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  • [Le Grand entretien] Laurent Burgoa (LR): « Les députés RN ne surfent que sur du populisme »

    [Le Grand entretien] Laurent Burgoa (LR): « Les députés RN ne surfent que sur du populisme »

    LR

    LM : Quel est votre nouveau rôle au sein des LR ?

    Laurent Burgoa : J’ai intégré le Bureau politique et mon président national [Bruno Retailleau, Ndlr] m’a proposé d’intégrer la Commission nationale d’investiture. Cette commission ne s’occupe que des communes de plus de 30 000 habitants. Nous avons la responsabilité de choisir les candidats ou les chefs de file LR sur l’ensemble du territoire national. C’est intéressant d’échanger et de voir des élus de tout le territoire. Pour cela, on est obligé de connaître la configuration politique locale et de rencontrer les candidats. Je suis proche de Bruno Retailleau, que j’ai soutenu durant la campagne des LR parce que c’était mon président de groupe au Sénat.

    Ancrage local

    LM : Comment entretenez-vous le lien avec les élus locaux ?

    L.B. : J’avais dit, durant la campagne, que j’irais à la rencontre de tous, donc c’est ce que j’ai fait, sauf pour une commune, Beaucaire, puisque j’ai une position très ferme vis-à-vis du Rassemblement national. Pour moi, c’est ni RN, ni LFI. Sinon, j’ai fait un premier tour où je suis allé dans 349 communes, où j’ai rencontré aussi les présidents de communautés de communes, de communautés d’agglomération. Là, j’ai commencé un second tour où j’ai vu environ 150 communes. Je crois que c’est important, ce contact avec les élus gardois pour être leur meilleur ambassadeur à Paris lorsqu’on évoque les dossiers des collectivités territoriales. Les élus font face à des normes de plus en plus contraignantes qui ne sont pas dues aux lois mais aux décrets d’application, à l’administration. Dans notre République, ce sont les administrations centrales qui ont pris le pouvoir sur les élus. Les administrations nationales ont plus de pouvoir que les ministres. Ce n’est pas possible.

    Vous dîtes ni LFI, ni RN. Vous parvenez pourtant à travailler avec certains maires LFI…

    L.B. : Pour moi, le PCF et le PS, qui n’ont pas mes idées, font partie de la République. Je dis LFI, mais c’est avant tout Mélenchon et sa bande qui sont un peu dangereux pour la République. Mais oui, j’ai travaillé avec le maire de Mandagout par exemple, qui était LFI et qui est maintenant Ruffiniste.

    Serez-vous à nouveau candidat en 2026 ?

    L.B. : Oui, je serai à nouveau candidat aux élections sénatoriales en 2026.

    Campagne municipale

    LM : Allez-vous vous investir durant la campagne des municipales ?

    L.B. : Franck Proust m’a demandé de regarder, en tant que secrétaire départemental, les communes de moins de 32 000 habitants. En tournant dans le Gard, je rencontre aussi des élus et ça me permet de voir la situation. Après, parfois des membres de LR sont sur plusieurs listes, certains sont avec des gens de gauche donc je regarde tout cela avec l’objectif qu’il y ait le plus possible de LR élus.

    Que dites-vous à Julien Plantier, qui semble bien décidé à se présenter à Nîmes alors que Franck Proust a été investi par les LR ?

    L.B. : J’ai rencontré Julien avant l’été. Je lui ai dit que tout le monde devait faire un effort. Notre candidat, c’est Franck Proust car Julien n’est plus LR puisqu’il n’a pas renouvelé sa carte, même s’il reste de droite. Il y a tout intérêt à ce qu’il y ait une union à Nîmes. Il vaut mieux avoir un petit bout du gâteau que pas de gâteau du tout. Je pense que tout va rentrer dans l’ordre parce que je n’ai pas oublié 1995 avec l’affrontement qu’il a pu y avoir entre Jean Bousquet et Camille Lapierre. On a vu le résultat. Si on veut éviter cela, on sait ce qu’il faut faire. L’union, c’est avant tout la volonté de deux personnes. Je vois que certains du centre comme M. Procida (UDI) souhaite l’union donc ça va dans le bon sens. Après je n’ai pas senti chez Mme Rouverand (Renaissance) une grande volonté d’union alors que dans certaines communes, des LR se retrouvent sur des listes de Renaissance. Aux départementales, elle était déjà candidate contre moi et sa présence m’a empêché de passer au second tour. Elle aussi sera comptable après l’élection si elle fait perdre la mairie, parce qu’elle est quand même divers droite.

    Extrême droite

    LM : Comment expliquez-vous la progression du Rassemblement national dans notre département ?

    L.B. : Ce vote est l’expression d’un ras-le-bol par rapport au contexte national où on demande toujours plus à ceux qui travaillent, à ceux qui se lèvent tôt et se couchent tard et qui ont des fins de mois compliquées. Il y a un phénomène que je ne comprends pas : bien sûr, il faut être vigilant sur l’immigration, mais il ne faut pas taper sur les immigrés. Dans ce département, ce phénomène est prégnant. Aujourd’hui, je ne travaille pas avec les députés RN alors que je travaille avec des sénateurs socialistes car on n’est pas de la même chapelle mais on est dans la même cathédrale, qui est la République. Je reproche aux députés RN de ne pas être ambassadeurs de leur territoire, c’est-à-dire de porter des projets pour essayer de les faire avancer. Eux ne font pas ça, ils ne surfent que sur du populisme.

    Craignez-vous une tripartition au Sénat ?

    L.B. : Non car aujourd’hui il y a quatre sénateurs RN. Ils peuvent augmenter un peu, mais même si le corps électoral peut changer il ne sera pas totalement bouleversé car les évolutions au Sénat sont lentes.

    OÙ EN EST LE DOSSIER PERRIER ?

    L.B. : D’abord, sur la verrerie, il n’y a quasiment pas de solution de reprise. Nous y avons travaillé avec le préfet, nous avons eu des touches et nous avons demandé à Owens Illinois de maintenir le four au moins pendant 18 mois, mais ce groupe américain n’a pas accepté. Je pense qu’on va donc aller vers la fermeture du site. Quant à Nestlé, les études ont pris plus de temps car le dossier est reparti à zéro. Ce n’est pas facile de travailler avec ces grands groupes mais l’objectif est de maintenir au moins un forage en eau minérale naturelle.

  • À Pont-Saint-Esprit, une gauche encore invisible

    À Pont-Saint-Esprit, une gauche encore invisible

    Depuis le score famélique de la maire sortante Claire Lapeyronie (14,84%) à l’élection municipale partielle, la gauche se cherche un leader. Car l’élue régionale qui siège dans la majorité de Carole Delga devait rassembler la gauche et au-delà. Sauf qu’une partie des communistes a d’abord quitté le navire, suivie, quelques années plus tard, par les socialistes. En effet, la section locale avait refusé de la soutenir pour cette partielle.

    Sauf que depuis, aucune figure à gauche n’a émergé. Les organisations politiques telles le PCF et le PS sont en retrait et observent la situation. L’association Pensons Pont a depuis vu le jour et organise des rencontres thématiques dans l’optique de construire des propositions pour les prochaines municipales. « Pensons Pont s’adresse à tous les progressistes. Pour l’instant, la campagne n’a pas démarré et je pense que l’offre politique d’aujourd’hui ne sera pas celle du 15 mars », explique Benjamin Téoule, qui gère l’organisation de l’association et n’en dira pas plus sur le nom d’une potentielle tête de liste.

    Surprise cependant du côté de Cyril Pommier (Pont-Saint-Esprit en transition), qui annonce se rapprocher de l’ancienne édile : « J’ai certainement été un des plus critiques de l’action de Claire Lapeyronie sous son ancien mandat. Mais dans le cadre d’un nouveau projet, plus collectif, démocrate et humaniste, je pense qu’elle serait la mieux à même d’en être la représentante ». Un retour de Claire Lapeyronie n’est donc plus à écarter.

    Ce communiqué faisait suite à l’annonce de candidature de Loïc Boiron. Le jeune homme de 23 ans, un temps membre de Pensons Pont, tente finalement une aventure personnelle. Le maire, Valère Ségal (DVD), a aussi annoncé se porter candidat dans un communiqué. Il tentera cette fois d’être élu sur son nom et devra aussi faire face à des soubresauts au sein de sa majorité. En effet, fin septembre, il a retiré leurs délégations à deux élus de la majorité ayant confié leur procuration à des élus d’opposition (dont au moins un a confié sa procuration au député du RN Pierre Meurin, affirme Objectif Gard). De son côté, Pierre Meurin qui siège désormais au conseil d’agglomération, a aussi promis la constitution d’une liste « soutenue par le RN et tous les mouvements patriotes » pour mars prochain. Sa tête de liste n’a pas encore été désignée.

  • La Confédération célèbre l’agriculture paysanne

    La Confédération célèbre l’agriculture paysanne

    Cette année, le syndicat agricole a souhaité changer le nom de son traditionnel rendez-vous automnal en l’appelant la Fête de l’agriculture paysanne pour « laisser plus de place et de visibilité à l’Addearg du Gard et à Solidarité Paysans 30 qui œuvrent à l’installation, la transmission et au maintien d’une agriculture paysanne gardoise ».

    Cette année, l’Addearg (Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural du Gard) et Solidarité Paysans 30 (un réseau qui aide les agriculteurs en difficulté) s’associent donc à la Conf’ paysanne pour l’organisation de cette fête qui se déroule au foyer communal de Garrigues Sainte-Eulalie, petite commune à trente minutes au nord de Nîmes.

    Les animations à 14h avec une ferme pédagogique et différents ateliers découvertes et initiation. Une animation suivra (14h30) par l’Addearg sur les transmissions des exploitations liées aux nombreux départs à la retraite dans l’agriculture. Un loto paysan sera organisé à 16h pour soutenir la Conf’ avant l’apéro, suivi de concerts et d’un karaoké organisé par le groupe « Mange pas le micro ».

    Le lendemain, la fête s’ouvre à 9h sur un marché paysan, un forum associatif, une ferme pédagogique, un parc de jeux en bois pour les enfants et l’élection de la « 6e cuvée du fruit des luttes ». Une table ronde sera ensuite organisée (10-12h) sur l’installation agricole en présence de Cécile Gazo, doctorante en sociologie de l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse. Après le repas paysan*, la chorale militante les Simones (14h) et la Criée d’Adi la messagère (15h) animeront l’après-midi. Tout le week-end, des foodtrucks et une buvette seront aussi disponibles sur place.

    * Réservation au 06.31.13.73.76

  • Drapeau palestinien : Sylvain André et René Revol menacés

    Drapeau palestinien : Sylvain André et René Revol menacés

    Vendredi 26 septembre, René Revol, maire insoumis de Grabels, excédé par la haine dont il est victime, a partagé une partie des messages et commentaires reçus depuis qu’il a accroché le drapeau palestinien sur la façade de sa mairie pour que « chacun puisse en être juge ». « Sale fdp anti France, que le karma te rattrape petite m…, honte à toi sale débris », « un petit accident mortel pour Tous ces maires pro Hamas ce serait pas mal », « guignol » ou encore « terroriste », peut-on lire parmi ces messages.

    « J’ai décidé de porter plainte. La violence verbale et la haine n’ont pas leur place dans notre vie démocratique. Notre commune doit rester fidèle à ce qui fait sa force : la solidarité, les valeurs d’humanité et l’ouverture internationale », a prévenu le maire insoumis, qui a reçu de nombreux soutiens à l’image du maire de Montpellier Michaël Delafosse (PS).

    Braun-Pivet interpellée

    Du côté de Cendras dans le Gard, Sylvain André (PCF) a bloqué les commentaires sur ses comptes personnels mais il a tout de même vu passer de nombreux messages haineux dans les commentaires d’articles de presse. « Il y en a un qui a dit : “Qu’on le brûle !” Je ne sais pas s’il parlait du drapeau ou du maire… J’ai aussi appelé Ici Gard Lozère pour leur faire retirer un commentaire menaçant », témoigne-t-il. L’affaire a pris de l’ampleur lorsque le député d’extrême droite (UDR) Alexandre Allegret-Pilot s’est filmé en pleine nuit enlevant le drapeau. « J’ai constaté que cet acte avait désinhibé les gens qui se sentent tout permis. J’ai même eu des attaques sur mon physique », ajoute Sylvain André.

    Depuis, le maire de Cendras qui est également le président de l’association des maires ruraux du Gard, a reçu de nombreux messages de soutien. « À travers cet acte illégal, l’extrême droite et ses alliés, de par leurs actions diverses, se rangent du côté d’une politique génocidaire. Nous dénonçons cette action et nous apportons tout notre soutien à la mairie de Cendras, ainsi qu’à son maire, qui subit depuis une déferlante de haine et de racisme sur les réseaux », a par exemple réagi le Collectif alésien de solidarité avec la Palestine.

    Les députés du groupe de la gauche démocrate et républicaine se sont également fendus d’un communiqué pour s’indigner « suite au comportement délictueux d’un député d’extrême droite ». « Un député ne peut se substituer à l’autorité publique ni encourager à commettre des actions illégales […]. En agissant ainsi, le député Alexandre Allegret Pilot s’est substitué à l’autorité compétente et a créé un trouble à l’ordre public en s’octroyant un pouvoir qui ne lui appartient pas », ajoutent-ils. Ils annoncent aussi avoir écrit à la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet pour lui demander que le Bureau soit « très rapidement saisi de cette affaire afin d’examiner la réponse appropriée à apporter à ce comportement grave et dangereux ». De son côté, Sylvain André a déposé un signalement au procureur de la République.

  • Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Dans la capitale des Cévennes comme ailleurs dans la ruralité, les services publics se font de plus en plus rares. Malgré une mobilisation, la Poste de Tamaris a par exemple fermé. Le nombre de médecins diminue. L’attente aux urgences reste insupportable. Les écoles manquent toujours cruellement d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). Les fonctionnaires continuent donc de dénoncer une baisse des moyens. Ils étaient d’ailleurs nombreux à descendre dans la rue ce 2 octobre pour crier leur ras-le-bol et s’opposer aux premières lignes du budget annoncées.

    « Il est toujours prévu une baisse des financements à hauteur de 5 milliards d’euros pour l’ensemble du système de santé, dont 850 millions d’euros rien que pour l’hôpital public. L’absentéisme commence à remonter parce que les gens n’en peuvent plus et ne sont pas remplacés. C’est dans ce contexte qu’on nous annonce une nouvelle coupe. C’est insensé », s’agace Romain Sabran, de la CGT de l’hôpital d’Alès, qui réclame « l’embauche massive de soignants avec la fin de la taxe sur les salaires  », « l’ouverture de maisons de santé publique » et « l’augmentation des salaires ».

    Reçue en début de matinée par le sous-préfet d’Alès, Martine Sagit, la secrétaire CGT de la section locale, a également fait remonter un certain nombre de revendications au représentant de l’État : « Nous demandons que la sécurité sociale soit à 100% et d’arrêter avec toutes ces mutuelles. L’éducation manque de professeurs, tout comme il manque du monde chez les territoriaux. Il faut aussi arrêter les cadeaux fiscaux au grand patronat. » En effet, dans le cortège alésien, de nombreuses pancartes fustigent les 211 milliards d’aide aux entreprises sans contrepartie. La taxe Zucman ou la taxation des plus hauts revenus sont également souvent évoquées.

    « L’école publique est particulièrement malmenée depuis Blanquer », ajoute Myriam Vermale de la FSU. « Un tas de propositions ministérielles sont complètement à côté du terrain. Il y a un parlementaire qui a enquêté sur les financements de l’Éducation nationale et en réalité, il y a énormément d’argent reversé aux écoles privées. »

    Dans la sous-préfecture gardoise, de nombreux retraités sont également venus battre le pavé. S’ils ont des revendications propres, ils se mobilisent aussi pour le service public et notamment celui de la santé. « Nous demandons une revalorisation immédiate de 300 euros pour les petites pensions et de 10% en général. Sauf que là, nous sommes très inquiets parce qu’ils annoncent dans le prochain budget un gel des pensions. Nous défendons aussi le service public, qui est très attaqué. Je suis ancien postier et je vois que la privatisation arrive au bout. En ce moment, nous faisons signer une pétition pour protéger la sécurité sociale », explique Gilbert Pucheral, de la CGT des retraités.

    Qu’ils soient fonctionnaires ou non, les manifestants alésiens placent la défense du service public au centre de leurs revendications.

  • Paul Planque (PCF) élu tête de liste du Printemps alésien

    Paul Planque (PCF) élu tête de liste du Printemps alésien

    Une, deux ou même trois listes à gauche à Alès en mars prochain ? Tout est aujourd’hui ouvert. Alors que toutes les forces progressistes affirment souhaiter l’union pour les prochaines élections municipales, les discussions patinent. Face à cette situation, le Printemps alésien a décidé d’avancer.

    Vendredi 26 septembre, ce rassemblement de citoyens, communistes et Place Publique, a choisi à l’unanimité Paul Planque pour mener la liste en mars prochain. Pour trancher cette question, le Printemps alésien avait organisé un vote de ses militants. Le communiste a rassemblé 112 voix (sept bulletins nuls, aucun pour un autre candidat).

    Désormais, celui qui était déjà tête de liste de la gauche en 2020 va poursuivre les rencontres avec la population alésienne autour de réunions publiques thématiques pour élaborer son programme, même s’il espère d’ici là accueillir le reste de la gauche au sein du Printemps alésien. « À gauche, nous parvenons à travailler avec les socialistes à la Région, au Département. Je regrette que sur Alès, ce ne soit pas le cas. De notre côté, nous avons comme ligne rouge de renvoyer toujours aux adhérents la prise de décision finale. C’est le point de désaccord que nous avons, sur le reste nous sommes d’accord sur quasiment tout », précise Paul Planque.

    Maison commune implose

    Avant ce vote, une réunion houleuse s’est tenue avec Maison commune. En effet, un mail rédigé par Basile Imbert a fuité. Dans cet écrit, le tout jeune chef de file du PS alésien précise que les militants lui ont « donné un mandat pour chercher l’union à gauche et essayer d’éviter une candidature de Paul Planque verrouillée par l’appareil communiste local » et se félicite d’avoir construit un « rassemblement de toute la gauche non communiste » qui a « acculé » le PCF. Des propos qu’il a confirmés durant la réunion. Dans ces conditions, l’entente entre le Printemps alésien et le PS ne semble plus possible.

    Mais dans la foulée, la France insoumise a quitté Maison commune. « Nous n’avons pas réussi à désigner un chef de file qui devait poursuivre les négociations avec le Printemps alésien. De là, le PS et les Écologistes ont décidé de partir dans leur aventure personnelle. Nous avons donc suspendu notre participation à Maison commune. Quand la force politique qui fait 26% ne met pas comme préalable à l’union sa tête de liste, les forces politiques qui font moins devraient être capables de faire de même parce qu’on arrive à une guerre PS-PCF », s’agace Armand Crepin, chef de file de la FI à Alès. L’insoumis va désormais continuer lui aussi les consultations de la population et se dit prêt à se présenter si aucune négociation n’aboutit. Il espère tout de même un accord global et confirme ne pas s’opposer à Paul Planque comme tête de liste tant que chaque force est justement représentée et a du poids dans les prises de décisions.

    De son côté, le Parti socialiste a officialisé par un communiqué son lancement de campagne avec le soutien des Écologistes. « Les militants socialistes et écologistes décident d’officialiser la création d’une liste commune aux élections municipales 2026 », annonce le PS tout en précisant que « cette liste proposera la candidature de Basile Imbert comme tête de liste ».

    Une question se pose désormais : les organisations fédérales du PS et du PCF, alliées à Nîmes, au Département et à la Région, interviendront-elles pour imposer l’union ? Car après trente ans de gestion de la droite, la gauche a une opportunité historique de revenir aux affaires à Alès. Mais pour cela, l’union est indispensable. Et tous en sont conscients.

  • Le rapport de force est engagé à la verrerie du Languedoc

    Le rapport de force est engagé à la verrerie du Languedoc

    Les salariés sont passés au-dessus des organisations syndicales. J’avais prévenu que ça allait s’enflammer donc maintenant il y a le feu nuit et jour devant le site », prévient Yohan Goupille, le secrétaire de la CGT de l’usine de Vergèze. En effet, Owens Illinois avait annoncé la fermeture de son site gardois au 31 octobre où travaillent encore 164 salariés. Les négociations autour du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) se sont donc précisées courant septembre. Mais la direction du groupe américain, leader dans la production d’emballages en verre, a avancé un certain nombre de propositions qui ont mis le feu aux poudres sur le site gardois.

    « Avec notre expert, nous avons fait des demandes cohérentes en nous appuyant sur tous les PSE qui se sont déroulés depuis janvier en France. Nous avons demandé une indemnité supra-légale, un congé de reclassement de 24 mois pour que les gens puissent se reconvertir, parce que le métier de verrier dans la région, il n’y en a pas. Nous avons aussi demandé une cessation d’activité anticipée pour les plus âgés. La direction est arrivée avec rien. C’était une provocation », précise Yohan Goupille.

    Les salariés ont donc décidé de fermer le site à tous les camions mais aussi de bloquer toutes les palettes qui devaient aller à Perrier. Tous les bureaux de la direction ont également été condamnés avec des planches. « On essaie d’utiliser tous les moyens que nous avons à notre disposition », prévient Yohan Goupille.

    Une fois les premières palettes brûlées devant la verrerie, la direction est revenue avec quelques concessions. « Ils ont ouvert un petit peu les discussions mais c’est encore très bas. Ils ont ouvert la porte à une supra-légale de 5 000 euros, un congé de reclassement de 15 à 18 mois contre 12 à 14 mois initialement, à une cessation d’activité. C’est malheureux mais ils ne connaissent que le bâton. Nous allons donc accentuer le mouvement pour mettre le maximum de pression sur la direction parce que dans un mois, c’est fini », conclut le délégué syndical CGT.

  • Le rapport de force est engagé à la verrerie du Languedoc

    Le rapport de force est engagé à la verrerie du Languedoc

    Les salariés sont passés au-dessus des organisations syndicales. J’avais prévenu que ça allait s’enflammer donc maintenant il y a le feu nuit et jour devant le site », prévient Yohan Goupille, le secrétaire de la CGT de l’usine de Vergèze. En effet, Owens Illinois avait annoncé la fermeture de son site gardois au 31 octobre où travaillent encore 164 salariés. Les négociations autour du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) se sont donc précisées courant septembre. Mais la direction du groupe américain, leader dans la production d’emballages en verre, a avancé un certain nombre de propositions qui ont mis le feu aux poudres sur le site gardois.

    « Avec notre expert, nous avons fait des demandes cohérentes en nous appuyant sur tous les PSE qui se sont déroulés depuis janvier en France. Nous avons demandé une indemnité supra-légale, un congé de reclassement de 24 mois pour que les gens puissent se reconvertir, parce que le métier de verrier dans la région, il n’y en a pas. Nous avons aussi demandé une cessation d’activité anticipée pour les plus âgés. La direction est arrivée avec rien. C’était une provocation », précise Yohan Goupille.

    Les salariés ont donc décidé de fermer le site à tous les camions mais aussi de bloquer toutes les palettes qui devaient aller à Perrier. Tous les bureaux de la direction ont également été condamnés avec des planches. « On essaie d’utiliser tous les moyens que nous avons à notre disposition », prévient Yohan Goupille.

    Une fois les premières palettes brûlées devant la verrerie, la direction est revenue avec quelques concessions. « Ils ont ouvert un petit peu les discussions mais c’est encore très bas. Ils ont ouvert la porte à une supra-légale de 5 000 euros, un congé de reclassement de 15 à 18 mois contre 12 à 14 mois initialement, à une cessation d’activité. C’est malheureux mais ils ne connaissent que le bâton. Nous allons donc accentuer le mouvement pour mettre le maximum de pression sur la direction parce que dans un mois, c’est fini », conclut le délégué syndical CGT.

  • Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Pas moins de 12 rassemblements ou manifestations sont au programme de la deuxième journée de grèves et mobilisations dans le Gard et l’Hérault, jeudi 2 octobre.

    A l’appel des 8 formations qui composent l’intersyndicale, 5 cortèges sont prévus dans le Gard. Dès 10h à Alès (sous-préfecture), Bagnols-sur-Cèze (monument aux morts), et Uzès (mairie). La manifestation de Nîmes s’élancera à 14h30 du quai de la Fontaine. Enfin, Le Vigan donne rendez-vous à 18h (sous-préfecture).

    Dans l’Hérault, 7 mobilisations sont prévues. Trois à l’appel de l’intersyndicale à 10h30 à Montpellier (place Albert 1er), Sète (bourse du travail) et Béziers (place de la mairie). Quatre autres rassemblements sont prévus à l’appel de la CGT à 10h30 à Bédarieux (maison des syndicats), à 11h à Lodève (sous-préfecture) et enfin à 11h30 à Ganges (mairie) et Lunel (place de la République).

    Dans l’Hérault, Stéphane Audebeau (FSU 34) appelle à « continuer à mettre la pression au gouvernement pour faire valoir les intérêts du monde du travail : salariés, fonctionnaires, retraités et demandeurs d’emplois ». Lesquels seront, avec les services publics, « les premiers touchés par la politique d’austérité » à venir. « Nous réclamons plus de justice fiscale et sociale », insiste l’enseignant qui déplore le manque de profs et d’AESH.

    A la CGT 34, Sébastien Boudesocque rappelle que 1,1 million de personnes (près de 40 000 dans le Gard et l’Hérault) ont défilé lors du premier round intersyndical le 18 septembre. Face à la « langue de bois » du Premier ministre qui n’a eu que faire de « l’ultimatum », le secrétaire départemental de la CGT 34 rappelle que d’autres choix existent. Le cégétiste souhaite mettre à contribution les grandes fortunes et les grosses entreprises. « La France est championne d’Europe du versement des dividendes et dans le top 5 mondial pour le nombre de milliardaires ». Il rappelle que les 35 heures ont créé 350 000 emplois et le CICE seulement 100 000. « La théorie du ruissellement ne fonctionne pas. L’Espagne a fait d’autres choix en taxant les capitaux des banques », illustre-t-il.

    A la CFE-CGC 34, on alerte sur « la souffrance au travail », les cas de « burn-out » et de « dépression » qui se multiplient chez les cadres. Chez l’Unsa 34, Jean-Robert Biggio déplore « qu’aucune mesure de l’intersyndicale n’ait été retenue » par le Premier ministre et « qu’aucune recette fiscale supplémentaire n’ait été trouvée » alors même que 211 milliards d’euros annuels sont octroyés par l’État aux grandes entreprises « sans aucun contrôle ». Quant à la CFDT 34, Glawdys Klapka insiste sur le pouvoir d’achat et « les fins de mois difficiles à boucler » pour bon nombre de salariés.

    Enfin, du côté de FO 34, Franck Mary-Montlaur déplore que la rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu n’ait absolument « rien donné ». « Les salariés en ont marre d’attendre », s’agace le responsable héraultais. Il est pour l’heure le seul à émettre des réserves sur la stratégie des journées de mobilisation « saute-moutons ». « Elles coûtent trop cher. Soit on y va pour de bon…»

  • Alerte sur la situation financière du Gard

    Alerte sur la situation financière du Gard

    Comme de nombreux Départements, la situation financière du conseil départemental du Gard s’est détériorée ces deux dernières années. Selon la Chambre régionale des comptes (CRC), les finances de la collectivité étaient saines en 2021 et 2022 grâce notamment à des droits de mutation à la hausse (perçus à chaque vente immobilière).

    Mais ces recettes ont diminué à partir de 2022. « Le fort recul des produits des droits de mutation à titre onéreux, dont le caractère est particulièrement volatil, réduit de moitié la capacité d’autofinancement brute du Département (77 M contre 153 M en 2022) », écrivent les magistrats de la CRC. Ils alertent également sur les charges de personnel qui « limitent les marges de manœuvre du Département ». Malgré cette situation, l’institution a continué d’investir (123,3 M en 2023 contre 111,2 M en 2022). « La dégradation de la situation financière se confirme en 2024 au point de compromettre à court terme la soutenabilité de la politique d’investissement.[…] Le recours à de nouveaux emprunts (60 M) met un terme à la tendance au désendettement amorcée en 2021. La capacité de désendettement atteint 13 ans en 2024 ce qui est au-delà du ratio prudentiel de 10 ans », précise encore la CRC.

    Des conclusions que ne réfute pas le conseiller départemental Christian Bastid. Mais l’élu communiste tempère tout de même la responsabilité du Département : « Ce que ne dit pas assez fortement la Chambre régionale des comptes ce sont les raisons de ces difficultés. Ce n’est pas parce qu’on a une mauvaise gestion, au contraire. C’est la conséquence de toutes les politiques décidées au niveau national qui ne financent plus à la hauteur nécessaire le RSA [Revenu de solidarité active, Ndlr], l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et la Prestation de compensation du handicap (PCH) ». La CRC précise tout de même que les « dépenses d’action sociale progressent plus rapidement que l’ensemble des charges de gestion ».

    Peu de marge de manœuvre

    Pour le budget 2025, le Département a engagé un plan de 31 millions d’économies. Pour cela, des emplois devraient être supprimés en ne renouvelant pas certains titulaires ou en ne remplaçant pas des départs à la retraite. La CRC s’inquiète aussi du montant alloué à l’investissement qui pourrait être revu à la baisse si le Département ne parvient pas à « rétablir un niveau d’épargne suffisant » ou si les recettes fiscales de l’année sont plus faibles que prévu.

    Françoise Laurent-Périgot, la présidente (PS), a écrit à la CRC où elle s’engage à « mettre en œuvre un plan d’économies des dépenses de fonctionnement » pour le prochain budget. « Nous allons devoir réduire certains dispositifs », confirme Christian Bastid. « Il faut trouver un juste équilibre pour rester un Département au plus près des gens et en même temps, il faut qu’on réfléchisse à comment réduire certaines aides. »