Tag: Aix-en-Provence

  • À Aix, Sophie Joissains réélue maire sans suspense

    À Aix, Sophie Joissains réélue maire sans suspense

    À peine la moitié des bulletins dépouillés, la réélection de Sophie Joissains (UDI) se dessinait déjà dans cette quadrangulaire du second tour. « Une quadrangulaire à 47% [nombre de voix récoltées par Sophie Joissains au premier tour, Ndlr], sur Aix-en-Provence, ça ne s’est jamais vu ! » estimait l’un de ses colistiers. À 20h10, alors que 36 des 101 bureaux étaient dépouillés, la maire sortante restait en tête avec 46,38% des suffrages exprimés, soit 20 930 voix. Un résultat, qui s’est maintenu jusqu’à ce que sa victoire soit officielle : Sophie Joissains, a été réélue ce dimanche soir au second tour avec 47,35% des voix. Scène de liesse, dans la salle des États de Provence, à l’issue des résultats, avant que la maire ne se dirige, entourée de ses colistiers, vers sa permanence de campagne du cours Mirabeau. « À charge pour nous d’être à la hauteur, et nous le serons ! » a lancé, face à la foule agglutinée dans la salle des États de Provence, la maire sortante, tout en ayant une « pensée » pour Maryse, sa mère et prédécesseur. Autour de la maire, pour célébrer cette victoire, de nombreux maires divers droite et du centre du Pays d’Aix, mais aussi Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région, venu partager ce moment.

    Élue pour la première fois

    « J’avais quand même une confiance au fond de moi, rapporte Sophie Joissains. Ça n’a pas été une campagne de promenade, mais ça a été une belle campagne, avec une équipe solide. » Second dans la course, Marc Pena, à la tête d’une union de la gauche, clôt cette campagne avec 31,01% au second tour. Soit 17 points d’écart avec Sophie Joissains. Le candidat, qui a appris les résultats depuis sa permanence de campagne, rue Granet s’est attelé lors de l’entre-deux-tours à faire campagne pour récupérer les voix des abstentionnistes, qui, au premier tour, étaient évalués à 51%. « Il y a un sentiment de devoir accompli, estime Marc Pena. On prend acte, nous avons proposé notre projet aux Aixois, nous allons désormais l’approfondir (…) on le sait, faire 31% des voix dans le contexte actuel, personne ne nous dira que nous avons fait un mauvais résultat. » Le candidat à gauche estime que le taux d’abstention pour ce second tour est aussi responsable du score et des résultats… Le candidat évoque aussi une certaine « résignation » des électeurs. À l’instar du second tour de 2020, qui opposait Anne-Laurence Petel (Renaissance) à Maryse Joissains, la gauche s’est maintenue en seconde position et comme challenger principal de la maire sortante tout au long de l’entre-deux-tours. Pour rappel, dans ce scrutin 2026, Sophie Joissains se présentait pour la première fois en son nom, ayant succédé à Maryse Joissains en 2021. « Je crois que le [mythe de la dynastie Joissains, repris par ses adversaires au cours de la campagne, Ndlr] est un peu facile : il y a des élections et nous ne sommes pas les mêmes personnes non plus, même s’il y a des liens affectifs qui nous lient évidemment. C’est toujours une fierté d’être élue sous son propre nom », remarquait Sophie Joissains, à l’issue de la victoire. Chez les deux autres candidats qui se sont maintenus sur cette quadrangulaire, Jean-Louis Geiger, candidat RN, est arrivé au second tour avec 13,66% des suffrages exprimés, contre 7,96% des voix pour Philippe Klein, candidat investi par Horizons, dernier dans la course.

    Sophie Joissains aura 41 sièges au conseil municipal, 13 sièges au conseil communautaire. Marc Pena aura de son côté neuf sièges au conseil municipal, trois sièges au conseil communautaire, Jean-Louis Geiger en occupera trois au conseil municipal, un seul au conseil communautaire. Philippe Klein n’aura lui que deux sièges au conseil municipal, et n’occupera aucun siège au conseil communautaire.

  • À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    Le paysage n’a pas bougé depuis dimanche soir dernier. Dans la capitale de la Provence, quatre candidats se maintiennent au second tour. En première position, Sophie Joissains (UDI), maire sortante, a raflé 39,41% des suffrages exprimés. « Nous avons remporté la majorité sur 100 bureaux, sur 101. Tous les Aixois se sont sentis concernés par cette liste et représentés par les élus de la majorité municipale », se félicitait, encore ce jeudi soir, la maire sortante, au cours d’un dernier meeting de campagne. Ce soir-là, le maire sortant, bénéficie d’ailleurs du soutien d’une dizaine de maires, réélus ou fraîchement élus au premier tour. À près de vingt points derrière elle, au premier tour, se plaçait Marc Pena(20,15%), (PS), à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes, d’ailleurs seule liste de gauche à se maintenir au second tour. Pour autant, le candidat, dans l’opposition municipale depuis six ans, croit toujours pourvoir « être aux manettes » d’Aix-en-Provence, dès lundi et faire basculer la ville de droite à gauche. « 20% ça a l’air d’être beaucoup mais ce n’est rien si le taux de participation augmente un peu », lançait Marc Pena au Palais des Congrès mercredi soir, date d’un avant-dernier meeting de campagne. S’il envisage d’une part d’aller chercher les voix des votants absents au premier tour, le candidat de gauche espère aussi récupérer les bulletins de ceux qui ont pu voter pour la liste LFI, menée par Julie Boronad, éliminée au premier tour avec 8% des voix et celles de Mounir Ben Ammar, candidat à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant, qui a obtenu 4,72% des voix.

    Objectif, ramasser des voix

    Pour rappel, à l’issue du premier tour, la liste LFI, a tendu la main à Marc Pena pour un « accord d’union », répondant à l’urgence de construire « un front antifasciste face à une extrême droite à l’offensive dans notre ville », informaient les colistiers de Julie Boronad. Proposition refusée par le candidat de gauche, qui estime que la proposition relevait d’une fusion « technique ». Sans explicitement appeler à voter pour le candidat de gauche, LFI affirme une position « très claire » : « Au deuxième tour, pas une voix pour l’extrême droite, pas une voix pour la droite, pas une voix pour Madame Joissains. » De façon plus limpide, Marc Pena peut néanmoins compter sur le soutien de Mounir Ben Ammar, lequel appelle ses électeurs à « se mobiliser massivement en faveur de la liste conduite par Marc Pena ». Mounir Ben Ammar a publiquement affiché son soutien lors des deux derniers meetings tenus par la liste Pena, ces mercredi et jeudi. À l’extrême droite de l’échiquier cette fois-ci, Jean-Louis Geiger, candidat RN, tient la troisième position. « Nous espérons au second tour améliorer notre score de deux ou trois points, pour arriver ainsi avoir 7-8 élus au conseil municipal. C’est un ancrage net de nos mouvements dans le paysage politique aixois puisqu’au soir du premier tour nous sommes la troisième force politique de la ville », estimait le candidat, lors d’une conférence de presse jeudi. Puis en quatrième position, Philippe Klein, qui fait 11,80% des voix, a fait le choix de se maintenir pour le second tour. Dans nos colonnes, mardi dernier, le candidat rappelait que « ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien ». Verdict, dimanche soir.

  • Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    À ce stade, l’événement n’est qu’un test. Ce samedi, 23 bénévoles de la Croix-Rouge, âgés de 7 à 83 ans, défileront vêtus des vêtements tirés de la boutique seconde-main de la structure, dans les alvéoles de la Fondation Vasarely, qui prête son lieu pour l’occasion. Au total, une trentaine de bénévoles se mobilisent pour que le défilé puisse avoir lieu. L’action, se veut avant tout « symbolique » pour l’instant, le défilé de mode n’est donc ouvert qu’à la presse. « C’est une phase de test, précise Bernard Greiner, directeur de la communication de l’union locale de la Croix-Rouge. Nous comptons sur les médias et les journalistes pour relayer l’information. » Et la portée de l’action. Deux intentions portent le projet. Celle, d’abord, de « montrer que l’on peut s’habiller de façon chic et classe à la Croix-Rouge », précise Bernard Greiger. Et ainsi faire la promotion des circuits courts de la mode.

    Valoriser la boutique

    L’association propose dans ses locaux aixois, situés cours des Arts et Métiers, tout un rayon de vêtements de seconde main : une boutique ouverte et accessible à tous, « sans conditions » où sont mis en vente de quoi habiller femmes, hommes, et enfants. « Ce que les gens ont tendance à oublier, ou ne pas savoir ! », précise Bernard Greiner, l’association étant davantage réputée pour ses actions sociales et caritatives. Autre intention derrière le projet, impulser l’achat de ces vêtements seconde main, qui permettent à l’association de maintenir sa trésorerie à flot. Comme d’autres associations, la Croix-Rouge pâtit des coupes budgétaires et de la baisse des subventions, et compte sur l’achat de ces vêtements pour poursuivre ses actions locales, notamment. Pour rappel, l’union locale de la Croix-Rouge est quotidiennement mobilisée sur 32 communes du Pays d’Aix. Si l’association tire un bilan positif de son action samedi, un défilé sera organisé à destination du grand public, cette fois-ci. « La Croix-Rouge espère un écho le plus large possible grâce à la diffusion de la captation vidéo et l’aide des médias », indique l’association.

  • Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    En début de matinée, la fête n’a pas encore commencé. Les tables commencent juste à être installées, des dizaines de stands associatifs et d’activités commencent à être montés et à s’animer, petit à petit, sur le Campus Robert-Schuman. Ce jeudi, la seconde édition du « Campus d’Aix en Fête », lui-même intégré dans le dispositif CAP Étudiant, a été lancé. La première, s’étant tenue en octobre dernier. Deux finalités, à ce rendez-vous. « Que ce soit, d’abord, un moment festif, convivial, un moment de rencontre entre différents étudiants, via différentes animations, déroule Nicolas Mascret, vice-président d’Aix-Marseille Université (AMU), délégué à la vie étudiante. Second objectif, que les étudiants puissent prendre connaissance de tout ce qu’AMU leur propose en termes d’aide, de sport, de culture… Tout cela, via le festif. » Sur l’ensemble des sites d’Aix-Marseille Université (AMU), 162 associations existent, le campus aixois étant l’un des plus dynamiques, sur le volet. Mais « il faut faire connaître les services et ce qui existe aux étudiants, souligne Quentin Acquatella, vice-président étudiant AMU. Il y a beaucoup de choses à l’université, il faut aller plusieurs fois vers l’étudiant, ne pas attendre qu’il se mette à faire des recherches tout seul. D’ailleurs, l’événement est précédé de deux ou trois semaines de tournées des services sur le campus ». D’où ce second événement.

    Des services à connaître

    L’objectif de cet événement, selon les organisateurs, reste surtout de « rompre l’isolement social ». « Une des problématiques [chez les plus jeunes, Ndlr] est celle de la santé mentale, souvent liée à l’isolement, poursuit Nicolas Mascret. L’idée est à la fois que les étudiants puissent vivre un moment collectif, ne pas se sentir isolés, grâce aux concerts, aux animations, mais aussi se rendre compte qu’à l’université, nous avons des centres de santé universitaires, ou l’on peut consulter des médecins, des psychologues, qu’on peut faire du sport, avoir des activités culturelles. L’idée, est de se rendre compte que l’on n’est pas seul. » L’événement, qui prévoit d’accueillir des milliers d’étudiants au cours de la journée, est en partie financé par la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), versée chaque année par les étudiants non-boursiers, mais aussi par le programme Ideal, spécifique à AMU. « Une façon de montrer aux étudiants ce qui peut être fait avec leur contribution », précise Nicolas Mascret. Pour cet événement, « il y a 120 personnels d’Aix-Marseille Université, du sport de la culture, des services de santé… », mobilisés, rappelle Nicolas Mascret.

  • À Aix, Sophie Joissains jette ses dernières promesses dans la bataille

    À Aix, Sophie Joissains jette ses dernières promesses dans la bataille

    Cours Mirabeau, sur le parvis de son local de campagne, Sophie Joissains (UDI) tient son dernier meeting de campagne avant le second tour. « On se rapproche des mille personnes (présentes) », estime son équipe de campagne. Parmi les sympathisants et soutiens, une dizaine de maires du Pays d’Aix, élus ou réélus au premier tour. « Une mobilisation qui démontre qu’il existe sur notre territoire une cohésion (…) nous ne sommes pas de simples voisins, ce sont des liens quasi organiques qui nous relient, une culture millénaire, une coutume, des habitudes », salue Sophie Joissains. La maire sortante, est arrivée largement en tête du premier tour, dimanche dernier. « 39,41% des suffrages exprimés, rappelle la candidate. Nous avons remporté la majorité sur 100 bureaux, sur 101. Tous les Aixois se sont sentis concernés par cette liste et représentés par les élus de la majorité municipale. Ce score vient récompenser un engagement sans faille vis-à-vis des Aixois. » Une équipe, selon Sophie Joissains, « qui ne s’est pas construite autour d’un slogan ou d’une addition d’ambitions personnelles, comme certaines autres listes, mais autour d’un projet clair ».

    « Pas suffisant »

    « Une ville ne se dirige pas avec des postures mais du travail, de la constance, de la clarté… liste la candidate. Ces derniers jours, j’ai entendu nombre de propos qui m’ont étonnée, interpellée. J’ai entendu des gens qui dénonçaient ce qu’ils avaient soutenu ou voté hier, puisque l’opposition municipale a voté à 95%, à l’unanimité, les délibérations prises en conseil municipal. » Et d’étrier, sans citer les candidats, des téléphériques, qui « coûtent 32 millions le kilomètre » ou un autre candidat qui « s’est trouvé à Aix comme à Chicago, et qui prétend démultiplier les policiers municipaux pour en faire une brigade des stups. C’est du régalien », poursuit Sophie Joissains. Avant de poursuivre : « Le même candidat, appelle les électeurs de la candidate LFI, qui a comme projet de désarmer la police municipale, à le rejoindre : un peu de cohérence, tacle Sophie Joissains. J’entends aussi, à vérifier, que demain, un candidat pourrait aller à la fête de l’Aïd pour promettre un lieu de culte, sans qu’aucune réflexion sérieuse soit engagée, ou distribuer des tracts lors d’une fête religieuse : je laisse cela à votre appréciation. » Aucune de ces mesures, promet Sophie Joissains, ne sera incluse dans le programme. « Mais nous allons continuer de recruter 7 à 10 policiers municipaux par an, construire un nouveau commissariat central, pour contenir ces nouveaux effectifs, de poser des caméras, continuer, en étroite collaboration avec la police nationale, de faire en sorte que la ville d’Aix accroisse sa sécurité et permette que notre qualité de vie demeure, pour tous », liste, entre autres, la candidate.

    Aller chercher « toutes les voix »

    Un projet justifié par des « réalisations ». Celle du Faubourg, en cours de rénovation, d’Encagnane, ou encore la rénovation urbaine de Corsy « que nous venons de terminer », rapporte-t-elle. Promesse est, de nouveau, faite d’un accès égal au sport et de la culture, d’un accroissement du Pôle d’Activité pour accueillir des entreprises « en énergie verte », « une Cité de la Défense », de poursuivre les efforts pour un chiffre de tourisme qui rapporte « 400 millions par an de chiffre d’affaires à nos commerçants », et l’ouverture d’un second centre d’accueil pour femmes… Pour autant, « un très beau score de premier tour comme le nôtre nous pousse, nous engage, mais n’est pas suffisant. Il nous faut remporter le second tour. Nous avons des adversaires parfois vexés, ulcérés de notre résultat, et croyez-moi, ils ne reculeront devant rien pour essayer de nous faire reculer », lance Sophie Joissains, qui appelle à aller chercher « toutes les voix ».

  • « Quand on est un travailleur à Aix… »

    « Quand on est un travailleur à Aix… »

    Important signal en direction du monde du travail envoyé depuis le plus important quartier populaire de la cité du Roi René : en introduction de l’ultime réunion publique de la liste Aix Avenir conduite par Marc Pena, une prise de position de François Canu, responsable syndical, est venue appuyer la démarche de rassemblement des progressistes.

    C’est Agnès Daures, élue sortante, candidate de la société civile, elle-même militante syndicale qui l’a transmis aux participants. « Quand on est un travailleur à Aix, on a besoin d’une politique sociale et environnementale, qui garantit l’égalité d’accès aux droits pour toutes et tous, une ville solidaire », indique la lettre.

    « On doit pouvoir se loger. Le prix au mètre carré et la pénurie de logement social excluent les travailleurs de notre ville. Ceux et celles qui travaillent à Aix doivent pouvoir vivre à Aix », mais aussi « pouvoir se déplacer » et « pouvoir se soigner », poursuit le texte.

    Ennemi mortel

    François Canu rappelle que « quand on est un travailleur, n’en déplaise au grand patronat, on ne fait pas que travailler. On se cultive, on fait du sport, on a des activités syndicales et associatives. On a besoin d’un accès pour tous aux pratiques culturelles et sportives, d’une ville qui soutient la vie associative et qui consulte les syndicats ».

    Il critique le désengagement financier de l’État vis-à-vis des collectivités et asphyxie les communes car quand les communes disposent de moins de moyens, ce sont les services publics qui reculent, les inégalités territoriales qui se creusent.

    Mais c’est quand le message du syndicaliste rappelle « que l’ennemi mortel des travailleurs, c’est l’extrême droite », que la salle applaudit le plus fort. Et de conclure :« Pas une voix du monde du travail ne doit aller à l’extrême droite. Leur politique raciste, antisémite, sexiste, LGBTQIAphobe, liberticide ne répond en rien aux urgences sociales, de plus, tous leurs votes, que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen, l’ont été contre le progrès social : contre l’augmentation du Smic, contre la réforme des retraites à 60 ans, contre l’imposition des plus riches, les droits des femmes et dernièrement contre la nationalisation d’Arcelor ? En conséquence, moi François Canu syndicaliste, j’appelle à voter pour la liste d’union de la gauche emmenée par Marc Pena, afin de battre la droite et l’extrême droite. »

  • À Aix, un ultime meeting pour Sophie Joissains

    À Aix, un ultime meeting pour Sophie Joissains

    La campagne de l’entre-deux-tours prendra officiellement fin ce vendredi soir. En attendant, elle bat, de nouveau, son plein. Si elle est arrivée largement en tête du premier tour, raflant 39,41% des votes, Sophie Joissains s’applique, comme les trois autres candidats maintenus au second tour, à tenir un ultime meeting avant dimanche soir. La rencontre sera programmée dans son local de campagne, situé sur le haut du cours Mirabeau (1 bis), ce jeudi 19 mars, dès 18h30. « Les participants pourront découvrir les engagements portés par la liste Passionnément Aixois, et partager leurs attentes pour l’avenir de la ville », indique l’équipe de campagne par voie de communiqué. Pour rappel, Sophie Joissains, élue pour la première fois en son nom, ayant succédé à Maryse Joissains, sa mère, en 2021, porte un programme qui est axé en priorité sur la « sécurité et la tranquillité publique », aux côtés d’une équipe renouvelée de moitié.

    Un programme axé sécurité

    La candidate promet, sur ce plan, des moyens humains, comme matériels, pour renforcer les effectifs de sécurité. Entre autres, dix agents de police municipale par an, un nouveau commissariat, davantage de caméras de vidéosurveillance. La maire sortante promet, à répétition, de ne pas augmenter les impôts communaux pendant « toute la durée du mandat », d’installer services publics, équipements culturels et sportifs dans chaque quartier et village, et d’adapter la ville à la transition énergétique. Un programme qui se veut dans la continuité de ces dernières années de mandat. « Le résultat [de ce premier tour, Ndlr] montre que cela vient de l’ensemble de la Ville d’Aix. la politique qu’il a menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin, affirmait, à l’issue du premier tour, Sophie Joissains. Ce que j’assure aux Aixois est que sur le plan de la tranquillité publique, sur le plan de la préservation de la ville, nous agissons en profondeur et avec de véritables résultats. »

  • Marc Pena promet d’être dimanche le maire d’Aix-en-Provence

    Marc Pena promet d’être dimanche le maire d’Aix-en-Provence

    Plus que trois jours pour battre campagne avant le second tour. Arrivé en deuxième position au second tour (20,15%), juste derrière la maire sortante, Sophie Joissains (39,41%) Marc Pena, à la tête de la liste Aix Avenir, née d’une union des forces de gauche et écologistes, y croit fort : « Dimanche nous serons aux manettes pour faire d’Aix une ville progressiste avec vous et pour vous ! », lance Marc Pena. Ce mercredi, c’est au Palais des Congrès d’Aix-en-Provence que le candidat a choisi de tenir son avant-dernier meeting de campagne. Le second se tenant ce jeudi, au Jas de Bouffan. Parmi les présents, Mounir Ben Ammar, candidat Révolution écologique pour le vivant (Rev), battu au premier tour (4,72%). Le candidat a, avant cette soirée, appelé, à « se mobiliser massivement en faveur de la liste conduite par Marc Pena ». Sa présence, lui vaut une standing ovation venant des sympathisants. « Il fallait avoir beaucoup de courage pour faire ce que tu as fait », adresse Marc Pena, qui mise sur le « report des voix d’une partie de la gauche ». « Mounir [Ben Ammar] a été d’une limpidité totale. Nos amis de la France insoumise ont dit l’essentiel : combattre l’extrême droite, ne pas laisser Joissains au pouvoir. Quand il y a de tels enjeux, la gauche sait se rassembler (…). » Si la tête de liste est arrivée derrière Sophie Joissains, au premier tour, Marc Pena martèle être « la seule alternative » au mandat de la maire sortante. « La moitié des Aixois ne sont pas allés voter. La première chose que j’ai faite et que je vais continuer à faire, est de m’adresser à tous ces abstentionnistes, des plus âgés, déçus de la politique, aux plus jeunes qui ne se sentent pas concernés et pas représentés par le spectre actuel d’Aix-en-Provence », poursuit Marc Pena.

    Barrer l’extrême droite

    « 20 points ça a l’air d’être beaucoup, mais ce n’est rien si le taux de participation augmente un peu », répétera ce dernier, au terme d’un long discours. Si l’union des forces de gauche et écologistes est arrivée en deuxième position, il estime que le « gros score » de la liste Joissains est en partie « dû à plusieurs facteurs, dont un, auquel on pense pas : la force de l’habitude, le fait qu’on vive la présence des Joissains comme une fatalité, comme faisant partie du décor, d’un sparadrap dont on ne pourrait pas se défaire (…) je m’interdis une énième victoire du clan Joissains », estime Marc Pena.

    Entre la déclinaison d’une partie du programme et l’appel à voter, un autre message a marqué la soirée : celui de la lutte contre l’extrême droite, alors que le RN, au premier tour, a atteint les 15%. Et que dans la matinée, les affiches collées avenue de l’Europe par les militants de la liste Aix Avenir, ont été taguées d’une croix gammée. « Siamo tutti antifascisti ! » clament, en fond de salle, les plus jeunes militants. « Notre adversaire premier, c’est l’extrême droite, rappelle Marc Pena. C’est parce que le RN a su se normaliser que la parole raciste, xénophobe, s’exprime en toute impunité (…) nous serons un rempart contre toutes les formes de discrimination. »

    Des croix gammées sur ses affiches

    En pleine campagne pour le second tour des municipales, Marc Pena a retrouvé des croix gammées, symboles du régime nazi, dessinées sur ses affiches de campagne, avenue de l’Europe, à Aix-en-Provence. Par voie ce communiqué ce mercredi, le candidat condamne « avec la plus grande fermeté » ces actes « ignobles et inacceptables, qui relèvent d’un antisémitisme et d’un fascisme décomplexés. Ils n’ont absolument pas leur place dans notre vie démocratique ». Marc Pena annonce également engager des poursuites. « Nous ne céderons ni à l’intimidation, ni à la haine », assure le candidat de la gauche.

  • [Entretien] Marc Pena : « À Aix, il faut l’unité face à Sophie Joissains et au RN »

    [Entretien] Marc Pena : « À Aix, il faut l’unité face à Sophie Joissains et au RN »

    La Marseillaise : Vous organisez un premier meeting, ce mercredi, au centre de congrès. Quel est son objectif ?

    Marc Pena : Mercredi, on sera à trois jours de la fin de la campagne du second tour. On attend à peu près 450 personnes. On est en train de mobiliser un maximum pour que les gens viennent. Ce meeting va servir à rassembler. J’ai remarqué le très fort taux d’abstention, de plus de 50%, qui explique en partie ce résultat. Le grand vainqueur de cette élection, c’est l’abstention. On va essayer de mobiliser les gens à aller voter. On doit arriver à gagner cette élection.

    Pour y parvenir, quelle est votre stratégie face à une maire sortante largement en tête ? Sur quelles réserves de voix comptez-vous ?

    M.P. : On a déjà une réserve de voix claire du côté de la gauche radicale : Mounir Ben-Ammar, qui conduisait une liste REV et qui a fait moins de 5%, me soutient officiellement. Avec LFI, on ne fait pas de liste commune, ils ne peuvent plus se maintenir étant à 8%, donc j’espère qu’ils vont appeler à un barrage contre le RN et pour chasser Sophie Joissains. Parmi ces réserves de voix, on compte aussi les abstentionnistes, ainsi que ceux qui ont voté Philippe Klein [11%] et qui en ont marre de la politique clientéliste de la maire sortante.

    Vous voulez unir en construisant un front contre Sophie Joissains et le RN ?

    M.P. : Oui, le mot d’ordre est l’unité face à Joissains et au RN. La maire sortante a fait un gros score [39,4%], mais rien n’est joué. Si les abstentionnistes se réveillent et si les réservoirs potentiels s’expriment à travers notre liste, on peut gagner. Ces 25 dernières années, la même famille a gouverné. Beaucoup d’habitants le vivent comme une fatalité et ne vont pas voter. On dit que les Aixois l’ont choisi, mais la vérité, c’est que 25 ans à la mairie, ça permet de mettre en place des réseaux, des clientèles, des obligés de la mairie et de Madame Joissains qui ont peu d’autonomie. Ce sont des propos lourds que je prononce, mais c’est la réalité. On en dénoncera certains dans ces deux meetings. De plus, l’ensemble des forces de progrès doit s’opposer à la liste RN de Monsieur Geiger [15,9%]. Ils ont fait suffisamment pour être au second tour et représentent un grand danger pour l’avenir de la ville.

    Vous avez annoncé un second meeting, jeudi, au Jas-de-Bouffan. Pourquoi ce quartier ?

    M.P. : Il se tiendra à la salle des Cèdres au Jas-de-Bouffan. Aix ne se limite pas au centre-ville et aux allées provençales, comme le croient certains, notamment les Joissains. Il y a les quartiers populaires et les villages aussi. Jas-de-Bouffan est une ville dans la ville, avec 35 000 habitants. Si on n’écoute pas ces gens, si on ne leur redonne pas d’espoir, ce sont simplement la colère et la frustration qui s’exprimeront, d’abord en ne votant plus, et demain peut-être par des tensions sociales plus importantes. C’est notre vocation, en tant que gauche, de représenter les classes populaires. On veut accueillir un maximum de personnes pour se rassembler en vue d’une victoire.

    Meeting mercredi 18 mars à 19h au centre de congrès d’Aix-en-Provence ; meeting jeudi 19 mars à 19h à la salle des Cèdres

  • « J’essaie de créer une équipe qui peut prétendre monter »

    « J’essaie de créer une équipe qui peut prétendre monter »

    La Marseillaise : À sept journées de la fin de Pro D2, vous êtes actuellement troisièmes, à deux points seulement de Colomiers. Comment analysez-vous votre saison en cours ?

    Philippe Saint-André : En début de saison, on a eu trois ou quatre premiers matches qui étaient un peu compliqués. Beaucoup de nouveaux joueurs, de nouveaux staffs et de nouvelles choses à mettre en place. On s’est bien rattrapés au début de l’année 2026, puis on a connu une petite dynamique négative avec un expulsé et pas mal de blessés. Maintenant, on profite de la trêve pour retrouver les joueurs au travers d’une semaine d’entraînement importante, où l’on va notamment partir en stage au Portugal pendant trois jours. On s’apprête à entrer dans le sprint final de la saison. Notre objectif, c’est d’abord de faire les phases finales. Après, ça serait bien de finir second, derrière une équipe de Vannes qui a vraiment fait la différence.

    Votre concurrent direct Colomiers est justement votre prochain adversaire, jeudi 26 mars (19h) au stade Maurice-David…

    P. S.-A. : On se prépare déjà pour ce match-là. Après, sur les sept matches, quatre auront lieu à domicile. On a donc un calendrier assez favorable. Mais il va falloir retrouver avant toute chose une très bonne dynamique de victoire, retrouver nos points forts, comme la conquête, notre qualité à marquer des essais rapidement et à être solide dans le un-contre-un. Ce match face à Colomiers sera déterminant dans la course à la deuxième place, surtout qu’il est toujours mieux d’éviter un match de barrage et un match supplémentaire. Même si Montauban nous a prouvé le contraire l’année dernière en accédant au Top 14 malgré une sixième place en régulière.

    Provence Rugby était réputée pour son invincibilité à domicile, mais votre équipe parvient à avoir de très bons résultats à l’extérieur cette saison. Qu’est-ce qui a changé ?

    P. S.-A. : Si tu veux être une équipe et prétendre monter en Top 14, il faut être une équipe constante, qui prend des points en permanence. C’est ma philosophie. Après, on n’est pas content des défaites à domicile, ça c’est sûr. Surtout le non-match contre Agen. Par contre, on est déjà à cinq victoires à l’extérieur. Beaucoup de points de bonus défensifs récupérés à l’extérieur. On a même gagné un match contre Nevers avec une victoire bonifiée. J’essaie de créer une équipe qui peut prétendre monter en Top 14. Tu ne peux pas gagner de 50 points à domicile et en prendre 50 à l’extérieur. Il ne faut jamais rien lâcher.

    Si vous deviez retenir le joueur qui vous a le plus marqué à ce stade de la saison, ce serait lequel ?

    P. S.-A. : Parmi toutes les statistiques, (Setareki) Bituniyata a marqué 11 essais cette saison. Il est dans le top 5 des franchiseurs, des offloads et des plaquages offensifs. Il a commencé au poste d’ailier et s’est bien reconverti comme trois-quarts centre. On a un bel effectif, mais c’est vrai que Bituniyata est un joueur qui fait la différence pour le moment.