Tag: Aix-en-Provence

  • Stéphane Ravier condamné en appel pour prise illégale d’intérêts

    Stéphane Ravier condamné en appel pour prise illégale d’intérêts

    Alors que Stéphane Ravier comparaissait en matinée de ce lundi pour favoritisme à Marseille, à Aix, la cour d’appel rendait dans son délibéré dans un dossier de prise illégale d’intérêts concernant le sénateur d’extrême droite. Dans cette seconde affaire, l’élu, condamné à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour avoir embauché son fils, Thomas Ravier, aux espaces verts des 13e et 14e arrondissements de Marseille en août 2018, voit sa condamnation confirmée par le parquet. La relaxe est prononcée pour son fils.

    Son avocat, Julien Pinelli, estime à l’issue du délibéré que la « décision, au plan juridique, n’est pas fondée. Même si la peine infligée à Stéphane Ravier demeure très inférieure à celle sollicitée par le parquet de Marseille en première instance, qui demandait à son encontre 5 ans d’inéligibilité, nous allons former un pourvoi devant la chambre criminelle de la cour de cassation. Notre recours suspend naturellement l’exécution des sanctions prononcées à l’encontre de Monsieur Ravier. »

  • Première sortie réussie pour les escrimeurs aixois

    Première sortie réussie pour les escrimeurs aixois

    Auvergne-Rhône Alpes, Alpes et Provence Côte d’Azur avaient rendez-vous à Aix-en-Provence.

    Durant deux jours, c’est dans le fief d’Escrime du Pays d’Aix que les meilleurs tireurs de ces trois régions sont allés quêter des podiums, afin de lancer au mieux leur saison. Dans ce contexte, les Aixois ont su tirer leur épingle du jeu.

    Avec notamment deux titres inter-zones. Le premier décroché par Thibaud Gaven-Mary, chez les moins de 20 ans hommes. Le second revenant à Alice Villedieu, dans la catégorie des moins de 15 ans filles.

    Un podium 100% aixois

    à noter dans cette catégorie féminine, que le podium est 100% aixois. Outre Alice Villedieu, ses coéquipières Elise Janel (2e) et Romane Veilleux (3e) complètent le trio des meilleures tireuses du grand sud-est. Une quatrième aixoise termine dans le top 10. À savoir Angélique Cornuché, qui décroche la 8e place.

    D’autres podiums ont été obtenus par Clément Montet. Dans la même catégorie que Thibaud Gaven-Mary, il termine quant à lui sur la troisième marche du podium. Alors que chez les moins de 20 ans féminines, Chloé Jabouille échoue de peu pour le titre. Mais elle obtient néanmoins la deuxième place de la compétition.

    Chez les hommes, trois autres Aixois figurent dans le top 10 des moins de 20 ans. Il s’agit d’Arlo Barthélémy (5e), Rémi Tracol (6e) et Alexis Chardin (7e). Enfin, chez les moins de 20 ans filles, on peut également retenir la belle 8e place obtenue par Jeanne Latge.

    Ces résultats montrent que la formation demeure une valeur sûre au sein du club d’Escrime du Pays d’Aix. Ils donnent le ton de ce que pourrait être la saison qui n’en est qu’à ses débuts.

  • Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Le collectif d’industriels de l’Univers extraordinaire réitère son engagement auprès des 146 000 jeunes participants : faire découvrir les métiers de l’industrie. Ce mardi 10 février de 11h30 à l’École des Arts et métiers d’Aix-en-Provence, les classes de la région Paca ayant reçu le plus de points lors de ce concours se verront remettre le prix du Grand défi ForIndustrie, l’Univers extraordinaire.

    Ce challenge 100% digital s’est déroulé pendant les Semaines de l’industrie, fin 2025. Durant trois semaines, les collégiens, lycéens, étudiants ont parcouru la plateforme ForIndustrie. Tel un jeu vidéo, chaque interaction rapporte des points : réalisation de quêtes, réponses à des quiz et recherche d’items bonus.

    Relancer l’attractivité

    Cet outil pédagogique immerge l’utilisateur dans le quotidien des acteurs de l’industrie, à travers les 700 vidéos de professionnels « pour faire découvrir leur métier », indique l’attachée de presse, Sonia Bukowski. Elle détaille : « Admettons un professionnel qui présente : Nous, on est l’industrie du métal, on travaille avec les chaudronniers. Être chaudronnier, voilà ce que c’est…” ». Ce projet encourage les jeunes à envisager un parcours professionnel dans ce secteur qui « pâtit encore de l’image d’Épinal des Temps modernes ».

    220 partenaires industriels, aux côtés de l’éducation nationale et de France travail, sont à l’initiative du projet, à travers six régions. « Avec tous les départs à la retraite, l’attractivité du métier est un grand sujet. Le secteur n’arrive pas à recruter. » ForIndustrie concerne aussi les demandeurs d’emploi qui peuvent, depuis cette année, accéder à une interface simplifiée pour faciliter leur recherche d’emploi : 150 000 postes seront créés d’ici 2035.

  • Génération identitaire jugée face à SOS Méditerranée

    Génération identitaire jugée face à SOS Méditerranée

    La cour d’Appel d’Aix examinait, ce lundi, le dossier des 23 militants de l’association dissoute, poursuivis après cette action coup de force. L’appel avait été interjeté à la fois par les prévenus, qui espèrent une réduction de peine, et par la Maison des Potes, qui souhaite faire reconnaître le caractère politique et raciste de l’opération. Lors de leur condamnation en octobre 2022, les chefs d’accusation de « violence en réunion » et « participation à un groupement en vue de la préparation de ces violences », avaient été retenus.

    Pour Samuel Thomas, président de l’association Maison des Potes, « l’enjeu du procès est que soit reconnue la motivation raciste et politique de ces délits commis ». Pour lui, l’ONG a été ciblée car elle porte secours sans discrimination à toutes les personnes en mer : « S’ils ont visé l’association, c’est que pour eux, ils participent au “grand remplacement”. C’est donc une idéologie extrêmement raciste derrière cet acte. »

    Les avocats des parties civiles soulignent un double enjeu : « Confirmer la culpabilité des prévenus » et « reconnaître l’intégrité des préjudices subis par les personnes physiques », précisent Mes Sébastien Mabile et François de Cambière, avocats de SOS Méditerranée.

    L’avocat général a demandé que les faits de violences en réunion soient retenus et a requis un allongement des peines, de 4 à 5 mois de sursis, invoquant l’absence des prévenus comme circonstance aggravante. La défense estime, elle, que le caractère de violence physique doit être abandonné. « Si l’on rentre un peu dans les détails, nous n’avons que quelques violences sporadiques (…). Cette action militante n’a consisté qu’à attacher une banderole », indique Me Philippe Payan, l’un des avocats de la défense.

    Le délibéré est attendu pour le lundi 23 mars.

  • Le garde des Sceaux en visite à Aix pour désengorger la cour d’appel

    Le garde des Sceaux en visite à Aix pour désengorger la cour d’appel

    La cour d’appel d’Aix-en-Provence, dont le ressort couvre les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et le Var, fait face à un stock criminel devenu difficilement absorbable. Ce lundi 9 février, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a choisi de se rendre au Palais Verdun pour présenter, face aux magistrats, une proposition de texte de loi. Ce dernier est composé de sept articles visant à désengorger le système judiciaire.

    « [Il y a] 5 500 dossiers en attente partout en France au moment où je parle et à peu près 10% de ces dossiers ici à Aix, par manque de salles d’audience, de magistrats, et aussi du fait d’une procédure pénale trop compliquée. Aujourd’hui en France, on attend 6 ans en moyenne pour avoir un jugement ou une condamnation pour viol et 8 ans pour une affaire de narcotrafic », rappelait Gérald Darmanin.

    Lors d’un échange avec le personnel judiciaire, le garde des Sceaux égrené quelques mesures déjà actées pour la cour d’appel d’Aix-en-Provence afin de soulager une juridiction touchée par une hausse continue de son stock d’affaires : 464 dossiers étaient en attente fin 2025, soit une augmentation de 22,4% en un an, rappelait Renaud Le Breton de Vannoise, président de la cour d’appel. La hausse est notamment portée par les procédures liées aux violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui représentent désormais 21% de l’ensemble des détenus, contre 7% en 2017, ainsi que par l’explosion des dossiers liés au narcotrafic, en progression de 40% en deux ans. « Vous venez alors que nous sommes sur le point de basculer », a reconnu Franck Rastoul, procureur général à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Franck Rastoul na noté également qu’en cas d’absence de solution d’urgence en 2026, 19 détenus pourraient être libérés.

    Une loi d’ici le 14 juillet ?

    À l’issue, Gérald Darmanin dit avoir « entendu le cri des magistrats, du procurer général et des greffiers. On ne libérera pas des personnes de détention provisoire parce qu’on s’est mal organisés ». Le garde des Sceaux assure prévoir de « tout changer dans l’organisation concrète du ministère avant même la loi pour pouvoir construire des salles d’audience ». Pour la cour d’appel d’Aix-en-Provence, deux nouvelles salles d’audience doivent être opérationnelles d’ici septembre : l’une en mars, l’autre en septembre. « On avait voté deux millions et demi d’euros pour Aix-en-Provence. On va pouvoir audiencer 26 affaires supplémentaires avec ces nouvelles salles. » D’ici le mois de mai, six magistrats, dont quatre présidents d’assises, et dix greffiers devraient également faire leur arrivée pour que davantage de procès aux assises puissent être tenus. Aussi, le budget désormais adopté, « on va pouvoir débloquer beaucoup de moyens pour embaucher des magistrats temporaires qui permettent de faire 80 vacations supplémentaires ici à Aix ».

    Une fois les mesures d’urgence appliquées, le ministre de la Justice prévoit aussi de « changer structurellement les choses » en présentant, en Conseil d’État, lundi, un texte de loi qui devrait être adopté d’ici le 14 juillet.Parmi les pistes évoquées : l’extension de la procédure de plaider-coupable en matière criminelle, une refonte de la cour criminelle et une simplification des procédures pénales. « Il faut qu’elle apporte, dans un moment parlementaire compliqué, le soutien de tout le monde parce que c’est une loi pour les victimes et pour la justice », estime le ministre. Les 36 cours d’appel du territoire national devraient « bénéficier de soutien, d’un changement de la loi pour faire face à ce tsunami. Sinon, les victimes ne connaîtront pas le réconfort de la justice et les auteurs ne seront pas condamnés et pourront commettre des récidives ».

    Au cours de sa visite, le ministre de la Justice s’est également entretenu avec des victimes, dont la mère de Socayna, étudiante de 24 ans assassinée en 2023, victime collatérale du narcotrafic, toujours en attente d’une date de procès.

    Eva Bonnet-Gonnet
  • À Aix, Encagnane retrouve sa place Romée transformée

    À Aix, Encagnane retrouve sa place Romée transformée

    Le projet supprime le stationnement en surface et renforce la végétalisation, avec 45 nouveaux arbres plantés (65 au total) et 700m² d’espaces verts, contre 100m². La création de sols perméables et la restauration de la fontaine historique sous forme de miroir d’eau contribuent à améliorer le cadre de vie, renforcer la sécurité et lutter contre les îlots de chaleur.

  • À Aix, la maire Sophie Joissains officialise sa candidature

    À Aix, la maire Sophie Joissains officialise sa candidature

    Sophie Joissains entre en campagne. Elle avait déjà annoncé, en 2023, sa volonté de se présenter, mais a attendu 38 jours avant le premier tour du scrutin pour l’officialiser. « J’ai décidé de partir après les vœux. Mes opposants auraient pu se lancer bien avant, ce qu’ils n’ont pas fait. Sur le plan national (…), il y avait beaucoup de facteurs anxiogènes (…). Les habitants n’étaient pas dans l’axe des élections municipales. Ils le sont beaucoup plus aujourd’hui », justifie Sophie Joissains.

    Après avoir succédé à sa mère, Maryse Joissains, la maire sortante assure qu’après avoir « protégé, préservé, guidé » la ville, « nous allons maintenir le cap et faire en sorte d’avoir un rayonnement local ». Il faudra encore attendre pour la présentation de son programme et des noms de ses colistiers. « Il y aura plusieurs partis de la droite et du centre, mais je ne veux surtout pas que cette liste soit un catalogue de partis politiques. Je pense que les habitants ont surtout besoin de projets qui les concernent », laisse entendre Sophie Joissains.

    Côté projets, le bilan de mandat laisse entrevoir les priorités de la campagne. « Ce n’est pas un projet, mais ce n’est pas neutre », estime Sophie Joissains. Si elle est réélue, la candidate indique qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts : « C’était une promesse qui a été tenue durant cinq mandats et c’est une promesse que je fais à mon tour. Ils n’augmenteront pas demain. C’est le résultat d’une bonne gestion qui nous permet d’avoir à la fois des investissements importants, des services rendus aux Aixois et, dans le même temps, de tenir correctement nos finances. »

    Les priorités de campagne, pour la candidate, s’appuient donc « sur le modèle » du bilan de mandat. Elle liste : « La tenue de la ville, sa végétalisation, la transition énergétique et écologique, avec les réseaux de chaleur, la géothermie, la recherche d’eau thermale (…), une ouverture sur la culture et sur le sport. »

    Ne pas « ignorer les défis »

    Sur ces cinq dernières années, Sophie Joissains met en avant un bilan centré notamment sur la sécurité, avec des agents de police supplémentaires et des recrutements en cours : « Ce qui est important pour nous est de poursuivre la croissance de ces effectifs. On ne peut pas ignorer les défis générés par la ville elle-même et l’évolution d’un narcotrafic qui se passe sur Aix par la narcolivraison. »

    Autre enjeu pour la maire sortante, un « changement de gouvernance à la Métropole. Il faut qu’on revienne à une gouvernance qui permette d’être tenue au niveau des bassins de vie ».

  • Un réquisitoire sévère en appel pour Rocher Mistral

    Un réquisitoire sévère en appel pour Rocher Mistral

    En première instance, Vianney d’Alençon propriétaire du château de La Barben et sa société ont été condamnés à la suite d’une série d’infractions au Code de l’urbanisme et du patrimoine. Respectivement, à 20 000 et 70 000 euros d’amende avec sursis, et à l’obligation de remettre le château de La Barben en état dans un délai de neuf mois. Le châtelain avait fait appel de cette décision : retour à la barre, ce mercredi 4 février, face à la cour d’appel d’Aix-en-Provence (notre édition du 5 février). Autre volet de ce feuilleton judiciaire : la mise en danger supposée d’une espèce de chauve-souris protégée. Fait pour lequel d’Alençon avait été relaxé en première instance. L’avocat général a requis, ce mercredi soir, la réforme de la relaxe sur ce volet. « L’infraction sur les murins était parfaitement caractérisée », estime Me Mathieu Victoria, pour la FNE13. Pour le reste des infractions, l’avocat général estime que « la remise en état n’enlève pas l’infraction. Mettre en avant un intérêt économique n’autorise pas à s’asseoir sur la loi ». Et demande la condamnation pour l’ensemble des infractions pointées par la Drac et la DDTM, en proposant un ajournement sous supervision de l’autorité judiciaire à six mois. Il demande une peine d’amende identique à ce qui avait été demandé en première instance. La défense, assurée par Me Alexis Chabert plaide, entre autres, la relaxe pour trois des huit infractions et se félicite « que les partis se mettent d’accord sur la méthode pour déposer les dossiers ». Me Bruno Rebstock évoque lui, des injonctions contradictoires dans les échanges avec les administrations, et souligne de nouveau l’urgence qu’avait d’Alençon pour avancer les projets. Délibéré le 8 avril.

  • Aix : à gauche, la sécurité comme cheval de bataille

    Aix : à gauche, la sécurité comme cheval de bataille

    Dans la salle du château de l’Horloge, les drapeaux des composantes de l’union sont dressés, parmi la foule. C’est dans ce quartier dit populaire de la ville que Marc Pena (PS), à la tête d’une union née des forces écologistes et de gauche, a choisi de tenir son premier meeting de campagne. Sur la centaine de sièges, occupés au complet, des invités locaux, incluant Jean-David Ciot (PS), maire du Puy-Sainte-Réparade, ou Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove. Avant les discours officiels, les engagements de campagne, une ronde d’applaudissements et une standing ovation pour Amine Kessaci, absent lors du meeting. Ce soir-là, à Aix, le militant acharné dans la lutte contre le narcotrafic, candidat aux côtés de Benoît Payan était venu soutenir la campagne. Avant de quitter les lieux (lire ci-contre). Amine Kessaci aura eu le temps d’étayer les deux raisons de sa venue lors d’une conférence de presse en amont : « la première est que partout le narcotrafic doit être combattu, partout où je pourrais aller porter cette parole, de dire que la réponse face au narcotrafic doit être à 360 degrés, cela doit être une réponse transversale. » Ensuite, « on travaille à la création d’une association nationale des maires. Et si Marc [Pena], est élu, il siégera dans cette association et portera la voix d’Aix », a-t-il lancé aux côtés du candidat.

    Protéger, sous tous angles

    Autre raison de la venue du militant : « J’ai confiance en Marc pour ramener une vague d’espoir, de renouveau, une vague où l’entre-soi, le règne familial n’a pas sa place dans une République ou tout le monde a sa voix à porter. »

    Lors du meeting, au tour des chefs de file, forces de gauche et écologistes, de réitérer leur soutien au candidat, leur vision d’Aix. « Le combat d’Amine est notre combat. C’est celui que nous allons porter ensemble pendant toute la campagne », promet David Tessier (PCF). Marc Pena, annonce ce soir porter une liste qui « protège. Ce n’est pas un slogan, c’est une ligne de conduite », estime le candidat. Protéger socialement, écologiquement, pour une « tranquillité publique ». Promesse donc, de rétablir des brigades anti-stups, un renforcement de coopération entre police nationale, municipale et services de l’état. « Nous allons recruter des médiateurs de rue, nous rétablirons une police de proximité, nous recréerons des points d’accueil, des commissariats décentralisés, visibles, accessibles dans les quartiers… » comme autant d’engagements. « À ceux qui se servent de la sécurité comme un terreau fertile pour leurs idées nauséabondes, je le redis, la sécurité est un sujet de gauche ! », pose-t-il.

    Amine Kessaci, exfiltré par la police

    Venu soutenir la campagne de Marc Pena, venu parler de lutte contre le narcotrafic et de sécurité Amine Kessaci a dû précipitamment quitter les lieux escorté par les forces de l’ordre alors qu’il tenait une conférence de presse… Engagé dans la lutte contre le narcotrafic, cause de la mort d’un premier frère, fondateur de l’association Conscience pour venir en aide aux familles victimes de narchomicide, le jeune militant vit sous haute protection policière depuis l’été 2025, quelques mois après la sortie de son livre Marseille, Essuie tes larmes, et des menaces répétées. Une protection renforcée, depuis l’assassinat de son jeune frère Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu le 13 novembre dernier par un commando à moto à Marseille. « Il ne faut pas se taire », réitérait Amine Kessaci, ce jeudi soir.

  • A Aix, la justice désavoue en appel la direction de La France Insoumise

    A Aix, la justice désavoue en appel la direction de La France Insoumise

    Décembre dernier, 40 militants avaient attaqué LFI en justice, accusant entre autres le mouvement d’avoir « confisqué » l’assemblée municipale du 25 octobre dernier, au cours de laquelle Julie Boronad et Guillaume Dalla Costa avaient été investis pour la campagne aixoise. Ils avaient été déboutés par la justice, avant d’interjeter appel. Verdict, ce jeudi 5 février. « La décision est défavorable au mouvement. La France Insoumise se pourvoit en cassation contre cette décision », annonce Alexis Bruneau, correspondant départemental du comité électoral.

    Pour Paul Le Gall, avocat des militants, la Cour suspend les « effets de l’assemblée municipale du 25 octobre » et se faisant, « la désignation des têtes de liste de LFI pour l’élection municipale d’Aix ». Selon lui, LFI « a deux possibilités : soit attendre un arrêt de la cour d’appel qui statue sur cette question, soit une nouvelle assemblée municipale pour désigner de nouvelles têtes de liste ».

    Une option que rejette LFI qui affirme que l’investiture de Julie Boronad n’est pas remise en cause car « la décision de désignation a été prise le 4 novembre 2025. Ce n’est pas une décision de l’assemblée municipale mais du comité électoral de la France Insoumise », explique Alexis Bruneau. Et de préciser : « Toute personne qui se présenterait sur une autre liste que celle qui est soutenue officiellement par LFI serait immédiatement suspendue du mouvement. »