Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • [C’est l’été] À Castellane, la route Napoléon a du succès

    [C’est l’été] À Castellane, la route Napoléon a du succès

    Aujourd’hui, reportage sur l’historique route Napoléon devenue un itinéraire touristique incontournable.

    En mars 1815, Napoléon traversait la France à cheval, avec un millier d’hommes, du Golfe-Juan à Paris, pour reprendre le trône. Plus de 200 ans plus tard, la route Napoléon est devenue un itinéraire touristique très apprécié des motards et des rallyes automobiles, des Alpes-Maritimes jusqu’à Grenoble.

    La route Napoléon a été inaugurée en juillet 1932, « à l’instigation des syndicats d’initiative », raconte Jean-Christophe Labadie, directeur des archives départementales. « C’est vraiment parmi les tentatives des années 30 de lutter contre la désertification, contre l’exode rural, contre l’effondrement d’une certaine économie, donc on développe l’axe touristique. On avait même créé un musée Napoléon à l’Ermitage, le grand hôtel qui avait été construit pour le développement touristique de Digne », explique-t-il.

    Napoléon avait choisi d’emprunter cette route pour regagner Paris en 1815 car « c’était l’alternative à la route qui passait par la vallée du Rhône, qui était difficile à prendre parce qu’il y avait des troupes royalistes qui étaient favorables au roi. C’est une route qui n’était pas défendue, qui est pour lui la meilleure, la plus sécurisée pour remonter sur Paris, puisqu’il y a très peu de troupes dans les Alpes à ce moment-là », avance Jean-Christophe Labadie.

    Dans le département, Napoléon s’arrête dormir à deux endroits : chez le juge de paix, à Barrême ; et dans le château de Malijai. À Castellane, « il achète beaucoup d’animaux, de mulets pour transporter ses vivres, ses bagages et ses munitions », relate le directeur des archives. « Une troupe est en train de remonter la vallée du Rhône pour essayer de le rattraper, mais ne le rattrapera jamais », ajoute-t-il. « La route Napoléon ramène beaucoup de motards et de rallyes automobiles », témoigne Fabien Jacquet, vendeur et chauffeur de l’entreprise Easy Rafting, à Castellane. Lui-même a longtemps parcouru la route Napoléon à moto, du Golfe-Juan à Grenoble. « Beaucoup de touristes, notamment asiatiques, nous demandent où est passée la plaque qui montrait où Napoléon avait déjeuné à Castellane. Elle a dû être temporairement enlevée à cause de travaux », ajoute Martin Bastien, conseiller en séjour à l’office de tourisme. « On prend régulièrement la route Napoléon, à moto ou en voiture, en passant par Castellane, Saint-André, jusqu’à Grenoble ou Gap. On aime aller à Barcelonnette pour la fête mexicaine », racontent Hervé Fede et Chantal Berthier, sa belle-sœur, venus de Menton pour le week-end. « On croise beaucoup d’autres motards sur la route Napoléon. Elle est sinueuse, donc très agréable à conduire. On se la recommande entre motards », se réjouit Phil Gueroult-Milesi, en « petit tour de France », avec sa femme Marie-Anne.

    Plus de peur que de mal

    à Sisteron

    La citadelle de Sisteron, où Napoléon est également passé, a reconstitué avec sa nouvelle muséographie la route Napoléon au sol. « Entre Digne et Sisteron, le 4 mars 1815, il va séjourner au château de Malijai. Comme il arrive tard le soir, il demande à Cambronne et à Bertrand, ses officiers, de se rendre à Sisteron parce que le contexte politique fait que Sisteron ainsi que quasiment toute la Provence est royaliste, assez opposée au retour de Napoléon. Il sait qu’à Sisteron, le maire va refuser de le laisser passer parce que c’est un royaliste dur », explique Sylvie Normand, guide de pays, notamment à la citadelle de Sisteron. « Cambronne et Bertrand demandent à rencontrer le gouverneur de la citadelle et le maire de la ville. Ils refusent. Napoléon a peur, parce que la citadelle est censée être armée de canons. Mais il n’y a pas de poudre à la citadelle, et donc le maire est très hésitant », relate la guide. Napoléon va finalement pouvoir passer à Sisteron grâce à un « coup de poker, de bluff ». « Alors qu’ils ne sont qu’un millier d’hommes, Cambronne va dire qu’ils ont besoin de 5 000 rations. De plus, un ancien officier de Napoléon, qui s’appelle Loverdo, basé à Digne, avait gardé toute sa sympathie pour Napoléon. Donc il va faire traîner l’arrivée de la poudre », facilitant ainsi son passage.

    « Elle a été inaugurée dans les années 30 pour développer l’axe touristique. »

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    Les savoirs prennent sens lorsqu’ils répondent aux préoccupations des personnes. Les animations scientifiques commencent souvent par une question : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Comment fonctionne un panneau solaire ? Pourquoi certains déchets se recyclent-ils ?

    Les Petits Débrouillards s’appuient sur les interrogations des habitants pour construire les activités. Cette démarche permet de montrer que chacun possède déjà des connaissances et que la science est un outil pour mieux comprendre son environnement.

    À Manosque, aux côtés de Perrine et Mathilde, les enfants se sont interrogés sur le thème des saveurs savantes : comment décrire un goût ? Peut-on manger du requin ? Que fait une abeille de ses journées ? Des jeux autour de ces questions ont été proposés : sentir et toucher à l’aveugle, cap ou pas cap de tester des plats du monde, une course par équipe pour aller polliniser un max de fleurs… ça a bien plu !

  • [C’est l’été] Atelier d’art à Quinson

    [C’est l’été] Atelier d’art à Quinson

    Les participants réaliseront leur propre fresque à partir d’outils et de techniques inspirés de l’époque, en s’inspirant des chefs-d’œuvre des grottes ornées.

    G.C.

    À partir de 3 ans, sur réservation de 14h30 à 15h30.

  • [C’est l’été] Visite guidée du Moulin de l’Olivette à Manosque

    [C’est l’été] Visite guidée du Moulin de l’Olivette à Manosque

    Producteurs et mouliniers partagent leur savoir-faire, acquis depuis des générations, lors de visites guidées toute la journée, à condition de prévenir votre venue par téléphone.

    A.GC.

    Gratuit.

    Réservation au 04.92.72.00.99.

  • [C’est l’été] Visite guidéede la Redoute de France à Colmars

    [C’est l’été] Visite guidéede la Redoute de France à Colmars

    Une visite guidée sur la construction et l’histoire d’un site habituellement fermé au public est proposée ce lundi à 10h30.

    Réservations auprès de
    l’Office de tourisme du Verdon.

    Tarif plein 6 euros,
    gratuit jusqu’à 18
     ans.

  • Un atelier partagé pour apprendre à bricoler à Forcalquier

    Un atelier partagé pour apprendre à bricoler à Forcalquier

    Apprendre à construire un four solaire, à utiliser une imprimante 3D ou encore à faire de la soudure : l’atelier partagé la Fabrique & Co donne accès aux habitants de Forcalquier et de ses alentours à des outils, des machines, des stages et des formations de bricolage en tout genre. L’atelier est né avec l’idée de « rendre le bricolage moins genré » et que « même des gens qui n’ont jamais fait de bricolage, qui ne sont pas à l’aise avec les outils, puissent ici trouver l’accompagnement qu’il faut », explique Frédéric Hafner, l’un de ses fondateurs. Les cinq thèmes développés par l’association sont le bois, le métal, le numérique, la mécanique et le vélo.

    Aménager

    son camping-car

    Cinq bénévoles tiennent l’association : Aurélie pour la menuiserie, Jean-Michel Grès – qui était candidat DVG aux municipales – pour le métal, Philippe pour le numérique, Sylvain pour le bois et le 3D, et Frédéric Hafner pour le vélo.

    La Fabrique & Co organise également des journées thématiques, comme par exemple pour apprendre à aménager son camping-car avec un lit et des meubles.

    L’adhésion annuelle coûte 50 euros, et la mensuelle 20 euros. Pour louer l’atelier pendant cinq heures, il faut compter 15 euros ; et pour une demi-journée de stage, 20 euros.

    En tant que tiers lieu, l’atelier a été subventionné par l’Europe au travers du programme LEADER. Un chantier participatif a été mis en place pour aménager le local vide, situé dans la zone d’activité de Forcalquier, en 2024.

    L’association compte déjà 80 adhérents. Elle fera une journée portes ouvertes le 5 septembre, pendant la fête des associations de Forcalquier.

    51 rue des Ateliers, Forcalquier.

  • [C’est l’été] Visite guidée de la centrale EDF à Demandolx

    [C’est l’été] Visite guidée de la centrale EDF à Demandolx

    Au cours d’une visite accompagnée par le personnel d’EDF, visitez les coulisses de la production d’électricité renouvelable à la centrale EDF de Chaudanne.

    De 9h30 à 16h30.

    Départ toutes les 30 minutes.

    Gratuit.

    Dès 12 ans.

  • Les produits locaux mis en avant à la foire de la lavande de Digne-les-Bains

    Les produits locaux mis en avant à la foire de la lavande de Digne-les-Bains

    « Montrer le territoire au travers de ceux qui le font vivre au quotidien », « valoriser les circuits courts » et les savoir-faire des agriculteurs et des restaurateurs de la région : tels sont les objectifs de la foire de la lavande et de l’espace terroir, selon Bruno Acciaï, vice-président de l’agglomération délégué à la ruralité. Six produits locaux seront mis en avant sur l’espace terroir cette année, du 20 au 23 août : l’agneau, le miel, le safran, la lavande, le banon et les aromatiques. Plusieurs producteurs seront présents, comme Guilène Cheron, productrice de safran dans la vallée de Thoard, pour qui ce sera malheureusement la dernière édition. « Je suis obligée de tirer ma révérence. Les rats des champs ont eu gain de mes bulbes », regrette-t-elle. Chaque producteur est en binôme avec un chef pour une animation culinaire. Pour elle, ce sera avec Vincent Pelaia, le chef du restaurant la Marmite du pêcheur, aux Mées.

    Curry thaï à l’agneau

    Alexis Hoarau, cuisinier réunionnais qui travaille avec des produits « issus de l’agriculture raisonnée », sera lui en binôme avec Gabrielle Alcazar, cueilleuse et herboriste, et utilisera notamment son hydrolat de rose pour sa recette. Le chef Frédéric Payan, lui, utilisera le banon, « un produit qu’il affectionne », et Supapan Billiau, cheffe thaïlandaise, proposera un curry à l’agneau.

    Cette année, l’invité d’honneur sera la Bulgarie.

  • [C’est l’été] À Manosque, le centre social offre des vacances

    [C’est l’été] À Manosque, le centre social offre des vacances

    Sorties baignade à Marseille, séjours au camping, virées organisées par les jeunes du centre… Cet été, le centre social de Manosque est « pris d’assaut » par des familles précaires, qui n’ont pas les moyens de partir en vacances. « On a de longues listes d’attente. Cette année, il y a beaucoup plus de familles qui ne peuvent pas partir en vacances, de mamans qui ne sont pas véhiculées, qui ont des problèmes financiers avec l’explosion des prix, qui s’inscrivent à nos sorties », constate Emmanuelle Evin, directrice du centre social municipal. La structure a organisé par exemple deux sorties en mer pendant l’été : une en juillet, et une en août, avec un grand bus de 50 places. « Pour certaines familles, c’est leur seule sortie de tout l’été. Les participants sont ravis, ils ne veulent plus repartir », regrette la directrice.

    En plus de ces sorties, le centre social municipal propose des permanences France Travail en pied d’immeuble, pour aider les habitants des quartiers prioritaires de la ville à trouver du travail. « On travaille beaucoup avec les entreprises Proman et La Pizza Manosque pour qu’ils puissent embaucher des personnes des quartiers », explique Nesrine Rahou Guerfi, adjointe déléguée au centre social. La structure est également financée par le Conseil départemental pour accompagner les bénéficiaires du RSA. « Nous, assistantes sociales, manquons de moyens. Que le centre social puisse accompagner certaines personnes, c’est un vrai plus, une vraie aide pour les assistantes sociales », avance l’adjointe, qui exerce elle-même cette profession à Forcalquier.

    Un fonds de participation des habitants

    Le centre social organise également des « week-ends famille » ciblés pour les familles non francophones, les parents d’adolescents ou encore « les familles en grande précarité », explique Emmanuelle Evin. « Si on voit que les familles ont envie de passer le pas et d’essayer d’aller passer un week-end ou une semaine seules avec leurs enfants, on enclenche un dispositif avec la fondation “Je pars, Tu pars, Il part“, qui offre des séjours pour des familles vraiment défavorisées à 60 euros la semaine l’hébergement », détaille la directrice du centre.

    Le centre encourage aussi les habitants à monter des projets, avec son « fonds de participation des habitants ». Des participantes ont par exemple monté « un atelier sortie répit parental maternel », raconte Emmanuelle Evin. « Ce sont des mamans qui ont envie de prendre du temps pour elles, sans les maris, sans les enfants, pour souffler. Elles ont fait un programme avec différentes sorties, comme le spa, le karaoké ou le laser game », explique-t-elle. D’autres habitantes ont décidé d’organiser des ateliers loto, quiz musical ou encore plantation à la maison de retraite Saint-André. Une subvention de 2 000 euros est répartie entre quatre projets des habitants, soit 500 euros par projet.

    Le centre a également un espace jeunes, agréé par la CAF, qui leur permet de monter eux aussi des projets. L’année dernière, ils ont monté le projet « Paca 360 », qui leur permettait de découvrir chaque mois une nouvelle ville de l’un des départements de la région.

  • [C’est l’été] Ciné drive-in à Seyne

    [C’est l’été] Ciné drive-in à Seyne

    Confortablement installés dans votre voiture, vous êtes invités à découvrir sur écran géant et en plein air au milieu de la nature le film familial Vaïana.

    À partir de 21h30.

    6 euros.