Tag: activités

  • [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif des journées handicitoyennes qui se tiennent du lundi 30 mars au vendredi 3 avril à Marseille ?

    Michel Collomp : L’objectif est de sensibiliser les collégiens et lycéens au handicap et de leur apporter des connaissances sur le sujet. La sensibilisation se fait par une mise en situation à travers des activités et des ateliers, pour se mettre à la place des personnes handicapées pendant une demi-journée. Il y aura une multitude d’activités organisées par des associations de personnes handicapées : parcours en fauteuil roulant, parcours d’obstacles avec les yeux bandés ou des jeux de société les yeux bandés. L’association Sport et Loisirs pour Aveugles (ASSLA) viendra animer un atelier de tir à la carabine laser pour les aveugles. Le concept est simple : le tireur a des écouteurs dans les oreilles et se repère à l’aide du son, plus le « bip » est frénétique, plus la cible est proche.

    Pourquoi est-ce aussi important de se mettre à la place des personnes handicapées pour
    les enfants
     ?

    M.C. : C’est un âge où ils découvrent, par des cas particuliers ou dans leur famille, des personnes en situation de handicap. On veut apprendre aux 900 élèves qu’on va recevoir cette semaine : le vivre-ensemble. On cherche, par ces ateliers, à leur faire comprendre que, quand ils voient une personne handicapée dans la rue, il ne faut pas avoir peur ou s’en méfier, mais au contraire aller vers elle pour lui proposer de l’aide. Parce qu’on fait tous société et qu’il faut vivre ensemble plutôt que dans une séparation : handicapés et non handicapés.

    Est-ce que c’est par la sensibilisation des enfants qu’une société peut prendre davantage en compte les personnes en situation de handicap ?

    M.C. : Oui, on le constate déjà par les retours de certains professeurs qui sont là depuis la première édition. Ils observent des changements de comportement dans leurs classes. On fait le maximum pour que cette action porte ses fruits et améliore les comportements des valides avec les personnes handicapées. Les élèves repartent, à la fin de la demi-journée, avec un diplôme « d’handicitoyen » qui atteste qu’ils ont été sensibilisés au handicap. C’est moi qui m’en occupe et je leur fais promettre de ne jamais se garer sur une place handicapée quand ils seront adultes.

    Aujourd’hui, notre société
    est-elle encore trop peu adaptée aux handicapés
     ?

    M.C. : On a fêté les 20 ans, l’année dernière, de la loi sur l’égalité des chances et des possibilités pour les personnes en situation de handicap (déplacement, emploi, civilité). Il y a encore beaucoup à faire en matière d’égalité devant l’emploi et d’accessibilité. Le préfet Parisot de Bayard, a créé ces journées handicitoyennes à Montpellier puis a développé le concept dans d’autres villes, notamment à Marseille. Il partait de son constat de personne handicapée. Il disait que le handicap était une souffrance physique en soi, mais que ce dont il avait le plus souffert, c’était le regard des autres et l’indifférence. Notamment par l’impossibilité d’entrer dans certains lieux, comme au cinéma où on lui disait que son fauteuil ne pouvait pas entrer. Moi, je suis à la retraite, mais j’étais kiné, donc le handicap, je l’ai connu dans ma profession. Dans les pas de Parisot, ce qu’on veut, c’est modifier le regard des valides sur le handicap.

  • Une station routière romaine avec thermes mise au jour à Gémenos

    Une station routière romaine avec thermes mise au jour à Gémenos

    Une équipe de l’Inrap a mis au jour ces dernières semaines sur le site « Coupier Près » à l’entrée de Gémenos, les vestiges d’une station routière antique occupée entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère. Son complexe thermal en bon état de conservation est une réelle surprise.

    En accord avec le Service régional de l’archéologie et le Groupe Perottino qui porte le projet de lotissement de 12 maisons individuelles, chemin de la République sur une parcelle de 4 000 m² où la fouille préventive est menée depuis le 19 janvier, l’Inrap ouvrira le site au grand public toute la journée de samedi 28 mars pour présenter ces premières découvertes *.

    De précédentes fouilles aux alentours avaient déjà permis de cerner les limites d’une petite bourgade occupée à cette période par des populations locales romanisées. Une équipe de 10 archéologues investiguent le site jusqu’au 25 mai. Outre quelques petites pièces de monnaie massaliote en cuivre, des bris d’objets sont remontés, ceux d’un verre à boire, d’une assiette et de bols à sauce ou à condiments. Il faudra deux années ensuite à l’équipe scientifique pour approfondir les recherches et produire un rapport.

    « Le site a révélé les restes d’un bassin enduit de marbre, des murs, des fonds de canalisations et des fosses datées de l’époque antique et médiévale du XIIe siècle », montre Elsa Sagetat, responsable scientifique de la fouille et spécialiste de l’Antiquité. « On sait qu’on est à proximité de champs, de plantations de vignes et de vergers et de trois ou quatre voies antiques. Ce site est probablement à la limite sud de l’agglomération antique avec une petite ruelle et un ensemble de constructions qui pourrait être interprété comme une petite station routière à l’entrée de l’agglomération. On a trouvé des petits fours et des éléments métalliques, des clous de sandales qui laissent penser qu’il y a eu à une activité métallurgique sur la voie et de la cavalerie. »

    La station n’est pas notée dans les grands itinéraires impériaux connus dans l’Antiquité et relevés dans la table de Peutinger qui est une copie du XIIe siècle sous forme de parchemins d’une carte routière romaine couvrant tout l’Empire romain et les conquêtes d’Alexandre le Grand jusqu’en Inde. Cette petite station de Gémenos devait partir vers le rivage marseillais en étant reliée à la voie Aurelia qui passe beaucoup plus au nord et qui reliait l’Espagne et l’Italie, estime l’archéologue.

    La salle de chauffe

    Les fondations des thermes du site impressionnent par leur état de conservation. « Ces deux pièces aménagées sur des hypocaustes (pilettes) avec du béton hydraulique étaient chauffées par le sol par une salle de chauffe avec une pièce pour l’arrivée des combustibles. C’est un petit parcours thermal dans une station routière pour voyageurs comme on en a sur les bords d’autoroute. On verra dans nos recherches s’il y avait des baignoires. L’arrivée d’eau n’a pas encore été trouvée », explique Eva Sagetat pour qui « ces thermes sont trop petits pour être publics et trop grands pour être privés ».

    Les nombreux foyers observés sur plusieurs points associés à des fragments de fer, de bronze et de plombs orientent les archéologues vers l’hypothèse de restes d’un atelier de métallurgie. « Nous allons récupérer tous les micro-restes pour comprendre à quoi servaient les pièces. Était-ce pour l’enclume, le coulage, la mise en fusion du métal ? Qu’y fabriquait-on ? Un tel atelier à l’entrée de l’agglomération, n’était pas négligeable pour refaire les hipposandales des chevaux qui tirent les charrettes. Le fer à cheval n’existait pas, c’était une sandale en fer. »

    Plus à l’ouest de la parcelle de 4 000 m² deux grands espaces rudimentaires avec des traces de chape de charbon ont été dégagées dédiés à des activités artisanales. Une pièce de petite dimension aménagée d’un béton de tuileau supporte un four construit avec des fragments de dolium, ces grandes amphores et des briques de terre cuite, laissant penser à l’espace d’une cuisine.

    Toutes ces découvertes passionnantes sont donc à découvrir samedi avec leurs inventeurs à l’occasion d’une journée dédiée au grand public.

  • « Sport et partage » rassemble les enfants pour sa journée solidaire

    « Sport et partage » rassemble les enfants pour sa journée solidaire

    Le sport, c’est avant tout du partage. 150 enfants, issus des quartiers prioritaires de la ville, ont participé mercredi au complexe sportif de Fontainieu, dans le 14e arrondissement de Marseille, à la deuxième édition de la journée sportive solidaire, portée par l’association Sport et partage. « Le but de cette journée, c’est vraiment de faire découvrir des sports à des enfants. La plupart découvrent plein de sports qu’ils n’ont jamais pu pratiquer, comme le tennis, le beach-volley, le skateboard. Il faut leur donner envie de bouger, d’être dehors et de s’amuser. C’est surtout aussi de promouvoir le sport plaisir et le sport comme du jeu, pour pouvoir donner envie à un maximum de jeunes de faire une activité sportive », souligne Marie Wattel, présidente de l’organisation. Originaire de Lille, la quadruple champion d’Europe de natation a porté durant cinq saisons les couleurs du CNM, avant de s’exporter l’année passée aux États-Unis.

    Cela ne l’empêche pas de rester présente pour la jeunesse phocéenne, au travers de la structure qu’elle a créée en 2024, durant l’année olympique aux Jeux de Paris. « J’avais à cœur de partager ma passion, de faire aussi quelque chose d’autre que juste nager », raconte-t-elle en se tournant vers Sylvaine Jannez, directrice de la section Bouches-du-Rhône de l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP 13), partenaire de l’événement. Cette fédération travaille régulièrement avec les écoles, les comités sportifs et les centres sociaux du quartier. « Le sport permet aux enfants de pouvoir partager un moment de convivialité », estime la déléguée départementale, qui s’est activée durant la pause déjeuner avec ses équipes pour confectionner les kits sportifs. Chaque enfant s’est vu remettre un sac à dos, une gourde, un t-shirt et du matériel sportif, allant de ballons de football à des raquettes de tennis-de-table. « On doit beaucoup à Marie [Wattel], qui a récupéré tous les kits auprès de ses sponsors. Elle a vraiment fait un gros travail », ajoute Sylvaine, pour qui ce genre d’initiatives doit être davantage encouragé.

    « C’est quoi le skeleton ? »

    Les activités ont débuté à 9h30 sous un soleil aussi rayonnant que les sourires des animateurs. « Je tiens beaucoup à ces journées-là et j’espère qu’il y en aura de plus en plus parce que ça permet à ces enfants-là de découvrir du sport, d’apprendre sur le sport et puis surtout de se sortir de leur quotidien qui est, pour certains, pas toujours joyeux », appuie Hugo, engagé dans un service civique auprès du Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13). « Ça montre que le sport, ce n’est pas comme certains peuvent le penser, ce n’est pas que de l’argent et du business. C’est avant tout la joie des enfants qui profitent, qui se rassemblent et qui brisent les barrières », poursuit l’animateur en charge d’un « memory », un jeu de mémoire, pour découvrir et connaître les différents sports représentés lors des récents Jeux olympiques et paralympiques d’hiver.

    Si la quasi-intégralité d’entre eux n’ont jamais pratiqué l’une de ces disciplines, les enfants ont facilement reconnu le ski et le hockey sur glace. Mais pour les autres, en revanche, ils ont fait chou blanc. « C’est quoi le skeleton ? », demande Adam du haut de ses neuf ans. « On dirait du toboggan dans la neige », lance Najat, assise juste à côté de lui, sans se douter qu’elle n’était pas si loin de la bonne réponse. « Il faut que les activités soient ludiques, sinon ils décrochent assez vite », constate Hugo, conscient que les plus petits sont obnubilés par les ballons. L’apparition du vent en début d’après-midi a contrecarré certains plans, mais le but principal a été atteint : tous les enfants sont repartis avec le sourire.

  • Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Le Stade de Fontainieu accueillera les 150 jeunes des 14e et 15e arrondissements pour une journée de découvertes sportives, le 18 mars prochain. La nageuse multi-médaillée Marie Wattel, fondatrice de l’association Sport & partage, est sensible à la cause : « J’ai à cœur de partager ma passion pour le sport et rendre la pratique plus accessible aux jeunes », confie-t-elle. Dès 10h, des ateliers pluridisciplinaires – mêlant sport, culture et écoresponsabilité -sont proposés pour « faire découvrir différents sports aux enfants issus des quartiers prioritaires », résume l’athlète de l’équipe de France.

    Au programme : activités sportives, ateliers citoyens, animations pédagogiques et réalisation d’une fresque créative géante sur le thème du sport et du partage. Pour reprendre des forces, un pique-nique « Zéro Déchet » est prévu. Consciente que la pratique du sport est onéreuse, l’association prévoit « d’offrir du matériel sportif », selon son communiqué. Ainsi, chaque enfant aura l’occasion de repartir avec un kit sportif pour continuer de s’entraîner au quotidien.

    L’événement solidaire se veut « local, concret et accessible à tous », selon l’organisation. Le sport, un moteur que la nageuse Marie Wattel, qui a évolué au sein du Cercle des nageurs de Marseille (CNM), souhaite partager : « Le sport m’a énormément apporté. Aujourd’hui, je veux qu’il soit un levier d’opportunités pour les jeunes Marseillais. »

    Cérémonie d’ouverture à 9h30

    Stade de Fontainieu (13014)

  • Au printemps, attention à la faune et à la flore

    Au printemps, attention à la faune et à la flore

    Mais c’est aussi le moment où la nature reprend ses droits et se réveille de l’hiver. Une période essentielle pour la faune et la flore : reproduction, floraison, nidification, émergence des jeunes… Autant d’étapes fragiles pour de nombreuses espèces.

    Ainsi, l’activité humaine peut devenir dérangeante à l’arrivée des beaux jours, même de manière involontaire. La Ligue de protection des oiseaux de la région, dont la mission première est de protéger la nature, lance donc une campagne pour rappeler au grand public quelques gestes simples permettant de concilier plaisir et préservation.

    Attention aux animaux
    et aux fleurs

    Il est important de rappeler que certains oiseaux nichent au sol, dans les garrigues, les zones boisées ou encore dans les falaises. Des dérangements répétés pourraient provoquer un échec de la reproduction. Pour ce qui est des chauves-souris, elles sortent tout juste de leur période d’hibernation et retrouvent progressivement leurs forces.

    Les reptiles et les lézards, eux, recommencent à se réchauffer au soleil et peuvent rester immobiles sur les pierres ou même sur les sentiers. C’est aussi le moment où la flore fleurit à nouveau. Elle reste très fragile face au piétinement. Il est donc fortement conseillé de ne pas prélever ni arracher les plantes à cette saison.

    Quels réflexes adopter pendant vos loisirs

    Ainsi, face à ces enjeux
    de biodiversité, et en s’appuyant sur le programme Biodiv’Sport, la LPO recommande de se renseigner en amont sur la réglementation en vigueur dans les zones de pratique. Les sites internet des espaces naturels sont à ce titre une mine d’informations utiles.

    Si vous souhaitez faire de l’escalade, il est essentiel de respecter les arrêtés de protection ainsi que les panneaux temporaires signalant la nidification. Pour le VTT, le trail ou la randonnée, il convient de rester sur les chemins balisés et de tenir son chien en laisse. Sans oublier l’observation ou la photographie, où il peut être tentant de sortir des sentiers pour s’approcher le plus possible d’une espèce. Mieux vaut utiliser des jumelles ou observer à distance pour éviter le dérangement. Des gestes simples qui permettent au plus grand nombre d’avoir l’opportunité d’observer la faune et la flore en agissant chacun à son échelle, tout en préservant cette biodiversité essentielle qui se développe en pleine nature.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de la LPO.

  • Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    À Martigues, Gaby Charroux défend le « bouclier martégal ». Le modèle martégal de communisme municipal, fruit d’une politique perfectionnée depuis 60 ans, permet aujourd’hui « 400 euros d’économies par mois pour une famille » d’après le maire sortant et candidat (PCF).

    Des économies sous forme de gratuités de certains services, ou de tarifs réduits. Par exemple, la médiathèque, gratuite, les Centres d’initiation sportive (CIS) pour la pratique du sport par les plus jeunes, l’allocation municipale de solidarité de 100 euros minimum versée durant la période de fin d’année aux bénéficiaires des aides sociales. Cette mère de famille, rencontrée durant la campagne à l’école Daugey, avait fait part d’un « bon accueil et d’une bonne aide » des services municipaux pour ses « soucis de papiers » à son arrivée en France. Léna Dupin, ancienne martégale usagère de la piscine Avatica, est ravie de l’entrée gratuite pour les personnes handicapées. « Avant à Château-Thierry, je payais 5,50 euros mon entrée, il n’y avait pas de réduction. Comme j’ai peu de revenus, c’est avantageux », confie-t-elle. Cette autre martégale, mère célibataire handicapée d’un adolescent de 15 ans, explique que son fils « fait 9h de danse par semaine » ainsi que de la musique au conservatoire du Site Pablo Picasso.

    « On ferait pas d’activités sans cette politique »

    « Je paye 100 euros à l’année pour deux activités. Avec la licence de la fédération de danse en plus si on fait des concours à 30 euros l’année », détaille-t-elle, « s’il n’y avait pas cette politique à Martigues il n’aurait jamais pu faire ça » selon elle, faute de moyens. La passion du jeune homme provient des initiations artistiques proposées de manière délocalisée par le conservatoire au sein des centres sociaux. Jusqu’à douze ans, la pratique au conservatoire est gratuite.

    Comme l’a présenté Gaby Charroux durant sa campagne, le bouclier martégal « se développe par toutes les actions sociales portées par la Ville », à l’image « des aides au maintien à domicile, des portages de repas, des crèches municipales » mais aussi « des colonies de vacances et du repas à 2,35 euros dans les structures municipales, le moins cher du département, quand le repas revient à 14 euros pour la Ville » dans les crèches et écoles confondues, alimentées en local et bio.

    L’enjeu du prochain mandat est de perpétuer ce modèle, si ce n’est de le renforcer. « Nous voulons créer un CIS culture sur le modèle du sport », annonçait Caroline Malatrait, colistière du candidat lors du 1er meeting de campagne début février. Et plus encore : « Nous créerons des lieux refuges pour les femmes victimes de violence », lançait Césaire Bureau du Colombier (PS) au même moment. Selma Bechagra envisageait aussi de mettre en place « un contrat jeune ville pour passer le permis ».

    Le bouclier martégal a donc vocation à protéger l’ensemble des habitants, tout au long de la vie, en somme.

  • A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    « On finit deux mois de porte-à-porte et de présence sur le terrain pour partager le programme et la liste », livrait Laurent Belsola lundi après-midi, au café Le Phocéen de Port-de-Bouc. À quelques jours du scrutin, le maire (PCF) et candidat a tenu à revenir sur plusieurs sujets de la campagne.

    « Nous allons poursuivre la rénovation des écoles dont certains bâtiments vieillissent » explique l’édile, à l’image de l’école Tichadou rénovée cette année. D’autre part, Laurent Belsola veut « uniformiser le kit de rentrée scolaire offert par la Ville pour tous les primaires, qu’ils aient tous la même chose ». L’école des Arcades, au nord de la ville, sera agrandie pour accueillir les nouveaux arrivants du domaine de Castillon. « Le bus va bientôt arriver pour relier le quartier », annonce le maire.

    De nouveaux emplois

    Laurent Belsola indique l’arrivée prochaine de nouvelles activités économiques le long du canal de Caronte. « 30 nouveaux emplois sont prévus », précise le maire, relatant que « les entreprises nous ont demandé 25 CV de port de boucains ! C’est important de faire travailler nos habitants ici », relève l’édile.

    Dans la même veine, le hangar faisant face au Chantier naval de Provence pourrait accueillir une entreprise de modification de conteneurs. « Une piste bien avancée » souligne le maire. Le reste est à découvrir jeudi soir, 18h salle Gagarine.

  • Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet (DVG) veut continuer d’endosser son habit de maire pour « prendre soin des Berrois et des Berroises ». « La crise Covid nous a fait prendre encore plus conscience de ce rôle essentiel, car la mairie est souvent le dernier rempart pour le citoyen quand les autres institutions de la République sont défaillantes, et malheureusement, c’est très fréquent », a-t-il affirmé en propos liminaires de sa soirée de présentation de liste et de programme.

    Une liste renouvelée à 40%, qui comporte « des élus très expérimentés et des nouveaux venus », à l’instar de Laëtitia Rizzuto, en 2e position, ou d’Hervé Nevers, en 5e position. Parmi les plus aguerris, Loïc Albaladejo, adjoint en charge des finances lors du dernier mandat, ou Jean-Pierre Cesaro, élu depuis 36 ans.

    Mario Martinet explique avoir réuni une équipe « préparée », dans « la volonté d’agir pour tous sans esprit partisan ». Celui qui brigue un 4e mandat, met en avant « un sens des responsabilités, (…) du savoir-faire, mais aussi la volonté de rassembler » face à des adversaires qu’il accuse d’être « dans la division et le mensonge ». Il y a deux jours, le candidat RN David Duran affirmait sur les réseaux sociaux avoir transmis un courrier au sous-préfet d’Istres au sujet des risques de fraudes électorales.

    De nouveaux quartiers

    Le candidat a aussi présenté un « projet adapté aux besoins, mais finançable ». Pour « faire mieux en dépensant moins », le maire sortant veut « aller chercher de nouvelles recettes en accueillant de nouvelles entreprises pour plus de taxe foncière bâtie ». Il envisage, entre autres, un nouveau parc d’activités industrielles sur l’aérodrome de plus de 100 ha, qui n’est que « très peu utilisé ».

    Pour améliorer le cadre de vie, l’équipe entend se battre pour que chacun ait « accès à un logement décent ». Lors du dernier mandat, 1 700 habitations ont été rénovées. Prochain chantier : la réhabilitation de la cité Pasquet par 13 Habitat, avec la création d’un nouveau parking avenue de la Libération. Mais Mario Martinet et ses colistiers veulent aussi construire, avec des projets comme l’écoquartier de l’étang (239 logements), mais aussi le nouveau quartier « la Molle Fernand Léger » qui se bâtirait autour de l’ancien collège avec des îlots de verdure, une halle couverte pour le marché, une salle de sport, un centre de loisirs et des activités tertiaire.

    En cas de victoire, le littoral changera aussi de visage, avec une promenade des loisirs qui ira de la butte au port avec « des lieux de culture, de sport, un hôtel et une nouvelle plage juste à côté », annonce Mario Martinet.

  • Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet (DVG) veut continuer d’endosser son habit de maire pour « prendre soin des Berrois et des Berroises ». « La crise Covid nous a fait prendre encore plus conscience de ce rôle essentiel, car la mairie est souvent le dernier rempart pour le citoyen quand les autres institutions de la République sont défaillantes, et malheureusement, c’est très fréquent », a-t-il affirmé en propos liminaires de sa soirée de présentation de liste et de programme.

    Une liste renouvelée à 40%, qui comporte « des élus très expérimentés et des nouveaux venus », à l’instar de Laëtitia Rizzuto, en 2e position, ou d’Hervé Nevers, en 5e position. Parmi les plus aguerris, Loïc Albaladejo, adjoint en charge des finances lors du dernier mandat, ou Jean-Pierre Cesaro, élu depuis 36 ans.

    Mario Martinet explique avoir réuni une équipe « préparée », dans « la volonté d’agir pour tous sans esprit partisan ». Celui qui brigue un 4e mandat, met en avant « un sens des responsabilités, (…) du savoir-faire, mais aussi la volonté de rassembler » face à des adversaires qu’il accuse d’être « dans la division et le mensonge ». Il y a deux jours, le candidat RN David Duran affirmait sur les réseaux sociaux avoir transmis un courrier au sous-préfet d’Istres au sujet des risques de fraudes électorales.

    De nouveaux quartiers

    Le candidat a aussi présenté un « projet adapté aux besoins, mais finançable ». Pour « faire mieux en dépensant moins », le maire sortant veut « aller chercher de nouvelles recettes en accueillant de nouvelles entreprises pour plus de taxe foncière bâtie ». Il envisage, entre autres, un nouveau parc d’activités industrielles sur l’aérodrome de plus de 100 ha, qui n’est que « très peu utilisé ».

    Pour améliorer le cadre de vie, l’équipe entend se battre pour que chacun ait « accès à un logement décent ». Lors du dernier mandat, 1 700 habitations ont été rénovées. Prochain chantier : la réhabilitation de la cité Pasquet par 13 Habitat, avec la création d’un nouveau parking avenue de la Libération. Mais Mario Martinet et ses colistiers veulent aussi construire, avec des projets comme l’écoquartier de l’étang (239 logements), mais aussi le nouveau quartier « la Molle Fernand Léger » qui se bâtirait autour de l’ancien collège avec des îlots de verdure, une halle couverte pour le marché, une salle de sport, un centre de loisirs et des activités tertiaire.

    En cas de victoire, le littoral changera aussi de visage, avec une promenade des loisirs qui ira de la butte au port avec « des lieux de culture, de sport, un hôtel et une nouvelle plage juste à côté », annonce Mario Martinet.

  • Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Lors de ses vœux, ce jeudi 22 janvier, Pascal Galéoté, secrétaire général CGT du Grand Port maritime de Marseille, a tenu à rappeler que son activité relevait avant tout du « fruit du travail des travailleuses et travailleurs du port ».

    S’il convient que « le port dispose d’un modèle économique robuste », il s’interroge sur l’avenir de cet outil de développement crucial du territoire, notamment « sur la finalité de certains projets sur les segments à la fois liés à la décarbonation et soumis à une concurrence exacerbée ». Pour le responsable syndical, « les prochaines élections municipales sont un laboratoire politique ». Et de souligner que « depuis plusieurs semaines, nous voyons fleurir des discours d’équilibrisme électoral, le fameux “en même temps” ». 

    Décarbonation sans ligne THT ?

    À savoir : « Un emploi industriel mais en même temps sans industrie, pour la souveraineté énergétique mais avec une baisse de la production, pour la décarbonation mais contre la ligne à très haute tension, pour la transition écologique mais contre le transport ferroviaire, pour la qualité de l’air mais contre le branchement des navires à quai. » Et au final, des positionnements « toujours contre les industries des activités portuaires, qu’il s’agisse des passagers, de la réparation navale ou du transport des marchandises », résume-t-il. Autant d’éléments qui poussent le syndicat à la plus grande prudence.