutefois ni l’expulsion ni l’astreinte financière de 50 euros par jour, qui s’appliquera à compter de la mi-septembre. « Toute la CGT est prête à l’assumer financièrement », oppose le responsable. Car pour héberger l’Office de tourisme, comme le souhaite le maire (lire notre édition de samedi), « sa solution est de nous mettre dans deux bureaux de 11m² chacun », reprend Nicolas Bourcy, dont un sans fenêtre. « Une provocation », insiste-t-il.

    Un moratoire au national

    La CGT porte le combat au niveau national, quand au même moment « le maire RN de Carcassonne veut expulser la CGT » de son local, rappelle Nicolas Bourcy. « Le ministre du Travail [Jean-Pierre Farandou, Ndlr.], interpellé par un sénateur de l’Aude, a dit que les Bourses du travail devaient être sanctuarisées » et a lancé une mission gouvernementale à ce titre, le 13 juillet. « La confédération CGT a saisi le ministre pour demander un moratoire sur la Bourse du travail d’Arles tant que la mission n’a pas rendu ses conclusions », indique le secrétaire de l’UL d’Arles.

    Une urgence à l’heure où se télescopent les luttes. « Une soixantaine de locaux de la CGT sont attaqués en France. C’est tous les salariés qui sont attaqués », tance Natacha Malet, du comité régional CGT. Car comme le souligne le secrétaire général de l’Union départementale, Marc Pietrosino, « ce n’est pas juste un local de la CGT, des milliers de salariés viennent chercher des réponses et des centaines de permanences juridiques y sont tenues ». « L’UL d’Arles doit pouvoir jouer son rôle de défense des travailleurs quand des projets industriels se présentent sur le territoire de Fos et l’axe fluvial du Rhône », abonde Pascal Galéoté, secrétaire de l’UD.

    La CGT peut compter sur le soutien du sénateur Jérémy Bacchi (PCF), qui a annoncé dans un communiqué « appeler à un moratoire immédiat sur ce projet d’expulsion » et saisir personnellement le préfet « afin qu’une issue respectueuse de l’histoire, de la démocratie et du droit syndical soit garantie ».

    Même position du côté de l’opposition de gauche au conseil municipal, réunie au sein de l’Union pour Arles menée par Nicolas Koukas (PCF). Le groupe estime que « Patrick de Carolis tente de transformer une décision de justice administrative en validation de sa politique (…), sa décision est à l’opposé de notre conception de la République, du dialogue social, du respect des corps intermédiaires et de l’histoire ouvrière d’Arles. »

    « La CGT n’a été expulsée de ses locaux que sous Pétain. Dommage pour un maire de renouveler l’Histoire dans ses heures les plus sombres », insiste Natacha Malet. La lutte de l’Union locale CGT pour la Bourse du travail, seule en France frappée d’expulsion sans délai, est un phare pour toutes les autres.

  • Les approches se diversifient dans la contestation de la Très haute tension

    Les approches se diversifient dans la contestation de la Très haute tension

    Sur la route d’Arles aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les champs bordent le bitume, parfois séparés de petits canaux iconiques de la Camargue. Mais passé le croisement de la D570 et de la route du Mas d’Agon, impossible de rater ce container rouge érigé sur une parcelle agricole, visible à plus d’un kilomètre.

    « Voici un cinquième de pylône THT » arbore en blanc le monolithe depuis vendredi dernier. Une allusion directe à la hauteur moyenne des 145 pylônes du projet de RTE de ligne à Très haute tension (THT) devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer, pour 2029. Ce projet est depuis le départ fortement contesté sur les territoires concernés. Surtout par les agriculteurs à l’instar de Carole Guintoli, propriétaire du terrain sur lequel se trouve le container. « J’ai pris mon pinceau et j’ai écrit, on s’imagine mieux l’impact sur la Camargue », retrace-t-elle au petit-déjeuner des opposants mardi matin.

    Un acte militant, pour cette ancienne élue avec le maire d’Arles Patrick de Carolis (Hor), présent. « La Camargue est belle car justement il n’y a rien. Avant de mettre la THT, mettez l’eau au robinet partout ! » lance-t-elle. « Comment on va travailler avec des pylônes au milieu des rizières ? On a des solutions alternatives. C’est comme si je prenais mon âne pour livrer mon riz au supermarché, qu’on ne dise pas qu’on n’est pas capable de faire autrement avec les ingénieurs qu’on a quand de mon côté je sème mon riz par drone. »

    « On se bat pour notre environnement »

    Dans cette mobilisation « ce n’est pas une question de bord politique » assure Julien Besançon, 1er adjoint de Saint-Martin-de-Crau et secrétaire national des Centristes. « L’État avance sans les élus du territoire qui eux se battront jusqu’au bout par tous les moyens pour une autre solution » que la ligne aérienne, selon l’élu. Le coût et le délai sont inaudibles. « Le coût est déjà plus élevé qu’à la base et les délais s’entendent s’il n’y a aucun recours ou action en justice. Sauf qu’il y en aura ! » promet-il.

    En filigrane, l’articulation de l’environnemental et du social. « On nous dépeint comme des grands empêcheurs, mais ce n’est que pour faire peur aux travailleurs pour leurs emplois et aux petits patrons s’imaginant qu’une partie des 20 milliards d’investissement est pour eux. Pour mieux les monter contre les opposants » analyse Jean-Laurent Lucchesi du collectif THT13/30, ornithologue et ancien directeur des Marais du Vigueirat. Car outre la protection des oiseaux et du vivant, le militant rappelle que « décarboner n’est pas dépolluer » et estime que les promesses de 60 000 emplois sont « des mirages », alors que le projet Carbon, 3 000 emplois et le plus dépendant de l’apport électrique, est abandonné.

    La rencontre des intérêts progressistes, environnementaux voire de classe se trouve peut-être dans cette approche, au-delà des discours sectorisés ou identitaires.

  • [C’est l’été] « Musiques d’un monde en mouvement » à Arles

    [C’est l’été] « Musiques d’un monde en mouvement » à Arles

    « Depuis 30 ans, Les Suds à Arles invitent des artistes d’ici et d’ailleurs, tous porteurs de traditions qui nous éclairent autant sur le chemin des origines que sur ceux qui se dessinent devant nous », rappelle Stéphane Krasniewski, directeur de ce festival qui entend « accueillir les musiques d’un monde en mouvement » du lundi 13 au dimanche 19 juillet dans différents lieux de la ville. Rien donc de plus normal à ce que son programme fasse écho aux « peuples en lutte, plus particulièrement au courage des femmes », précise-t-il, pointant Pour l’Iran, création de Shadi Fathi, reine du setâr, ce luth persan à petit ventre et manche long, et de la chanteuse Mahsa Vahdat, à voir le 18 juillet aux Alyscamps.

    « Diversité »

    À l’occasion de l’exposition « Le passage de Vénus », le Musée départemental Arles antique accueillera, lui, lors de la soirée d’ouverture, Immortelles, où Clémence Gabrielidis conjugue les esprits de la poétesse antique Sappho et de la chanteuse de rebetiko, résistante grecque et féministe des années 1940 Sotiria Béllou. Dans le cadre de la « Saison Méditerranée », le Théâtre antique abritera mercredi une réinterprétation par Camélia Jordan et Sofiane Saidi des Medahates, tradition de chants sacrés de femmes de l’Ouest algérien. Les Suds à Arles, une « promesse de diversité » des musiques du monde, de Jordi Savall, « maître de la musique baroque » à la « rappeuse franco-camerounaise incandescente » Uzi Freyja, en passant par « le rock éthiopien » d’Eténèsh Wassié ou le hip-hop sans frontières de Gaël Faye.

    suds-arles.com

  • [Entretien] Éric Besatti : « Attaquer en justice est un classique du RN »

    [Entretien] Éric Besatti : « Attaquer en justice est un classique du RN »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction au débouté en diffamation de la Ville de Beaucaire, du maire (RN) Nelson Chaudon et l’ancien maire Julien Sanchez ?

    Éric Besatti : C’est une petite victoire dans une grande bataille contre les tabous en démocratie. On aurait aimé ne pas jouer ce match, que la mairie réponde et soit claire sur sa politique. Il est scandaleux que ceux qui ne respectent pas leurs obligations de transparence nous attaquent. Mais la vague de solidarité à notre égard leur donne tort.

    Sur le fond, qu’est-ce qui vous a attiré les foudres des élus RN Julien Sanchez et Nelson Chaudon ?

    E.B. : Certaines communes ne publient pas leurs critères de préemption ou location de commerces, ni aucune liste de ceux bénéficiant d’un « plan commerce ambition », voté en 2021. Tous mes témoignages font montre d’une discrimination dont on a du mal à comprendre la logique. La loi n’est pas assez dure avec les mairies qui sont opaques. Ils se prennent des avertissements de la Commission d’accès aux documents administratifs [Cada] et au bout de 2 mois ils sont obligés de fournir le document, sinon on doit aller au tribunal administratif avec des avocats. On a la même opacité à Arles. Ils nous renvoient toujours à la Cada alors que les administrations doivent donner les documents aux citoyens qui le demandent. Mais on nous oppose souvent qu’« on sait ce que vous allez écrire ». Les politiques devraient plutôt se dire qu’un citoyen n’est pas un ennemi et qu’il a le doit d’être informé. C’est en cela que nous préférons la culture de la libre circulation des documents. La copublication d’une enquête avec Streetpress a pu jouer, car c’est une rédaction antifasciste.

    Qu’est-ce que cela traduit des agissements de l’extrême droite ?

    E.B. : Attaquer en justice pour faire perdre du temps et de l’argent est un classique du RN. Ça a fait parler de nous et de notre travail, plus de gens nous suivent, même si ce n’est pas ce qui nous importait le plus. Cela montre que le RN à Beaucaire ne veut pas que les gens s’expriment sur les commerces. Témoigner est difficile et les rares à l’accepter le font à visage couvert. C’est un terrain très difficile.

    Cette procédure judiciaire doit vous laisser une grosse ardoise…

    E.B. : Nous sommes condamnés à 5 000 euros d’amende en plus de 1 200 euros de frais d’avocat. Si on veut nous aider, il suffit d’aller sur le site, s’inscrire, s’abonner, donner… Ça sera utilisé pour l’enquête ou payer les frais d’avocat.

  • Un patrimoine riche et remarquable à Arles

    Un patrimoine riche et remarquable à Arles

    Unesco, les sites classés en région

    Ils remontent au Ier siècle av. J.-C. La ville des Bouches-du-Rhône a également connu au IVe siècle un second âge d’or, dont témoignent les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. Aux XIe et XIIe siècles, elle redevint une des plus belles villes du monde méditerranéen. À l’intérieur des murs, Saint-Trophime, avec son cloître, est l’un des monuments majeurs de l’art roman provençal. Six monuments ouverts à la visite sont donc inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981.

  • Les souterrains de l’amphithéâtre se dévoilent à Arles

    Les souterrains de l’amphithéâtre se dévoilent à Arles

    Parmi les nombreux monuments arlésiens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, l’amphithéâtre est certainement l’un des plus emblématiques et impressionnants. Il s’inspire directement du Colisée de Rome, construit quelques décennies plus tôt. Tout au long de l’année, des visites de ce monument sont proposées au public. Mais dans le cadre de sa saison estivale, la Ville a décidé de lancer une nouvelle visite flash, incluse dans le tarif du billet d’entrée de l’amphithéâtre.

    Immersion au temps
    des gladiateurs

    C’est une grande première puisque, dès ce samedi, les visiteurs pourront accéder aux souterrains de l’amphithéâtre, jusqu’alors fermés au public. Cette animation est rendue possible grâce aux travaux de restauration et de mise en valeur menés par la Ville dans le cadre de sa politique de développement de l’attractivité des monuments.

    Petits et grands sont ainsi invités à découvrir, ce samedi, les coulisses des combats de gladiateurs de l’Antiquité et à vivre une expérience inédite dans les entrailles de cet édifice remarquable. Cette immersion de 30 minutes permettra aux visiteurs d’explorer l’envers du décor de l’amphithéâtre. Accompagnés d’un guide-conférencier, ils découvriront tous les secrets des galeries souterraines de ce monument exceptionnel.

    Des reconstitutions de combats dans les arènes

    Cet amphithéâtre romain de forme elliptique compte 60 arcades en plein cintre. Sous le plancher de bois recouvert de sable qui formait la piste, un impressionnant système de trappes et de monte-charges avait été aménagé afin de modifier les décors de l’arène et de créer des effets scéniques. Durant l’Antiquité, ce lieu était un véritable temple du divertissement où les gladiateurs s’affrontaient devant des milliers de spectateurs. D’ailleurs, tous les mardis et jeudis de l’été, les familles peuvent assister à des spectacles de reconstitution de combats, comme à l’époque.

    Visite flash, ce samedi à 10h et 11h, comprise dans le billet d’entrée pour accéder à l’amphithéâtre.