Tag: activités

  • Une soirée pour soutenir la lutte contre le racisme

    Une soirée pour soutenir la lutte contre le racisme

    Le mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) organise une soirée solidaire ce vendredi 6 novembre au théâtre des Carmes à Avignon. Dont la recette « aidera à financer nos activités, aide juridique et administrative, actions de solidarité, interventions dans les établissements scolaires », précise l’organisation.

    Car si le programme se veut convivial, avec des lectures de Paul Fructus, des contes de Jihad Darwiche et des « chansons engagées » d’Isabelle Desmero, le tout agrémenté de quelques boissons et grignotages, les finances de la structure sont en difficulté. « Le Mrap vit des aides de l’État s’il considère que la lutte contre le racisme et l’intégration de travailleurs en France est une priorité. Mais c’est de moins en moins le cas », constate Françoise Darwiche, coprésidente.

    Appel aux bénévoles

    L’occasion de mettre en avant également les activités de l’association. Une dizaine de bénévoles actifs se relaient au sein du local avignonnais pour les deux permanences hebdomadaires. « Il y a une quinzaine de personnes en moyenne chaque jour. Mais mercredi dernier, il y a eu 29 passages, ce qui est assez exceptionnel », glisse Isabelle Fructus, également coprésidente. Des victimes d’agressions racistes viennent y demander des conseils, mais aussi des personnes en voie de naturalisation. « Des personnes qui viennent avec des sacs entiers de papiers qu’il faut trier, cela prend un temps fou », poursuit la présidente qui appelle également de nouveaux bénévoles à rejoindre l’équipe.

    Un lieu que loue le Mrap depuis trois ans après avoir perdu son local prêté par la mairie. « Il faut aussi chauffer l’espace et cela coûte très cher. Il faut stocker plusieurs milliers de dossiers, ce qui prend de la place », poursuit Françoise Darwiche.

    Théâtre des Carmes à 19h.
    Prix libre.

  • Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’annonce a été un choc pour les salariés de la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban et les jeunes qui y sont accueillis toutes les semaines : la mairie les a informés de sa volonté de supprimer la subvention de 20 000 euros dont l’association bénéficiait pour la jeunesse. L’agent du CCAS, mis à disposition pour animer le point information jeunesse, va également devoir arrêter sa mission en décembre, sur demande de la mairie. Le point information, qui permet d’orienter les jeunes de 11 à 30 ans vers la mission locale, pour leurs démarches, le permis ou encore la santé, va ainsi cesser d’exister. Une vingtaine de jeunes y sont accompagnés à l’année, et 800 jeunes bénéficient d’interventions et d’ateliers dans leurs établissements scolaires chaque année.

    « Le maire Philippe Bertrand a demandé à nous recevoir pour nous annoncer la coupure de subventions suite à un audit qu’ils ont fait après leur élection. Il conclut qu’il faut faire des économies. C’est tout leur argument », avance Chloé Droulin, coordinatrice de la MJC. « Ils nous disent qu’il n’y a plus d’argent, mais pourquoi c’est sur les jeunes qu’on fait des économies ? », se questionne-t-elle. « Nous sommes prêts à participer à un effort collectif, mais pas supprimer la totalité de la subvention pour les jeunes. »

    Les jeunes à l’origine

    d’une pétition

    Les adolescents accueillis au sein de l’association ont écrit une pétition pour défendre leur MJC. Les jeunes qui siègent au conseil d’administration de l’association vont se réunir à la rentrée pour décider de la suite de leur mobilisation.

    Quand la nouvelle est tombée, « je l’ai très mal pris, je cherchais les raisons, pourquoi nous. J’étais choquée et triste », regrette Isis, 16 ans, habituée du lieu. « J’ai toujours pas compris pourquoi la MJC », abonde Clémentine, 14 ans, qui vient tous les samedis. Seul lieu dédié aux jeunes de la commune, la MJC a accueilli une quarantaine de jeunes depuis janvier, avec un noyau de quinze adolescents qui viennent très régulièrement. Avec la coupure de subvention, l’emploi de Marie Loup-Forest Argemi, coordinatrice du projet jeunesse, est également menacé.

    « On est les seuls à avoir une coupe aussi drastique, mais ils ont annoncé des coupes budgétaires à plein d’autres associations », affirme Chloé Droulin.

    Contacté, le maire Philippe Bertrand n’a pas répondu à nos sollicitations. La pétition* rassemble à ce jour plus de 350 signatures en ligne, et près de 90 en papier, selon Marie Loup-Forest Argemi.

    *change.org/p/pétition-pour-maintenir-l-accueil-jeunes-de-la-mjc-de-château-arnoux-saint-auban

  • Profils, motivations, dépenses : portrait-robot des touristes en Occitanie

    Profils, motivations, dépenses : portrait-robot des touristes en Occitanie

    Parce que le tourisme constitue « la deuxième économie régionale » (22,4 milliards de retombées, 138 000 emplois) et que l’Occitanie « sera l’une des régions les plus impactées par le réchauffement climatique », « nous avons besoin d’être innovant », justifie Vincent Garel.

    Voilà pourquoi le président du Comité régional du tourisme et des loisirs (CRTL) a confié à l’agence Ad’Occ le soin de réaliser, de mi-mars 2025 à mi-mars 2026 avec Ipsos-BVA, une radioscopie du tourisme en Occitanie. Un échantillon représentatif de 36 527 questionnaires auprès de touristes et 10 514 auprès d’excursionnistes* aide à comprendre qui vient visiter la région, pour quelles raisons et avec quel ressenti.

    86% des visiteurs sont Français, 14% étrangers (top 5 : Espagnols, Allemands, Britanniques, Néerlandais, Belges). Seuls 45% logent dans des hébergements marchands (hôtel, camping, location). Chez les touristes (ceux qui dorment sur place), les vacances/loisirs sont la principale motivation (54% contre 49% chez les excursionnistes), devant les visites de la famille ou des amis (26% contre 22%) et les raisons professionnelles (8%). Un excursionniste sur dix se déplace à la journée pour des festivals ou événements culturels. Les touristes dépensent en moyenne 63 euros par jour (contre 50 euros pour les excursionnistes). 78% sont venus en voiture (12 en train, 5% en avion). 59% viennent seuls ou en couple, 34% en famille, 7% avec des amis.

    Un ressenti plutôt positif

    Le critère numéro 1 pour le choix du lieu du séjour est la beauté des paysages (44%), devant le patrimoine historique et architectural (36%), le calme (31%). Toutefois, les motivations divergent entre nationalités. Les Belges (45%) et les Britanniques (43%) insistent davantage sur le climat agréable. Une fois sur place, 56% se livrent à des visites, 47% à des balades à pied ou au farniente, 45% vont au restaurant, 45% font du shopping, 32% se rendent sur les marchés alimentaires. Des activités évolutives en fonction de l’univers choisi (littoral, urbain, campagne, montagne). 90% ont goûté une spécialité culinaire locale.

    Enfin, le ressenti des visiteurs semble plutôt positif. 97% se disent satisfaits, 58% très satisfaits avec une note globale de 8,7/10 et un gain d’image de 17 points entre avant et après le séjour. La beauté des paysages (27%), et le bon accueil (26%) sont cités en premier. Les transports (14%), les prix (10%) et le stationnement (8%) sont les principales critiques. Autant d’axes à améliorer avec un « net promoter score » (indicateur de la satisfaction) bloqué à 62/100. « Il existe une marge de manœuvre pour aller vers une expérience d’excellence », concède Fabien Guillermot (Ipsos-BVA).

    D’autant qu’avec la canicule et les feux, l’été 2026 pourrait avoir écorné l’image occitane. « L’impression de terrain, c’est que l’attractivité naturelle a été ébranlée », confie un professionnel du Lot. Dans les mois à venir, la réflexion va se poursuivre. Vincent Garel promet « une promotion et une communication rassurantes » auprès des clientèles étrangères.

    * Visiteurs qui rentrent dormir chez eux.

  • Le littoral phocéen à la fête ce dimanche

    Le littoral phocéen à la fête ce dimanche

    Redécouvrir le patrimoine, l’histoire et les sports nautiques qui jalonnent le littoral marseillais, mais aussi sensibiliser le public à la préservation d’une mer Méditerranée aussi fragile qu’exceptionnelle : tel est l’objectif de cette journée populaire et familiale, ouverte à tous et organisée par la municipalité.

    La Fête de la mer donne rendez-vous au public ce dimanche à partir de 10h, avec de nombreuses activités et découvertes proposées sur l’ensemble du littoral, entre la base nautique de Corbières et la Pointe-Rouge. Le programme est réparti sur huit escales.

    Se réapproprier la mer

    Associations, clubs de voile, scientifiques et passionnés proposeront plus de quarante rendez-vous gratuits pour tous les âges. Du côté de la Corniche, des animations musicales, un carrousel marin, mais aussi des récits et podcasts à écouter paisiblement dans un transat face à la mer attendent les visiteurs. Sans oublier une balade à Malmousque proposée par l’Office de tourisme.

    À quelques mètres de là, la plage du Prophète accueillera le Village de la mer, en accès libre jusqu’à 19h. Au programme : jeux, ateliers scientifiques et animations autour du recyclage, accompagnés d’une découverte des gestes de secours et de sauvetage en mer, ainsi que d’initiations au kayak dès 8 ans.

    À la Pointe-Rouge, les activités seront principalement consacrées aux sports nautiques, avec des ateliers de découverte du milieu marin et une chasse au trésor destinée aux enfants.

    Balades, initiations
    et ateliers

    Aux Catalans, une initiation au sauvetage sportif sera proposée, ainsi qu’une promenade au départ du jardin du Pharo, commentée par un anthropologue.

    Un peu plus au nord, l’Estaque et la base nautique de Corbières participeront également à la fête. Dans le premier secteur, les visiteurs seront invités à découvrir les bateaux traditionnels et la voile latine. À Corbières, des démonstrations de sauvetage en mer par des chiens terre-neuve seront proposées au public.

  • Le secteur associatif sonne l’alerte face au manque de moyens

    Le secteur associatif sonne l’alerte face au manque de moyens

    « Au niveau social, sans les associations, tout s’effondre », campe Giorgia, travailleuse sociale pour Habitat Alternatif Social, une association se battant pour l’accès au logement des plus précaires. « Nous, si on arrêtait, on enverrait des personnes avec de multiples problèmes de santé à la rue », poursuit-elle, faisant référence aux 7 femmes qu’elle accompagne au quotidien dans une pension de famille située dans la rue d’Aubagne, à Marseille.

    Ce mardi matin, dans le cadre de la mobilisation associative nationale « Et si nous arrêtions vraiment ? » pour dénoncer les baisses de financement dans le budget examiné depuis ce jour par les députés, des locataires de la pension de famille et des membres de l’association organisaient une vente de vêtements et de nourriture. Une initiative à double objectif : alerter sur la situation financière de la structure et récolter des fonds pour financer les activités des résidents.

    Sortie de parcours de prostitution, accidents de vie, troubles d’addictions, décès familiaux… Âgées de 35 à 65 ans, « les femmes qui viennent ici sont isolées socialement et dans une situation de grande précarité », précise Mathilde, seconde travailleuse sociale du lieu. Ici, chacune bénéficie d’un logement privé à des loyers très réduits, tandis que des espaces communs permettent d’accueillir des activités collectives au rez-de-chaussée. Alors qu’elle alpague des passants au stand de vente, Alexandra, locataire depuis 9 ans, se confie : « Je me sens carrément bien ici, c’est comme une grande coloc. » Elle apprécie l’approche bienveillante de l’association, notamment sur la réduction des risques : « On a le droit de consommer de l’alcool dans les espaces communs sans se faire culpabiliser, par exemple ».

    Insuffisance de personnel

    Mais la bonne humeur régnant en cette matinée ne saurait cacher les inquiétudes du personnel associatif.

    Si le manque de financement des activités pose problème, c’est surtout l’absence de soutien médical auprès de résidentes souffrant parfois de troubles psychiques qui inquiète. « Il nous faudrait a minima un infirmier. On a eu une décompensation psychique il y a pas longtemps, on a dû appeler les pompiers », déplore Mathilde.

    « On a un gros turnover et beaucoup de difficultés à pérenniser les postes à cause du manque de moyens », se désole également Joëlle Fage, la responsable financière d’Habitat Alternatif Social.

  • Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Dans un monde idéal, l’art n’a pas de frontières. Dans le monde réel, il ne parvient pas toujours jusqu’à une part de la population. Le décloisonner est donc l’une des principales missions de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, la culture se voulant être, par essence, un prérequis à la démocratie.

    Dans cette optique, et car Châteauvallon, comme le théâtre Liberté, ne sont pas des lieux faciles d’accès, tant géographiquement que symboliquement, c’est la scène nationale qui doit parfois venir à la rencontre des habitants de son territoire. Depuis trois ans, elle organise l’opération « Quartiers en liberté ». Après une première édition à Sainte-Musse, puis une deuxième au Pont-du-Las, c’est à la Beaucaire qu’elle a lieu, cette année. Depuis mardi, la compagnie arlésienne de cirque aérien Gratte ciel, qui a notamment participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, y a posé ses valises pour une résidence artistique d’une semaine.

    Déambulation artistique et spectacle dimanche

    Un rendez-vous préparé en amont. « Avant d’arriver, les artistes ont assisté aux réunions de quartier, rencontré les associations, se sont rendus dans les écoles, explique Tiphaine Samson, directrice des programmations de Châteauvallon-Liberté. Ensuite, pendant une semaine, ils organisent ateliers et rencontres pour aboutir à un grand rendez-vous, un spectacle préparé avec une vingtaine d’habitants, dimanche, auquel tout le monde est convié. »

    Depuis mardi, des mats culminant à plusieurs mètres de haut, des cerceaux et des draps suspendus côtoient des ateliers peinture et chants dans les jardins désaffectés de l’ancienne CAF, avec en toile de fond les immeubles qui se fondent parfaitement dans ce cadre vertical. Tout en préparant la déambulation artistique qui aura lieu en amont du spectacle dominical, petits et grands se rompent aux joutes de disciplines spectaculaires. « Ce sont des publics a priori non conviés, dans des espaces non dédiés, avec des dimensions non conventionnelles. La grande hauteur n’existe pas dans les espaces intérieurs comme les théâtres. Donc l’espace public, c’est une autre relation au public », décrit Camille Beaumier, codirectrice de la compagnie Gratte ciel. Une façon, aussi, de sortir de sa zone de confort pour Stéphane Girard, l’autre codirecteur, qui y voit une métaphore puissante : « Le cirque veut aussi dire prendre des risques et avoir peur. Et cela est éminemment politique, c’est un business pour ceux qui voudraient faire croire que, parce que nous avons peur de l’autre, il faut fermer les frontières. Or, ici, on ouvre les portes parce que la peur fait partie de l’apprentissage citoyen. »

    Naoufel, animateur dans un centre aéré de la ville, qui observe les enfants prendre de la hauteur tels des circassiens de la première heure, acquiesce : « D’habitude, on leur propose plutôt des activités sportives. Là, ils découvrent des activités auxquelles ils ne sont pas habitués, et se rencontrent, créent du lien par la même occasion car ils ne se connaissent pas forcément. » Il a déjà eu l’occasion de participer à des ateliers de Châteauvallon hors les murs étant plus jeune. « J’habitais à Sainte-Musse. Chaque année, il y avait un événement, et on l’attendait avec impatience, se rappelle-t-il. Mais le plus souvent, c’était nous qui allions à Châteauvallon. C’est un grand du quartier qui organisait cela. Ce sont de bons souvenirs, et aujourd’hui, c’est moi qui fais découvrir ça à mes enfants. »

    Gageons que la transmission continuera de se faire, et que cette bulle artistique de quelques jours suscitera l’envie de monter quelques centaines de mètres plus haut, encore, pour prendre place dans le mythique amphithéâtre de pierre de Châteauvallon.

    Rendez-vous devant les anciens Jardins de la CAF – la Beaucaire, à Toulon, dimanche à 15h30, pour la déambulation artistique, suivie du spectacle intitulé « Tawa en Liberté »

  • Une Foire contrastée pour les inventeurs et démonstrateurs

    Une Foire contrastée pour les inventeurs et démonstrateurs

    Les emblématiques emplacements réservés au « Club des inventeurs » et aux démonstrateurs sont de nouveaux présents cette année sur la Foire, au parc Chanot. Un regroupement qui « évoque les marchés d’autrefois et rappelle la créativité légendaire des forains », selon les organisateurs.

    Parmi les commerçants venus mettre en avant leurs produits, de nombreux médaillés du Concours Lépine. L’occasion de découvrir le Tirflem, ramasse-boule de pétanque magnétique, ou encore l’enfile-couette Hopoli. Que ce soit pour trouver les futurs cadeaux de Noël, faire du shopping, ou se laisser séduire par les vendeurs, l’espace attire chaque année son lot de visiteurs.

    Hausse du coût de la vie

    Cependant, l’augmentation générale du coût de la vie semble freiner une partie des visiteurs. « Forcément, tout coûte plus cher, donc on achète moins, on se fait moins plaisir », expriment Béatrice et Sandrine, deux habituées de la Foire. Ce changement d’habitudes chez les clients se fait également ressentir auprès des commerçants. « On le voit, les gens n’ont plus une thune, ils dépensent moins », lance Guilhem, inventeur d’une raclette en silicone avec réservoir. « J’essaye de me mettre aux réseaux, mais c’est pas mon truc. Aujourd’hui, c’est de plus en plus dur de surprendre le public », poursuit-il, en évoquant l’impact des réseaux sociaux et de l’e-commerce sur son activité. Sentiment partagé par Anthony, un autre vendeur présent sur cet espace : « Le prix du stand a augmenté par rapport à l’an dernier, et il y a moins de visiteurs, donc forcément, c’est compliqué, y’a un souci ».

    Malgré tout, certaines grandes enseignes bénéficient de leur notoriété et ne pâtissent pas de la situation. « On n’a pas eu de baisse des ventes par rapport à l’an dernier, on est même en positif », confie Emilie Delphon, responsable du stand Tupperware.

    AU PROGRAMME CE JEUDI

    Journée senior

    Une deuxième journée senior est prévue ce jeudi à la Foire. L’accès est de nouveau gratuit pour les personnes de plus de 60 ans.

    Animations par l’ES

    Tout au long de la journée, l’association et club de loisir pour seniors ES 13, proposeront des animations sur la grande scène. Différentes activités, shows et une tombola auront lieu sur la scène centrale.

    Soirée gourmande et dansante

    Dès 19h, sur la grande scène, le groupe Gipsy by Paco Baliardo reprendra les classiques des Gipsy King.

  • Le grand port maritime de Marseille affiche son ouverture sur la ville

    Le grand port maritime de Marseille affiche son ouverture sur la ville

    « J’ai découvert plein de choses, je pensais en gros que les bateaux rentraient, sortaient, et ça s’arrêtait là. Et puis ça m’a ouvert des perspectives avec le métier d’agent consignataire que j’ai découvert. » Le jeune Reda, en seconde GATL (Gestion administrative, du transport et de la logistique) du lycée Caucadis à Vitrolles, qui dispose aussi d’une filière qui prépare au Brevet d’initiation à la mer (Bimer), fait partie des 30 000 visiteurs du Port center. À leurs côtés, on trouve aussi des troisièmes du collège Vieux-Port.

    Ouvert depuis le 1er mai 2024, visitable tous les samedis matin après réservation auprès de l’office de tourisme ou sur demande auprès du port, ce lieu se veut « une ouverture ville-port » pour « offrir une vision globale des bassins Est et Ouest et donner à voir toutes les activités », explique Nathalie Bakhache, secrétaire générale du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Quand ce qui se passe derrière les grandes grilles blanches reste souvent inaccessible, il ne s’agit pas là de combler un déficit d’image, assure-t-elle, mais « d’apporter une meilleure connaissance aux riverains, et aussi à l’ensemble [des habitants] du territoire ». Si le respect « du droit, des conditions financières et de sécurité sont respectées », d’autres espaces sont aussi à disposition, ajoute-t-elle, prenant en exemple l’ouverture récente de la digue du large.

    Des scolaires venus

    en nombre

    Ce jour-là, des ateliers et visites guidées sont organisés pour les scolaires, « plus de 3 000 des 30 000 visiteurs, donc 10% », précise-t-elle. Sous les pieds des lycéens vitrollais, au sol du bâtiment de cette ancienne gare maritime, des photos des installations portuaires vues du ciel. Sur les murs, des écrans diffusent des vidéos mettant en avant l’histoire portuaire et dans les vitrines, des maquettes de bateaux donnent à voir le type de navires accueillis.

    Stéphane Pellen, directeur chargé de mission auprès de la secrétaire générale, 30 ans d’expérience au compteur, assure la visite. « Et ça, c’est quoi ? », interroge-t-il. Les 15 garçons et 3 filles de la section Bimer sèchent. « Ce sont les formes de la réparation navale, la 8, la 9 et la 10, plus grande du mode, l’équivalent de 4 terrains de foot », indique Stéphane Pellen. Avec 42 600 emplois dans les Bouches-du-Rhône, il insiste sur le poids économique du GPMM, sur la diversité de ses activités, du transport de passagers au trafic de conteneurs en passant par la croisière. « Le port de Marseille est polyvalent, un des rares d’Europe avec Rotterdam, même si on ne joue clairement pas dans la même division », poursuit-il.

    Il n’élude pas le revers de la médaille. « Un bateau, ça pollue », assume-t-il, même si au regard de ses capacités de transport par rapport au train, il reste à l’heure actuelle un moyen de transport imbattable, nuance-t-il. « On essaie de travailler à réduire ces nuisances avec notamment l’utilisation du gaz, on a commencé aussi à brancher les navires à quai, d’abord ceux de la Méridionale, puis vers le Maghreb et, depuis avril, trois navires de croisières peuvent utiliser l’électricité en simultané », déroule Stéphane Pellen en bon communiquant. Les petits sont repartis conquis…

  • Dans le Var, une légère baisse de la fréquentation touristique sur les huit premiers mois de 2026

    Dans le Var, une légère baisse de la fréquentation touristique sur les huit premiers mois de 2026

    La saison estivale touchant à sa fin, l’heure est au bilan des huit premiers mois de l’année pour le secteur du tourisme dans le Var. Avec un premier constat général : une légère baisse du nombre de nuitées touristiques, de l’ordre de 3% par rapport à 2025 (60 millions contre 61,9). « Ce n’est qu’un écart marginal », tempère le président (LR) du conseil départemental Jean-Louis Masson. « Ce sont de bons résultats, qui sont le fruit de nos efforts pour compenser les freins. »

    Le premier est, évidemment, celui de la conjoncture économique nationale défavorable, qui a poussé les Français à modifier leurs choix initiaux. Si trois Français sur quatre sont partis en vacances cet été, seuls 43% d’entre eux ont réalisé le séjour envisagé au printemps, avec, pour nombre d’entre eux, des baisses de budget. 60% ne sont partis qu’une semaine ou moins, pour des destinations plus proches (16% sont restés dans leur région). 37% ont par ailleurs réservé plus tard que d’habitude par inquiétude financière et 36% ont revu leurs plans sur l’hébergement. « Mais ce que nous perdons, nous le gagnons sur le luxe, qui progresse de 6%, le Var restant une destination de prestige », souligne Guillaume Décard, Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Comme partout ailleurs, dans le Var, cela s’est surtout ressenti en août, après un mois de juillet positif (taux d’occupation en hausse pour le logement meublé, +7% pour l’hôtellerie, chiffres stables dans le plein air et les hébergements collectifs) et des mois de mai et juin quasiment au même niveau que l’année passée. On a été beaucoup plus sous pression en août, mais le retard a été un peu rattrapé grâce aux départs de dernière minute sur la deuxième quinzaine », détaille Guillaume Décard.

    Le tourisme 4 saisons face aux effets de la chaleur

    Autre constat relatif au pouvoir d’achat : une consommation en berne. « Il y a un réel souci qui se ressent dans la restauration, les activités… », observe Guillaume Décard. La hausse du prix du carburant a notamment eu une incidence importante. Pour contrer ces effets, plusieurs pistes sont creusées : le développement des modes de transports doux (pistes cyclables, transports en commun…), du ferroviaire (avec la ligne nouvelle)… et de l’avion, avec une ligne Paris – Hyères, bientôt opérée par une compagnie low coast (Transavia).

    Le tourisme étranger, en progression sur mai-juin (+8%), et stable en moyenne, est également un facteur de croissance car doté d’un pouvoir d’achat plus important. Les trois nationalités les plus représentées sont, dans l’ordre, les Allemands, les Italiens et les Belges. En ce sens, Var Tourisme veut poursuivre son ouverture aux pays européens, avec comme nouvelle cible la Scandinavie, ce qui pourrait, là aussi, être favorisé par l’ouverture d’une liaison aérienne avec Copenhague.

    Enfin, les effets de la chaleur se sont fait ressentir, poussant 57% des Français à modifier leurs habitudes sur place. Le Var des terres a ainsi été particulièrement touché, avec des activités annulées, notamment à cause des (risques) incendies. L’agritourisme, en plein développement, mais pour lequel « il n’y a pas encore de chiffres précis », précise Guillaume Décard, est une des solutions stratégique : « Nous menons un projet transfrontalier avec la Toscane à ce sujet. Il faut le lier aux activités de pleine nature. Ce tourisme durable doit se dessiner à l’année sur ces offres-là ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons », objectif principal de la politique touristique. « Mais on est contre l’étalement », affirme toutefois le patron de Var Tourisme. « On gagne des parts de marché hors saison estivale, mais on doit limiter la baisse sur l’été. » Les quatre derniers mois de 2026 seront un indicateur des progrès en la matière, alors que 77% des responsables d’établissements varois se disent confiants à l’abord de cette période.

  • À Martigues, une fête de la paix pour apprendre à vivre ensemble

    À Martigues, une fête de la paix pour apprendre à vivre ensemble

    Amour, respect, écoute, partage, bienveillance, autant de mots figurant sur le mur de photos déployé par les services de la Ville sur le jardin de Ferrières pour la fête de la paix. C’est mercredi après-midi, les accueils de loisirs sont présents, et les enfants peuvent profiter de plusieurs activités comme du saut en hauteur, du football façon golf, de la pêche aux canards ou même des origamis en référence à la légende des 1 000 grues de Sadako Sasaki.

    Des grues de papier… et des colombes peinturlurées par les enfants des accueils de loisirs et du périscolaire sur une fresque « Des ailes pour la paix ». Mais au-delà de la fête, qu’est-ce que c’est la paix ? « C’est quand il n’y a pas de guerre, mais pas que », répond Aliyah Bounoua, en CM2. Cette enfant du Grès le voit comme une manière de vivre : « Savoir se pardonner quand on se dispute, et pas se taper, parce que sinon y’a encore plus de conflit », estime-t-elle. « Sinon y’a toute la famille qui s’y met », renchérit Valentin Bourdon, en CM1 à Paradis Saint-Roch.

    Un projet de société

    Et pourquoi la paix est-elle importante à leurs yeux ? « Ça fait peur la guerre. Des gens meurent et on peut rien faire », s’imagine Aliyah Bounoua. « Le plus important c’est que ma famille soit en bonne santé. Moi je veux pas faire la guerre », renchérit Valentin Bourdon. C’est presque politique. « Le président il doit chercher la paix. Comme le Groenland, il faut demander la guerre à personne, mais parler aux autres et se concentrer sur la tranquillité de tout le monde », livre Aliyah Bounoua.

    C’est justement le message du Mouvement de la paix présent sur la manifestation. « Il faut expliquer aux enfants que la paix n’est pas seulement le contraire de la guerre », affirme Michèle Blanchard, secrétaire du mouvement. « C’est vivre ensemble sans sortir le couteau au moindre désaccord, c’est un projet de société », poursuit Elisabeth Grand, la présidente. Un projet qui commence par « l’éducation des parents à leurs enfants » pour Michèle Blanchard, mais aussi « dans les quartiers, les familles, les entreprises et les écoles ». « On manque d’AESH mais on fait des formations pour s’engager dans l’armée, c’est politique », conclut-elle.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux a d’ailleurs insisté sur ce point. « La guerre ne tombe pas du ciel, elle se nourrit des injustices, là où la misère progresse. Quand on allume la télé on voit des milliards déversés pour les armes, des bombes qui tombent et des va-t-en guerre de salon qui disent qu’il n’y a pas d’alternative. Mais investir dans la paix est un choix et notre ville tiendra bon », affirme l’édile.