Tag: Aix-en-Provence

  • Des agriculteurs mobilisés à Aix-en-Provence pour la souveraineté alimentaire

    Des agriculteurs mobilisés à Aix-en-Provence pour la souveraineté alimentaire

    « L’Europe nous méprise, l’Europe ne veut pas de nous, mais nous ne sommes pas défaitistes », prévient Romain Blanchard, président de la FNSEA13. à l’aube, ce vendredi, des dizaines d’engins agricoles et près de 200 agriculteurs se sont rassemblés sur le parvis du stade Maurice-David, à Aix, avant de s’élancer dans une opération escargot jusqu’à la place de la Rotonde, ponctuée d’actions coup de poing.

    Cette mobilisation, à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs, s’inscrit dans le mouvement contre l’accord UE-Mercosur « qui devrait être signé, mais non ratifié, ce week-end », rappelle Romain Blanchard. Alors que le vote du Parlement européen est prévu le 21 janvier prochain à Strasbourg – où de nouvelles mobilisations sont annoncées -, les députés européens Marina Mesure (LFI) et Grégory Allione (Ren) ont d’ailleurs appelé appelé à maintenir la pression. Ils rappellent qu’un recours, déposé à l’initiative du groupe de gauche et signé par 105 élus issus de cinq groupes politiques, saisit la Cour de justice de l’Union européenne « en expliquant que les procédures n’ont pas été respectées, indique Marina Mesure. Si ce recours passe, nous allons bloquer cet accord pendant plusieurs années, nous avons encore la possibilité de l’enterrer ! »

    Planifier au local

    De son côté, Grégory Allione, dont le groupe votera aussi la saisine, insiste : « Entraver l’accord du Mercosur, c’est faire en sorte de gagner du temps. C’est un accord mortifère, qui met en jeu la souveraineté alimentaire de l’Europe et de la France. »

    Parmi la poignée de responsables politiques présents, tous bords confondus, figuraient notamment Martine Vassal (DVD), présidente du Département, la sénatrice Brigitte Devésa (UDI) et le sénateur Jérémy Bacchi (PCF). « Il faut qu’il y ait une égalité dans la concurrence internationale, notamment sur les produits phytosanitaires », rappelle ce dernier.

    Cercueil et drapeau européen brûlé sur l’Avenue de l’Europe, pyramide d’aliments locaux ensuite redistribués aux étudiants, parades d’animaux et de tracteurs… Les manifestants ont multiplié les actions coup de poing pour se faire entendre. Mais au-delà de la contestation de l’accord UE-Mercosur, les agriculteurs veulent garantir leur avenir et défendre la souveraineté alimentaire. Ils ont ainsi été reçus en sous-préfecture, puis par la maire, Sophie Joissains (UDI), avec l’ambition de présenter un projet agricole départemental. « Nous voulons matérialiser notre capacité à nous prendre en main et à adopter des solutions locales à nos problématiques locales  », rappelle Romain Blanchard.

    « On est le futur, on sait qu’on va perdre 50% du monde agricole dans les prochaines années. Si on ne donne pas une vision claire à nos jeunes pour l’avenir, on va perdre notre agriculture. Aujourd’hui, tout va à contresens », souligne Jérémy Tropini, président des Jeunes Agriculteurs 13. Selon lui, la première étape consiste à « éduquer la jeunesse ».

  • Pour Provence Rugby, briser la série à domicile de Nevers

    Pour Provence Rugby, briser la série à domicile de Nevers

    Débuter 2026 à l’extérieur par un déplacement à Nevers, difficile de faire plus rude. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse du stade du Pré Fleuri pour une rencontre, un défi, contre l’USON. Regarder le classement n’a que peu de sens avant ce match, tant la domination à domicile des joueurs de la Nièvre est forte, cette saison. Les calculs sont même très simples avec cette équipe. 0 victoire en déplacement et 0 défaite dans leur antre lors de cet exercice 2025-2026. Gagner chez eux est donc plus que périlleux et les Provençaux auront fort à faire pour prendre le maximum de points.

    Mais ces derniers restent sur une entame d’année convaincante. Pas plus tard que la semaine dernière, ils ont éparpillé façon puzzle le club de Grenoble (45-15). L’efficacité aurait même pu être plus grande, mais beaucoup de points positifs sont à tirer de cette partie. La défense sur les touches a été qu’excellente avec huit lancers perdus par les grenoblois, beaucoup trop élevé pour se montrer plus dangereux offensivement.

    Porté par son public, Provence a joué juste. Il faudra poursuivre cette dynamique ce vendredi, loin de ses bases. Nevers n’a plus perdu à domicile depuis le 9 mai 2025, avec une défaite 20-21 face à Aurillac. Si les Aixois veulent viser le top 2 à la fin de la saison régulière, c’est bien ce genre de matches qu’il faut gagner.

    NEVERS – PROVENCE

    17e journée de Pro D2

    Stade du Pré Fleuri (19h)

    Nevers : Mayo – Blanc, Paris, Pommelet, Rocher – Reynolds, Manevy – Noah, Kazubek, Kleynhans – Smith, Barjaud – Knox, Petriashvili, Ikahehegi

    Provence : Portela – Tui, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Vernet, Piefeleti, Wegrzyn

  • L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    « Ce n’est pas une création sur Claude McKay. Elle montre plutôt comment sa pensée peut nous éclairer aujourd’hui », prévient le réalisateur Mathieu Verdeil, créateur, aux côtés du saxophoniste et flûtiste Lamine Diagne, de Kay ! Lettres à un poète disparu, qui prend ses quartiers vendredi 16 janvier sur la scène du Théâtre du Bois de l’Aune. Un spectacle gratuit offert par la Région Sud dans le cadre de la « tournée mosaïque ».

    Irriguée par des images d’archives, cette création musicale et vidéo noue un dialogue avec l’esprit de Claude McKay, poète vagabond et fils de fermier jamaïcain débarqué en 1912 aux États-Unis, avant de fuir les persécutions raciales du Sud pour New York et agiter le mouvement de renouveau artistique et littéraire afro-américain, Harlem Renaissance, qui inspira plus tard la Négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Senghor. Comme le rappelle Mathieu Verdeil, Kay ! Lettres à un poète disparu « met en lumière sa pensée qui questionne alors déjà la mondialisation, la colonisation. On retisse l’histoire depuis les lynchages aux États-Unis qui font écho au mouvement Black lives matter »

    Des « eaux lointaines » mais pourtant si proches

    « Si nous devons mourir, que ça ne soit pas comme des porcs. Traqués et parqués dans un enclos infâme, tandis qu’autour de nous, des chiens aboient fous de rage et de faim, se moquant de notre sort maudit », écrit en 1919, Claude McKay, dans la première strophe d’If we must die. Un poème révolté contre le Red summer, émeutes qui avaient fait des centaines de morts dans l’Amérique ségrégationniste d’alors. Le spectacle dresse ainsi en écho « le tableau des luttes pour l’émancipation des noirs aux États-Unis », résume Lamine Diagne.

    Autour de ce musicien, l’incandescence lucide du poète résonne au rythme du jazz et du hip-hop, au sein d’un quintette composé aussi du guitariste Wim Welker, du pianiste Ben Rando, du contrebassiste Christophe Lincontang et du batteur Jérémi Martinez. Le jazz, comme cette musique que Claude McKay a pu entre autres entendre sur les quais de Marseille et dans le quartier réservé, derrière le Vieux-Port, au milieu des années 1920. Dans cette « fosse », un quotidien au bouillonnement culturel et interlope où navigue « le prolétariat pittoresque venu des eaux lointaines, mer des Caraïbes, golfe de Guinée, golfe persique, golfe du Bengale, mer de Chine, archipel indien », tel qu’il l’écrit dans son roman culte Banjo (1929). Une longue escale de McKay qui apparaît évidemment dans Kay ! Lettres à un poète disparu.

    Vendredi 16 janvier à 20h30. www.boisdelaune.fr

  • À Aix, un cirque grimpe les sommets du Grand Nord

    À Aix, un cirque grimpe les sommets du Grand Nord

    Grand aventurier avide d’explorer des contrées lointaines, le trampoliniste Mathurin Bolze saute de terre en terre. Cap pour cette fois-ci le grand Nord pour celui qui a conçu et mis en scène Immaqaa, ici peut-être, visible au Grand théâtre de Provence (GTP) vendredi 16 et samedi 17 janvier. À l’origine de ce cirque aérien dans lequel sept circassiens – voltigeurs, acrobates et autres trapézistes – s’escriment à monter des sommets, il « cherche à localiser notre Nord magnétique, c’est-à-dire partir vers nos propres confins », synthétise-t-il en images.

    « L’essence et l’essentiel »

    Tandis que les impérialistes de tous poils se disputent actuellement la conquête du Groenland, Mathurin Bolze entend, lui, « saisir l’essence et l’essentiel » du Grand Nord. En inuktitut, parmi les principales langues inuites, Immaqaa signifie « peut-être ». Comme le « peut-être du climat et de la glace, de la nuit infinie au jour vacillant ». Une incertitude proclamée au rythme d’une création musicale et sonore du compositeur-baroudeur Philippe Le Goff qui s’exprime dans ce spectacle « inspiré par la découverte d’un journal de bord d’explorateurs restés prisonniers de la banquise ». Une création son, lumières et vidéo retranscrivant cette ambiance polaire et une invitation au voyage et à la contemplation, tout autant qu’à la vigilance.

    Vendredi 16 et samedi 17 janvier à 20h. Entre 10 et 38 euros

  • La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    Si les noms de colistiers proches et le programme restent encore à déterminer, la liste à gauche lance publiquement sa campagne. Rangée derrière Marc Pena, député PS de la 11e circonscription, la liste d’union Aix Avenir, composée des forces de gauche et écologistes (hors LFI), s’est affichée, mercredi soir dans son local rue Granet, derrière son candidat, pour une première rencontre avec le public. Marc Pena est d’ailleurs le premier des quatre candidats en lice pour le fauteuil de maire à avoir tenu une rencontre publique dans un contexte de campagne qui commence à peine à frémir. Chez Philippe Klein (Hor), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), les meetings n’ont pas encore commencé. Sophie Joissains, maire sortante (UDI), n’a toujours pas officialisé sa candidature.

    Chez Aix Avenir, c’est donc l’épineuse thématique du logement qui a été choisie pour rassembler les premières foules. Un débat animé par divers acteurs sur le sujet, dont Agnès Daures (DVG), conseillère municipale d’opposition dans le groupe Aix-en-Partage mené par Marc Pena, et commenté par les chefs de file des composantes de l’union. Pour le candidat, Aix « fait face à une crise du logement d’une ampleur inédite (…) notre ville ne respecte pas la loi SRU et accuse un déficit de près de 3 000 logements sociaux ».

    Promesses

    Avant d’annoncer : « Nous mettrons en œuvre une politique du logement d’abord, en considérant qu’avant toute autre aide, la priorité est de permettre à chacun d’avoir un toit », avec « une transparence totale dans les procédures d’attribution des logements », un « encadrement des loyers » et une « lutte contre les logements vacants et une régulation ferme des locations à courte durée ». Outre les promesses de campagne, le constat de mal logement est là, parmi les intervenants et le public militant, comme curieux. L’une des habitantes d’Encagnane évoque les nuisibles, le froid subi dans cette résidence. Un autre, participant aux maraudes sociales pointe le manque de solutions pour sans-abri : « J’en connais deux qui sont décédés sur la période [hivernale, Ndlr.]. » Constat similaire pour Emma Rose, cette étudiante dont la thèse est axée sur les solutions accueil des personnes à la rue dans Aix. Insalubrité, appartements qualifiés de passoires thermiques, logements délaissés… L’éventail des problématiques est large, le rôle de la majorité pointé du doigt. « On a en face de nous une municipalité bourgeoise et de droite dont le moins qu’on puisse dire c’est que le logement pour tous n’est pas sa priorité, et qu’elle préfère la spéculation immobilière au logement social. Ça campe le décor », pointe Agnès Daures. « Il va falloir se battre pour gagner deux fois. D’abord pour que Marc [Pena] soit élu maire : c’est déjà de ça qu’il s’agit. Le second combat est celui du jour d’après. (…) Il va falloir se battre pour que la commune ai les moyens d’appliquer tous les projets, toutes les propositions qu’on a entendues ce soir. C’est la deuxième étape du combat politique », estime David Tessier (PCF). À suivre.

  • Malgré les intimidations de l’extrême droite, à Aix, le collectif ne cède pas

    Malgré les intimidations de l’extrême droite, à Aix, le collectif ne cède pas

    « Dans notre pays, notre imaginaire collectif véhicule toujours des valeurs progressistes, solidaires, féministes, écologistes, antiracistes, démocratiques… », assure Alain Hayot, sociologue et politologue venu tenir une conférence à Aix, jeudi soir, en lien avec son dernier livre Face aux nouveaux monstres le sursaut (éditions l’Humanité). A vingt-quatre heures de la venue de Marine Le Pen (RN) à Marseille ce vendredi pour soutenir la candidature de Franck Allisio à la mairie, Alain Hayot appelle à « reconstruire un espoir dans un avenir de progrès social et écologique », lors de cet événement organisé par le Collectif aixois contre l’extrême droite.

    Cette association, qui a récemment été confrontée à la montée de l’extrême droite, en a fait les frais : lors de la conférence Soyons-Woke, en mai dernier, des militants néofascistes se sont mobilisés ; lors de distributions de tracts contre la tenue d’événements liés à Pierre-Edouard Stérin, des « insultes verbales » ont été proférées ;le collectif d’extrême droite Némésis a ensuite perturbé le Cercle du Silence, manifestation pour les droits des personnes immigrées…

    « Les intimidations à Aix sont périodiques, pas régulières, explique Philippe Sénégas, co-président du Collectif. L’intervention de Némésis est relativement récente. » Un autre militant pointe : « Les bataillons d’ultra-droite ont toujours été alimentés par la jeunesse, mais ils sont plus actifs, recrutent davantage à la faveur de l’amplification du score RN. » « Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’ils se montrent, ont une puissance électorale et se sentent légitimes. Depuis 6 mois, il y a eu un point de bascule », note Luc Foulquier (PCF), membre du Collectif. En cause, selon lui, la médiatisation accrue des figures à la tête du parti d’extrême droite.

    « Il y a une différence entre les forces politiques établies (d’extrême droite) et les groupuscules identitaires. Mais ces groupuscules identitaires fournissent beaucoup de cadres au RN ou à Zemmour », recontextualise Alain Hayot, qui encourage : « Cela dit, pas de confusion, tous les instituts de sondages montrent que près de 70% sont hostiles à l’extrême droite. » Le Collectif, de son côté, poursuit son travail.

    Le RN coupe les vivres aux collectivités

    « Le RN n’aime pas les villes, Franck Allisio n’aime pas Marseille », s’indigne, dans un communiqué, l’équipe du Printemps Marseillais au nom du maire Benoît Payan (DVG), candidat à sa succession.

    L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 14 janvier, un amendement du Rassemblement national visant à baisser de près de 5 milliards d’euros la dotation globale aux collectivités locales en 2026. « À Marseille, cette baisse correspond à une perte de 50 millions d’euros : c’est plus que le salaire de l’ensemble de nos policiers municipaux et supérieur au budget total de la cantine scolaire de nos enfants », a calculé le Printemps, qui promet de « continuer de lutter pour un service public de qualité ».

    La droite aussi a voulu réagir. « Incroyable mais vrai : à Paris, le RN et Franck Allisio viennent de faire perdre 43,6 millions d’euros aux Marseillais rien qu’en 2026 », twitte ainsi Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, candidate (DVD) à Marseille. Et d’ajouter : « L’équivalent (en tout) d’une école rénovée, d’une piscine construite et de deux postes de police qu’on aurait pu installer dans nos quartiers.»

  • La gauche organise sa première réunion à Aix-en-Provence

    La gauche organise sa première réunion à Aix-en-Provence

    L’union de gauche, rangée derrière le candidat aux élections Marc Pena (député PS) a tenu, ce mercredi soir, une réunion publique autour de la thématique du logement. Associations, soutiens de listes, mais surtout les chefs de file des partis de gauche (hors LFI) se sont retrouvés au local de campagne dédié aux élections, 13, rue Granet. « Le logement est une question qui touche à la dignité humaine (…), ce n’est pas une variable d’ajustement des politiques publiques », a lancé Marc Pena. Nous reviendrons sur cette rencontre dans nos colonnes, ce vendredi.

  • Cinq nouveaux bus pour renforcer la ligne Aixpress

    Cinq nouveaux bus pour renforcer la ligne Aixpress

    Afin de poursuivre la dynamique engagée par la ligne de bus Aixpress, la Métropole Aix-Marseille met à disposition cinq nouveaux bus articulés de 18 mètres de long, soit six mètres de plus que les treize bus actuellement en service. Cette acquisition devrait permettre de désengorger l’axe routier principal de la ville, reliant l’arrêt Saint-Mitre et le parking relais Krypton plus au Sud.

    Une trentaine d’agents métropolitains étaient conviés pour le premier trajet de ce bus XXL. Catherine Pila, présidente de la Régie des transports métropolitains (RTM), a pris la parole pour se féliciter de cette nouvelle mise en service : « C’est une nouveauté, une innovation. » Cette inauguration s’est déroulée en présence de Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence.

    Faciliter les déplacements des habitants

    Les bus existants seront progressivement remplacés au profit de ces très grands bus (TGB), équipés d’une climatisation adéquate, d’un éclairage 100% LED ainsi que de deux caméras de vidéosurveillance. Un des cinq nouveaux bus est en phase d’homologation, le quintette devrait être déployé dans les prochaines semaines.

    Avec une capacité de 135 places contre 85 pour les bus actuellement en service, ces nouveaux véhicules « permettront de mieux absorber la fréquentation et d’offrir ainsi plus de confort aux voyageurs », explique la Métropole dans un communiqué. La ligne A est quotidiennement empruntée par les étudiants de la faculté d’Aix. Pour Angelina, étudiante en licence cinéma à la faculté : « Le bus étant régulièrement plein, il m’est arrivé de renoncer à le prendre. Si la capacité des bus augmente, cela améliorera mon quotidien », espère-t-elle.

    Inauguré en 2019, l’Aixpress est une ligne de BHNS (Bus à haut niveau de service) 100% électrique qui s’étend sur 7,2 km et qui dessert 19 stations, dont le secteur universitaire, en passant par le centre-ville, avec une fréquence de passage de 7 minutes. La ligne connaît un succès notable, avec plus de 20 000 passagers quotidiens, et revêt aujourd’hui un rôle central dans les déplacements des habitants.

    « L’acquisition des bus de 18 mètres a été financée par la Métropole à hauteur de 4 millions d’euros. Les travaux d’aménagements nécessaires à leur circulation ont bénéficié du soutien financier de l’État grâce à la dotation de soutien à l’investissement global pour un montant de 412 000 euros », détaille la Métropole.

  • Aymeric Caron vient lancer une liste citoyenne à Aix-en-Provence

    Aymeric Caron vient lancer une liste citoyenne à Aix-en-Provence

    Le slogan : « À Aix, le vivant et la dignité d’abord, avant le béton et le profit ». A partir de 15h, un moment d’échange avec les habitants, les associations, les collectifs et « toutes celles et ceux qui souhaitent construire une alternative écologique, sociale et populaire pour Aix-en-Provence », permettra d’aborder les priorités du mouvement : « un logement accessible, police municipale de proximité, protection de la nature et arrêt de la bétonisation, alimentation saine pour toutes et tous, ville antiraciste et inclusive ».

    Samedi 17 janvier – 15h. Entrée libre.

    50 rue du Château de l’Horloge – Jas-de-Bouffan

  • La corruption à la prison de Luynes sévèrement punie

    La corruption à la prison de Luynes sévèrement punie

    Une « énième affaire de
    corruption
     », regrette Emmanuel Merlin, vice-procureur de la République. Face à lui, cinq prévenus sont dans le box des accusés du tribunal correctionnel, à peine assez grand pour tous les contenir.

    Assise à une extrémité des vitres se tient Julie L., 24 ans. Il y a encore deux mois, avant d’être interpellée, la jeune femme était surveillante pénitentiaire au sein de la maison d’arrêt de Luynes. Julie, qui occupait un premier poste depuis sa sortie d’école en 2022, est en détention provisoire. Accusée d’« association de malfaiteurs » et de corruption « passive ». Dans la nuit de vendredi à samedi, la jeune femme, dépositaire de l’autorité publique, a été reconnue coupable d’avoir introduit des savonnettes de résine de cannabis. Elle restera en détention, après avoir écopé de trois ans de prison, dont deux ferme.

    Comme trois des hommes qui comparaissent avec elle, serrés à l’autre extrémité du box. Mohamed S. et Kamel S. Le premier est le neveu du second. Avec Laurent B. ils travaillent tous trois pour la société Gepsa, spécialisée dans la maintenance en milieu carcéral. Ils resteront eux aussi en détention pour trois ans, coupables d’avoir, pendant plusieurs mois, introduit parfums, cigarettes et vapoteuses, cannabis, cartes SIM, téléphones et autres objets illicites contre rémunération.

    Puis il y a Sid-Ahmed B., dont le profil est différent. Même peine pour ce trentenaire, déjà condamné à 20 ans de réclusion criminelle. C’est le seul à être accusé de corruption dite « active ». Pourtant, cet auxiliaire en prison nie les faits. Sur les bancs d’une salle de tribunal pleine à craquer, seul Jérôme C. comparaissait libre. Cet autre salarié de la Gepsa a été relaxé.

    L’affaire, déterrée après un signalement venant des « coursives » de la prison implique en majorité des accusés jeunes, au casier judiciaire vierge. Elle est symptomatique d’un phénomène qui touche la prison de Luynes, concernée par plusieurs dossiers de corruption. D’ailleurs, les témoignages des accusés qui reconnaissent les faits, convergent tous vers des phénomènes de « pression ». Mohammed S. par exemple, raconte avoir été « énormément sollicité » par des détenus depuis son arrivée au Gepsa.

    « 1 000 euros pour du shit »

    « On était jetés dans la fosse aux lions », poursuit le jeune homme. « Mais comment avez-vous mis le doigt dans l’engrenage ? », demande l’un des assesseurs. « On finit par dire oui, pour avoir la paix », répond le jeune homme.

    Kamel S. gérant de la société et prestataire pour « plusieurs autres prisons », relate avoir « vécu un enfer. J’en ai fait un malaise », raconte le prévenu qui témoigne avoir été suivi jusque chez lui. Sa voiture aurait été dégradée, une plainte déposée contre X. « Aix 1, c’est un site dangereux. J’ai encore vu aux infos ce matin que trois agents ont été agressés. Ce n’est pas de la rigolade », ajoute Kamel S. « Ce que vous dites est extrêmement inquiétant, ça remet en cause toute une sécurité générale », remarque la présidente du tribunal. « Qu’est-ce qu’ils nous auraient faits si on avait dit non ? », rétorque Laurent B. « Il fallait se demander ce qu’il allait se passer si on dit oui ! reprendra au cours de ses réquisitions le vice-procureur. Trois téléphones au moins ont été introduits. C’est à cause des gens comme ça que la criminalité organisée continue de vivre. Ce petit ver dans le fruit suffit à fragiliser l’édifice. »

    Le cas de Julie est différent. Elle, raconte avoir été harcelée par des collègues, faits confirmés par une ex-collègue de travail à la barre, avant d’être diagnostiquée dépressive en 2024. La jeune femme a demandé sa mutation, dès son arrivée. Il y aura aussi l’épisode où Julie a dû « décrocher un pendu », la poussant à se mettre en arrêt de travail. « Comment on vous retrouve là ? », lui demande la présidente. Julie raconte avoir eu des problèmes d’argent et honte de demander de l’aide à ses parents. « Pour du shit, c’était 1 000 euros. J’avais des difficultés financières, j’en ai parlé aux mauvaises personnes », raconte la jeune femme, Elle remet le produit à Sid-Ahmed. Et ce selfie dans lequel elle apparaît, prise avec le téléphone de ce même détenu ? Pourquoi ne pas avoir signalé la présence de l’appareil ?, l’interroge la juge. « Une inconscience », répond Julie. Il y a aussi le passage d’un flacon de parfum, à la demande de Mohammed S., avec qui la jeune femme aurait eu une relation amoureuse de quelques mois. L’avocate de Julie insiste sur les conditions de travail en détention, la proximité avec les détenus et soulève le risque de basculement : « On passe la moitié de la journée avec des détenus. »

    Le vice-procureur a d’ailleurs rappelé qu’une « dizaine » de surveillants à Luynes étaient concernés par des faits de corruption en 2025.

    Eva Bonnet-Gonnet

    Darmanin en visite au centre pénitentiaire

    Le Garde de Sceaux s’est rendu samedi matin sur le centre pénitentiaire de Luynes pour décorer trois agents agressés par un détenu, vendredi. Après s’être rendu au chevet de l’un d’eux, en soins intensifs après avoir été touché à la gorge, Gérald Darmanin a ensuite décerné une médaille aux deux autres agents, aux primo-intervenants et à l’équipe de soignants également entrés en action. Si le ministre a ensuite échangé avec les agents, aucune « grande annonce » n’a été faite, rapportent les syndicats, qui avaient organisé le blocage de la prison le matin de sa visite en empêchant les « entrées et sorties » du site, rapporte Ufap-Unsa Justice. Une mesure rapidement levée. Pour autant, pour le syndicat, la visite se résume à un « bref effet d’annonce (…) Il nous manque toujours des effectifs et des moyens matériels. » Soit du budget.