Tag: Aix-en-Provence

  • Des films d’amour à rudes épreuves à Rousset et Aix

    Des films d’amour à rudes épreuves à Rousset et Aix

    « Écouter les battements du monde à travers une sélection de films intimes, spectaculaires et universels, révélant des cinéastes talentueux et créatifs. » Édictés par sa directrice Sylvia Vaudano, les préceptes du festival Nouv.o.monde dont la 15e édition s’ouvre par la projection des Filles du désir de Princia Car, dans l’amphithéâtre 4 de l’Université d’Aix (entrée libre). Sélectionné lors de la dernière Quinzaine des réalisateurs de Cannes, un drame dans le sillage d’un moniteur de centre aéré, lors d’un été brûlant à Marseille, jusqu’à ce que l’une de ses amies d’enfance, « ex-prostituée, bouleverse et questionne leur équilibre, le rôle de chacun dans le groupe, leur rapport au sexe et à l’amour ». 10 films ainsi qu’une séance de courts-métrages issus de 12 pays nourrissent ce festival qui voguera, le lendemain, vers le cinéma le Mazarin, avec Yellow letters. Réalisé par Ilker Catak, un film autour d’un couple composé d’un professeur à la faculté d’Ankara, et de sa femme, une « célèbre comédienne », qui reçoivent tous deux « une lettre de révocation » de l’État en raison de leur engagement politique.

    À partir du 13 mars, Nouv.o.monde aura pour centre névralgique la salle Émilien- Ventre. Au menu, l’avant-première de Sorda, d’Eva Libertad Garcia, dans les pas d’Angela, « sourde de naissance », et de ses craintes à l’aube d’avoir son premier enfant. À noter également, La gifle, de Frédéric Hambalek, plongée dans les tourments familiaux d’un couple a priori « parfait », mais dont l’équilibre va vaciller « lorsque leur fille développe soudainement des capacités télépathiques ».

  • La relève de l’Opéra de Paris en pas de deux à Aix

    La relève de l’Opéra de Paris en pas de deux à Aix

    Le Grand Théâtre de Provence accueille, dimanche 8 mars à 17 h, puis lundi 9 et mardi 10 mars à 20 h, le Junior Ballet de l’Opéra de Paris. Au programme, des chorégraphies de George Balanchine, Maurice Béjart, Anabelle Lopez Ochoa et José Martinez. Un choix très diversifié conçu sur mesure pour les jeunes artistes, concentré de techniques chorégraphiques classiques et d’approches plus contemporaines.

    À l’initiative de ce dispositif, le chorégraphe José Carlos Martínez, nommé en 2022 directeur de la danse à l’Opéra de Paris. Né à Carthagène en Espagne, il est à ce jour l’unique danseur d’origine espagnole à avoir été nommé étoile au sein du Ballet de cette prestigieuse institution. En 2024, il crée le Junior Ballet, une promotion d’une vingtaine de jeunes danseurs et danseuses venus du monde entier qui, au sein de l’Opéra de Paris, bénéficient d’une solide formation. Pour José Martinez, il s’agit avant tout de faire le lien entre l’école de danse de l’Opéra de Paris et le corps de ballet, et de parvenir à davantage de diversité en approchant des danseurs du monde entier.

    Transmission, création

    Il rappelle que le dispositif, s’il est nouveau à Paris, existe déjà dans plusieurs pays et compagnies à l’étranger. Il fallait s’assurer l’accompagnement des jeunes danseurs en fin de formation professionnelle. « Il s’agit de permettre aux danseurs qui terminent l’école de danse et qui ne sont pas engagés dans le ballet de poursuivre leur formation tout en bénéficiant d’une expérience professionnelle. D’autre part, on veut offrir à des danseurs venant d’autres écoles du monde la possibilité de découvrir le style français tel qu’on le pratique à Paris. Ainsi, nous pouvons diversifier les profils qui peuvent être engagés dans le futur corps de ballet de l’Opéra », précise-t-il.

    Une fois intégré le Junior Ballet, un contrat de professionnalisation de 24 mois leur est proposé. Treize d’entre eux sont issus de l’école de danse, les autres viennent d’autres écoles du monde. Aucune concurrence entre les deux accès. José Martinez insiste : « Ce dispositif m’a paru nécessaire car je ne voulais pas voir de jeunes artistes ayant suivi chez nous toute la formation, livrés à eux-mêmes, sans accompagnement, ni contrat de travail. » Et d’ajouter : « J’aime à dire que les danseurs qui entrent au Junior Ballet sont encore des élèves et lorsqu’ils en sortent, ils sont des professionnels. »

    La tournée qui les conduira à Aix est l’occasion d’une expérience professionnelle indispensable. « C’est leur premier contact avec un vrai public, dans des salles différentes. Ils apprennent à gérer les répétitions, la fatigue, la charge de travail. » Le programme a été pensé avec une double ambition : pédagogique, en amenant les danseurs à explorer toutes les formes de l’art chorégraphique, du classique le plus pur au contemporain ; et artistique, en offrant au public l’occasion de découvrir toute la richesse et l’exigence de cet art.

  • La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    Douze ans après la fermeture du Muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence, celui-ci fait enfin son grand retour. Du moins dans la campagne des municipales. Ainsi à l’occasion de la présentation de sa liste le 23 février dernier, la maire (UDI) Sophie Joissains a-t-elle annoncé à la presse qu’elle comptait bien le rouvrir dans les années à venir. « On parle du mandat », confirmait-elle, interrogée sur le calendrier.

    C’est qu’au début du mois de février, une pétition avait été lancée en ligne, qui a désormais recueilli plus de 2 000 signatures. « La région d’Aix-en-Provence repose sur un trésor paléontologique, notamment des fossiles de dinosaures », rappelle le texte. Qui s’indigne : « La fermeture de 2014, sans projet tangible de réouverture, ressemble à une confiscation. (…) Sans notre mobilisation, il y a de grandes chances que ce musée reste fermé encore longtemps. » Avant d’interpeller la maire sortante ainsi que l’ensemble des candidats.

    Bataille historique

    Alors la maire sortante reconnaît un « projet culturel qui n’a pas trouvé encore son aboutissement », face aux contraintes financières. Mais désormais, elle évoque trois sites à l’étude pour ressusciter le Muséum : l’un à proximité de la gare TGV, un autre dans l’écoquartier de la Constance et un troisième sur le théâtre antique. En reconnaissant que cela nécessiterait « une aide importante de l’État » pour dégager ces vestiges réenfouis. À ce Muséum, elle veut adjointe les mosaïques romaines découvertes, ainsi qu’un parcours dédié au site expérimental de fusion nucléaire Iter.

    À gauche, ce combat est mené depuis les premiers jours, se souvient le conseiller d’opposition (Parti occitan) Hervé Guerrera, colistier de Marc Pena. « Dès la fermeture, nous avons alerté », raconte-t-il, déplorant que ces collections restent dans les cartons malgré des expositions temporaires. « Ce qui a manqué, c’est une volonté politique de réouverture de musées comme celui-là, comme il a manqué une volonté de mettre en valeur les collections romaines », déplore-t-il. Alors l’élu partage sa volonté de rouvrir le Muséum, ainsi que, enfin, un musée d’Aix antique sur un site commun ou à deux endroits distincts en fonction d’études à mener. Quant au site d’implantation, « nous sommes dans la logique de concerter, de co-construire. Mais la volonté y sera, cela serait fait sur le mandat ».

  • À Aix, Marc Pena avance au rythme de l’union

    À Aix, Marc Pena avance au rythme de l’union

    La campagne municipale n’a pas manqué de s’installer, aussi, sur le marché d’Encagnane. Dans ce quartier dit populaire d’Aix-en-Provence ce mercredi matin, les militants LFI tractent d’un côté, la liste Aix Avenir, née d’une union des forces de gauche et écologistes menée par Marc Pena, de l’autre. Cette fois-ci, aux côtés du candidat, se tiennent Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône et Cyrielle Châtelain, présidente du groupe Ecologiste et Social à l’Assemblée nationale et députée de la 2e circonscription de l’Isère. Elle était la veille à Hyères, pour soutenir la liste Unie à Gauche. « Aujourd’hui, l’enjeu est celui de la mobilisation, dire aux citoyens que s’ils en ont marre, il y a un moyen de faire autrement et pour cela, il faut aller voter les 15 et 22 mars », assure la députée Écologiste, tract de la liste Aix Avenir en main. Elle constate : « Cela fait 20 minutes qu’on est sur le marché et déjà les questions de logement, de rénovation urbaine, les problématiques de chauffage et d’isolation, reviennent régulièrement. Ce sont des sujets sur lesquels la mairie doit tenir son rôle, dans son rapport au bailleur. Il n’empêche que ça reste des structures financées par le public, c’est un choix ou pas de faire le suivi de ce qu’il se passe. »

    « Basculer » à gauche

    Il y a urgence, pour Cyrielle Chatelain, à mener des rénovations urbaines, végétaliser, et, certes, si les communes sont en proie aux contraintes budgétaires, « dans cette situation difficile, une mairie fait quand même le choix d’investir dans certains sujets (…) Il y a un soutien (national) on est aujourd’hui ici avec un sénateur communiste, la gauche mène globalement bataille pour avoir davantage de moyens pour des collectivités, qu’elles retrouvent une liberté d’administration plus forte ». À ses côtés, Clément-Frel Cazenave (EELV), numéro trois sur la liste, rappelle que « l’écologie politique ce n’est pas juste l’environnement c’est aussi prendre en charge des problématiques sociales (…) ici, on est place Romée de Villeneuve, inaugurée il y a deux semaines : elle est totalement minéralisée. Les habitants ont été concertés sur le sujet, mais leur avis n’a pas été retenu… » Pour le sénateur Jérémy Bacchi, sa présence en soutien au candidat de gauche aixois s’inscrit dans une démarche plus large. « Je suis venu soutenir la liste d’union de gauche et écologiste qu’il conduit comme je le fais dans plusieurs communes de notre département, avec l’idée, plus largement, qu’il peut y avoir plusieurs bascules de villes dans le giron de la gauche, détaille Jérémy Bacchi. Il y a la volonté de créer les conditions pour cela : nous avons signé un accord historique dans 99% des communes que nous portons, pour créer une dynamique globale, et l’emporter dans un maximum de communes. » Ainsi entourés, Marc Pena et ses colistiers s’affairent, eux, à convaincre, distribuer les tracts, entendre les doléances d’habitants et de marchands aussi.

    Des conseils de quartier

    « Nous n’avons jamais eu de place autorisée sur le cours Mirabeau, malgré toutes nos demandes [pour les marchés d’été, Ndlr] », rapporte un vendeur de bijoux et accessoires. « Ils s’arrangent avec certains, c’est toujours les mêmes. Je connais le système. Si je suis maire je le changerai. Ce sera transparent où tout le monde peut candidater », promet Marc Pena. Un peu plus loin, on se plaint des rats dans le quartier, du manque d’arbres, des chaleurs dans les classes l’été… « Alors, qu’est-ce que vous allez changer ? », interpelle une cliente du marché. « Je vais gouverner de manière collective. Je prévois de créer ce qui existe dans la loi mais qui n’a jamais été fait à Aix, des conseils de quartier. »

  • Bruno Ely, 45 années au service du musée Granet

    Bruno Ely, 45 années au service du musée Granet

    Émotion et gratitude, des témoignages, une plus claire perception du chemin parcouru entre 1980 et aujourd’hui, la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains et une foule d’amis ont salué depuis la salle des États Généraux le départ à la retraite de Bruno Ely.

    Avant que la médaille de la ville d’Aix lui soit remise, « sa base arrière » la plus essentielle, ses enfants Marie et Paul (28 et 25 ans) et son épouse Valérie ont pris la parole pour dire à quel point ils ont préservé à ses côtés un univers de grande liberté. L’engagement au quotidien d’une famille hantée par la photographie, la magie et la discrétion des métiers voués aux images restent merveilleusement contagieux : la fille aînée de Bruno, Marie Ely a passé avec bonheur et succès le concours de conservatrice du musée du Mans.

    Sophie Joissains, l’adjointe à la culture Marie-Pierre Sicard ainsi que son directeur d’autrefois Denis Coutagne ont retracé les étapes de la carrière d’un porteur de projets et d’une équipe remarquablement soucieux de convaincre par de multiples conférences et visites guidées le public de son époque. En 1990, pendant l’exposition Cezanne réalisée après l’incendie de la Sainte-Victoire il s’agissait de redonner une place de première importance au musée Granet; 40 ans plus tard, des accrochages et des expositions de niveau international, des dépôts et des acquisitions ont fait taire ceux qui estimaient qu’Aix avait longtemps ignoré « le père de l’art moderne ». À la tête du Pavillon Vendôme et du musée des Tapisseries pendant 18 ans, avant de devenir en 2008 le conservateur du musée Granet, Bruno Ely aura réalisé dans Aix plus de 180 expositions qui relèvent de l’archéologie, du grand XVIIe aixois, du Festival d’art lyrique autant que de la modernité, Alechinsky, Fabienne Verdier et Bernard Plossu peuvent en témoigner. Un prochain portrait du journal complétera cet hommage.

  • À Aix, la gauche veut « co-construire » ses mesures

    À Aix, la gauche veut « co-construire » ses mesures

    Le programme de la liste Aix Avenir, menée par Marc Pena (PS) et née d’une union des forces de gauche, écologiste et citoyennes, vient d’être mis en ligne. Dès le lendemain, le candidat et ses colistiers ont choisi la salle Ughetti, à Luynes, pour tenir une réunion publique destinée à débattre des mesures proposées.

    « Il y a une activité associative très forte ici, explique Marc Pena, en amont de la rencontre. On veut donner la parole aux citoyens dans un dialogue libre, franc (…). C’est l’occasion de parler de ce que nous proposons, montrer que nous co-construisons les choses. On a pris la responsabilité d’un gros programme, on a été plusieurs à l’élaborer et, en même temps, on le propose aux Aixois sous cette forme. » Une méthode qu’il oppose à celle de la majorité sortante : « Elle ne donne pas de direction, il y a des ordres donnés dans l’urgence pour traiter un problème, sans boussole, sans perspective, sans avenir. Dans ce cas-là, les citoyens sont considérés comme des administrés », estime Marc Pena.

    Selon l’équipe de campagne, près de 100 personnes ont répondu à l’appel. Si les problématiques abordées sont larges, de la végétalisation en passant par le logement et les locations saisonnières – « nous agirons très fortement sur Airbnb », promet le candidat à ce sujet – l’un des sujets prégnants de la rencontre reste celui de la mobilité. à l’échelle de toute la ville et notamment dans ce quartier régulièrement congestionné aux heures de pointe. « Sur ces questions de mobilité, je pense qu’il y a de gros problèmes à résoudre. Qu’est-ce qu’on peut faire ? », lance l’une des participantes. « C’est [aussi] la liste métropolitaine qui va apparaître : c’est à ce niveau qu’il faut que les listes métropolitaines fassent apparaître clairement leur programme. On ne peut pas rester comme ça, avec un système de mobilités peu performant », entend-on dans la foule. « Il faut faire basculer la Métropole à gauche, sinon, nous n’y arriverons pas, il faut voter à gauche, c’est la première des choses, lance Agnès Daures, candidate sur la liste et élue DVG au sein du groupe d’opposition Aix-en-Partage, mené par Marc Pena. Effectivement, on est pour le ferroviaire, qui réglerait énormément de problèmes, notamment celui de la dépollution. »

    Magali Bailleul (Place publique), numéro deux sur la liste, veut rappeler que « les élections municipales sont aussi celles du conseil métropolitain (…). Ce qu’on souhaite réussir à imposer, c’est la création d’une halte ferroviaire à Luynes, La Calade, mais aussi porter le projet du tram-train et de la réouverture de la ligne Aix-Rognac ». « Ce sont 72 trains qui passent quotidiennement à Luynes, mais qui ne s’y arrêtent pas : impensable », rappelle Clément Frel-Cazenave (EELV).

    Marc Pena, va plus loin : « La Métropole est un établissement de coopération intercommunale (…), nous proposons d’avoir un syndicat métropolitain ou seraient présents des élus, des membres de l’administration, qui établirait des projets, les réalisations futures, pour les mettre en activité de façon transparente. » À ce stade, Aix, qui compte 17 conseillers métropolitains, est « sous-représentée », pour le candidat, et doit peser pour décider. « La question va être celle de notre position, mais aussi des alliances, au bon sens du terme, qu’on va pouvoir avoir avec d’autres : si la Métropole penche à gauche (…), on aura une majorité et nous pourrons établir une politique commune. Il faut construire une majorité. » Soit « transformer une métropole de la même façon qu’on est capable de transformer une ville », assure David Tessier (PCF).

  • Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Le combat fut expéditif : le Brésilien a mis KO son adversaire au bout de dix secondes grâce à un coup de genou spectaculaire. Lors du co-main event, Davy Gallon (22-10-2) s’est imposé (par décision partagée) face à Mathias Poiron dans le cadre des quarts de finale du tournoi 100K dans la catégorie des moins de 70 kg. Et le vétéran marseillais Araik Margarian a remporté son combat contre Valentino Riva par soumission au deuxième round.

  • L’audace du cinéma japonais des années 1960 à Aix

    L’audace du cinéma japonais des années 1960 à Aix

    Après avoir exploré l’œuvre du réalisateur suédois Bo Widerberg au cours du mois passé, l’Institut de l’image d’Aix poursuit son tour du monde et des époques du cinéma en partant à la découverte, à partir du jeudi 5 mars, du cinéma japonais des années 1960. Face à la submersion de l’esprit de la Nouvelle vague à cette période-là, « les cinéastes des majors vont profiter du vent de liberté qui se lève sur le pays pour se montrer vraiment audacieux », indique le programme de cette maison qui délocalise un cycle dédié d’œuvres remarquables à l’École supérieure d’art d’Aix.

    « Yakuza au féminin »

    « Ainsi, les films de Yasuzo Masumura vont avoir le goût du souffre », à l’instar de La femme de Seisaku (1965), ascension et chute de la maîtresse vénale d’un riche marchand, sous l’ombre de la guerre russo-japonaise, ou de La bête aveugle (1969), sur l’enlèvement d’un modèle par un sculpteur « pour la soumettre à l’empire des sens afin qu’elle devienne une statue idéale ». L’un de ses autres drames emblématiques, L’ange rouge, fera l’objet d’une discussion, samedi 21 mars, avec Pascal-Alex Vincent, spécialiste du 7e art de l’archipel nippon. « Le meilleur du cinéma japonais, c’est aussi celui des grands auteurs de studios », estime-t-on du côté de l’Institut de l’image d’Aix qui proposera certains films « à surprenante beauté formelle » de Kenji Misumi, sans compter des récits de yakuza « se conjuguant au féminin » comme Lady Yakuza: La pivoine rouge ainsi que Le jeu des fleurs.

  • À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    Entre les stands du marché aux fleurs et les militants en pleine distribution de tracts politique, une vingtaine d’associations enfilent leurs dossards. La Cimade, le Secours populaire français, ATD Quart-Monde, la Ligue des droits de l’Homme… Elles sont vingt, engagées dans l’humanitaire et la défense des droits humains, à se mobiliser ce samedi pour demander aux candidats d’intégrer des mesures de solidarité à leur programme et les interpeller sur la place accordée à ce sujet dans leur campagne.

    L’action double un courrier déjà envoyé aux cinq candidats en lice pour les municipales des 15 et 22 mars à Aix-en-Provence. « On les invite à nous faire part de la place de la solidarité dans leur programme de façon concrète, sur un certain nombre de questions que l’on envisage de leur poser, par écrit, mais aussi au travers d’un débat qu’on les invite à organiser », précise Guy Laudren, en charge de l’antenne locale de la Cimade. Deux candidats auraient déjà répondu « favorablement » selon les associations : Mounir Ben Ammar (Rev) et Marc Pena (Aix Avenir). L’initiative part d’un constat : « Rapidement, sur des valeurs communes, on a trouvé une quinzaine de revendications partagées, basées sur ce que l’on considère comme insuffisant de la part de la municipalité en place. Que ce soit la question du logement, du travail collaboratif avec les associations, on a de grosses difficultés avec la dématérialisation et la municipalité à un rôle à tenir. Les associations de protection des femmes ont aussi besoin d’être aidées… », énumère Guy Laudren.

    « Beaucoup à faire »

    L’initiative est assez nouvelle pour ces associations mobilisées. « Je n’ai pas le souvenir qu’on se soit organisé comme cela pour les précédentes municipales, mais il se trouve qu’on travaille ensemble et qu’on a eu envie de faire quelque chose en commun », souligne Martine Herbomez pour ATD Quart-Monde. Pour cette militante, la priorité, pour le prochain mandat, est celle du logement : « Sur cette question, on ne fait pas suffisamment à Aix, alors qu’on a probablement les moyens (…) C’est un choix que font les municipalités, qui sont obligées de réaliser 20% de logement social, mais préfèrent, pour beaucoup, payer une amende. » Pour la militante d’ADT Quart Monde, « il y a beaucoup à faire sur la précarité ». Chaque association a sa requête. « Nous avons deux propositions : recréer la Maison des associations, et un rendez-vous annuel pour faire le point sur ces questions – là », propose Dominique Bruandet, pour le Collectif Agir.

    « On existe, on est là, nos besoins sont multiples. Une aide financière et matérielle est nécessaire pour exercer pleinement notre activité », insiste Didier Blachère, pour le Secours Populaire Aixois.

    « Si on considère qu’Aix-en-Provence est une ville riche et qui se gentrifie, la réalité est qu’il y a une grande précarité avec une population étudiante qui souffre », dépeint Chantal Soubias, bénévole dans la même association. À suivre, donc…

  • 57 noms composent la liste citoyenne de l’Aixois Mounir Ben Ammar

    57 noms composent la liste citoyenne de l’Aixois Mounir Ben Ammar

    Un travail de « plusieurs mois » et « mobilisation préexistante » ont permis à la liste Aix Vivante et Citoyenne, soutenue par le mouvement REV d’Aymeric Caron, menée par Mounir Ben Ammar de rassembler 57 noms. « Il n’y a pas de force politique classique dans notre configuration. Nous avons voulu que ce soit la voix des habitants d’Aix qui puisse se traduire par cette liste », rappelle Mounir Ben Amma. 230 mesures, sont portées par la liste. À ses côtés, Françoise Coux, qui figurait sur la liste d’Aix-en-Partage en 2020. « Je pense qu’on est le terrain actif aixois au-delà des partis », explique cette gynécologue retraitée. Une douzaine des colistiers, font partie des militants LFI qui ont attaqué le parti en justice. « La voie citoyenne aurait existé sans l’esclandre, assure Ben Ammar. On est sur le terrain jusqu’au 14 mars. On fera en sorte d’être sur un score à deux chiffres. Sa liste est estimée à 7% des intentions de vote au premier tour dans un sondage de La Provence.