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  • À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À une vingtaine de mètres du rivage, un petit groupe de personnes sillonne la plage de Ferrières, de l’eau jusqu’à la taille. « Ce n’est pas du longe-côte, mais de la gym aquatique », précise Salim Boumezzou, responsable du service animation de la Ville de Martigues. Bien que ce dispositif estival existe depuis quatre ans, Christiane y participe pour la première fois ce lundi 13 juillet.

    En sortant de l’étang de Berre, la retraitée confie : « J’avoue que j’ai beaucoup apprécié, ça faisait un moment que je ne bougeais plus. Ça fait du bien en temps de canicule. On combine le rafraîchissement et le sport. »

    Sans oublier le vivre-ensemble. Le maire Gaby Charroux (PCF) y met un point d’honneur : « L’entretien physique est important, certes, mais surtout la rencontre : parler, échanger, évoquer ses difficultés, ses bonheurs et ses plaisirs aussi. C’est l’un de nos leitmotivs. L’Homme est un animal social, donc c’est important. »

    Christiane, de retour sur la Côte Bleue depuis peu après une vingtaine d’années passées dans les Landes, se réjouit d’avoir pu rencontrer du monde : « J’ai discuté avec quelques personnes, ça m’a permis d’anticiper le forum des associations de septembre et d’en savoir plus sur les activités proposées par le tissu associatif local. »

    Accueil des enfants

    Cette année, Martigues a prolongé le dispositif avec un village sportif, qui restera installé jusqu’à la mi-août. Le programme d’activités fourmille : disque golfe, slack line, jeux d’adresse, water-polo, water-basket ou encore parcours de motricité aquatique… L’infrastructure et les dix encadrants qui l’animent resteront en place jusqu’au 14 août. « Ce qui est nouveau, c’est qu’on a matérialisé l’espace, qu’on a organisé l’accueil des enfants », explique Pierre Dharréville (PCF), adjoint au maire délégué aux services publics et à la jeunesse.

    Salim Boumezzou détaille : « Les créneaux du matin sont réservés aux centres sociaux, aux centres aérés, aux Maisons de quartier et aux clubs sportifs. L’après-midi, de 11h30 à 14h30, c’est un temps libre pour les autres jeunes publics. Pour les plus âgés (10 ans et plus), on propose aussi du kayak et du paddle. On accueille environ 400 enfants par semaine. »

    Animatrice au centre social de Canto-Perdrix, Lilya trouve l’initiative « top », « surtout avec cette chaleur, ça leur fait du bien de se baigner ». « C’est bien organisé et ça leur fait découvrir des activités », affirme-t-elle. À côté d’elle, Alya se « régale ». La petite martégale va encore passer deux semaines au centre social, alors elle est contente de cette journée : « Ça change, même si on fait plein de jeux tous les jours. »

    Organiser, faciliter

    et inciter

    Gaby Charroux résume : « C’est un centre aéré d’extérieur et de centre-ville permanent, jusqu’au 14 août. » L’édile se satisfait de voir la population profiter de « cet endroit privilégié ». « On voit tout l’intérêt que la réhabilitation de l’étang de Berre peut avoir en ces périodes de chaleur, avec une lagune en bien meilleure santé que les années passées et d’une plage de centre-ville comme Ferrières. Cet aménagement est une opportunité pour les habitants qui peuvent venir à pied ou se garer aisément, tout est organisé pour ça. »

    « Je pense que nous sommes dans notre rôle, en tant qu’élus municipaux, de gestion communale, poursuit-il. Permettre, autoriser, faciliter, inciter nos populations… Organiser la vie générale, sur tous les plans, ici sur le plan de la détente et de l’activité de physique et de loisir, jusqu’à hier avec les Fadas sur le plan de la réflexion, de l’accès à la culture… Ça va s’enchaîner tout l’été encore. »

    Informations auprès
    de la direction des sports

    04.42.44.37.19 / 04.42.44.36.54

  • [Cest l’été] La Rose des Vents, garde ses « portes ouvertes tout l’été »

    [Cest l’été] La Rose des Vents, garde ses « portes ouvertes tout l’été »

    Voilà deux ans qu’une décision a été prise au sein des équipes du centre social la Rose des Vents : celle de maintenir chacun de ses services ouverts tout au long de l’été. Autrefois centre social Aix Nord, désormais sous la direction de Rachid Sabbouri, le lieu est autonome depuis le début des années 2000. Et propose chaque été une programmation dense sur la saison estivale. « D’autant plus qu’on est montés crescendo sur les deux dernières années en termes de programmation estivale, mais c’est la première année où elle est aussi dense, précise Reda Gannouni, coordinateur de projet au sein de la Rose des Vents. Cette année on a une programmation monstre sur l’été. On est sur de l’animation pratiquement tous les jours, avec un événement ou une activité importants tous les deux jours. »

    Pour les équipes du centre social, qui fonctionnent par roulement au cours de l’été, la saison estivale est des plus intenses. « On voit sur notre territoire que de moins en moins de personnes le quittent pour partir en vacances, c’est en corrélation avec notre public, parce qu’on a le quartier le plus pauvre d’Aix-en-Provence. Les gens ont chaud, restent ici, certains ne peuvent même pas aller à la mer », contextualise Reda Gannouni. Faute, en partie, de l’inflation et des prix en hausse pour partir en vacances. Dès le mois de juillet, les quartiers de Beisson, où sont nichés le centre social mais aussi le quartier de Saint-Eutrope, un peu plus bas mais dépendant aussi de la structure, les journées et soirées d’été sont rythmées par la programmation de « l’Été Culturel à Beisson », orchestré par la Ville d’Aix-en-Provence mais dont l’organisation est en grande partie confiée au centre social. Au mois d’août, la Rose des Vents bénéficie notamment d’un autre dispositif, dénommé « Ouverture Estivale » : une béquille pour maintenir les activités, en plus des sorties organisées par le centre social lui-même. « On s’est dit qu’on allait mutualiser tous les dispositifs pour ne garder qu’une seule programmation. Le plus important est d’offrir un bel été aux habitants », déroule Reda Gannouni, qui restera vague sur les questions de baisse de budgets que craignent plusieurs structures culturelles et sociales.

    Moments d’échanges et de sensibilisation

    « On sait rester innovants et on essaie de ne pas prendre de risques trop onéreux », assure le coordinateur de projets. Pour cette saison, un seul credo reste la priorité des équipes : « amener l’animation au pied des bâtiments, résume Reda Gannouni. Chacun met la main à la pâte et on propose de la qualité, mais aussi quelque chose de digne pour les habitants, de ne pas être seulement dans les deux bouts de scotchs et un bout de ficelle. L’idée c’est de faire un peu moins, mais mieux ». Le programme, est réfléchi plusieurs mois en avance, explique ce dernier. Parmi les activités, des animations spécifiques aux plus jeunes publics, adressés aux adolescents mais aussi aux seniors et aux familles. « Pour résumer, il y aura des animations toute la semaine, pratiquement tous les jours et des temps forts deux fois par semaine, les mercredis et vendredis (…) le dernier événement n’aura lieu que le 29 septembre », explique Reda Gannouni. Parmi ces rendez-vous festifs : une sardinade géante le 22 juillet, mais aussi un panel d’activités autour du sport – hors grosses chaleurs ou à horaires adaptés –, des jeux, des projections en plein air… Toutes les informations sont à retrouver sur le site du centre social, mais aussi le site de la Ville d’Aix. Au vu des vagues de chaleur multiples dès ce début d’été, les horaires ont également été décalés d’une demi-heure. Beaucoup d’activités sont, en plus des animateurs, animées par la référente famille du centre social. « Une façon de faire de la sensibilisation informelle, sur des sujets comme la santé, les écrans, la parentalité…, détaille Reda Gannouni. C’est un temps dédié. La sensibilisation passe mieux lorsque c’est informel, on n’est pas dans un cadre descendant ou l’on prêche la bonne parole. Comme les gens se confient, échangent, on a ensuite de belles surprises qui nous permettent de penser et de créer d’autres activités, c’est un peu un laboratoire, ces moments-là. »

    Près d’un millier de personnes bénéficiaires

    Entre les quartiers de Saint-Eutrope et de Beisson, la programmation pourrait bénéficier à un millier de personnes, toutes générations confondues. « Ce ne serait pas un chiffre exagéré ! Je pense que chaque habitant des deux quartiers a participé à au moins une animation », commente Reda Gannouni. Pour que ce travail se poursuive, il faut compter « plusieurs journées dans une journée, résume le coordinateur de projet, au nom de l’équipe. Il faut aussi, et déjà organiser la rentrée et on a un œil sur septembre, il faut faire la demande de subventions dès le mois de juillet… Les journées défilent en un clin d’œil, huit heures sont déjà passées. Mais c’est amusant, il n’y a aucune journée de qui se ressemble, chaque jour il y a un nouveau problème qui arrive et une nouvelle solution à trouver… Si on aime la routine, il ne faut pas venir travailler dans un centre social. » Dans toute cette organisation, un seul hic : la charge administrative, plus complexe qu’il y a quelques années en arrière. « Ce qu’on comprend. Mais nous n’avons pas ce temps-là. Il y a une réflexion en cours pour alléger le système », explique Reda Gannouni. Pour autant, « quand on passe de la paperasse au réel, aux jeunes qui en redemandent, on oublie tout ça ».

  • [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    Plusieurs paillotes proposent également buvette et restauration en journée et soirée. La nouveauté de cette année est l’installation d’un village sportif « les pieds dans l’eau » animé par la Ville de Martigues et proposant des activités sportives gratuites de 11h30 à 14h30 jusqu’au 13 août. Des éducateurs diplômés proposeront paddle, water-polo, ou encore du kayak, précédés de 9h à 10h30 de l’aquagym et du Pilates.

  • Le port de Marseille-Fos tire son épingle du jeu malgré la crise

    Le port de Marseille-Fos tire son épingle du jeu malgré la crise

    Çela peut paraître paradoxal. Alors que les crises se succèdent, le Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM) affiche des résultats plus qu’encourageants pour ce premier semestre 2026.

    « On ne peut pas considérer que la guerre en Ukraine, la crise en mer Rouge, les tensions dans le Golfe et le détroit d’Ormuz soient des facteurs favorables au commerce mondial et à l’économie, reconnaît ce vendredi le président du directoire, Hervé Martel. Pour autant, en termes de flux, on est très peu affectés. Les origines des marchandises et des produits énergétiques sont très peu en provenance du Golfe. Le fait que le canal de Suez ne soit pas rouvert fait que beaucoup d’armateurs continuent de faire le tour de l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Cette nouvelle organisation maritime temporaire a eu un impact sur les grands ports de transbordement dans l’Ouest de la Méditerranée, et un impact positif pour nous. »

    En pleine recomposition des échanges mondiaux, le port renforce son positionnement. Plusieurs accords stratégiques ont été conclus, notamment avec les ports indiens de Jawaharlal Nehru Port Trust et Adani Ports, ouvrant de nouvelles perspectives de coopération autour du corridor Imec, destiné à renforcer les échanges entre l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe.

    « Les sujets diplomatiques, qui sont un peu perturbés en ce moment, n’empêchent pas les autorités portuaires de se positionner à un niveau plus économique et technique », glisse Hervé Martel.

    Dans l’ensemble, les activités se portent bien, même si les performances restent contrastées selon les filières. À fin juin 2026, le trafic s’établit à 36,4 millions de tonnes, soit un retrait de
    -3% par rapport à l’année passée, notamment sous l’effet des vracs.

    Raffineries à plein régime

    D’une part, un incident survenu fin 2025 sur le réseau Natran a affecté les capacités d’importation de gaz naturel liquéfié (-46%). « La bonne nouvelle, c’est que ça devrait être réparé en septembre », souligne le président du directoire. De l’autre, la morosité de la sidérurgie provoque « une baisse de l’ordre d’un tiers » sur le premier semestre. La reprise amorcée de l’activité, avec le redémarrage du 2e haut-fourneau d’ArcelorMittal après près de 3 ans d’arrêt, ouvre des perspectives plus favorables.

    Côté vracs liquides, la filière rebondit nettement, portée par les raffineries locales qui tournent à plein régime avec des volumes mensuels proches de 2 millions de tonnes (+10%) et une trajectoire de retour aux niveaux d’avant-crise. « Le corollaire, c’est une baisse de 3% des importations des produits raffinés », note Hervé Martel.

    La filière conteneurs, elle, est particulièrement dynamique avec plus de 823 000 EVP traités à fin juin (+13%). Elle s’appuie sur une progression soutenue des échanges avec l’Asie, notamment la Chine, premier partenaire du Port, et l’Algérie.

  • La bataille culturelle contre l’extrême droite en débat à Avignon

    La bataille culturelle contre l’extrême droite en débat à Avignon

    « On est tous au fait du danger que représente la progression de l’extrême droite pour nos métiers », lance Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle, en introduction d’un débat sur les « politiques culturelles pour une société plus juste et démocratique face à l’extrême droite ».

    Les échanges se sont déroulés au cloître Saint-Louis et le ton adopté par les différents intervenants, pour la plupart des syndicalistes des différents secteurs de la culture, est lourd. Car les dernières échéances électorales, les municipales de mars dernier, ont montré que l’extrême droite progresse. Et les premières mesures contre la culture des maires élus, notamment du RN, sont pointées du doigt. Comme la déprogrammation de la pièce de théâtre Passeport, récit de parcours d’exilés, par le maire, membre du parti à la flamme, de Castres, pour des raisons idéologiques.

    Les intervenants pointent l’influence causée par la « bataille culturelle » menée par des milliardaires, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin en tête. « Il y a une idée de structurer un imaginaire autour d’une France traditionnelle, catholique, nataliste », pointe par exemple Anne-Sophie Simpere, journaliste au média indépendant L’Observatoire des multinationales, à propos du premier nommé. Aujourd’hui, neuf personnes contrôlent 80 % des médias. Également organisateur d’événements, ses activités peuvent impacter, par exemple, les musiciens qui ne pouvaient parfois pas savoir que les structures pour lesquelles ils ont accepté de travailler et avec lesquelles ils ont signé un contrat faisaient partie de son empire évalué à plus d’un milliard de dollars. « On est pris en otage. Il faut être très vigilants car il n’y a pas de clause dans le milieu du spectacle permettant de quitter notre travail dans ces cas-là », prévient Karine Huet, du syndicat CGT des musiciens, le Snam.

    Moyens de luttes

    Face à cela, la lutte s’organise. Et ce, d’abord par le syndicalisme, comme l’explique Mathieu Pace, représentant CGT chez Prisma, groupe de presse de magazines comme Capital, Voici ou encore Géo, dont Vincent Bolloré est l’actionnaire de référence mais n’est pas majoritaire. Un plan social y prévoit une réduction de 40 % des effectifs. « Il faut prouver que c’est bien lui qui a le contrôle. Contre ces gens-là, la grève ne marche plus car ils n’en ont rien à faire de perdre de l’argent. Mais ce dont ils ont peur, c’est que leur image soit détériorée », assure-t-il. La députée du Val-de-Marne Sophie Taillé-Polian (EELV), également présente, a porté plusieurs propositions de loi contre la concentration des médias. Et assure « qu’il faut qu’il y ait à nouveau un consensus sur les politiques publiques de la culture dans notre pays ».

    6 candidats à la présidentielle au Village du Off

    Suite à une lettre ouverte d’Avignon Festival et Compagnies (AF&C) aux candidats à la prochaine élection présidentielle, six d’entre eux viendront chacun leur tour afin d’échanger au Village du Off pendant ce mois de juillet. Ce dimanche 5 juillet, Xavier Bertrand (LR) était en Cité des Papes. Suivront Jean-Luc Mélenchon (LFI) ce jeudi 9 juillet à 20h, Marine Tondelier (EELV) le samedi 11 à 20h, Clémentine Autain (L’Après) le mardi 14 à 20h et enfin François Ruffin (Debout !) le jeudi 16 à 20h et le jeudi 23 à 18h30 pour Dominique de Villepin.

  • La Poste rassure sur l’avenir de la plateforme de tri de Vitrolles

    La Poste rassure sur l’avenir de la plateforme de tri de Vitrolles

    Un projet conduit « de manière responsable, progressive et concertée, en veillant à concilier accompagnement des équipes, performance industrielle et développement des activités ». Voilà comment La Poste décrit l’évolution à venir de la plateforme industrielle de courrier Marseille-Provence située à Vitrolles. Après des alertes répétées de la CGT sur sa transformation en platefor me multiflux (lire notre article du 24/06), dénonçant une disparation en tant que telle de la PIC, La Poste veut éteindre toute incertitude, dans un communiqué de presse diffusé ce mercredi. « L’objectif est d’adapter l’outil industriel aux évolutions du marché, tout en renforçant la capacité du site à se positionner sur les activités en croissance, notamment le colis, dans une logique de plateforme multiflux (courrier, colis et presse) », explique l’entreprise en charge du service public postal.

    La concertation

    va se poursuivre

    Elle confirme que les résultats d’études techniques « ont été présentés aux représentants du personnel lors du comité social et économique du mois de juin ». Mais précise : « À ce stade, aucune décision définitive n’est arrêtée. Une phase de concertation va se poursuivre. »

    Quant aux questionnements de la CGT sur l’impact social du projet, là encore La Poste joue le pompier : « Le respect du modèle social, l’association des équipes aux modalités de mise en œuvre ainsi que la concertation avec les partenaires sociaux sont placés au cœur de la démarche. » Et de promettre : « Chaque personne concernée par les évolutions disposera d’une solution adaptée, sur le site de Vitrolles, au sein du bassin d’emploi ou d’une plateforme de proximité avec un accompagnement individuel. »

  • Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Ils se sont jetés à l’eau. Samedi, 23 personnes en situation de handicap, pris en charge dans différentes structures régies par l’association Phar 83, ont participé à un baptême de plongée dans la piscine de l’établissement d’accueil médicalisé le Siou Blanc. Une initiative du Département, pilotée par le Comité départemental Études et Sports Sous-Marins (CD FFESSM 83), avec son programme « Handisub », qui vise à rendre les sports subaquatiques accessibles aux personnes en situation de handicap.

    Plongée en mer le 9 juillet

    Durant toute la matinée, les participants ont été encadrés individuellement, pendant 10 à 15 minutes chacun, par des moniteurs formés à l’accueil de ce type de public. L’objectif était avant tout de « prendre du plaisir », assure Christophe Arciero, référent départemental « Handisub ». L’initiative va un peu plus loin : « Au début, les établissements sont toujours un peu réticents parce qu’ils pensent que certains n’y arriveront pas. Et puis ils découvrent que le champ des possibles est énorme. » Il en va de même pour les bénéficiaires, « parfois un peu stressés au début et qui repartent avec une banane jusqu’aux oreilles ».

    Une première étape pour une dizaine d’entre eux, qui auront l’occasion de participer à une journée de plongée en mer, le 9 juillet, à Hyères. Une action qui s’inscrit dans « l’objectif du conseil départemental du Var, dans sa politique de sport de pleine nature, de rendre accessible la pratique sportive à tous, dont les personnes en situation de handicap », explique Coralie Aubert, du service activités et sports de pleine nature. D’autres initiations sportives leur seront d’ailleurs proposées en septembre et en octobre.

  • Des contrefaçons broyées pour l’exemple à Marseille

    Des contrefaçons broyées pour l’exemple à Marseille

    Pas moins de 206 054 marchandises contrefaisantes, d’une valeur de 42 millions d’euros, avaient été saisies, en février, sur le Marché du soleil, dans le cadre d’une enquête judiciaire du parquet de Marseille pour trafic de contrefaçon et blanchiment, après la saisie des murs en novembre 2025, entraînant la fermeture des lieux pour six mois.

    Dans la cour intérieure de la cité des douanes (3e) ce jeudi 18 juin, une partie d’entre elles sont étalées au pied d’un camion dans lequel a été installée une déchiqueteuse. Lunettes de soleil, sacs haute couture approximatifs, chaussures de sport et claquettes en cuir, maillots de foot plus ou moins olympiens et tee-shirt, le panel est impressionnant. On trouve également des machines à coudre pour doter les textiles d’étiquettes contrefaites.

    Pour la préfète de police déléguée, Corinne Simon, il s’agit d’une « opération emblématique ». D’abord « parce qu’elle permet de mettre en avant toute l’efficacité de la loi narco du 13 juin dernier », estime-t-elle. Un texte qui permet aux préfets « de pouvoir fermer administrativement les commerces dès lors où une infraction est caractérisée, que ce soit sur du trafic de stupéfiants, de l’association de malfaiteurs, du recel ou de la présomption de blanchiment », précise-t-elle. Et c’est sur cette dernière que Corinne Simon s’est appuyée pour la fermeture du Marché du soleil.

    Autre objet de satisfaction pour la préfète de police déléguée, il s’agit « d’une opération d’envergure qui a nécessité un travail de préparation important, un travail interservices », où une centaine de douaniers, une quinzaine d’officiers de police judiciaire, à la fois de police et de gendarmerie nationale, et des CRS ont été mobilisés. Cela fait aussi « 40 ans que ce marché existe » a-t-elle rappelé, et « d’année en année, on a vu qu’il s’était modifié pour devenir un marché à ciel ouvert de contrefaçons, il était impératif que nous puissions y mettre un terme, parce que c’est une concurrence déloyale par rapport aux marques et que cela permet de déclencher une économie souterraine qui finance des activités illégales ».

    Un milliard de taxes

    en moins pour l’État

    Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a lui aussi insisté sur la contribution des douanes. C’est sur la base de leurs saisies « menées régulièrement de 2024 à 2025, et à chaque fois, c’était bingo, que nous avons pu déterminer qu’on était dans le cadre de la marchandise contrefaisante en bande organisée » assure-t-il, s’étonnant que « dans les guides touristiques, l’existence de ce marché soit donnée comme un must ». Le procureur se félicite au passage d’une opération « gagnant-gagnant », le « représentant du consortium des marques » prenant en charge les coûts de la destruction, et du don des machines à coudre « à l’administration pénitentiaire pour fournir du travail aux détenus ».

    Pour l’État, le manque à gagner reste important, insiste Delphine Sarfati-Sobreira, directrice générale de l’Union des fabricants (Unifab). « C’est un milliard d’euros de taxes que la contrefaçon fait perdre, en période économique compliquée, on ne peut pas passer à côté et 38 000 emplois perdus par an », ajoute-t-elle. Soulignant le danger pour les consommateurs qui achèteraient ces produits, avec des lunettes de soleil qui n’ont pas de filtre, des teintures pouvant provoquer de graves allergies, elle précise que ces marchandises « fabriquées à des milliers de kilomètres ont un bilan carbone absolument désastreux et les usines qui fabriquent de la contrefaçon rejettent leurs déchets dans la nature ».

    Malins, les fraudeurs ont prévu également de dissocier les textiles des logos pour mieux écouler la marchandise, note-t-elle. « L’assemblage se fait en France, révèle-t-elle. C’est moins compliqué de se faire envoyer un carton de logos en cas de saisies que tout un lot de vêtements complet ». Tout un système qui sera explicité lors du procès. Parmi les 15 prévenus, les gardiens du marché, le gérant administratif, une gérante sur le terrain, une agente de la préfecture et deux policiers municipaux…

  • Réorganisation provisoire des services de psychiatrie du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Réorganisation provisoire des services de psychiatrie du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Une béquille pour assurer la continuité des soins pendant l’été. Le CHITS annonce une réorganisation provisoire de son pôle psychiatrique, à compter de ce lundi. Une réponse attendue face à l’avenir incertain du service, pour lequel syndicats et soignants sont mobilisés depuis plusieurs mois, notamment eu égard au départ de trois de ses quatre médecins.

    En conséquence, la capacité de l’Unité de psychiatrie sans consentement (UPSI) de La Seyne passe de dix à sept lits d’hospitalisation, au profit de celle de l’Unité intersectorielle d’hospitalisation en soins sans consentement (UIHSSC) de Toulon, renforcée de 15 à 18 lits.

    Un « beau projet » qui nécessite du recrutement

    Ce réajustement permet aux autres unités de poursuivre leurs activités normalement, et « s’accompagne d’un redéploiement des ressources soignantes (six infirmiers de La Seyne à Sainte Musse) et de renforts médicaux (recrutement de quatre praticiens en formation : deux à Toulon et deux à La Seyne-sur-Mer + recours à l’intérim) afin de garantir des conditions de prise en charge adaptées aux besoins », précise le CHITS. Des mobilités que voulait éviter l’intersyndicale CGT-Sud-CFDT, qui a toutefois obtenu qu’elles reposent sur le volontariat. Mais, à ce jour, « le nombre de volontaires reste insuffisant », alerte-t-elle.

    Pour faciliter le recrutement, notamment via l’accueil d’internes, une fédération médicale regroupant une unité de l’hôpital Sainte Musse et les deux unités seynoises a été créée, sous la responsabilité d’un professeur associé de territoire. « Le médecin de l’Unité G1 de Toulon s’est proposé de fusionner les unités G4 et G5 de La Seyne pour développer l’ambulatoire et limiter les hospitalisations en privilégiant le fait d’aller vers le patient », détaillent Bérangère Mas (Sud) et Valérie Lardet (CGT), représentantes de l’intersyndicale CGT-SUD-CFDT, pour qui ce dispositif incarne « la psychiatrie de demain ».

    S’il a permis « d’éviter le pire, à savoir la fermeture de six services psychiatries essentiels pour la population seynoise », reconnaissent les syndicats, ce plan global n’en reste pas moins une solution d’urgence, et « sera réévalué dès que les recrutements permettront un retour à une organisation pérenne », appuie le CHITS. Il conviendra donc de « rester vigilants. On espère un recrutement rapide, on ne lâchera pas la pression. Le professeur propose un beau projet mais sans psychiatres, on ne fera rien », annoncent Bérangère Mas et Valérie Lardet. En plus de cela, l’intersyndicale réclame « le maintien d’une psychiatrie de proximité à La Seyne, le respect du volontariat dans les mouvements de personnel et une transparence totale sur l’avenir des structures psychiatriques du territoire. »