Tag: Alpes

  • Demain Sisteron vise le plus d’élus possible

    Demain Sisteron vise le plus d’élus possible

    Ils le savent : ils ne remporteront pas l’élection, avec leur score de 17,7% au premier tour, mais se réjouissent d’avoir « doublé le score de la gauche depuis 2020 » dans cette commune historiquement à droite, et espèrent faire élire un troisième conseiller municipal de leurs rangs. Mercredi soir, la liste d’union de la gauche Demain Sisteron a fait un grand porte à porte dans le quartier des Plantiers, avec l’idée de convaincre les abstentionnistes d’aller voter (pour eux) dimanche. Pour cela, les colistiers s’y sont pris méthodiquement : ils ont récupéré la liste des personnes qui n’ont pas voté au premier tour, et ont repéré les immeubles où aller frapper pour convaincre.

    Ils mettent en avant un objectif, placardé sur toutes leurs affiches et inscrit sur leurs nouveaux tracts d’entre-deux tours : « 150 voix pour gagner un troisième siège au conseil municipal. » « Pendant la campagne, on a amené nos sujets, la santé, la mobilité. Sans nous, les autres candidats ne se seraient pas positionnés sur ces sujets importants », encourage Olivier Jourdan, deuxième sur la liste, en s’adressant à la quinzaine de colistiers et partisans venus tracter mercredi. « On fait évoluer le débat public et les propositions des autres. »

    Amener leurs sujets

    L’idée de Demain Sisteron est ainsi de continuer sur sa lancée, et d’appliquer cette même logique au conseil municipal : « Si on est plus nombreux au conseil municipal, on pourra amener nos sujets et parler de végétalisation plutôt que du nombre d’étages du parking », explique Olivier Jourdan. « On sera aussi là pour les tenir responsables de leurs engagements », ajoute Zoé Lerouge, tête de liste.

    Mercredi soir, les quinze partisans de la liste se sont répartis en binômes pour couvrir toute la zone et mobiliser les abstentionnistes. « C’est vrai que c’est très compliqué d’y aller », répond une jeune femme à Zoé Lerouge lorsqu’elle lui parle du projet d’une ligne de bus reliant le centre-ville à la zone nord de Sisteron sur son pas-de-porte. « Je vous ai entendue sur BFM DICI, c’était très intéressant », lance quant à lui un autre habitant un peu plus loin.

    Les deux candidats DVD sont arrivés bien en tête, au coude à coude lors du premier tour de l’élection. Jean-Pierre Templier a amassé 42% des suffrages, et Bernard Codoul 40,3%. Le maire DVD sortant, élu depuis 1983, ne se représente pas.

  • Opération collèges morts contre les fermetures de classes dans les Alpes

    Opération collèges morts contre les fermetures de classes dans les Alpes

    Pour avoir 21 élèves par classe, soit la moyenne européenne dans les collèges, il faudrait 44 classes de plus dans le département », alerte Lionel Lasfargues, secrétaire du Snes-FSU 04, au micro devant les enseignants, syndicalistes, parents et élèves mobilisés à l’entrée du collège de Forcalquier contre les neuf fermetures de classes prévues dans le département. « Sur 25 pays, la France est dernière », affirme Lionel Lasfargues, également enseignant au collège de Forcalquier. « Des 25 pays de l’UE, c’est en France que les classes sont les plus chargées, avec 26 élèves par classe en moyenne », peut-on en effet lire sur le site du ministère.

    Dans le département, des fermetures de classes sont prévues à Manosque, Digne-les-Bains, Château-Arnoux-Saint-Auban, Forcalquier, Volx, Sainte-Tulle et Annot. Mercredi, les parents d’élèves se sont largement mobilisés en protestation aux côtés des enseignants et des syndicats. 95% des élèves étaient absents en cours dans sept établissements mobilisés pour cette opération collèges morts. Plus précisément, 2 909 élèves étaient absents sur les 3 114 attendus mercredi, selon Snes-FSU 04. La mobilisation a été la plus suivie à Forcalquier, où seulement trois élèves étaient présents.

    Pour justifier la suppression de classes, l’Éducation nationale utilise l’argument de la baisse démographique. Mais, selon les syndicats, elle sous-estime le nombre d’élèves attendus à la rentrée prochaine et surestime la baisse démographique. « Neuf classes sont supprimées pour seulement 84 élèves estimés en moins. Les calculs ne sont pas bons », argue Yannick Longuet, enseignante syndiquée Snes-FSU à Château-Arnoux-Saint-Auban, le plus grand collège du département. « On a eu 153 élèves de plus par rapport aux prévisions depuis 2020 », dans le département, selon Lionel Lasfargues.

    Deux classes supprimées dans un collège REP

    La suppression de deux classes est notamment prévue au collège Jean-Giono à Manosque, en réseau d’éducation prioritaire (REP). « C’est un scandale ! », pour Lionel Lasfargues. À Forcalquier, si une classe est fermée, comme prévu, « on aura 31 élèves par classe de troisième. C’est du jamais vu. Je suis prof ici depuis 27 ans, je n’ai jamais vu ça », alerte le secrétaire du Snes-FSU 04.

    Les syndicats et les enseignants craignent que ces suppressions de classes servent à terme à supprimer des postes d’enseignants. « Les conditions de rentrée sont chaotiques », déplore Eric Gauthier, représentant départemental du Snes-FSU et enseignant au collège d’Oraison, épargné par ces suppressions de classes. « Neuf suppressions de classes, c’est disproportionné ! », lance-t-il.

    « Les élèves vont être serrés dans les classes comme des sardines dans une boîte », alerte Marjorie Soussieux, l’une des douze parents élus à la FCPE au collège de Forcalquier. Elle explique qu’il y a une grande disparité en termes de nombre d’élèves par classe entre les différents collèges du département. En ruralité, ils peuvent être une vingtaine par classe, alors que dans des zones plus peuplées, ils sont plutôt une trentaine. Ainsi, « quand on regarde la moyenne départementale, ça peut passer, mais concrètement sur le terrain c’est pas le cas », précise la mère d’une élève de troisième. « On sacrifie notre jeunesse. L’État ne fait pas des économies au bon endroit », déplore-t-elle.

    « Ma fille Emma rentre en troisième l’année prochaine, elle pense qu’elle ne va pas avoir son brevet avec 31 élèves par classe », confie Virginie Rozier, elle aussi élue à Forcalquier. « Si on laisse passer, ça ouvre une boîte de Pandore. Mon fils est dyslexique et a des problèmes neurologiques, j’ai peur pour quand il rentrera en sixième.»

    Grève le jeudi 26 mars à l’appel du Snes-FSU 04. Rassemblement devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale à Digne-les-Bains.

  • Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Valensole… Dans ces communes bas-alpines, 300 commerçants vont participer au Printemps du commerce, de mardi à samedi, ce qui doit permettre d’attirer de la clientèle, alors que les centres-villes sont souvent désertés. L’idée est de « mettre en valeur les commerces de proximité et créer du trafic, de la clientèle », explique Christophe Barrière, président de la CCI.

    Dans un contexte d’élections municipales, la CCI veut aussi « lancer un appel aux maires car les centres-villes sont en souffrance, notamment à cause du développement du e-commerce », déplore Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce. « Les centres-villes ont besoin que les élus du territoire soient à leurs côtés. » Il rappelle les conditions difficiles dans lesquelles exercent les commerçants de proximité : « 40% se rémunèrent moins que le Smic, ils travaillent plus de 35 heures et prennent des risques. » Le vice-président en charge du commerce interpelle également sur la pyramide des âges : beaucoup de commerçants sont âgés, proches de la retraite et ont besoin de transmission.

    Pendant les cinq jours de l’opération, les commerçants participants vont proposer des animations, des promotions, des bons d’achat ou encore des tombolas dont les bénéfices seront reversés à des associations. C’est le cas à Manosque, où Agnès Gardiol, secrétaire de l’office des commerçants et artisans manosquins, organise avec les commerçants « une tombola au profit des soins palliatifs », explique-t-elle à La Marseillaise. Les fonds récoltés seront reversés à l’association Souffle de vie.

    « Combler les trous »

    La CCI a choisi d’organiser cette opération au mois de mars car c’est une période creuse où il y a « très peu d’activité commerciale », précise Jean-Pierre Pradalier. L’idée est ainsi de « combler les trous ». Des décorations permettront d’identifier les commerces participants. « On essaye de faire en sorte que ce soit relayé pour que résonne cette idée de faire vivre les commerces de proximité », avance le vice-président en charge du commerce.

    « Tout ce qui fait vivre la ville est important, il faut qu’on fasse venir du monde en ville » se réjouit Sandrine Brun, commerçante à Manosque depuis 42 ans qui participe à l’opération. « C’est compliqué partout, les gens consomment moins », constate Agnès Gardiol, venue dans son commerce pour lui apporter son kit de décorations.

    Jérôme Pelissier, directeur de l’agence de Manosque du Crédit Agricole, partenaire de l’opération, insiste : « Les cœurs de nos centres-villes doivent battre. » Certaines unions commerciales prévoient des jongleurs, des magiciens, des festivités ou encore des actions caritatives pour attirer le public dans le cadre de cette opération, qui coûte « entre 25 000 et 30 000 euros » à la CCI, avec le soutien du Crédit Agricole. Des maroquineries, des restaurateurs, des fleuristes ou encore des coiffeurs participeront.

    À Barcelonnette, l’association de commerçants prévoit notamment des jeux de société, un défilé de mode et une déambulation musicale.

    Du 24 au 28 mars à Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Barcelonnette, Pierrevert et Valensole. Programme à retrouver sur le site leprintempsducommerce.digne.cci.fr

  • À Briançon, la liste de gauche croit en ses chances

    À Briançon, la liste de gauche croit en ses chances

    « On a espoir. Les électeurs ont montré qu’il y a une volonté de changement », affirme Luc Marchello, tête de liste de Briançon Territoire Vivant, aux côtés de Stéphane Régnier, Capucine Mounal et Vincent Virat. Il apparaît volontiers confiant pour dimanche. Selon lui, sa liste de gauche incarnée collectivement et constituée uniquement de citoyens peut l’emporter. Il voit dans les résultats du premier tout de sérieuses raisons d’espérer.

    Une autre gouvernance

    « Déjà, il y a eu beaucoup d’abstention, donc il reste des gens à convaincre. Et on appelle aussi les électeurs de Monsieur Nussbaum, s’ils veulent un changement à la mairie, à voter pour nous », explique Luc Marchello. Pour lui, le fait que deux listes d’opposition soient qualifiées au second tour constitue un signal clair : « À l’issue de ce résultat, il y a une direction donnée par les Briançonnais : 57% d’entre eux ne sont pas d’accord avec Monsieur Murgia. Il y a une demande pour une autre gouvernance. »

    Il évoque un mécontentement vis-à-vis de la gestion municipale actuelle, selon lui renforcé par l’organisation des JO d’hiver. « Les Jeux n’ont pas été expliqués aux Briançonnais, tout a été imposé », déplore Luc Marchello, qui pointe des décisions comme la construction du village olympique au Fort des Têtes : « Un projet qui pose beaucoup de problèmes environnementaux, qui va coûter très cher et permettre peu de réutilisations, alors qu’on a déjà une ville très endettée. »

    Si Luc Marchello estime avoir de bonnes raisons d’y croire, reste à savoir si les voix obtenues par Richard Nussbaum (22%) se reporteront sur sa liste, alors que ce dernier a confirmé se maintenir au second tour.

  • À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    Numériquement, la victoire est à la portée de cette nouvelle équipe. L’Union pour Gap d’Élie Cordier a récolté 26,9% des voix au premier tour, dimanche, et Ambitions pour Gap 2026, le mouvement citoyen emmené par Charlotte Kuentz, 18,6% des suffrages. Ensemble, ils atteignent donc un niveau très proche de celui du maire sortant, Roger Didier (DVD), crédité de 40,5% des suffrages.

    Deux équipes ancrées sur le terrain

    Ils peuvent même le devancer légèrement, à condition toutefois de réussir à rassembler à nouveau les électeurs qui les ont soutenus au premier tour, auxquels pourraient s’ajouter les 2,9% recueillis par Jacques Patron (LFI). « On appelle à une mobilisation massive pour ce dimanche, scandait Élie Cordier, lundi, devant la préfecture. On invite toutes celles et ceux qui veulent un nouveau souffle pour la ville à se mobiliser électoralement. »

    Le scrutin s’annonce serré et chaque voix comptera. La nouvelle liste a déjà annoncé une réunion publique jeudi à 18h30 au Tempo, à Gap, en présence des deux équipes. Ce mardi, elles étaient réunies au local de campagne d’Élie Cordier pour identifier les zones d’abstention et définir les principaux axes de travail pour les quelques jours restant avant le second tour. Le but est de mobiliser tous les électeurs de gauche et, au-delà, tous ceux qui souhaitent une alternance. Porte-à-porte et tractage sont déjà prévus tout au long de la semaine. Un travail conforté par une certaine proximité d’idées pour la ville, même si les deux listes proviennent de structures différentes. « Il y a beaucoup de points de convergence entre nos deux projets, insistait Élie Cordier, lundi. Ce n’est pas un accord entre deux personnes, mais une dynamique collective entre deux équipes. »

    Le défi de l’alliance sera donc de mener la campagne ensemble, chacun conservant son mode de fonctionnement propre. L’avantage est que les deux groupes travaillent depuis plusieurs années sur le territoire. L’équipe d’Élie Cordier peut s’appuyer sur la force vive des trois partis unis de gauche qu’il représente (Parti communiste, Parti socialiste et Écologistes), et qui a lancé sa campagne il y a un an et demi. Le mouvement Ambition pour Gap 2026 est, quant à lui, solidement implanté localement et suit déjà de nombreux dossiers au conseil municipal, où il est présent comme groupe d’opposition depuis 2020. Ce second tour verra donc une triangulaire, avec le maintien de Raphaël Leroux (RN), qui a récolté 10,9% des voix au premier tour.

  • À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins

    À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins

    Elle était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. À Peyruis, la candidate Lila Desjardins est proche du but, ayant devancé de loin ses deux adversaires, le maire sortant DVG Patrick Vivos (26%) et la candidate RN Aurélie Abeille (25%). « C’est l’aboutissement d’un travail acharné depuis un an. On a pris le temps de comprendre le fonctionnement d’une mairie, les financements, les compétences, les subventions qu’on pouvait obtenir pour nos projets », se réjouit Lila Desjardins.

    Les investissements et les subventions, c’est ce sur quoi elle mise pour la commune. « En cinq ans, il n’y a eu que deux demandes de subventions au Département pour Peyruis », déplore-t-elle. Selon elle, c’est bien pour cela que le village meurt et est déserté. « Je suis capable de faire le pied de grue devant la porte d’un président de Département pour obtenir des subventions », affirme Lila Desjardins, déterminée comme jamais.

    Une plainte déposée

    Elle promet des commerces, un bar, un nouveau groupe scolaire et un café au centre du village. Si Lila Desjardins se réjouit de son score au premier tour, la campagne n’a pour autant pas été de tout repos. Les invectives ont fusé sur les réseaux sociaux, si bien que la candidate a déposé plainte pour insultes et diffamation.

    Dans son projet pour la commune, Lila Desjardins insiste sur les écoles, « qui devraient être rasées tellement elles sont dans un état lamentable ». Si le maire sortant mise sur une rénovation, elle veut déplacer les écoles. Elle dit connaître le sujet, puisqu’une grande partie de ses colistiers ont des enfants scolarisés à Peyruis. La moyenne d’âge de sa liste est de 38 ans.

    Elle se dit « confiante », « sereine » pour le second tour dimanche, qui sera donc une triangulaire

    Issue de la gauche, Lila Desjardins mène une liste sans étiquette. Elle siège au Département en binôme avec René Villard, ancien maire communiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, battu à quatre voix près dimanche.

  • À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto a le champ libre

    À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto a le champ libre

    Le plus à droite des candidats à la mairie de Digne-les-Bains, Jean-Luc Brochier, qui avait récolté 13% des votes, a d’abord annoncé se retirer du second tour pour « faire barrage à la gauche » et à la liste arrivée en tête avec 40% des votes menée par Julien Di Benedetto (SE). Le seul candidat assumant son ancrage à droite avait rassemblé sur sa liste des militants de Reconquête et du RN.

    La maire lâche son premier adjoint

    Francis Kuhn, premier adjoint à la maire sortante qui a amassé 17% des votes, a ensuite lui aussi annoncé se retirer suite à la « véritable trahison » de la maire DVG, qui a contre toute attente soutenu dimanche soir Julien Di Benedetto au lieu de son premier adjoint « pour faire barrage à la droite ». « Je ne veux ni de Chalvet, ni du RN », a-t-elle expliqué à La Marseillaise, appelant à un vote stratégique « vu la tournure des événements », se décrivant comme « une frondeuse du FN ». Selon elle, son premier adjoint « a subi le départ des socialistes » qui ont quitté sa liste à cause de la présence de cadres des Républicains.

    Restent donc en lice Gilles Chalvet qui a fait un score de 22%, et Julien Di Benedetto qui regroupe colistiers de gauche et de droite, mais a été estampillé DVG par la préfecture. « On ne s’attendait pas à faire un tel score », s’est réjoui ce dernier, qui a appris dans la presse lundi le soutien de la maire sortante. Le candidat Benoît de Souza, proche de la droite, avait été éliminé dès le premier tour avec 6% des suffrages exprimés. Reste à voir si les électeurs de Jean-Luc Brochier, Francis Kuhn et Benoît de Souza se reportent vers Julien Di Benedetto ou Gilles Chalvet.

  • Transfert forcé des demandeurs d’asile

    Transfert forcé des demandeurs d’asile

    Ils ont fui la guerre, les conflits armés, la persécution, la torture, la prison, ont été placés dans un centre d’accueil de Sisteron, et vont devoir encore déménager sous la contrainte. 51 demandeurs d’asile vont être transférés au centre d’accueil de Digne-les-Bains, celui de Sisteron devant fermer ses portes entre avril et juin. Pour l’association qui leur vient en aide, Solidarité Réfugiés Sisteron, il n’y a pas de doute : « C’est une question d’argent et d’économies. » À Digne-les-Bains, ils seront hébergés dans un centre où se trouvent déjà plus de 130 autres demandeurs d’asile, dans des chambres partagées, dans un ancien hôpital, avec des conditions bien moins confortables.

    « L’impression

    d’être un objet »

    Les deux anciens travailleurs sociaux du centre d’accueil n’avaient déjà pas été remplacés à leur départ, laissant un avenir incertain pour le site, sur lequel il ne reste plus qu’une seule travailleuse sociale pour les 51 demandeurs d’asile. « On est consternés. On a travaillé pour les intégrer. Trois familles ont des enfants scolarisés à Sisteron », regrette André Bach, le président de l’association Solidarité Réfugiés Sisteron. Une famille rwandaise vient notamment d’arriver dans le centre de Sisteron il y a à peine trois semaines, et va déjà devoir repartir. D’autres viennent d’Afghanistan, de Syrie, du Bangladesh, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria ou encore du Soudan.

    « Cela les affecte tous. Certains sont déjà dans une situation très instable. D’autres sont là depuis un moment et ont pris leurs marques », déplore Michèle Giamarchi, qui leur donne des cours de français. « Ils ont déjà l’angoisse liée à leur statut, et on les fait déménager, changer d’intervenant social. » La première chose dont ils se sont inquiétés quand ils ont appris leur transfert, c’est les cours de français. À Digne, ils n’auront qu’un seul cours par semaine, alors qu’ils en ont actuellement cinq, grâce à l’association Solidarité Réfugiés Sisteron. « Il y en a un qui m’a dit “j’ai l’impression d’être un objet” », relate Michèle Giamarchi.

    Ce centre d’accueil avait été ouvert au moment du démantèlement de la jungle de Calais. Deux cars remplis de demandeurs d’asile étaient alors arrivés à Sisteron.

  • Manosque reste à droite avec Galtier, réélu dès le 1er tour

    Manosque reste à droite avec Galtier, réélu dès le 1er tour

    On espérait une victoire, mais pas forcément au premier tour. » Même le maire DVD de Manosque, Camille Galtier, réélu dès le premier tour à 68%, ne s’attendait pas à une telle victoire. « On rêve toujours de gagner au premier tour, c’est le rêve de tout élu. » Des éclats de joie et des fumigènes rouges ont célébré la nouvelle à l’annonce des résultats à l’hôtel de ville de Manosque. Fabrice Durnerin, le candidat RN-UDR, affichait une mine dépitée au premier rang devant l’écran d’affichage, pendant que des dizaines de Manosquins se réjouissaient des résultats. Camille Galtier s’est félicité d’être « le maire le mieux réélu de l’histoire de Manosque ». Il a tout de même salué Patrick Rousset, la tête de la liste d’union de la gauche, le Regain Manosquin, pour qui il a « beaucoup de respect » et qui avait selon lui le meilleur programme parmi ses trois adversaires.

    « On avait parié sur une politique plus sociale, plus axée sur les services publics. C’est raté », a déploré Patrick Rousset, insistant plus particulièrement sur la santé. « J’ai été profondément affecté par plusieurs problèmes de santé de nos concitoyens », a-t-il expliqué, évoquant notamment les urgences régulièrement fermées et le centre de santé Oxance menacé de fermeture. « L’hôpital de Manosque n’est pas en capacité de répondre aux urgences primordiales », a-t-il regretté. Il est notamment très critique de la décision du maire réélu de Manosque Camille Galtier de démissionner du conseil d’administration de l’hôpital en juillet 2024.

    « On n’est pas résolus. Des luttes, on en a perdues », a affirmé Patrick Rousset, déterminé à continuer le combat. Il veut notamment plus de démocratie et de participation pour la ville de Manosque. « Le collectif décidera si on se représente en 2032 », a-t-il ajouté.

    Faire barrage

    Plus tôt dans la soirée, avant l’annonce des résultats définitifs, le Regain Manosquin se disait prêt à discuter avec l’autre candidat DVG Sébastien Aubert d’une potentielle fusion des deux listes pour un deuxième tour, qui ne se tiendra donc pas, pour faire barrage à la droite et à l’extrême droite. La liste d’union de la gauche était très inquiète d’une potentielle victoire du candidat RN-UDR.

    Le maire réélu de Manosque Camille Galtier avait quitté le parti Les Républicains en décembre 2022 suite à l’élection d’Éric Ciotti à la présidence du parti. « Une rouste, une humiliation », ont lancé ses colistiers à l’annonce des résultats. « On a rassemblé tous les Manosquins », a conclu Camille Galtier.

  • Appel aux dons du foyer pour femmes

    Appel aux dons du foyer pour femmes

    Rénovation énergétique, transformation des chambres en studios équipés, plus d’autonomie pour les femmes hébergées… Tels sont les projets de l’association Habitat et Humanisme, qui appelle aux dons pour pouvoir réhabiliter son foyer d’accueil d’urgence pour les femmes et enfants victimes de violences. La rénovation est déjà financée à hauteur de 75%, et l’association compte sur les dons des particuliers et des mécènes pour les 25% restants. Elle appelle également les collectivités locales et notamment le Département à se mobiliser pour lui venir en aide. Les travaux sont prévus « pour le second semestre » et devraient coûter « 600 000 euros », explique Michel Mané, secrétaire d’Habitat et Humanisme Alpes Provence. Les objectifs sont d’améliorer l’accueil, l’accompagnement et la sécurité des femmes et enfants hébergés.

    Plus de dignité

    Dix-neuf femmes et enfants sont actuellement hébergés dans ce foyer d’urgence, qui les accueille pour quelques nuits ou quelques mois, selon leurs besoins. Le nom de la campagne de financement participatif, Digne avec elles, joue sur la polysémie du mot Digne, avec la ville de Digne-les-Bains et la dignité qu’elle permettrait d’apporter aux bénéficiaires.

    L’association Habitat et Humanisme a pour projet de permettre aux personnes les plus précaires de se loger avec des loyers sociaux, adaptés à leurs moyens.