Tag: Arles

  • L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    Il s’agit de joindre les deux bouts de l’A54, coupée en deux par les villes d’Arles et de Saint-Martin-de-Crau, pour boucler le triangle autoroutier entre Avignon, Nîmes et Salon-de-Provence, mais aussi entre l’Espagne et l’Italie à une autre échelle. Un tel projet fait l’objet d’une enquête publique, lancée par l’État à la mi-novembre et qui devait se terminer le 19 décembre.

    Mais la préfecture a décidé de prolonger cette enquête jusqu’au 2 janvier 2026, tout en organisant des réunions publiques d’échanges avec la population. La première aura lieu ce lundi 15 décembre à 18h, à la salle Mistral de Saint-Martin-de-Crau (310 rue des compagnons), tandis que la seconde prendra place à la CCI d’Arles, mercredi 17 décembre à 18h.

    Qui payera la note ?

    Outre l’aspect environnemental, la transparence liée au péage interroge. Car, à la publication du dossier d’enquête publique, chacun a pu découvrir que « le montant définitif des péages ne sera fixé qu’à la suite de l’appel d’offres de concession européen auquel sera soumis le projet ».

    Le dossier présente « des tarifs calculés pour être les plus faibles possibles afin de limiter au maximum les reports de trafics ». Par exemple, de Saint-Martin à Nîmes, le péage serait de 3 euros, selon l’estimation.

    Le sujet pourrait s’inviter dans la campagne municipale. Nicolas Koukas (PCF), tête de liste de l’Union pour Arles, indiquait à La Marseillaise, le 27 novembre dernier, que « les Arlésiens n’ont pas été respectés en apprenant qu’on allait nous faire payer le péage pour aller travailler », et propose « de mettre en place une véritable consultation citoyenne ».

    Le maire (Horizons) d’Arles, Patrick de Carolis, estime qu’il s’agit « d’une solution pour la Ville », mais dont « la réussite dépend de la gratuité pour les trajets locaux au sein de l’agglomération », alors que « la gratuité n’est que partielle ».

    Mais en pleine campagne électorale, reste à savoir qui pourra contrer l’intérêt privé.

  • [Entretien] Louis Bertignac: « Le rock est un langage qui m’a plu, on ne peut pas mentir »

    [Entretien] Louis Bertignac: « Le rock est un langage qui m’a plu, on ne peut pas mentir »

    La Marseillaise : Diriez-vous que votre dernier album solo en date, « Dans le film de ma vie », sonne comme un autoportrait rock ?

    Louis Bertignac : À part la chanson éponyme Dans le film de ma vie, pas tant que cela. Après, cet album raconte des choses que je vis, que je côtoie. Mais comme d’habitude et pas plus que mes albums précédents.

    L’album est en tout cas nourri
    par vos observations
     : dans le titre « Allez vite », vous déplorez qu’« aux infos, à la télé,
    la peur tourne en boucle
     ».
    Dans ce monde-là, est-ce que Ginette Kolinka, mère de Richard, le batteur de Téléphone, qui a accueilli dans sa cave les premières répétitions du groupe, fait figure de boussole pour vous
     ?

    L.B. : Pas vraiment, parce que j’ai été au courant des aventures, si on peut dire, de Ginette Kolinka [survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, Ndlr.], beaucoup plus tard. À l’époque de Téléphone, elle ne nous en parlait jamais et Richard non plus. En revanche, longtemps après la fin du groupe, j’ai entendu Richard me parler de sa mère. J’étais complètement scié, car je n’étais absolument pas au courant de cette histoire. Après, c’est sûr qu’elle ne la criait pas sur les toits. Elle était étonnamment joyeuse tout le temps. Et elle l’est toujours. Car sa deuxième vie, elle a décidé de la vivre dans le bonheur tellement elle a souffert dans la première partie. Aujourd’hui, vu qu’elle a choisi comme mission d’en parler, et surtout aux jeunes pour ne pas qu’ils oublient, forcément, on est tous au courant. Mais même à son fils, avant un certain âge, je pense qu’elle ne lui en avait pas parlé.

    Dans « Jamais », vous regrettez que « chacun ne pense qu’à son petit moi, ici-bas ». Dans cette époque de replis, d’où peut surgir la lumière, selon vous ?

    L.B. : De temps en temps, je me dit que la musique est une bonne chose. L’amour et l’amitié aussi. Mais, à part cela, je ne sais pas trop.

    Le rock a-t-il été une bouée de sauvetage pour vous ?

    L.B. : Clairement. Je ne savais pas quoi faire à l’époque. Vers 14-15 ans, je suis tombé amoureux de cette musique. C’est grâce à des albums comme Let it be ou Abbey road [des Beatles], puis Who’s next et ceux de Led Zeppelin et Jimi Hendrix que j’ai décidé, ensuite, de faire de la musique. Par moi même, puis avec d’autres musiciens. Le rock est un langage qui m’a plu, on ne peut pas mentir en musique. Aujourd’hui, je pense encore que c’est ce genre de sentiments qui peuvent sauver le monde.

    Dans « Ne crack pas », vous évoquez aussi les dangers et mirages des drogues dures, dont vous avez été une victime. Là aussi, le rock vous a aidé ?

    L.B. : À l’époque de Téléphone, où tous ces problèmes sont arrivés, cela m’a aidé car, dès qu’on partait en tournée, j’arrêtais tout. Partir faire des concerts et quitter Paris, la ville où je connaissais des gens qui se défonçaient, me faisait un bien de dingue. Mais, comme un con, en rentrant chez moi, je retombais dedans. Une petite ligne et c’était reparti. Ça a duré 10 ans. Mais, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas le rock qui m’a plongé dedans. Au contraire, ça m’a permis de m’en sortir de temps en temps. Le rock me donnait de l’air.

    Une bouffée d’air que vous avez symbolisé dans « Vas-y guitare », sorti en 1993…

    L.B. : Je me suis rendu compte qu’à certains moments, surtout dans les mauvais, c’est la musique qui me procure le plus de bien-être. Je prends la guitare et je me mets à rêver en jouant. C’est un peu l’histoire de Vas-y guitare : le mec se fait larguer, il prend sa guitare et ça va mieux. Il se fait virer de son boulot, il prend sa guitare. Et ça va mieux aussi.

    Si certains des titres de votre dernier album jettent un coup d’œil dans le rétroviseur, préparez-vous toujours de nouveaux projets ?

    L.B. : J’ai écrit Dans le film de ma vie en même temps que mon autobiographie. Je me suis donc retourné sur moi-même. Je me suis plongé dans mon passé pour retrouver des souvenirs. En ce qui concerne mes projets, c’est de continuer à faire des tournées. En 2026, on va faire des concerts dans le monde entier. Et j’ai aussi un album, un peu opéra, en préparation. ça va parler de la vie d’un jeune garçon qui me ressemble.

  • Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    « Ce n’est pas une union d’appareils, mais une fédération des Arlésiens pour construire un avenir plus juste et solidaire », affirme d’emblée Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Sept partis de gauche et écologistes se sont alliés pour présenter Nicolas Koukas (PCF), actuel chef de l’opposition au conseil municipal, comme tête de liste aux municipales de 2026.

    L’Union pour Arles composée par le PCF, le PS, Place publique (PP), Génération écologie (GE), le NPA, GRS, Debout et l’Après. Ce rassemblement vise à « faire émerger une démocratie réelle et vivante », selon Françoise Rouziès (PP), dans la continuité de « l’Appel d’Arles de la société civile, qui unit la gauche arlésienne secouée par la turpitude nationale ».

    « Continuer la dynamique du NFP »

    Cette dynamique du Nouveau Front populaire, dont parle Bruno Leclerc du NPA, lui fait dire de « ne pas se tromper de scrutin », notamment au regard de l’absence de LFI dans la démarche. « On respecte leur position, mais on regrette leur absence de cette démarche unitaire » pour « combattre le macronisme, la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les élections ».

    En attendant, Mohammed Rafaï (PS) rappelle que « c’est la volonté populaire des Arlésiens qui ont demandé au parti de s’unir » dans « l’espoir » de voir les propositions de l’Appel d’Arles mises en œuvre, « après avoir subi 5 ans de casse des services publics ». Même son de cloche pour Nadia Chebil (GE), qui espère une « prise en compte du féminisme et de la maltraitance des femmes ».

    Un meeting est annoncé au mois de décembre et le programme dévoilé en janvier 2026.

  • [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    L’Union pour Arles, issue de l’Appel du même nom lancé par la société civile pour une majorité de gauche, écologiste et citoyenne aux municipales de 2026, a officialisé l’investiture de Nicolas Koukas comme tête de liste du rassemblement, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au restaurant le France, jeudi matin.

    La Marseillaise : Que signifie votre désignation comme tête
    de liste pour les élections municipales de 2026 ?

    Nicolas Koukas : C’est l’aboutissement du processus initié par le collectif issu de l’Appel d’Arles, né des citoyens et auquel les partis se sont agrégés. Le déclic a eu lieu lors des élections législatives. Le rassemblement que j’ai mené dans le cadre du Nouveau Front populaire nous a permis de réaliser un gros score face au RN et d’être devant lui au second tour, sur Arles, alors qu’on pensait être battus au premier tour. Il fallait alors aller plus loin. L’union est un combat qui prend du temps, chacun doit faire des concessions avec les autres tout en faisant le lien avec le collectif de la société civile. Notre rassemblement est marqué à gauche, mais pas fermé. C’est pour cela que j’ai accepté de me mettre à disposition pour porter ce projet.

    Qu’est-ce qui vous caractérise ?

    N.K. : Je suis un amoureux d’Arles. Je suis né pas loin, rue de Stalingrad, dans une famille immigrée grecque du côté de mon papa, et d’une famille arlésienne du côté de ma maman, qui s’appelle Mistral. J’aime ce territoire, car j’y suis né, j’y ai tout construit et ma famille est ici. Je dis souvent qu’une ville finit par devenir une personne pour soi et, en ce moment, je vois qu’elle ne va pas bien.

    Quel est votre diagnostic ?

    N.K. : Le principal sujet est celui de la déconnexion de la municipalité actuelle avec les Arlésiens, il manque la participation et la concertation à tous les niveaux. Ils décident, mais il n’y a aucun moment d’échanges. C’est une réalité criante sur tous les sujets. Il faut aussi regarder les villages et les hameaux qui ont été choyés ou délaissés suivant les affinités politiques du maire. Il y a aussi une déconnexion à ce niveau-là. Je pense, aussi, aux personnels et agents de la Ville. Les services techniques ont été tant critiqués, montrés du doigt, alors qu’ils sont là à 5h du matin sur le territoire. On nous accusait de clientélisme auparavant, mais aujourd’hui, je crois qu’on doit dire qu’on est fiers du service public qu’ils rendent aux habitants. Il est important de rétablir une autre façon de faire de la politique, plus proche des habitants. Les promesses de 2020 n’ont d’ailleurs pas abouti.

    À quelles promesses faites-vous référence ?

    N.K. : Par exemple, celle sur la propreté. On nous avait promis un plan de propreté mirobolant, mais la ville n’a jamais été aussi sale. Je rappelle que le maire d’Arles est aussi président de la communauté d’agglomération et que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a explosé, le prix des transports aussi, sans oublier l’eau. Visiblement, le maire ne doit pas connaître le président de la communauté d’Agglo, il faudrait leur organiser un rendez-vous ! Sur le plan économique, je mets au défi quiconque de citer une entreprise qui s’est installée depuis 2020. Je me rappelle, aussi, la promesse d’une ville plus sûre, qui a donné lieu à l’augmentation des effectifs de la police municipale de 18 à 60, mais pour quel résultat ? Quel est le projet de la police ?

    Quel est le vôtre, sur ce sujet est sur les autres ?

    N.K. : Notre projet est de créer des hôtels des polices municipale et nationale dans les quartiers. On a besoin de services publics avec tous les outils de prévention, qui ont été sacrifiés, de même que nous devons redonner des moyens aux centres sociaux avec des animateurs et des agents de prévention. Nous aurons plusieurs annonces économiques prochainement, car plusieurs gros acteurs n’ont jamais pu travailler avec Arles, faute d’échanges.

    Quid du développement industriel ?

    N.K. : Nous sommes favorables à la décarbonation et au développement de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Je rappelle que 16% des habitants du Pays d’Arles y travaillent. Mais nous devons faire un enfouissement total de la ligne à très haute tension, on ne peut pas défigurer la Camargue. Il ne faudrait pas, non plus, que les acteurs économiques quittent le golfe. Pour ce qui est du contournement autoroutier, mettre un péage aux Arlésiens qui vont travailler à Saint-Martin ou à Fos est impensable et c’est Vinci qui décide, pas le maire ! J’ai donc proposé aux acteurs économiques et associatifs de mener une véritable consultation citoyenne.

    L’Union locale CGT peut-elle rester domiciliée à la Bourse du travail ?

    N.K. : L’expulsion de la CGT de la Bourse du travail est un coup politique pour faire du buzz en pleine droitisation du pays. Le maire ne connaît pas l’histoire d’Arles, de la CGT et des combats durs qu’ils ont menés. Cela fait partie de notre ADN local. Pourquoi cliver la population ? Le site est inscrit aux monuments historiques et n’est pas accessible, donc l’office du tourisme ne peut pas s’y installer.

    Comment s’annonce la campagne ?

    N.K. : Nous sommes prêts, je suis prêt. Arles mérite mieux. Un vrai élan est né de l’Appel d’Arles. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais le plus important est le projet que nous avons pour réparer et recoudre la ville.

  • [Entretien] Claude Mas : « La retraite est un socle intergénérationnel »

    [Entretien] Claude Mas : « La retraite est un socle intergénérationnel »

    La Marseillaise : Pour quelle raison avez-vous décidé d’organiser une journée complète de mobilisation départementale avec votre organisation, ce jeudi
    à Arles
     ?

    Claude Mas : L’année 2025 est marquée par l’anniversaire des 80 ans de la création de la Sécurité sociale. La retraite, qui en fait partie, est notre socle collectif et intergénérationnel. Elle nous permet à tous de bénéficier de la solidarité par la cotisation sociale et d’échapper à la pauvreté. C’est important pour nous, car le gouvernement et le Medef veulent nous la prendre avec une violence jamais égalée, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. On marque l’événement parce que ce modèle est une grande conquête sociale fragile et menacée. C’est pourquoi l’Union syndicale organise une journée complète en coopération avec notre union départementale. On y trouvera une exposition de l’institut d’histoire sociale de la CGT à la Bourse du travail. On va revenir sur la création de la Sécurité sociale, ses objectifs et comment on se projette pour conquérir le 100% Sécu. Il y a également un journaliste qui va y animer un échange. C’est une initiative de réflexion nécessaire, car tout le monde ne connaît pas forcément ni la Sécu, ni ce projet. Cela permet aussi de signifier la lutte qu’on mène à travers nos revendications de retraités, car sans les travailleurs, les précaires et les chômeurs à nos côtés, on n’arrivera pas à reconquérir cet outil.

    Reconquérir, c’est-à-dire ?

    C.M. : Il y a de l’argent pour financer la Sécu et nous permettre de nous soigner dans une logique de répartition nécessaire au monde du travail. Car il y a beaucoup plus de richesses aujourd’hui qu’en 1945. On continue cette lutte de génération en génération pour garder la Sécu et l’adapter au XXIe siècle. Reconquérir, car il y avait des élections au Conseil d’administration de la Sécurité sociale qui ont été supprimées depuis longtemps. Nous voulons leur retour et à parité. Nous voulons aussi la participation des entreprises aux cotisations, de la même manière que les salariés. Il faut également mettre fin aux exonérations de cotisations des employeurs qui permettraient de faramineux investissements, dans les hôpitaux par exemple.

    Pourquoi à Arles et précisément
    à la Bourse du travail ?

    C.M. : Car ce sont les locaux de l’union locale CGT d’Arles, Un lieu de résistance qui a toujours été attaqué et qui continue de l’être par un maire de droite qui veut nous en chasser.

  • [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    [Entretien] Jean-Michel Jalabert : « Je présente une liste sans étiquette aux municipales d’Arles »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous quitté Patrick de Carolis après 5 ans à ses côtés ?

    Jean-Michel Jalabert : C’est une décision réfléchie depuis plusieurs mois. Je me suis entretenu régulièrement avec lui mais je n’ai pas eu d’écho à mes remontées. J’estime que les orientations de la majorité se sont éloignées des ambitions de 2020. Il y a un manque de concertation avec l’équipe municipale et avec les agents, et au final une distance que je ressens avec les Arlésiens.

    Une « trahison » pour l’édile et candidat à sa succession…

    J.-M.J. : S’il pense que c’est une trahison de faire attention à l’intérêt général, c’est son interprétation. Mais en général il y a beaucoup moins d’échanges avant une trahison. Il n’y a rien de personnel et je ne dénigre rien du travail réalisé. Ma méthode, c’est l’écoute des habitants, des acteurs économiques et associatifs, des agents. La plupart des bonnes décisions ne peuvent venir que du terrain. Le respect doit durer même avec des désaccords.

    Êtes-vous opposé à l’expulsion de l’Union locale CGT de la Bourse du travail ?

    J.-M.J. : Ce n’est pas une expulsion, il s’agit de mettre à disposition de la CGT d’autres locaux dans le bâtiment. Car il y a besoin de développer un autre projet pour la Bourse du travail. Je crois que le projet de l’équipe actuelle est bon, qui plus est lancé avec des études réalisées et des premiers travaux engagés.

    Qui vous suit dans cette candidature ?

    J.-M.J. : Je construis sereinement une équipe et une liste avec des hommes et des femmes représentatifs des villages et des quartiers, partageant ma conception de la politique. Pendant le mandat je me suis entouré de plusieurs élus dans le même esprit. Nous sommes six élus de la majorité à avoir rendu nos délégations. Nous continuerons à siéger au conseil municipal car le mandat d’élu nous a été confié par le vote. La liste que je présente sera sans étiquette, sachant que j’étais divers droite en 2020. Cette liste rassemblera des Arlésiens qui ne sont pas encartés politiquement et qui veulent s’engager. Je ne vais pas demander d’investiture ni de soutiens politiques, je ne suis pas adhérent à un parti et je le resterais durant le mandat.

  • Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    De l’aveu de Bruno Leclerc, chef de file du NPA d’Arles, la gauche avait « regretté » d’être partie en ordre dispersé aux élections de 2020, consacrant la victoire de Patrick de Carolis (Horizons), qui avait remporté au second tour 57,2% des suffrages exprimés contre 42,8% pour Nicolas Koukas, le successeur désigné du maire communiste sortant Hervé Schiavetti. Pour les prochaines municipales, les forces progressistes ne referont pas la même erreur. Après des mois de travail de processus unitaire initié par l’Appel d’Arles, elles officialisent un accord électoral et présenteront publiquement leur candidat le 27 novembre.

    La future liste « l’Union pour Arles » intégrera des personnalités issues de toutes les formations politiques (PCF,
    PS, Génération écologie, Génération.s, Place publique, NPA, l’Après, Debout !, Gauche républicaine et socialiste) et de la société civile. La France insoumise a quant à elle quitté le navire, suite à des dissensions locales sur fond de politique nationale.

    Le programme dévoilé

    en février

    L’objectif est clair : « Proposer un programme de rupture avec la politique portée par Patrick de Carolis » et « faire tout ce qu’il faut pour que le Rassemblement national ne passe pas », expliquent Bruno Leclerc et Françoise Rouzies, la cheffe de file de Place publique. Pour le moment, l’extrême droite n’a désigné aucun candidat à Arles. Mais « les idées nauséabondes » du parti de Marine Le Pen « seront de la partie », assure le représentant du NPA, « que ce soit dans une liste à part entière ou en en intégrant une ».

    Depuis mars, des propositions ont déjà émané du travail de concertation mené par les forces de l’Appel d’Arles. Le programme sera dévoilé au début du mois de février 2026, mais certaines priorités sont déjà connues. « Les priorités sont le retour de la gestion des quartiers, l’aide à la culture populaire et associative qui a beaucoup fléchi pendant le mandat de Patrick de Carolis », détaille Françoise Rouzies.

    « Dans le cadre de la campagne qui va s’ouvrir, on va continuer à élaborer le projet à partir des rencontres qu’on va mettre en place dans les quartiers et les villages, précise Bruno Leclerc. Nos thématiques sont la culture, la jeunesse, les quartiers, la participation citoyenne, l’écologie et les services publics. On veut recoudre la ville qui a été fracturée socialement. Et il y a du travail. Le mandat en cours est à l’image de la politique macroniste actuelle : tout pour le pognon, rien pour le social. » Une dynamique à laquelle la gauche unie compte bien mettre un terme.

  • Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Le Cargo de nuit s’apprête à embarquer ses passagers, vendredi 14 et samedi 15 novembre, direction la note bleue. Avec de sûres capitaines à la barre pour donner respectivement le la de ces deux soirées, en la personne de Robyn Bennett, puis Sandra Nkaké.

    Tout droit venue de Pennsylvanie, mais établie en France depuis une vingtaine d’années, Robyn Bennett a su développer son swing à partir des différentes comédies musicales dans lesquelles elle a officié. C’est d’ailleurs à Paris qu’elle fait partie, en 2007, du casting de Cabaret, canon du genre qui a fait florès aux Folies Bergères, mis en scène par le réalisateur hollywoodien Sam Mendes. Un goût pour la lumière et autant de préceptes scéniques qu’elle a fait siens jusqu’à aujourd’hui, poussant sa voix puissamment suave sur des albums amorcés en 2013. Après The wait, The song is you, puis Glow, la voilà de retour avec un triptyque musical intitulé Move, feel, love. Enivré par des cordes grassement funky, un opus dans lequel la soulwoman « affirme sa force d’avancer quoiqu’il arrive », l’importance de « garder le sourire et de partager les bonnes vibrations et l’amour », stipule la production.

    « Célébrer la force des créations féminines »

    Porté par la célébration de ses 30 ans d’existence, la salle de concert du Cargo de nuit, fondée à Arles en 1995 par l’association Andromède, met les petits plats dans les grands pour sa présente saison. C’est ainsi que, le lendemain de la prestation de Robyn Bennett, au tour de Sandra Nkaké de prendre son relais mélodieux.

    Native de Yaoundé, cette soulwoman franco-camerounaise, qui a démarré sa carrière musicale en 2008 avec l’album solo Mansaadi, viendra se produire au sein d’un trio acoustique, aux côtés de Paul Colomb au violoncelle et de Jî Drû à la flûte traversière. Un ensemble qui prend le nom de « Elles » dans le but de « célébrer la force des créations féminines ».

    Couronnée « Voix de l’année » lors des Victoires du jazz en 2024, après son dernier album en date, Scars, dans laquelle sa voix se prêtait à la thématique du déracinement, Sandra Nkaké s’est lancée dans ce projet où elle convoque cette fois la liberté. Une ambition matérialisée par « un hommage aux femmes qu’elle a croisées ou qui l’ont nourrie dans son parcours artistique », précisait le programme de la Philharmonie de Paris, où elle s’est produite à la rentrée 2025. Parmi ces figures féminines inspirantes, « Jeanne Added, avec qui elle a collaboré pour les Protest songs, Kate Bush ou Laura Cahen ».

    Robyn Bennett en concert au Cargo vendredi 14 novembre à 21h30. Et Sandra Nkaké, samedi 15 novembre à 21h30. Places entre 22 et 26 euros. www.cargodenuit.com

  • [Théâtre] Pierre Richard se joue des clichés à Aix et Arles

    [Théâtre] Pierre Richard se joue des clichés à Aix et Arles

    Comme le rappelle Pierre Richard, la question à laquelle il a dû le plus souvent faire face dans la vie, hormis « Bonjour, ça va ? », est la suivante : « Êtes-vous aussi distrait dans la vie que dans vos films ? ». Mais voilà que dans Je suis là mais je ne suis pas là, seul en scène qui se joue du 6 au 8 novembre sur la scène aixoise du Jeu de Paume, puis le jeudi 13 novembre au Théâtre d’Arles, le Grand blond avec une chaussure noire s’amuse à tordre les clichés qui lui collent à la peau en dépit d’une carrière longue de 60 ans.

    « Souvenirs d’un distrait »

    Son spectacle puise dans son ouvrage Souvenirs d’un distrait. Pierre Richard se confie au public, se remémorant entre autres les rencontres qui ont forgé son art comme sa personne. Notamment certains chanteurs comme Claude Nougaro, « dont j’ai été le voisin » ou Bruce Springsteen que « j’ai longtemps fréquenté », expliquait-il à La Marseillaise l’an passé. « Peut-être que j’aurais aimé être chanteur, même si je n’en aurais pas eu le talent », souligne Pierre Richard. Ses premières parties de Brassens au Théâtre Bobino, son amitié avec Louis, puis Matthieu Chedid, ses partitions de pipeau avec Moustaki… Avec son drôle et tendre Je suis là mais je suis pas là, Pierre Richard se raconte finalement à travers le regard de ses célèbres contemporains, illustrant des facettes à laquelle on a bien voulu le cantonner, sûrement pas fausses, mais dont il s’est joué avec malice.

  • L’art de la photographie naturaliste se dévoile

    L’art de la photographie naturaliste se dévoile

    L’automne est de retour et avec elle ses lumières dorées et paysages incroyables. Pensé comme un temps de contemplation et de partage, les Rendez-vous d’automne du Festival de la Camargue reviennent, ces samedi et dimanche en plein air, au cœur des espaces naturels de Camargue avec des expositions, mais aussi des temps forts à ne pas manquer.

    Les expositions à voir au parc ornithologique de Pont de Gau aux Saintes-Maries-de-la-Mer, au Domaine de Méjanes à Arles ou encore aux jardins de la Tour à Port-Saint-Louis-du-Rhône regroupent les œuvres de trois photographes qui, à travers leurs objectifs et leur regard singulier, expriment un rapport au vivant à la fois intime, esthétique et respectueux de la nature et de l’environnement.

    La beauté d’une nature captivante

    Cette nouvelle édition met donc à l’honneur la photographie de nature qui s’offre aux petits comme aux grands curieux, promeneurs ou passionnés. Sont donc à découvrir des clichés inspirés par la vie sauvage et la beauté des grands espaces naturels.

    Parmi les expositions proposées, vous trouverez Petite faune du Sud de Laurent Fiol, une invitation à sortir des premières idées qui nous viennent à l’esprit quand on pense à la Camargue. Le travail de Laurent Fiol est une invitation à ralentir, à se pencher un peu plus près du sol pour y voir toute la richesse que ce territoire peut nous offrir, à travers un petit monde délicat et poétique. La nature dans tous ses états, d’Annabelle Chabert, qui souhaite à travers ses photos faire une ode aux petits et grands changements qui s’opèrent dans la nature, qu’ils soient climatiques ou saisonniers, donnent une saveur particulière aux paysages si on prend le temps de s’y attarder.

    Pour ces deux expositions, le vernissage a lieu ce samedi à partir de 11h30, au parc ornithologique, en présence des photographes.

    Sont également à contempler l’exposition Zénitude crépusculaire de Franck Follet, au Domaine de Méjanes. L’artiste donne à voir la Camargue qu’il aime. Une nature sauvage et pure, mystérieuse et envoûtante, où l’inspiration zen japonaise se mêle à la beauté des flamants roses évoluant dans leur milieu naturel.

    Enfin, le collectif Regard du Vivant se penche sur l’aigle de Bonelli, avec l’exposition Aigle de Bonelli, Prince des garrigues à laquelle a participé Maxime Briola, un photographe naturaliste notamment reconnu pour ses clichés sur les serpents et co-auteur de l’exposition. Vous pourrez en apprendre davantage sur cet oiseau emblématique et menacé des garrigues méditerranéennes avec une approche à la fois esthétique et scientifique au sein des jardins de La Tour cette fois-ci.

    Dimanche, un déjeuner gipsy au son des guitares avec les Gitano Family vous attend à la Bergerie de Méjanes, pour clôturer le week-end et les festivités.

    Infos sur le site
    festival- camargue.fr