Tag: agents territoriaux

  • Agression d’une agente territoriale à l’école St-Louis Campagne Lévèque

    Agression d’une agente territoriale à l’école St-Louis Campagne Lévèque

    Elle a été violemment attaquée aux abords de l’école alors qu’elle s’y rendait », relate Patrick Rué, secrétaire général FO Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation tire la sonnette d’alarme suite à une agression d’une Atsem, ce mardi matin, à l’école Saint-Louis Campagne Lévèque (15e arrondissement). Le syndicaliste affirme qu’elle a «reçu des coups violents» et pointe la gravité de l’agression. Toujours selon Patrick Rué, les agents de l’établissement prépareraient un droit de retrait.

    Contacté, le bataillon des marins-pompiers confirme l’intervention de ses services aux alentours de 8h50 et explique que l’agent d’une quarantaine d’année a été transportée aux urgences « pour des douleurs au visage et au dos ».

    « La police municipale a été prévenue immédiatement quelques minutes après l’agression. Une fois sur place, nous constatons la hauteur de l’agression subie par cette personnelle de la Ville. Nous lui apportons notre soutien total, plein et entier», réagit Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité et de la police municipale. Il précise qu’un dépôt de plainte «au nom de la Ville» va être fait prochainement. « Nous avons demandé à cette agente de faire de même. Pour l’heure, les services de police sont à la recherche de l’individu. Nous avons dépêché un équipage de police municipale qui restera autant que nécessaire pour assurer la sécurité devant l’école », développe l’adjoint qui met en avant «la réaction rapide du bataillon des Marins-Pompiers et de la police municipale». « L’agente a été prise en charge, elle a été très choquée, nous prévoyons un accompagnement psychologique en sa direction et une cellule psychologique pour les autres agents de l’établissement », conclut-il.

    Le maire de la ville, Benoît Payan, a également réagi sur les réseaux sociaux : « Cette agression est révoltante et je veux dire toute ma solidarité à cette victime qui ne faisait qu’exercer son métier. Je suis à ses côtés et aux côtés de toute l’équipe ». Avant de développer : « Nos agents municipaux sont en première ligne pour offrir aux Marseillais un service public de qualité. Toute violence envers eux est intolérable et doit faire l’objet de sanctions exemplaires par la justice ».

    Plus d’informations dans La Marseillaise de demain.

  • Les territoriaux FO de Marseille dans la bataille

    Les territoriaux FO de Marseille dans la bataille

    Écoles, crèches, propreté, musées, police municipale… le 18 septembre, les agents territoriaux FO de Marseille seront en grève. À l’aune de cette mobilisation, dans son bureau du boulevard d’Athènes, Patrick Rué, leur secrétaire général, affiche sa détermination. Calme et ferme : « Le 18 va aller dans ce sens : ou vous nous entendez ou la mobilisation va se durcir. Ce doit être un vrai avertissement », glisse l’homme de 70 ans, dont la figure reste encore incontournable dans le paysage syndical marseillais.

    Cette mobilisation du 18 septembre s’inscrit logiquement selon lui dans une colère sociale plus large, nourrie par les inégalités et le sentiment de décisions politiques injustes. « Tout le monde a l’impression d’une forte iniquité. Les 2% les plus fortunés ont une fortune équivalente au reste de la France, et qu’à eux, on ne demande rien », souffle-t-il. Et d’appeler les responsables politiques à « donner l’exemple », notamment en réduisant les privilèges des anciens présidents et ministres : « Ce n’est pas ça qui va changer le budget mais par contre c’est quand même très ancré dans l’esprit des gens. »

    La réforme des retraites pourrait être « le déclencheur » d’un signe d’inflexion de ces politiques, poursuit Patrick Rué. Malgré quatorze mobilisations en 2023, « les Français ont été ignorés ». Pour lui, ce mépris alimente la radicalisation : « À partir du moment où vous ne tenez pas compte des mouvements ordonnés, vous laissez la place au désordre. » Revenir sur cette réforme serait « le vrai signe d’ouverture à une négociation réaliste ». Et ce n’est pas le renoncement aux deux jours fériés qui change grand-chose à l’affaire : « C’est la pratique de négociation avec les syndicats : on met la barre très haut puis on redescend… Quand on ne recule pas, je ne sais pas si c’est une avancée, du surplace peut-être, mais c’est un signe… attendu. »

    Pour Patrick Rué, la stratégie syndicale aussi doit évoluer. Lui défend une mobilisation plus structurée, capable de peser réellement en s’inspirant du mouvement du 10 septembre : « Il faut arriver à des blocages organisés, qui ne partent dans tous les sens. Le jour où il n’y a plus de négociation, c’est la révolution. » Il insiste sur la nécessité d’une « révolte réfléchie » : « Le but, ce n’est pas de mettre le pays à l’asphyxie, mais de bloquer pour débloquer. »