Tag: Alès

  • Les robes noires ne baissent pas la garde sur la Loi Sure

    Les robes noires ne baissent pas la garde sur la Loi Sure

    La colère ne retombe pas chez les robes noires. Dans le Gard et l’Hérault comme partout en France, les avocats poursuivent la mobilisation contre le projet de loi Sure, porté par Gérald Darmanin. Le texte, adopté à l’Assemblée le 14 avril avant son passage au Sénat, reste dans le viseur des barreaux. Leur mot d’ordre est clair : retrait pur et simple.

    Au cœur du bras de fer, l’instauration d’un « plaider-coupable » en matière criminelle. Pour le gouvernement, il s’agirait de désengorger les tribunaux. Pour les avocats, cela entraînerait une justice au rabais, plus rapide parce que moins contradictoire, moins publique, moins humaine. « Ce que nous refusons, c’est une justice expéditive, sans vrai procès, qui irait peu à peu vers la suppression des cours d’assises ou des jurés, parce qu’ils coûteraient trop cher », alerte Salomé Auliard, avocate et coprésidente du SAF Nîmes. Sous pression, le garde des Sceaux a toutefois commencé à lâcher du terrain. Le 12 mai, Gérald Darmanin a proposé d’exclure de cette procédure les viols, tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes relevant des cours d’assises. Le dispositif ne concernerait plus que certains crimes jugés en cour criminelle départementale, comme les coups mortels ou certains braquages. Un recul qui réduit le champ de la mesure, sans éteindre la colère.

    Une fronde dans les palais

    Sur le terrain, la contestation prend des formes multiples. À Nîmes, les avocats refusent de plaider en comparution immédiate et lisent des motions à l’audience. À Montpellier, la grève du zèle s’est traduite par l’intervention de plusieurs avocats sur un même dossier, pour rallonger les débats et rendre visible la colère. À Alès, le barreau a maintenu la pression par la lecture systématique d’une motion à chaque ouverture d’audience. À Béziers, les robes noires ont de nouveau fait grève le 7 mai.

    Les instances nationales appellent, elles aussi, à inscrire la lutte dans la durée : grèves hebdomadaires, défense de masse, rassemblements devant les palais, réunions publiques, interpellation des parlementaires. Les syndicats veulent élargir le front aux magistrats, aux associations de défense des droits et aux collectifs de victimes, pour empêcher l’État de droit devenir une variable d’ajustement budgétaire.

  • Le procès de l’attaque du Prolé aura bien lieu

    Le procès de l’attaque du Prolé aura bien lieu

    Après les propos du procureur d’Alès le mois dernier, ouvrant la porte à un classement sans suite s’il manquait d’éléments, le pessimisme avait gagné les victimes de l’attaque du Prolé. Elles s’étaient d’ailleurs donné un an avant d’envisager de poursuivre directement les suspects identifiés par la justice et reconnus par les victimes lors d’une confrontation qui s’était déroulée fin février. Mais finalement, la nouvelle est intervenue par un message envoyé par le procureur aux trois avocats des victimes : les trois suspects passeront bien devant le tribunal correctionnel au cours d’une audience prévue le 6 octobre.

    « C’est une bonne nouvelle parce qu’on pouvait craindre un classement sans suite au regard de ce qu’annonçait le procureur de la République », explique Sophie Mazas, l’une des trois avocates qui souhaite désormais obtenir des condamnations à la hauteur de la gravité des faits : « Nous sommes sur une procédure à juge unique, ce qui est étonnant lorsqu’on a deux circonstances aggravantes que sont la préméditation et le motif politique. Cela veut dire que la victime a moins de 8 jours d’ITT. Nous, nous demandons une audience collégiale qui est plus solennelle, où il y a un temps d’évaluation des préjudices des victimes qui est plus long. Nous ferons tout pour obtenir une réponse pénale à la hauteur de la gravité des faits. »

    L’annonce du procès a également rassuré les représentants du Parti communiste français. « C’est une excellente nouvelle. Il a fallu du temps mais on se réjouit que le procureur poursuive les suspects car il y a un faisceau d’indices important. Cela aurait été incompréhensible que ce soit classé sans suite, d’autant plus que le Bloc montpelliérain a été interdit et dans l’arrêté ministériel qui le dissout, il y avait aussi comme justification l’attaque du Prolé. Cette dissolution était une première victoire, cette audience en est une seconde mais maintenant on attend la condamnation », explique Giovanni Di Francesco, secrétaire de la section communiste d’Alès, qui a porté plainte au nom du PCF.

    Sécurité renforcée pendant la feria

    Cette information est tombée quelques jours avant le début des festivités de la feria, qui a débuté le 13 mai. Pour éviter d’éventuelles représailles et surtout pour rassurer la population invitée à venir festoyer au Prolé pendant la feria, le bar alésien a prévu de renforcer sa sécurité. « La feria sera une victoire sur les violences de l’extrême droite. On est en pleine date anniversaire. Nous avons pris des mesures renforcées pour tranquilliser les gens. Ce sera donc un lieu de fête encore plus important que les années précédentes, où la fraternité et la solidarité vont s’exprimer encore plus fort », affirme Giovanni Di Francesco.

    En effet, des membres des sections communistes de tous les départements voisins ont prévu de venir au Prolé marquer leur soutien. « C’est important qu’il y ait une ambiance de fête au Prolé pour montrer que l’extrême droite ne peut pas nous empêcher de faire la fête ou de mener nos autres actions habituelles. Pour cela, nous pouvons compter sur le soutien de militants communistes qui ont l’habitude de sécuriser des événements comme la Fête de l’Huma par exemple », explique Cécile Alphon-Laire.

    Après la feria, le PCF a prévu d’organiser une conférence-débat début juin au Prolé sur l’extrême droite et à la rentrée, en septembre, un forum sur le même sujet devrait aussi se tenir. Un rassemblement est également déjà prévu le matin de l’audience, le 6 octobre, devant le tribunal d’Alès.

  • [Info La Marseillaise] Bar Le Prolé à Alès : procès le 6 octobre pour 3 membres du Bloc Montpellierain

    [Info La Marseillaise] Bar Le Prolé à Alès : procès le 6 octobre pour 3 membres du Bloc Montpellierain

    La nouvelle était attendue avec une certaine impatience. Près d’un an après la violente agression par des membres du groupe néo-nazi le Bloc Montpellierain de militants communistes et du public réunis au Bar du Prolé à Alès, en mai 2025, le procureur de la République a décidé de renvoyer devant la justice trois individus.

    « Après que ces individus aient été gardés à vue, en février, puis relâchés, nous redoutions un classement sans suite qui aurait été non seulement incompréhensible mais révoltant au moment où, de surcroît, la peste brune déballe au grand jour sa haine et sa violence. Depuis un an, les victimes et leurs trois avocats n’ont eu de cesse de donner de la voix pour que ces auteurs de violences ne jouissent pas d’une impunité. Au nom des communistes Alésiens, des victimes et des amis du Prolé, je me réjouis de cette première étape. Je suis soulagé de savoir que des violences ne demeurent pas sans poursuites , a fortiori, ici, des violences politiques» réagit Giovanni Di Francesco secrétaire de la section alésienne du PCF .

    Feria d’Alès du 13 au 16 mai
  • Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    LES RENDEZ-VOUS PACA

    Marseille à 10h30 au Vieux-Port. Martigues à 10h, place Jean-Jaurès. Aix-en-Provence à 10h30, place de la Rotonde. La Ciotat à 10h30 à l’Union locale. Tarascon à partir de 10h30 à la gare. Salon-de-Provence à 10h, devant la mairie. Port-de-Bouc à 10h, parking des Sardinades. Port-Saint-Louis à 10h à la Bourse du Travail. Arles à 10h30, place de la République. Toulon à 10h30 à la Bourse du travail. Draguignan à 10h30 à la Bourse du travail. Saint-Raphaël à 10h30 au rond-point Kennedy. Avignon à 10h30, cours Jean-Jaurès, puis cortège vers le Palais des Papes. Digne-les-Bains à 10h30, place Général-de-Gaulle. Manosque à 11h place Rossini. Gap à 10h place de la République. Briançon à 10h30, esplanade de la mairie.

    LES RENDEZ-VOUS OCCITANIE

    Montpellier à 10h30 place Albert Ier. Sète à 10h30 place de la Mairie. Béziers à 10h30 Bourse du travail. Agde à 10h, haut de la promenade. Lunel à 10h30 hôpital. Bédarieux à 10h30 Maison des syndicats. Clermont-l’Hérault à 11h allée Roger Salengro. Ganges à 11h mairie. Nîmes à 10h30, Maison carrée. Alès à 10h30, devant la mairie. Bagnols-sur-Cèze à 10h30, devant la Poste. Le Vigan à 11h, devant la mairie. Vauvert à 10h30, à l’Union locale.

  • Nouvelle mobilisation pour la ligne Alès-Bessèges le 25 avril

    Nouvelle mobilisation pour la ligne Alès-Bessèges le 25 avril

    « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase », reconnaît, enthousiaste, Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF du Gard, qui participe pleinement au collectif pour la réouverture de la ligne Alès-Bessèges. Car après de nombreuses mobilisations pour engager la remise en service cette ligne, la réouverture semble enfin actée. Le collectif souhaite désormais informer et mobiliser la population pour garantir le meilleur service possible sur cette ligne qui a la responsabilité de désenclaver le nord du département du Gard, composé de territoires pas épargnés par la pauvreté.

    C’est dans cet objectif que le collectif organise une journée de mobilisation samedi 25 avril avec, au programme, une marche entre la halte de Gammal et la halte de Molières-sur-Cèze (9h-11h) suivie d’une réunion publique à la salle Sainte-Barbe (11h), où les habitants sont invités à venir poser des questions. « Il faut que les gens viennent : on parle désormais de concret puisque l’on passe dans la phase de pré-travaux. Nous sommes face à de nouvelles problématiques », confirme Anne-Marie Skora, souvent confrontée à une population désabusée par les nombreux reports et qui a perdu espoir dans la réouverture de cette ligne. « Nous aussi nous avons eu des doutes parce que cette ligne est suspendue depuis 2012. Mais maintenant, nous avons des éléments qui nous permettent d’être positifs. Nous voulons redonner confiance, partager de l’information parce que les travaux pour la première phase, c’est peut-être dans un an ».

    En effet, en novembre dernier a été actée par la Région, porteuse du projet, une réouverture en deux phases : d’abord entre Alès et Saint-Ambroix pour 2028 puis jusqu’à Bessèges en 2030. En mai, l’enquête publique sera lancée sur la phase 1, avec des travaux prévus pour 2027. « Il y a de nouvelles actions à mener pour savoir comment va fonctionner la ligne. Les gens doivent s’emparer de ces sujets et donner leurs idées. L’enquête publique va durer trois mois donc on veut apporter des éléments à la population et la motiver à répondre », ajoute Anne-Marie Skora.

    Opposé à cette ouverture en deux phases, le collectif s’y est résolu mais il espère surtout que tous les préparatifs pour le lancement de la deuxième phase seront rapidement engagés. « On veut que l’étude environnementale publique sur la phase 2 démarre très rapidement », confirme Anne-Marie Skora. « L’enjeu c’est que tous les cliquets soient enclenchés avant la fin 2028 ». En d’autres termes, que tout soit bouclé avant les prochaines élections régionales pour éviter qu’une autre majorité ne puisse revenir sur le projet.

    Alès, bloquée en gare ?

    Pour autant, tout n’est pas encore résolu pour la phase 1. Si Olivier Martin, le président de la Communauté de communes de Cèze Cévennes (candidat à sa réélection, dont le vote est prévu le 23 avril) a confirmé que l’intercommunalité allait prendre à sa charge la création des deux pôles d’échanges multimodaux de Saint-Ambroix et de Bessèges, le blocage pourrait intervenir du côté d’Alès.

    En effet, la réouverture de la ligne s’appuie sur la création d’une halte au niveau du lycée Jean-Baptiste Dumas. Mais pour cela, la Ville doit céder un terrain pour la construction du quai. « Malgré nos sollicitations, on ne parle jamais avec la Mairie ou l’Agglomération d’Alès. Ils ne viennent pas, ils n’interviennent pas ou par petites bribes de déclaration. Avant les dernières élections, la Mairie d’Alès s’est dite favorable pour la halte-lycée mais, à ce jour, on n’a pas de réponse sur le fait que les démarches aient été lancées  », s’inquiète Anne-Marie Skora. Le collectif a échangé à ce propos avec le sous-préfet d’Alès lors d’une réunion le 7 avril.

    « Sur la halte, on ne sait pas où ça en est », s’agace aussi Thierry Ferré, autre responsable du collectif. « On est plus optimiste pour la réouverture de la ligne, mais on sent que ça traîne des pieds sur la halte Jean-Baptiste Dumas alors que des engagements ont été pris et que le reste avance bien. On a demandé à toutes les mairies concernées par la ligne de voter une motion pour demander à Alès où ils en sont ».

  • L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    S’il était attendu, c’est tout de même un coup de tonnerre qui s’est déroulé au conseil communautaire de Petite Camargue mercredi 15 avril. Et ce, pour deux raisons. D’abord parce que pour la première fois un élu du Rassemblement national va gérer une intercommunalité dans le Gard. Mais c’est aussi l’ampleur du score qui interroge : Nicolas Meizonnet l’a en effet emporté avec 25 voix sur les 30 possibles et aucun candidat n’a osé se présenter face à lui.

    Tous les maires l’ont ainsi soutenu, que ce soit Jean-Paul Franc, maire d’Aimargues et ancien secrétaire CGT chez Perrier, le président sortant réélu à Aubord André Brundu, le nouveau maire de Beauvoisin Frédéric Meseguer ou encore l’édile du Cailar, Joël Tena. Des soutiens d’autant plus incompréhensibles que dans l’histoire de la Communauté de communes, le maire de Vauvert, la ville centre, n’a jamais eu la présidence de l’interco.

    « C’est déconcertant, il n’y a eu aucune opposition, aucune résistance », s’indigne Magali Nissard, nouvelle leader de l’opposition à Vauvert depuis le retrait de Jean Denat. « Il y a la droite dans toutes les villes et on voit qu’elle bascule. Meizonnet a dit que la Communauté de communes ne serait pas la vitrine du RN mais on a du mal à y croire. J’ai tenté de pousser le président sortant à y aller mais il n’a jamais donné d’explications sur son retrait. Ce qui m’inquiète c’est comment ils vont se positionner face à lui par la suite ? Est-ce qu’ils vont laisser tout passer ? »

    La gauche s’élargit

    à l’Agglo d’Alès

    Toute la semaine, les présidents des intercommunalités ont été élus avec une forme de continuité. C’est par exemple le cas pour le maire de Cardet, Fabien Cruveiller, qui était seul en lice pour récupérer la présidence du Piémont Cévenol où la majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort a retrouvé la première vice-présidence, tournant ainsi la page de l’opposition frontale qui avait entaché le mandat précédent. Les élus régionaux socialistes Régis Bayle et Fabrice Verdier ont également été réélus respectivement à la tête du Pays Viganais et du Pays d’Uzès. Du côté des changements, l’opposant à Pierre Martinez et maire de Montpezat, Jean-Michel Andriuzzi, a été élu président du Pays de Sommières. Elu à Montfrin, Philippe Marchesi, a pris la suite de Pierre Prat à la tête de l’intercommunalité du Pont du Gard sur fond de divisions.

    Côté Alès Agglomération, Christophe Rivenq (LR) a été réélu confortablement dans le fauteuil de président qu’il occupe depuis 2020. Mais pour cela, il a plié devant les demandes de la gauche qui lui demandait plus de responsabilités. Ainsi, le PCF a récupéré un poste de vice-président supplémentaire (Sylvain André (Cendras), Claude Cerpedes (Saint-Martin-de-Valgalgues), Pascale Eugène (La Grand-Combe) et Ghislain Chassary (Rousson). Avec l’écologiste Aurélie Génolher et Nathalie Montoro Teissier (DVG), la gauche compte six vice-présidents sur 15 à l’Agglo. « Il y a les vice-présidents mais il y a aussi les responsabilités et on peut affirmer que la gauche prend une place plus importante à l’Agglo, en compromis avec Christophe Rivenq », réagit Sylvain André.

  • Dans le Gard, 59 classes fermées en septembre ?

    Dans le Gard, 59 classes fermées en septembre ?

    « Une gifle. » Voici comment le syndicat Unsa a qualifié l’annonce jeudi 9 avril du Dasen qui prévoit de fermer 59 classes sur tout le département. Nîmes, Alès, la ruralité, les maternelles, les primaires, l’éducation prioritaire, aucun secteur n’est épargné. Face à cette présentation, les syndicats ont évidemment voté contre cette carte scolaire alors qu’une manifestation réunissant enseignants, parents et syndicats se tenait devant le siège du Dasen.

    Dans le détail, le Dasen prévoit 14 ouvertures de classes dont dix à Nîmes (neuf en éducation prioritaire) mais aussi à Saint-Ambroix, Beaucaire (éducation prioritaire), Milhaud et Redessan. Le Dasen a aussi consenti à revenir sur trois fermetures prévues à Nîmes (à Georges-Bruguier, Mont-Duplan et Rangueuil). Mais il reste tout de même 59 classes menacées de fermeture dont 17 à Nîmes, six à Alès ou encore deux à Saint-Gilles.

    « La baisse démographique est réelle mais on n’améliore pas les conditions d’enseignement. Il y a des points comme Bessèges par exemple où on avait sauvé la classe l’an dernier mais il prévoit à nouveau de la fermer sauf que ça va faire des classes en maternelle à 25 ou 26 avec des cas pas possibles et une misère sociale importante… C’est une catastrophe. On fait tout peser sur la maternelle alors que c’est le début de la scolarité », fustige Myriam Vermale, co-secrétaire du Snuipp-FSU du Gard.

    Mais ces arguments n’ont pas influencé le Dasen. « Le Dasen, il est honnête, il nous l’a dit, s’il ouvre une classe, il doit en fermer une. S’il ne ferme pas une classe, il en fermera une autre ailleurs. Aujourd’hui, aucune école n’est tranquille parce que la carte scolaire n’est pas arrêtée », avertit Myriam Vermale. D’ailleurs, dix classes sont « sous surveillance » des syndicats dont des classes à Barjac, Vénéjean ou Lassalle qui pourraient avoir de mauvaises surprises.

    Sur ces 59 fermetures, toutes ne sont pas non plus à défendre. Les syndicats ont contacté les écoles concernées et tentent d’influer sur celles qui affirment avoir des effectifs suffisants pour s’opposer aux fermetures.

    Nouvelles négociations

    le 17 avril

    La FSU du Gard regrette également les suppressions de postes d’enseignants : « Le Dasen appuie les directives ministérielles donc il crée des postes mais hors de la classe avec les pôles d’appui à la scolarité pour la gestion des élèves en difficulté. Il dit que ça va tout révolutionner mais il pompe neuf postes d’enseignants sur le premier degré. On part avec une dotation de moins 27 postes. »

    Le Dasen a aussi prévu de créer à nouveau trois classes Ulis, poursuivant la dynamique de déploiement de ces Unités localisées pour l’inclusion scolaire dans le département. Mais ces ouvertures pèsent aussi sur le nombre d’enseignants puisque ces postes sont ponctionnés dans les effectifs des enseignants. « Puisqu’il crée des Ulis dont on a besoin, il crée aussi un poste de coordonnateur Ulis ce qui nous fait encore perdre un poste d’enseignant », s’agace Myriam Vermale.

    Une nouvelle réunion s’est tenue jeudi 16 avril mais la nouvelle véritable négociation se déroulera vendredi 17 avril en conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). L’occasion de voir si les nombreuses mobilisations à Aimargues, Nîmes, Bagnols-sur-Cèze, Bessèges, Moulézan, Tornac, les Salles-du-Gardon, Cavillargues, Saint-Julien-de-Peyrolas ou encore Vers-Pont-du-Gard influeront sur les choix du Dasen.

  • Les victimes du Prolé attendent la justice

    Les victimes du Prolé attendent la justice

    « Il est impensable que pour la prochaine feria, les victimes baissent la tête », lance Sophie Mazas, l’une des trois avocates des victimes. Car fin mai, la feria sera de retour à Alès concluant ainsi un an de procédure après l’attaque de festivaliers dans le bar associatif par les néonazis du Bloc montpelliérain. Sophie Mazas et une partie des victimes ont donc tenu à alerter la presse le 3 avril face au manque d’avancées dans l’enquête.

    Il y avait pourtant eu « un grand espoir à la fin du mois de février », selon Cécile Alphon-Layre, l’une des victimes, après l’arrestation puis la mise en examen de trois membres du Bloc montpelliérain. Mais à la suite d’une confrontation avec deux des victimes qui ont confirmé la présence des trois suspects sur place (deux le vendredi soir et un venu en repérage deux jours plus tôt), les suspects avaient été libérés, les enquêteurs souhaitant vérifier plusieurs éléments. « Depuis, nous n’avons aucune nouvelle. Le coup au moral est là », poursuit Cécile Alphon-Layre.

    « Il y a pourtant énormément d’éléments dans ce dossier. On n’arrive pas à avoir d’échanges avec le procureur que l’on a contacté à plusieurs reprises. Nous demandons que cette enquête soit finalisée. Ça nous apparaît impossible qu’il n’y ait pas de poursuite au pénal », s’inquiète Sophie Mazas. À nos confrères de Midi Libre, le procureur d’Alès, Abdlekrim Grini a confirmé que les investigations étaient terminées et qu’en cas d’absences d’éléments, il envisageait un classement sans suite.

    Une éventualité qui fait bondir Sophie Mazas : « On se demande, s’il manque des éléments, pourquoi des témoins qui étaient présents dans le bar n’ont pas été entendus ? S’il y a un doute, les enquêteurs peuvent faire un tapissage pour voir si les témoins reconnaissent les auteurs des faits en photo. Dans tous les cas, on ne lâchera pas. » Si un classement sans suite est prononcé, les avocats sont déjà prêts à enclencher une « citation directe devant le tribunal correctionnel ».

    Impunité pour la violence d’extrême droite ?

    L’absence de faits matériels est d’autant plus surprenante que le décret portant dissolution du Bloc montpelliérain signé le 4 mars dernier s’appuie justement sur l’attaque du Prolé pour justifier cette décision. « Douze membres du Bloc Montpelliérain se sont rendus dans le bar le Prolé d’Alès […] et ont provoqué une rixe, avec utilisation de gaz lacrymogène, fracturé le nez d’un individu et généré 3 à 5 jours d’ITT à trois individus qui ont déposé plainte », est-il en effet notifié.

    Au-delà de la violente attaque du Prolé, victimes et avocats se battent contre l’impunité des violences d’extrême droite de plus en plus présentes dans l’Hexagone. « Dans un contexte post-municipal avec l’explosion du RN, un déchaînement du racisme à Saint-Denis, la libération de la parole raciste, on ne peut pas banaliser les violences de ces groupes de nazillons », a souligné Giovanni Di Francesco, secrétaire de la section du PCF alésien.

    Un point de vue évidemment partagé par Sophie Mazas : « La violence d’extrême droite ne peut pas s’installer. À Montpellier, nous avons eu une arrivée de groupuscule masqué dans une manifestation accompagné de violences. Aujourd’hui, est-ce qu’on se résout à aller dans un bar ou dans une manifestation déclarée et à subir la violence de l’extrême droite ? »

    Face à ce constat, l’association du Prolé d’Alès a prévu de renforcer sa sécurité pour la prochaine feria. Car elle a bien l’intention de continuer à prendre toute sa part à l’un des moments les plus festifs de l’année dans la cité alésienne.

  • La gauche tente de peser à Alès Agglomération

    La gauche tente de peser à Alès Agglomération

    Touché mais pas coulé. Après une victoire étriquée au second tour des élections municipales (55,5%) malgré le retrait de toute la gauche et la présence d’un candidat du Rassemblement national inconnu face à lui, Christophe Rivenq a semblé marquer le coup. Mais en bon animal politique qui arpente le Conseil régional et a présidé des instances des Républicains dans le Gard, l’élu a rapidement repris du poil de la bête et est apparu tout sourire lors de son élection par le conseil municipal le 28 mars.

    Affaibli, Christophe Rivenq a donc impérativement besoin d’obtenir une victoire sereine pour la présidence de l’Agglomération. Car entre le poids de la ville centre et plusieurs maires acquis à sa cause, son élection à la tête de l’intercommunalité est quasiment assurée. Mais si une opposition venait à se monter et à peser dans le scrutin, il sait que son mandat serait alors beaucoup plus difficile.

    C’est pourquoi plusieurs élus de gauche ont entamé des discussions avec lui en rappelant au passage que les deux listes de gauche se sont retirées en sa faveur dans l’entre-deux-tours des municipales. Ils souhaitent ainsi arracher plusieurs vice-présidences avec des délégations pour pouvoir peser dans l’avenir de l’Agglomération.

    Un candidat de gauche

    à la présidence ?

    « À l’Agglomération se gèrent énormément de compétences, donc on ne peut pas lui laisser libre cours sans nous. Nous avons donc des discussions sur l’avenir du fonctionnement de l’Agglo. Nous, les élus de gauche, sommes dans un esprit constructif. Nous voulons pouvoir travailler ensemble à la condition que les sensibilités soient respectées et qu’on arrive à faire des compromis pour avancer tous ensemble », insiste Sylvain André (PCF), qui préfère trouver un compromis avant de créer une opposition frontale de gauche au maire d’Alès.

    Mais si un terrain d’entente n’est pas trouvé avec la vingtaine d’élus de gauche, ceux-ci sont prêts à se présenter face à Rivenq lors de la première séance prévue le jeudi 9 avril. Un candidat a même déjà été désigné si le président sortant d’Alès Agglomération ne consentait pas à partager une partie du pouvoir. « Les discussions sont saines et normales. Mais on ne veut pas des vice-présidents pot de fleurs, on veut des vice-présidents avec des marges de manœuvre pour pouvoir porter des politiques », conclut Sylvain André, qui réclame aussi des garanties pour les communes rurales du territoire.