Tag: activités

  • [C’est l’été] Pierre, médecin tout-terrain

    [C’est l’été] Pierre, médecin tout-terrain

    Entre son activité au Samu à plein temps, ses interventions à la base de Marignane en tant que médecin volontaire et son engagement auprès des sapeurs-pompiers volontaires à Rognac, Pierre Morel jongle allègrement avec trois plannings et ce n’est pas près de s’arrêter. « Tant qu’à faire ! Quand on aime ça », nous répond-il quand on lui demande comment il fait avec toutes ses casquettes. Parmi l’équipe d’intervention à bord de l’hélicoptère, le médecin est tout aussi essentiel que le pilote, le mécanicien de bord, l’infirmier ou le secouriste « spécialisé hélico », « un SSH dans notre jargon à nous », explique-t-il.

    Trois institutions ou organismes « fournissent des médecins » à la Sécurité civile, le Samu des Bouches-du-Rhône, le Sdis 13 et le Bataillon des Marins-Pompiers, poursuit Pierre Morel, confessant qu’il en apprend tous les jours sur cette entité assez spéciale. « J’ai découvert il y a quelques années qu’il y avait un département déminage que je ne connaissais même pas ! », indique-t-il dans un sourire.

    Son engagement, « c’est très ancien ». « Ma première permanence, je l’ai faite en octobre 1989. Vous voyez, ce n’est pas d’hier ! », raconte-t-il. Ce qui l’a motivé, c’est élargir son panel de connaissance du métier. « Dans notre activité médicale extra-hospitalière, c’est une manière de mettre en œuvre notre profession, qui est un petit peu différente », estime-t-il. Même si le cockpit de l’hélico reste tout aussi contraint qu’un camion du Samu, avec chaque chose à sa place, des sacs rouges bien organisés.

    Autre atout, maîtriser à la fois l’intérieur, pour celui qui fait aussi de la régulation, et les interventions à l’extérieur. De quoi améliorer la prise en charge de la victime. Le concours de l’infirmier est aussi d’importance, « ça va plus vite évidemment à quatre mains qu’à deux mains ». Il descend alors, treuillé, après que le secouriste ait assuré la sécurité. Un ordre et des règles qui comptent, insiste-t-il.

    Quand le diable se niche

    dans les détails

    « La Sécurité civile, c’est un environnement sécuritaire que j’apprécie tout particulièrement. On n’est pas dans une entreprise privée qui pourrait estimer qu’il faut que la machine vole pour rentabiliser », précise-t-il, « ici, s’il y a un moment il y a un voyant qui s’est allumé, même si on sait que c’est un voyant qui ne pose pas de problème, s’il y a une des fenêtres sur laquelle il y a une toute petite fissure qui a commencé parce qu’il y a une vis qui a claqué le petit plexiglas… On en tient compte ». C’est même pour lui « essentiel ». Il se souvient d’un drame, « il y a quelques années… C’était l’hélicoptère du Samu 30 qui s’est crashé sur les collines de la Nerthe avec trois morts dedans ».

    Pour agir vite et bien, l’entraînement reste également une constante. « Le treuillage c’est une phase habituelle mais qui n’est pas dénuée de risques, et nécessite une pratique régulière. Il faut une forme physique minimale, même si vous le voyez je ne suis pas un grand sportif », se marre-t-il. Plus impressionnant, il détaille aussi cette formation plus sous-marine, « au cas où on est obligé de s’extraire d’un hélico qui se met à l’eau. On nous plonge dans la mer, et il faut qu’on puisse se détacher, apprendre les gestes ».

    Pour le reste, il se dit avoir été comme touché « par un virus ». « Une fois qu’on y est, on apprécie tellement ça. Alors si en plus de l’activité, le compagnonnage avec les collègues est fantastique, pourquoi vouloir le quitter ? » précise Pierre Morel, qui assure volontiers jusqu’à trois permanences par mois sur la base de Marignane.

    « Ça me plaît, ça c’est évident. Il pourrait y avoir de la lassitude, de la fatigue… mais non », enchaîne-t-il, mettant en avant son moteur : « le côté humain ». « C’est sans fin. Rien que la satisfaction d’avoir eu le sentiment d’aider la personne… » se félicite-t-il. Et puis « on a des situations incroyables, des choses que personne ne vivrait à part nous, quoi, finalement » estime le médecin, « je ne veux pas faire dans le lyrique, mais vous imaginez bien que quand vous survolez la mer Méditerranée, les calanques… On a de ces points de vue… On n’en est jamais blasé ».

    Reste la vérité crue de l’intervention. S’il tient, c’est aussi parce qu’il a « une capacité à oublier faramineuse ». Mais il y a des souvenirs qui s’incrustent. Comme cette mission dans la Sainte-Victoire « où un caillou s’est détaché par le souffle de l’hélico, alors qu’on était auprès de la victime. Et en fin de compte « le gros caillou a claqué sur une dalle de roche à côté de nous à 5 ou 10 mètres. Et là vous vous dites : “On est passés près quand même” Et on ne peut rien y faire ». Le secours porté à un plongeur en arrêt cardiaque dans la rade de Marseille ou le treuillage sur un bateau l’ont aussi marqué.

    « C’est l’inconnu. Même si les choses se sont améliorées, puisque grâce à l’informatique qui a envahi évidemment tous nos systèmes, on a quand même des informations même pendant qu’on vole sur notre smartphone de travail. On peut lire à jour le bilan qui a été passé », nuance-t-il. Et puis « dans l’activité urgentiste, il y a le vinaigre et il y a le sucre, le miel. Ce sont des activités comme ça qui font le miel, le petit plus », résume-t-il.

    Assuré de la relève, « il y a plus de demandes que de places », heureux que la profession se féminise aussi, il imagine un arrêt de carrière « ferme, définitif et brutal ». Mais « sans regret aucun ». « Il y a 20 ans on aurait discuté ensemble, j’aurais fait exactement la même chose que ce que je fais actuellement. Quand ça s’arrêtera, ça s’arrêtera. »

  • [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    Cinq quartiers pour un seul festival. C’est ce que propose le centre social de Sainte-Marthe-La Paternelle avec son Festival de l’Été. Il se tient jusqu’au vendredi 7 août entre la Visitation, la Simiane, Vieux Moulin Saint-Joseph, la Paternelle et Vieux Moulin Arnavaux.

    Organisé sur cinq jours, l’objectif est clairement affiché : dynamiser le quartier de Sainte-Marthe. Houssam Zguep, directeur du centre social Sainte-Marthe-La Paternelle, explique : « On choisit toujours les mêmes dates, début août, lorsqu’il n’y a plus trop d’activités à faire, pour que les gens retiennent le rendez-vous et que le festival s’installe sur le long terme ».

    Le fondateur revient sur les origines du festival : « Ici, il y a huit quartiers différents et les gens ne bougeaient pas d’un quartier à l’autre. Alors, on a eu l’idée de venir directement à eux en changeant de quartier chaque jour avec des activités différentes pour les motiver à se déplacer ». Pour l’organisation, le centre social s’appuie sur des collectifs qu’il a créés dans les quartiers éloignés du centre social. « La Visitation, par exemple, est à 4 km de notre centre, forcément c’est compliqué pour les gens de venir. Alors on organise les animations devant notre local qu’on a là-bas », explique Houssam Zguep.

    Le rituel est bien rodé : « On commence par tourner dans le quartier avec la batucada, un petit orchestre de musique brésilienne, pour réveiller les gens et les faire venir. Alors les enfants se mettent à suivre le cortège. Dans les premières éditions, ça ne marchait pas, mais désormais ils reconnaissent le son », détaille le directeur du centre social.

    Une variété d’animations

    Chaque soir, un quartier différent s’anime de 17h à 21h entre musiques, restauration, animations et performances artistiques. Le lundi était consacré à un spectacle de magie, le mardi à une pièce de danse contemporaine et le mercredi à un groupe de musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne. Ce jeudi, vous pourrez, dès 18h, à la Paternelle, écouter un concert théâtralisé de l’artiste Kimsar avec l’association Kalabazi. Le festival se conclura ce vendredi sur une soirée-concert avec la venue de trois rappeurs locaux au Vieux Moulin Arnavaux : Thabiti, Hiiitch et Le Bigs.

  • [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    « Ce que j’aime au centre de loisir c’est que c’est un travail d’équipe, on est jamais seuls. Si tu es triste, dans ton coin, quelqu’un vient te voir. » Raquette de badminton en main, encore essoufflé de ses efforts, Gabin, 8 ans, savoure son été. Ce jeudi après-midi, le gymnase du parc des sports de Briançon résonne des cris d’une petite centaine d’enfants venus des différents centres de loisirs pour participer à des olympiades intercentres.

    « Chaque jour de la semaine, on leur fait découvrir un nouveau sport, explique Hervé Michaux, coordinateur enfance au centre social. Des activités proposées tous les jours sur l’ensemble des centres de loisirs. Au Monêtier on a un groupe qui est en bivouac cette nuit à la montagne et qui a participé à une animation astronomie hier soir. » Les activités sont proposées sur les centres sociaux et de loisirs de Briançon, Villar-Saint-Pancrace, Val-des-Prés, Monêtier les bains et Villar-d’Arrêne. Au total, un peu plus de 200 places sont ouvertes pour tous les centres cumulés. C’est la communauté de Communes qui s’est vue attribuer cette compétence suite à la fermeture de la MJC de Briançon en 2023 pour raisons budgétaires. « On met notamment des tarifs communs entre les communes, un projet pédagogique commun. Ça permet d’éviter les inégalités entre les communes et de mutualiser les compétences des équipes », affirme Marie Chouissa, directrice du centre intercommunal.

    Encourager les familles

    à travers les enfants

    Le prix des activités dépend de l’âge et du quotient familial des ménages. Pour les centres de Briançon par exemple, les tarifs vont de 5,24 euros la journée à 13,60 euros selon le revenu familial. « Notre mission c’est de proposer des activités à destination des familles, des enfants, des adolescents, pour que ce beau territoire soit accessible à tous. Chaque semaine, on essaye de mettre en place une activité payante qui donne l’opportunité aux enfants de pratiquer, de découvrir des choses qu’ils ne pourraient pas forcément faire dans leur famille. Par exemple, cet été on a beaucoup développé le rafting », détaille Marie Chouissa. « Le rafting, en dehors du centre, c’est 45 euros par personne et il faut compter papa, maman… Ça fait tout de suite une grosse sortie. Moi, par exemple, je n’y vais pas avec mes enfants, complète Mathéo Posada, directeur d’un des centres de loisir de l’intercommunalité. Mais ils peuvent y aller avec le centre, et aussi faire de l’escalade, du cheval, des choses qu’on peut se permettre de faire avec la structure. »

    Comme à Marseille où certains enfants ne vont que très rarement à la mer, vivre dans un environnement exceptionnel ne suffit pas toujours à s’en emparer, faute de moyens, de temps, de renseignements… Le but du centre est aussi qu’à travers les enfants, les familles osent plus s’approprier et découvrir le territoire exceptionnel du Briançonnais. « Il y a des gens dans le Briançonnais qui n’osent pas, même si c’est gratuit et que c’est à côté. Il faut amener quelque chose de nouveau par notre savoir-faire, rappelle Hervé Richaux. Faire pétiller les yeux des enfants, qu’ils découvrent et que les familles se disent ah tiens, ils ont fait ça, c’est où ? On pourrait y aller ! »

  • Cinquante ans de droit aux vacances à Martigues

    Cinquante ans de droit aux vacances à Martigues

    Un peu plus de 200 kilomètres séparent Martigues de la commune d’Ancelle et pourtant, le centre de vacances La Martégale qui s’y trouve n’a jamais été loin du cœur pour des générations de martégaux qui y sont passés en classe de neige ou en colonies de vacances d’été.

    Il y a cinquante ans, les premières colonies de vacances d’été s’y déroulaient, après les premières classes de neige à l’hiver 1976 et l’inauguration le 18 janvier de la même année. Un an et demi et la modique somme de 945 millions d’anciens francs ont été nécessaires pour réaliser ce projet selon les élus de l’époque, lors d’une visite de chantier en août 1974. Cela représenterait 8 742 000 euros de 2025 selon le convertisseur Insee.

    « Ce centre a un caractère social » affirmait le maire (PCF) Paul Lombard, dans La Marseillaise du 20 janvier 1976. Et il l’a conservé. « La Ville avait un projet très précis pour les vacances » explique Joëlle Fabre, ancienne animatrice au début des années 1980 puis responsable du service vacances de la Ville. « Le but est de sortir de Martigues, de connaître d’autres horizons et de vivre la vie collective dans le partage et la camaraderie », détaille-t-elle, assurant que c’est encore le cas aujourd’hui. Un projet éducatif mené de concert avec la Fédération des œuvres laïques du Rhône (FOL 69).

    « Nous avons tenu bon »

    Il n’y a pas que le côté camp de scouts dans les séjours à Ancelle. « On y propose depuis toujours des découvertes d’activités que les enfants ne peuvent pas faire chez eux », reprend Joëlle Fabre. Par exemple, la via ferrata ou le rafting, typiques de la montagne. Chacun s’entraide en activité et dans les tâches du quotidien. « On est complètement à contre-courant de ce qu’on peut voir dans certains catalogues, avec parcs d’attractions, façon tourisme de consommation », précise celle qui programmait les activités des années durant.

    Si la journée type des colos n’a « fondamentalement pas changé » selon la retraitée, les comportements oui. « Le rapport à la colo, l’inquiétude des parents font que j’ai l’impression qu’ils ne voient plus les bénéfices d’une séparation avec l’enfant alors que ça les fait grandir », estime Joëlle Fabre. « C’est un reflet des difficultés à se projeter dans l’avenir et des angoisses de tout le monde » complète-t-elle. Mais comme souvent, Martigues donne dans la résistance. « Les colonies de vacances ont connu une forme de désaffection et beaucoup de villes y ont renoncé », rappelle Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues. « Mais nous avons tenu bon et continué à les proposer. Nous avons même retrouvé un certain engouement après le Covid », poursuit-il.

    Cela s’inscrit dans une certaine conception du droit aux vacances pour tous selon l’édile, « comme le droit aux congés payés », compare-t-il. « C’est un choix. Nous tenons à permettre à ceux qui sont les moins bien nantis d’exercer ce droit », reprend Gaby Charroux, « cela fait partie de l’épanouissement personnel que nous faisons commencer dès la crèche, et que l’on veut offrir comme pour la culture, le sport… pour grandir et s’épanouir comme citoyen ».

  • Un hôtel d’entreprises modernisé à Barcelonnette

    Un hôtel d’entreprises modernisé à Barcelonnette

    «Une étape importante dans la vie économique de notre territoire » : Elisabeth Jacques, présidente de la communauté de communes Vallée de l’Ubaye Serre-Ponçon, était ravie de présenter, jeudi, la réorganisation et la modernisation entamée en 2022 de l’hôtel d’entreprises de la vallée, situé à Barcelonnette. « Cet équipement occupe une place particulière dans l’histoire de notre vallée. Il est né à la suite du départ de l’armée, dans le cadre de la redynamisation du site de défense », a rappelé la maire de La Condamine-Châtelard.

    Depuis sa création, la gestion de l’hôtel d’entreprises est assurée par la communauté de communes, grâce à un bail emphytéotique, un contrat de très longue durée qui donne l’obligation d’améliorer les lieux, conclu avec la mairie de Barcelonnette. Son objectif est de « soutenir la création et le développement d’activités économiques dans la vallée, permettre à de jeunes entreprises et à des professionnels récemment installés de bénéficier de locaux adaptés à des loyers modérés, aujourd’hui fixés à 4 euros HT par mètre carré, et leur offrir la possibilité de tester leur activité avant une implantation pérenne sur notre territoire », a expliqué jeudi Elisabeth Jacques.

    Un accompagnement

    vers l’autonomisation

    Or, cet hôtel d’entreprises avait besoin d’être modernisé, repensé et réorganisé « pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises et garantir une gestion plus lisible, plus sécurisée et plus efficace », selon la présidente de l’intercommunalité. Depuis 2022, une « remise à plat complète des conventions et des baux » a été opérée « afin de sécuriser juridiquement l’occupation des locaux ». Des baux de six ans sont désormais proposés pour les occupants historiques, et des conventions d’un an renouvelables, dans la limite de trois ans, pour les nouvelles entreprises accueillies.

    « Cette évolution s’accompagne d’un accompagnement renforcé des occupants, avance Elisabeth Jacques. Dès la deuxième année, nous travaillons avec les entreprises sur leur sortie progressive vers une implantation autonome dans la vallée. La troisième année reste ainsi réservée aux situations particulières. »

    Avec cette réorganisation, trois pôles ont été constitués : le Carré Pro, dédié aux activités industrielles et techniques ; le Carré Soin et Bien-être, regroupant les activités paramédicales ; et le pôle territorial de l’Ubaye, consacré aux activités administratives, tertiaires et de services.

    Le secteur de la santé occupe une place importante avec dix structures représentant 16 emplois sur près de 295 m². On y retrouve notamment le cabinet vétérinaire, des infirmiers, kinésithérapeutes ou encore ostéopathes. « Ce pôle répond à des besoins essentiels de la population tout en renforçant l’offre de services disponible dans la vallée », a estimé Elisabeth Jacques.

  • Un incendie frappe un bâtiment de l’école des Grands Cyprès à Avignon

    Un incendie frappe un bâtiment de l’école des Grands Cyprès à Avignon

    Depuis l’angle de la rue Madame-de-Sévigné, à Avignon, ce mercredi 29 juillet au matin, on pouvait encore apercevoir quelques dizaines de pompiers s’affairer sur le toit d’un bâtiment en construction de l’école des Grands Cyprès, qui était en train de brûler. L’incendie, qui s’est déclaré dans la nuit autour de 2h30, a mobilisé une cinquantaine de personnes. Le feu a été maîtrisé dans l’après-midi, sans causer de dégâts aux structures voisines. Aucune victime n’est à déplorer.

    D’après le commandant Pailloux, qui dirige les opérations sur place, le feu aurait pris à l’arrière du bâtiment, au pied de l’un des pylônes en bois. « Au regard de sa conception, du cadrage en bois avec de l’isolant en paille compressée, c’est difficile à éteindre et c’est pour ça qu’on y est encore », poursuit le responsable.

    Sur place, les soldats du feu retirent, panneau par panneau, la toiture pour tenter d’accéder aux structures et surtout à cet isolant afin de le décompresser pour faciliter l’extinction.

    Si la municipalité confirme que l’origine du feu « devra être déterminée par l’enquête » et que la rentrée scolaire sera maintenue normalement, le maire, Olivier Galzi (DVD), assure sur son compte Facebook qu’il « semble être d’origine criminelle ». « Ceux qui ont déclenché cet incendie ont détruit un lieu qui devait servir à l’accueil des enfants du quartier et d’Avignon. Ils ont mis en danger la vie des pompiers et détourné leurs efforts alors que des incendies réclament des renforts dans d’autres endroits critiques », poursuit le premier édile. L’élu ajoute que la mairie va porter plainte contre X. Deux jours auparavant, les dortoirs de l’école maternelle ont été vandalisés.

    Retards en vue

    Le bâtiment était destiné à devenir la « Cité éducative » de l’école et à abriter les activités périscolaires. Mais il « ne pourra donc pas ouvrir comme prévu », confie Olivier Galzi. La municipalité précise dans un communiqué qu’elle « travaille d’ores et déjà à des solutions alternatives afin d’assurer la continuité des activités qui devaient y être organisées ». Derrière la rubalise de sécurité, Khalid El Yousoufi, conseiller municipal d’opposition (LFI), mais aussi enseignant de l’école des Grands Cyprès, affiche son désarroi. « La construction avait déjà du retard, donc on va encore en avoir pour un ou deux ans. Ce bâtiment devait surtout accueillir les élèves de la maternelle puis de l’élémentaire pour permettre des travaux dans les locaux, qui sont dans un état catastrophique », confie-t-il, aux côtés du député Raphaël Arnault (LFI). Aux abords de l’école, des parents d’élèves sont dans l’attente. « On devait bientôt avoir une nouvelle école. Mais je sens que ça va traîner encore longtemps », glisse une maman de deux enfants scolarisés dans l’établissement.

  • [C’est l’été] Au centre Fabien Menot à Port-de-Bouc, le lien social se rénove

    [C’est l’été] Au centre Fabien Menot à Port-de-Bouc, le lien social se rénove

    Deux ans et bien des changements. Depuis son arrivée en mai 2024, le directeur du centre social Fabien-Menot, Maxime Tardivel, dresse un bilan positif en cette fin juillet. « Nous sommes sortis du comité de suivi de la CAF, l’instance pour les centres sociaux en difficulté, par le renouvellement de notre agrément avec le nouveau projet social 2026-2028 », se félicite-t-il.

    Ce projet s’adapte l’été venu. « On est plus sur des activités détente, vacances. On a plus de temps pour se poser sur les bancs, devant le centre, pour discuter avec les habitants », relate le directeur, même s’il y a « moins de monde dans le quartier, avec les vacances et retours au pays ». Il ajoute : « Ceux qui restent sont ceux qui ont le plus besoin de nous, pour s’évader ou rêver un peu. » C’est l’idée du dispositif Quartiers d’été. « Depuis deux ans, cela finance des sorties familles communes aux quatre centres sociaux de Port-de-Bouc, porté par Mandela », indique Maxime Tardivel.

    Mais il existe une problématique bien particulière, l’été, sur la Presqu’île. « L’accès à la piscine et l’apprentissage de la nage, c’est difficile, alors qu’on est dans un quartier cerné par l’eau. On propose des activités aquatiques, dont le “savoir nager”, qui aura lieu la semaine prochaine, où trois centres sociaux de la ville vont emmener une cinquantaine de jeunes apprendre la nage », développe le directeur.

    « Nous sommes dans

    une vraie quête de sens »

    Ayant déjà été directeur de centre social auparavant, Maxime Tardivel voit une évolution du métier depuis les débuts de la politique de la Ville, dans les années 1980. « Aujourd’hui, on est sur une vraie quête de sens sur ce que nous pouvons apporter aux populations avec qui on travaille, que ce soit les habitants des quartiers populaires ou résidentiels. L’objectif est de mettre ensemble les gens, le centre social, c’est pour tout le monde, pas que pour les “cassos” ! », affirme-t-il.

    Cela prend du temps, « pour installer le vivre-ensemble, ça ne se décrète pas », selon lui. Les repas régulièrement organisés par le centre sont des moments importants de lien social : « Nous sommes des ambassadeurs de bienveillance », lance-t-il.

    Cette démarche vaut aussi pour le jeune public accueilli. « Il est parfois plus difficile de mettre en action les jeunes, notamment à cause des écrans dans leur poche dont il n’est pas évident de sortir. Dans une société où tout est fait pour nous inciter à consommer, il faut les inciter à être acteurs de leur vie, donner envie de créer des projets pour y arriver. On a un peu plus de mal à le mettre en place qu’auparavant », remarque Maxime Tardivel.

    La Gazette de la Presqu’île, journal de quartier réalisé avec les jeunes, répond à cette problématique et à celle « de faire le tri dans les infos », selon le directeur. « Beaucoup d’habitants se plaignaient de passer à travers l’info. On a fait le lien avec les jeunes qui se sont investis dans le journalisme », à travers plusieurs stages. « S’ils connaissent les mécanismes de construction de l’info, ils sauront mieux différencier les fake news et les infos orientées. J’espère qu’ils pourront vite écrire et faire des choix éditoriaux », conclut le directeur. À démarche inédite, enjeux inédits.

  • [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    Pour la première fois de son histoire, le centre social de La Martine (15e) ne fermera pas au mois d’août, cette année, comme 42 autres structures réparties dans tous les arrondissements de Marseille grâce au déblocage d’une enveloppe de 551 000 euros, répartis entre la préfecture des Bouches-du-Rhône, la CAF, le Département et la Ville de Marseille.

    Kader Allem, coordinateur jeunesse au sein du centre, ne cache pas sa satisfaction. Arrivé au center social voilà deux ans, « je trouvais ça un petit peu incohérent de ne pas ouvrir à cette période, sans connaître encore le quartier, on a une mission de service public », nous confie-t-il, entouré de sa directrice et de Noëlle Smith, coordinatrice technique et pédagogique des équipements sociaux à la Ville de Marseille. Il explique que le mois d’août reste « un moment très charnière pour les publics qu’on reçoit, que ce soit les enfants, les ados ou les familles, parce qu’il se joue beaucoup de choses à ce moment-là et beaucoup d’équipements sociaux sont fermés ».

    Bien que la Ville « prévoit pas mal de choses et d’animations dans les quartiers prioritaires, on va être clair, ils se retrouvent dans la galère la plus totale et on est aussi sur des familles qui restent à la maison », poursuit-il. Des familles dont les conditions de vie restent compliquées. « Ils n’ont pas de balcon, ils n’ont pas de terrasses, pas des 80 000m2, hein », ironise Kader. L’été creuse les inégalités. D’autant qu’en août, les travailleurs sociaux restaient de toute façon à disposition des familles, joignables par téléphone, pour poursuivre l’accompagnement alors que tout est fermé. « Il y a des jeunes, par exemple, qui n’ont pas trouvé de collèges ou de lycées pour la rentrée », illustre l’éducateur.

    « Recréer du lien social »

    « Il y a quelques années, on entendait parler d’acheter la paix sociale dans les quartiers, de façon générale, quand il y avait une ouverture au mois d’août », se souvient-il, mais « aujourd’hui, on n’est plus dans ça. On est vraiment dans une nécessité, du côté des habitants, mais aussi les partenaires, les politiques qui ont compris tout l’intérêt d’ouvrir à cette période-là », estime Kader.

    Le programme de ce mois particulier sera un peu différend. « On prévoit des animations familiales, intergénérationnelles, même si, bien entendu, il y aura des choses pour les ados, parce que c’est un public spécifique. Mais l’idée est de recréer aussi du lien social entre les enfants et leurs parents », précise Kader. Mais « peu importe le contenu, ce qui compte, c’est surtout la forme, on va être en horaire décalé. Faire beaucoup de choses à partir du début, milieu d’après-midi, jusqu’au début, milieu de soirée, pour permettre aux familles qui travaillent aussi de profiter de ces moments-là avec leurs enfants », détaille-t-il. Dans la même idée d’impliquer tout le monde, « on va travailler avec deux associations du quartier, la Martinoise et aussi le club de boules avec qui on va organiser un tournoi de pétanque, on ne se voit pas faire sans eux », ajoute-t-il. À la Martine, seront aussi accueillis les habitants de Kalliste ou de la Savine. Pour la suite, après un bilan et une enquête de satisfaction, l’expérience pourra être reconduite.

  • [C’est l’été] Le vendredi au stade Arthaud à Marseille

    [C’est l’été] Le vendredi au stade Arthaud à Marseille

    C’est au sein du récent et mythique stade Florence-Arthaud que vous avez rendez-vous ce vendredi soir. Chaque semaine de juillet, des activités, animations et ateliers sont proposés gratuitement autour de thématiques diverses.

    Découverte du paddle, initiation au kayak ou encore de la voile en équipage vous sont proposées de manière hebdomadaire entre 17h et 20h. Côté pédagogie et biodiversité, un atelier « Pieds dans l’eau » de 16h à 17h30 emmène petits et grands à la découverte de la biodiversité sur inscription auprès de la ville.

    Enfin, ce vendredi vous êtes attendus pour participer à un stand d’animation autour de la Planète Mer et proposé par Les petits débrouillards, pour ce qui est des activités sportives, yoga acrobatique et foot freestyle vous seront proposés et la soirée se terminera avec un concert Sunset Blues accompagné de démonstrations de danse et bal.

  • [C’est l’été] À Avignon, les bibliothèques sortent de leurs murs

    [C’est l’été] À Avignon, les bibliothèques sortent de leurs murs

    Des IdeasBox sont déployées : de grosses caisses transportées en camion comprenant livres, matériel pour faire du dessin ou autres activités créatrices, jeux de société, voire tablettes et jeux vidéo. Et quelques surprises…
    Un concept familial, qui attire aussi les centres aérés en matinée et les associations en soirée. Jusqu’au 24 juillet, les Ideas box ont lieu tous les jeudis (9h30-12h) au square Indochine et tous les vendredis (9h30-12h) au parc Chico-Mendès. Trois soirées (18h-20h) sont encore programmées : le 21 juillet au parc de l’Abbaye St-Ruf, le 28 juillet au parc du Château de la Barbière, et le 4 août au parc Colette.