Ainsi le président Patrick Dastrevigne sera au parc Borély pour recevoir cette distinction qui rejaillit sur son Comité, pour le travail effectué et reconnu par la haute autorité de ce monde bouliste. Quelques jours plus tard, le président sera à la tête de sa triplette Jules Trupheme, Tony Lombardo, Ethan Arnaud qui disputera le championnat de France à Blaye-les-Mines. Pour la petite histoire, ils ont rencontré en quart leurs voisins Alpins, les Gapençais de Alpes Pétanque Louis Giraud Navarro, Lenzo Gèrent et Slown Delaurie.
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À Digne, la secrétaire du PS accuse un adhérent d’agression
Soutenir ou pas la candidature de Francis Kuhn : cette question a été source de crispations et de tensions importantes pendant la campagne municipale au sein du PS. Alors que certains socialistes ont rejoint, puis quitté la liste de l’ancien premier adjoint, qui comportait également des cadres LR, d’autres, comme la secrétaire locale Sylvie Lyons, étaient vent debout contre cette alliance. Des tensions qui sont allées, selon elle, jusqu’à des agressions physiques. Elle a décidé de porter plainte suite à une agression qu’elle aurait subie d’un adhérent du parti en décembre, pendant le vote pour valider ou pas la présence de socialistes sur la liste de Francis Kuhn.
« Cela a été extrêmement violent », témoigne Sylvie Lyons, qui parle « d’accès de violence », dit s’être fait « hurler dessus » et avoir pris « un coup sur le bras », ainsi qu’un « flot d’insultes » et « des pressions ». « Ils étaient dans une logique de toute puissance », affirme-t-elle, se disant « victime d’une banalisation croissante de la violence ». La secrétaire locale explique avoir saisi la commission des violences sexistes et sexuelles en décembre. « Ce que je dénonce, c’est le dérapage », avance-t-elle. Elle dit avoir écrit plusieurs fois à Olivier Faure à ce sujet, sans retour de sa part. « Quand j’ai vu qu’il n’y avait pas de retour, j’ai décidé de porter plainte », relate-t-elle. « Le silence, c’était une violence de plus », lance la secrétaire. Sa plainte fait état de « violences physiques, menaces, intimidations, harcèlement et pressions répétées », ainsi que des « tentatives d’éviction par la contrainte ».
Dans une lettre, les membres du conseil fédéral relatent « un grave différend » et « la violence choquante des échanges, en particulier à l’encontre de la secrétaire de la section de Digne Sylvie Lyons dont nous avons tous été témoins ».
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Le téléphérique de la Grave, un danger pour le Gypaète
Le bras de fer dure entre les défenseurs du gypaète et la Société d’aménagement touristique de La Grave, la SATG, et cette fois, c’est cette dernière qui y laisse des plumes. Le tribunal administratif de Marseille a jugé ce mardi que son projet de créer un troisième tronçon de téléphérique traversant le glacier de la Girose, dans le massif de la Meije, menace une espèce protégée, le Gypaète barbu. À ce titre, le chantier doit donc faire l’objet d’une demande de dérogation auprès des autorités. Une victoire pour les associations de protection de l’environnement, mais qui n’est pas définitive et ne condamne pas le projet en lui-même. Depuis 2019, La Grave et la SATG projettent de créer un téléphérique entre le col des Ruillans à 3 211 mètres au Dôme de La Lauze à 3 559 mètres, traversant ainsi une zone où le Gypaète Barbu est régulièrement observé.
En octobre 2023, le site du chantier avait été occupé par des militants des Soulèvements de la Terre. Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Marseille avait rejeté le recours contre le permis de construire. Trois mois plus tard, il fait cette fois droit aux demandes des associations, reconnaissant l’insuffisance de garantie de sécurité présentée par les porteurs de projets envers les gypaètes. Les juges estiment que les dispositifs anti-collision prévus sur les câbles du futur téléphérique ne présentent pas des garanties suffisantes pour éviter des impacts avec des gypaètes et des jeunes gypaètons inexpérimentés. Le tribunal a donc enjoint le préfet des Hautes-Alpes à mettre en demeure la SATG de déposer une demande de dérogation espèces protégées, et ordonné la suspension des travaux en cours.
Les associations
se réjouissent« Cette décision rappelle que les projets d’aménagement en haute montagne doivent respecter le droit de l’environnement et la protection des espèces menacées, a réagi France nature environnement via sa juriste Judith Sébert. Alors que les Alpes se réchauffent deux fois plus vite que le reste de la planète, il est urgent de préserver ces milieux déjà extrêmement fragilisés plutôt que de poursuivre une fuite en avant dans l’artificialisation touristique. » Les juges n’ont cependant pas reconnu le même besoin de protection concernant l’androsace du Dauphiné, une fleur très rare, découverte sur le site. De leur côté, commune et porteur de projet affirment qu’il s’agit d’une construction nécessaire pour l’avenir économique de La Grave, alors que les installations actuelles sont menacées par la fonte du glacier. Les services de la préfecture ont dit prendre acte de la décision et « procèdent actuellement à une analyse approfondie de ses conclusions afin de déterminer les suites à lui réserver ».
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Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales
« C’est le prolongement de mon engagement en tant qu’élue municipale et en tant que vice-présidente du conseil départemental » : Stéphanie Colombero (LR) a annoncé sa candidature aux élections sénatoriales, espérant prendre le siège du sénateur actuel, Jean-Yves Roux (PRG), lui aussi candidat à sa réélection. La professionnelle de santé, encartée LR, compte aller à la rencontre des maires du département pour les convaincre de voter pour elle. « Le but, c’est que j’aille rencontrer le maximum d’élus. Si j’arrive à voir toutes les mairies, ce serait parfait », lance-t-elle. « Je vois au quotidien des communes qui ont du mal à faire sortir de beaux projets, qui ont envie de faire avancer leur village, mais qui se retrouvent confrontés à de la complexité des règles qui ne sont pas forcément applicables sur nos territoires, et la complexité de monter des dossiers d’aide. Donc, dans mon projet, j’ai la volonté d’avoir une équipe qui soit formée pour la recherche de subventions, et qui puisse venir en aide aux communes », explique-t-elle.
Selon elle, le fait de siéger « dans la majorité sénatoriale permettra certainement d’avoir plus de poids ». Si elle était élue, elle compte « proposer des permanences mobiles pour venir à la rencontre des élus, pas attendre qu’ils me sollicitent, mais aller les voir et porter leurs sujets ». Contacté, Jean-Yves Roux, sénateur depuis 2014, n’a pu être joint dans l’immédiat.
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![[Sénatoriales] Les annonces de candidatures ne se bousculent pas dans les Hautes-Alpes](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/60f96f07801b7c42c284da807db3257a.jpg)
[Sénatoriales] Les annonces de candidatures ne se bousculent pas dans les Hautes-Alpes
L’actuel Sénateur, Jean-Michel Arnaud du groupe Union Centriste au Sénat (Droite), n’a pour l’instant souhaité faire aucun commentaire sur une candidature. « Le mois de septembre est encore loin » a écarté le sénateur qui se dit « au travail comme rapporteur d’information sur le bilan des lois montagnes et littoral ». Une mission menée en tandem avec le sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux (RDSE, centre-gauche). Comme seul indice, il déclarait au micro de BFM-Alpes fin février qu’il « n’abandonnerait pas la casquette de sénateur » après s’être présenté comme tête de liste aux municipales, avant de laisser le siège de maire à son ex-première adjointe, Marie-Christine Lazaro, une fois élu.
La gauche en réflexionÀ gauche « les candidats ne se bousculent pas au portillon » selon un membre de l’opposition de gauche gapençaise. « Candidater aux sénatoriales demande du temps et des moyens », et la gauche des Hautes-Alpes est pour l’heure en préparation.
Le RN n’a pas encore annoncé de candidature non plus. Pas non plus d’annonce du côté de Patricia Morhet-Richaud investie par LR en 2020, qui avait perdu de seulement neuf voix face à J.M.Arnaud.
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Viols et tortures sur Laëtitia :Guillaume Bucci condamné à 25 ans
Guillaume Bucci, 51 ans, ancien directeur d’une agence bancaire, était jugé depuis le lundi 18 mai à Digne-les-Bains pour avoir infligé d’innombrables sévices à Laëtitia, sa compagne durant sept ans, affirmant qu’ils entretenaient une relation sadomasochiste et qu’elle était consentante. Après plus de quatre heures de délibération des jurés, Laëtitia, mère de famille de 42 ans, a fondu en larmes à l’énoncé du verdict tandis que l’accusé est resté impassible.
Pendant une semaine de débats publics devant les assises des Alpes-de-Haute-Provence à Digne-les-Bains, la plupart des actes -des coups, un tatouage dégradant, de la zoophilie, des brûlures, des étranglements ou de la scatophilie- ont été reconnus par Guillaume Bucci. Tout comme les relations sexuelles tarifées qu’il a imposées à son ex-compagne avec d’autres hommes, près de 500 selon la plaignante. « Les faits ne sont pas contestés, la question c’est le consentement », avait plaidé l’un des deux avocats de la défense, Me Arnaud Lucien. « Il est difficile de comprendre que certaines personnes puissent s’adonner à ces pratiques », a concédé sa consœur Me Charlotte Barriol, mais les nombreux messages du couple « démontrent que Laëtitia a été consentante », selon elle. Une version que Laëtitia a contestée durant une semaine de débats éprouvants auxquels ses quatre enfants ont partiellement assisté.
« Je ne pensais
pas faire mal »Dans sa dernière prise de parole avant le verdict, l’ex-directeur de banque aux cheveux grisonnants et à la fine moustache a assuré « regretter certaines choses », tout en niant, en pleurs, « être le monstre qu’on décrit ». « Je ne pensais pas faire mal », a-t-il dit encore alors que de nombreux documents attestent de la souffrance manifestée par son ex-compagne lors des pratiques qu’il lui imposait. L’avocat de Laëtitia R., reconnue handicapée entre 50 et 80%, avait expliqué que sa cliente avait souhaité des débats publics, inspirée par le courage de Gisèle Pelicot, devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles pour avoir publiquement témoigné des viols commis par son ex-mari et des dizaines d’hommes. Devant le tribunal, des représentantes d’un collectif féministe ont été présentes tout au long de la semaine pour soutenir Laëtitia, aujourd’hui lourdement handicapée. « Libres et fortes », énonçaient leurs pancartes samedi. « Votre décision déterminera ce que la société accepte qu’un être peut faire à un autre demain », avait lancé vendredi aux jurés l’avocate générale Malinka Eymond en requérant la perpétuité pour prévenir un « risque de récidive sur une autre femme ». Guillaume Bucci a « voulu nier la dignité humaine », a-t-elle dit, assurant que « la relation sadomasochiste n’en avait que le nom, ces pratiques sont censées être encadrées, or la plaignante ne pouvait jamais dire stop ». Les enquêteurs ont relevé qu’aucun « safe word », pour arrêter un rapport, n’avait été établi. « Qu’il arrête de se cacher derrière le sadomasochisme », avait lancé Laëtitia à la barre assurant qu’il s’agissait de « violences pures et dures ».
Elle affirme qu’elle « vivait dans la peur permanente » pour elle et ses enfants, redoutant les représailles de son compagnon et la diffusion d’enregistrements intimes si elle le quittait. Après leur rencontre en 2015, la relation de couple a, sous prétexte au départ de jeux sexuels sadomasochistes, évolué en relation d’emprise psychologique et de contrôle total du mis en cause sur sa compagne, selon l’enquête.
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Une forêt protégée des Hautes-Alpes dévoilée au public
« C’est une forêt mise sous cloche. » À l’occasion de la Fête de la biodiversité, ce week-end, Simon Brochiet, agent de l’ONF (Office national des forêts), guidera une dizaine de participantes et participants tirés au sort sur les sentiers du Bois du Chapitre, exceptionnellement ouverts au public. Laissé intact et interdit aux visites toute l’année, le Bois du Chapitre est une forêt de 300 hectares sillonnée de vallons et nichée entre le Petit Buëch et le pic Melette, sur les hauteurs du massif du Dévoluy.
L’ONF en a fait une réserve biologique intégrale en 1990 et le bois est également inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2021. « La première raison historique de sa préservation, c’est qu’il s’agissait d’une propriété religieuse, ce qui a permis de le protéger sans qu’il ait le même statut qu’aujourd’hui, retrace Simon Brochiet. L’autre raison, c’est qu’elle est très difficile d’accès, donc difficile à exploiter. C’est une vieille forêt qu’on a préféré laisser tranquille. »
On y trouve une biodiversité riche. À titre d’exemple, 92 espèces d’oiseaux y vivent d’après les recensements Natura 2000. Mais l’intérêt particulier de la réserve intégrale, c’est qu’on y retrouve en grande quantité des espèces devenues rares ou pratiquement disparues dans d’autres milieux, comme l’aspérule de Turin, fleur protégée au niveau national, ou encore le Peltis grossa, un coléoptère qui vit sous l’écorce des sapins morts ou mourants. Un insecte qui ne peut s’épanouir dans les forêts où les arbres dépérissants sont abattus.
Étudier l’impact du dérèglement climatiqueLes forêts publiques, domaniales et communales, peuvent être protégées selon deux niveaux : la réserve dirigée, qui permet des actions de gestion, et la réserve biologique intégrale, où le milieu est préservé de toute intervention humaine. « Il y a plusieurs objectifs dans ces réserves biologiques intégrales. D’abord, c’est de laisser la forêt aller jusqu’au bout de son cycle. Il y a donc une grosse quantité d’arbres morts ou mourants sur le point de tomber, ce qu’on ne voit pas dans une forêt gérée où l’on exploite le bois avant, explique Simon Brochiet. Le deuxième objectif d’une réserve comme celle-ci, c’est de dynamiser la recherche. C’est un laboratoire à ciel ouvert pour les recherches de l’ONF ou des universitaires. Le troisième objectif est ce qui va se faire durant la randonnée découverte, de porter la connaissance aux gens, montrer ce qu’on fait et l’intérêt que ça a. Ça reste des milieux interdits à la visite, donc il faut en faire peu. »
Ces 370 hectares protégés représentent une réserve de faune et de flore exceptionnelle, qui en font un terrain d’étude précieux pour la recherche scientifique. « Depuis le classement à l’Unesco, cela a remis en lumière cette forêt, moins étudiée depuis les années 2010. Ça attire spontanément des projets de recherche, jusqu’au niveau européen », rappelle Simon Brochiet.
Le bois est notamment étudié pour comprendre l’impact du dérèglement climatique sur les forêts françaises, qui souffrent de la hausse des températures. « Étudier ce bois permet de faire la comparaison entre les forêts en évolution libre et les milieux gérés. Ici, il y a beaucoup de sapins qui dépérissent, car c’est un arbre très sensible au réchauffement des températures, constate l’agent ONF. On va observer si la sapinière se régénère naturellement. Ce sont des projets de recherche pour aider la gestion des forêts, afin de savoir si on va laisser la sapinière évoluer ou s’il va falloir qu’on anticipe et implante d’autres essences. »

![[Prix des carburants] Dans les Alpes, les trajets siphonnent le porte-monnaie](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/0e80d53d1549babf84e0dfba4264e2cf.jpg)

![[Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/890f22916e27ac78b2689248d22c1cc6.jpg)