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  • Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    C’était attendu, c’est désormais officiel : Pascale Bories brigue un deuxième mandat. La maire (LR) de Villeneuve-les-Avignon a levé le faux suspense, ce mardi soir devant la presse. « J’ai la passion et l’énergie pour repartir pour un second mandat », annonce-t-elle dans un pub de la commune gardoise, entourée de plusieurs membres de sa majorité. Se sentant « soutenue » par son équipe, celle qui avant d’être maire était première adjointe de 2001 à 2020 ne s’est pas vraiment épanchée sur son bilan et encore moins les projets à venir, remettant cela à la rentrée de janvier. Son équipe souffle toutefois « les pistes cyclables » ou « le nouveau réfectoire ».

    Troisième commune la plus importante du Grand Avignon, Villeneuve a forcément une place prépondérante dans l’agglo. Est-ce que comme son prédécesseur à la mairie, Jean-Marc Roubaud, vise-t-elle aussi la présidence ? « La question n’est pas du tout à l’ordre du jour, ce qui m’importe c’est le projet de territoire mais mon rôle sera de peser sur les projets du mandat », soutient Pascale Bories, élue au 1er tour en 2020 (60% des voix) face à deux listes. La conseillère départementale veut que « le territoire parle d’une même voix », soulignant son travail à la présidence du Scot (schéma de cohérence territoriale) « voté à l’unanimité ». « Il faut cesser d’opposer les Gardois et les Vauclusiens, je l’ai trop entendu sur ce mandat de la part d’élus vauclusiens », déplore-t-elle. Villeneuve avait pourtant donné le bâton pour se faire battre car lors d’une consultation de la population fin 2022, la crainte « d’afflux d’indésirables » [venus d’Avignon] avait suscité l’indignation de la majorité municipale avignonnaise.

  • L’extrême droite opposée aux droits des femmes au Parlement

    L’extrême droite opposée aux droits des femmes au Parlement

    Si la présence de Marine Le Pen à la tête du groupe RN à l’Assemblée nationale et les vidéos de Jordan Bardella rassurent ces derniers mois un électorat féminin qui a longtemps été réfractaire à voter à l’extrême droite (30% des femmes ont voté pour Bardella aux dernières élections européennes pour 32 % des hommes), les votes de l’extrême droite au Parlement ne vont pourtant pas dans le sens de la défense des femmes et devraient alerter cet électorat.

    Le dernier exemple en date sur l’inscription de la notion de non-consentement dans la définition pénale du viol fin octobre est particulièrement frappant. Si l’écrasante majorité des groupes a voté unanimement pour ce changement d’approche sur la définition du viol, seuls les groupes du RN et de l’UDR (Ciottiste) ont voté contre. C’est le cas de cinq députés gardois : Yoan Gillet, Pascale Bordes, Pierre Meurin, Sylvie Josserand et Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Nicolas Meizonnet et les cinq députés d’extrême droite de l’Hérault ne se sont pas donnés la peine de suivre les débats dans l’Hémicycle.

    « L’actualité locale a pourtant récemment mis en avant l’impérieuse nécessité de déployer de nouveaux moyens pour lutter contre le viol et les agressions sexuelles. Les deux procès de l’affaire Pélicot qui se sont déroulés à Avignon et à Nîmes à quelques mois d’intervalle, ont permis de constater l’ampleur du phénomène et le déni qui y est encore attaché », ont réagi à ces votes des députés d’extrême droite, les Unitaires du Gard, composés de L’Après, Debout! et Génération.s.

    « Fémonationalisme »

    Ce dernier vote n’est que l’ultime acte d’une stratégie d’un RN opposé à légiférer pour réduire les violences sexistes et sexuelles (VSS). En 2018, les députés RN se sont abstenus lors du vote de la loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes ». En 2022, ils votent contre la proposition « sur l’outrage sexiste » visant à durcir l’amende pour le harcèlement de rue. L’année suivante, le RN vote contre la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre les VSS. En réalité, pour le Rassemblement National, la lutte contre les VSS ne s’appuie que sur le « femonationalisme », c’est-à-dire l’instrumentalisation du féminisme pour stigmatiser certaines populations, porté notamment par le Collectif Némésis. Jordan Bardella expliquait ainsi en 2024 que l’insécurité « fait régresser la liberté de chaque femme de France de se déplacer dans la rue et dans l’espace public ». Le président du RN oublie ainsi un peu vite que neuf victimes sur dix de viol ou de tentative de viol connaissaient leur agresseur.

  • Les communistes veulent toujours sauver l’usine de la verrerie à Vergèze

    Les communistes veulent toujours sauver l’usine de la verrerie à Vergèze

    Si l’activité et le four sont arrêtés depuis la fin octobre sur le site de la verrerie à Vergèze, laissant 164 salariés sur le carreau, la fermeture de l’usine est officiellement prévue pour le début 2026. Mais d’ici là, un repreneur peut toujours se manifester. C’est pourquoi les communistes gardois pensent pouvoir trouver une issue favorable pour ce site emblématique du département. Mardi 18 novembre, ils ont d’ailleurs rencontré le préfet du Gard pendant 1h30 pour demander à l’État de s’investir davantage dans ce dossier.

    « Le préfet est à l’écoute », confirme l’élu départemental Christian Bastid (PCF). « Nous avons voulu rappeler que pour nous, la bataille n’est pas finie. Certes Owens-Illinois (O-I) s’en va alors qu’ils ont touché de l’argent public au passage. Mais nous pensons que le groupe Nestlé peut s’engager à la fois à reprendre les salariés et la verrerie. Ils ont les moyens de reconstruire un four. Pour eux, le problème n’est pas financier au vu des profits qu’ils font. »

    En effet, en février dernier, Nestlé annonçait de nouveaux résultats record et un bénéfice net de 10,9 milliards de francs suisses (soit 11,4 milliards d’euros). « Nous avons aussi beaucoup insisté sur le fait que Nestlé touchait des aides publiques, même si on ne parvient pas à connaître la somme exacte », poursuit le communiste.

    Le préfet impuissant

    Tous les acteurs de la verrerie ayant rencontré Jérôme Bonet reconnaissent son implication dans le dossier. « Il nous a confirmé qu’il avait bien rappelé à O-I que c’était à eux de mettre aux normes le site et de le dépolluer. Il a également réaffirmé qu’il était attentif sur l’emploi », confirme C. Bastid.

    Mais concernant la reprise par Nestlé ou une nationalisation temporaire du site, le préfet a confirmé qu’il ne pouvait rien. « On lui a demandé d’interpeller le ministre de l’Industrie sur cette question mais il a refusé car il ne croit pas que ça puisse avoir un impact », ajoute Christian Bastid qui a également abordé l’avenir de la source Perrier : « Le préfet est très inquiet sur la suite. Aujourd’hui, Perrier ne prolonge plus ses CDD, il y avait 1 000 salariés et ils sont maintenant autour de 850. »

  • L’ouverture d’Alès-Bessèges retardée

    L’ouverture d’Alès-Bessèges retardée

    Retardée mais pas abandonnée. La ligne Alès-Bessèges, rouvrira bien en 2030, assure Jean-Luc Gibelin, le vice-président (PCF) régional en charge des transports qui table même sur le lancement de la ligne pour 2028 entre Alès et Saint-Ambroix.

    Décidée en 2016, cette réouverture a pris du retard à cause d’une législation de plus en plus contraignante. Les élus doivent en effet présenter des études sur l’impact environnemental mais aussi des démarches de « qualification du caractère d’impérieuse nécessité du service public » et des études socio-économiques. « Pour un chantier qui va durer 12 à 18 mois, il aura fallu 8 à 10 ans de procédure. C’est une période beaucoup trop longue », reconnaît Jean-Luc Gibelin, jugeant cette situation « inacceptable pour les habitants mais aussi pour les élus ». « Nous sommes très loin de la simplification promise par Emmanuel Macron. Nous avions déjà rencontré ces problèmes lors de la réouverture de la ligne droite du Rhône mais ça ne fait qu’empirer », poursuit l’élu communiste.

    Jusqu’ici, le projet devait en effet voir le jour en 2028 (après déjà un premier report), mais il a de nouveau été décalé à 2030 à cause notamment de l’étude du dossier d’autorisations environnementales de plus de 2 000 pages déposé en juillet dernier. « Nous pensons qu’il sera étudié à partir du début de l’année prochaine, donc six mois seront passés parce que nous avons reçu un premier courrier de non complétude de notre document alors que nous l’avions réalisé en partenariat avec les services de la préfecture, car le sous-préfet et le préfet sont très aidants dans ce dossier », ajoute l’élu de Salindres.

    Biodiversité

    Cette réouverture, qui s’appuie sur le même tracé qu’avant 2012, nécessite des travaux sur les voies mais aussi sur les gares. Aujourd’hui, les principaux problèmes concernent le nord de la ligne, entre Saint-Ambroix et Bessèges, où des zones humides abritant de la biodiversité se sont créées autour des caniveaux désaffectés depuis l’arrêt du trafic. La Région doit donc désormais démontrer qu’elle protège cette biodiversité, alors qu’en relançant la ligne, les caniveaux vont à nouveau fonctionner, asséchant de fait ces zones humides. La présence de chauves-souris dans les tunnels sans circulation pendant vingt ans pose également problème.

    « Nous travaillons avec les services de la préfecture pour trouver des solutions. On nous demande de trouver des lieux de compensation notamment pour les chauves-souris alors que rien ne démontre qu’elles n’étaient pas déjà dans les tunnels quand les trains passaient. Beaucoup de conducteurs de train confirment qu’ils voient des chauves-souris dans les tunnels de la ligne des Cévennes par exemple », précise le vice-président de la Région Occitanie.

    Pour respecter le nouveau calendrier, la Région a encore de nombreuses étapes à franchir avec le lancement de la phase d’avant-projet, la sélection des entreprises mandatées pour les travaux et le lancement de l’enquête publique pour supprimer cinq passages à niveau. Une procédure « qui ne va pas être simple », prévient déjà Jean-Luc Gibelin.

  • Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Les socialistes misent sur la jeunesse. Après le départ d’Arnaud Bord, le PS alésien était orphelin d’un leader capable de battre la campagne. Il s’est finalement rangé ces derniers mois derrière Basile Imbert, un natif d’Alès au parcours universitaire irréprochable. Diplômé d’une double licence à l’université de Montpellier en sciences politiques et en économie, il a ensuite été reçu major de son master politique et vient de boucler un doctorat sur « le tournant vert du conservatisme européen ». Directeur de cabinet du maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas depuis 2020, il avait également accompagné Arnaud Bord sur ses précédentes campagnes.

    Mais cette fois, il sera en première ligne après avoir acté la division de la gauche puisqu’il ne s’est pas entendu avec le Printemps alésien et a été lâché par la suite par la France insoumise.

    Mercredi 5 novembre, il a donc officialisé son lancement dans la course à la mairie d’Alès. Pour cette soirée organisée au bar de la Rotonde, le socialiste a rassemblé une quarantaine de personnes dont la grande majorité sont membres ou sympathisants du PS. Quelques écologistes étaient également présents ainsi que des militants de Place publique alors que le chef de file du parti de Raphaël Glucksmann à Alès est pourtant allié à Paul Planque (PCF/Printemps alésien). « Je suis persuadé que Place publique finira par soutenir une alliance avec les socialistes parce que c’est la logique », précise le jeune candidat.

    Quatre priorités

    Basile Imbert a profité de cette soirée pour présenter ses premières propositions sur les quatre priorités identifiées, à savoir « le cœur de ville, la sécurité, la santé et l’écologie ». « Nous proposons donc une tarification sociale et écologique de l’eau, la végétalisation de la place des Martyrs de la résistance, une réflexion sur les parkings en cœur de ville, un bus de prévention en partenariat avec la faculté de médecine et un renforcement de la police municipale qui doit s’accompagner de beaucoup d’actions de prévention », a détaillé le candidat. La prochaine salve de propositions devrait concerner l’éducation.

    Reste désormais à impulser une dynamique à cinq mois de l’échéance électorale. Car en 2020, Arnaud Bord, longtemps en campagne en solitaire, avait fini par se ranger derrière le Printemps alésien. « À l’époque, Paul Planque était tout nouveau à Alès et il était présenté comme l’alpha et l’oméga capable d’inverser la vapeur. La différence avec 2020, c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas de leader naturel à gauche à Alès », explique Basile Imbert qui devra aussi trouver 43 noms pour compléter sa liste : « On y travaille et je peux déjà dire qu’il y aura des surprises avec des personnes de la société civile que les Alésiens connaissent ». S’il promet de dévoiler cette liste « avant Noël », le socialiste a prévu deux mois de rencontres avec la population au travers de porte-à-porte et de réunions publiques.

  • Quel avenir pour les Halles de Bagnols-sur-Cèze ?

    Quel avenir pour les Halles de Bagnols-sur-Cèze ?

    Lors du vote du conseil municipal pour se porter garant du prêt contracté par Anthony Gazan pour rénover les Halles en 2022, les élus avaient voté pour à l’unanimité. Seule la gauche et notamment le Parti communiste s’étaient inquiétés de ce choix, tant le projet porté par un acteur privé semblait ambitieux. Trois ans plus tard, force est de constater que le pari a été raté.

    En 2022, ce projet porté par Anthony Gazan, professionnel de l’immobilier, avait en effet été labellisé par le programme Action Cœur de Ville dans l’objectif de redynamiser le centre-ville. Celui-ci a donc bénéficié d’un prêt à taux zéro de 1,15 million d’euros de la part de la Banque des Territoires, pour lequel la Mairie s’est portée garante à 50%, en optant pour l’hypothèque. « Condition indispensable à l’obtention du prêt », précise aujourd’hui la municipalité. Mais seulement seize mois après son ouverture, ces Halles ont fermé en catimini après le départ des deux derniers commerçants.

    « Nous n’avons jamais cru à ce projet déjà parce qu’il avait eu des précédents ratés dans les partenariats publics-privés comme par exemple le lotissement PUP de la route d’Orsan ou Bagnols plage », explique Elian Cellier, le secrétaire de la section communiste bagnolaise. « Il manquait aussi un parking pour accueillir les clients. Et quand ça a commencé, les loyers des commerçants étaient exorbitants donc ça n’a pas marché ». Depuis un an, le rideau est donc descendu sur ces Halles qui abritaient historiquement un cinéma.

    Mais fin octobre, une annonce est apparue sur le site Le Bon coin pour proposer à la vente le fonds de commerce à 215 000 euros pour cet espace de 550 m2. « Qui va vouloir investir alors que le centre-ville est un désert et que le trois-quarts des magasins sont fermées ? Je pense que c’est invendable. On se demande pourquoi la mairie ne s’est pas saisie de ce bien dont elle prétend avoir une garantie ? », interroge Elian Cellier.

    Nouveau sujet des prochaines Municipales

    Dans ce contexte, la municipalité se fait discrète rappelant « qu’aucune somme d’argent n’a été versée par la mairie, situation qui demeure inchangée » et que « la seule subvention versée est celle de la Région » dans le cadre du projet « reconquête des friches ». Mais elle ne dit rien sur sa volonté ou non de récupérer ce bâtiment ou sur l’avenir des Halles. Le maire, Jean-Yves Chapelet, ne souhaite pas s’exprimer dans ce dossier.

    « Même si la mairie récupère le bâtiment, on en fait quoi ? Le bâtiment est bien rénové mais s’il faut l’adapter à un nouveau projet, ça va demander des investissements », souligne le communiste avançant une idée volontairement provocatrice sur un territoire où l’extrême droite prospère : « On pourrait y mettre la mosquée comme elle risque d’être expulsée de son lieu [la Cour d’appel de Nîmes a mis sa décision en délibéré après une audience le 6 novembre, faisant suite à l’affaire de l’imam Mahjoub Mahjoubi, Ndlr]. Qu’est-ce qu’on fait avec les musulmans ? On les renvoie dans les caves ? Il faut leur proposer autre chose ».

    De son côté, le candidat aux élections municipales de mars prochain Jérôme Jackel (Debout!) souhaite également que la municipalité récupère le bâtiment. « Aujourd’hui, les Halles font office de verrue dans le paysage urbain. C’est une structure abandonnée qui ternit l’image de notre ville. Je propose donc de réutiliser cet espace pour le musée archéologique qui est aujourd’hui vétuste et ne répond pas aux normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite », avance l’ancien insoumis. À cinq mois des élections, l’avenir des Halles de Bagnols-sur-Cèze pourrait bien venir animer la campagne municipale.

  • Une autre image de Damas chez Negpos

    Une autre image de Damas chez Negpos

    Lancé en pleine période Covid, le festival Villes invisibles se pérennise à la galerie Negpos de Nîmes malgré la « diminution impressionnante des membres permanents de l’équipe due principalement à la disparition intégrale des emplois aidés », précise Patrice Loubon, le directeur artistique de la galerie.

    Pour autant, le festival renouvelle sa proposition d’éclairer les villes invisibles autour d’une exposition du photographe arlésien Jean-André Bertozzi, qui s’était rendu à Damas, capitale de la Syrie, en 2005, six ans donc avant la révolution avortée suivie par l’émergence de l’État islamique, la guerre civile et la chute de Bachar El-Assad fin 2024. « On a beaucoup entendu parler de cette ville ces 15 dernières années, mais ici, on se plonge dans la période précédant les Printemps arabes où l’on peut percevoir que quelque chose va se passer. Il y a comme une tension sourde dans ces photographies, qui révèle une explosion imminente », résume Patrice Loubon.

    « Tourner la page »

    Avec cette exposition, Negpos se projette désormais sur la suite après une année 2025 marquée par les actes de vandalisme contre l’exposition « Benzine Cyprine », de Kamille Levêque Jégo, fin avril, quinze jours après son inauguration. Suite à ce saccage, la galerie avait été contrainte de revoir son programme pour accueillir à nouveau cette exposition féministe jusqu’au 15 octobre dernier. « L’enquête est au point mort. Le principal suspect doit être convoqué prochainement mais il manque des preuves concrètes même si cette personne nous avait plusieurs fois menacés. Mais nous sortons enfin de ce tunnel et « Villes invisibles » a permis de tourner la page », confirme le directeur artistique de Negpos.

    Désormais tourné vers l’avenir, Patrice Loubon connaît déjà le thème de la 7e édition du festival de l’an prochain : « Ce sera Gaza parce que c’est obligatoire. Ce sera le travail d’une photographe grecque avec un jeune Gazaoui qui a déménagé au Caire. Cela évoquera aussi ce jeune photographe palestinien car nous ne voulons jamais détacher l’urbain de l’humain ».

  • Attaque du Prolé d’Alès : les avocats sonnent la charge

    Attaque du Prolé d’Alès : les avocats sonnent la charge

    Six mois et toujours aucune interpellation. C’est le constat effectué vendredi 7 novembre au Prolé d’Alès par les trois avocats mandatés par les victimes, qui s’étonnent de la lenteur de la procédure alors que leurs clients avaient fourni aux enquêteurs un certain nombre d’éléments. « Ils ont pratiquement fait l’enquête, il suffirait maintenant de la boucler en quelques jours », a même précisé Me Sophie Mazas, avocate au barreau de Montpellier.

    En effet, après l’attaque du bar communiste par une dizaine de personnes fin mai, lors de la feria, les victimes étaient très vite remontées jusqu’au groupuscule d’extrême droite du Bloc Montpelliérain. Ce 7 novembre, celles-ci ont fourni à la presse tous les éléments apportés il y a six mois aux enquêteurs. Une recherche sur les réseaux sociaux a en effet permis de montrer que non seulement le Bloc Montpelliérain revendique une activité dans le Gard (contrairement à ce qu’il a affirmé après l’attaque) mais aussi que certains de ses membres étaient bien venus en repérage au Prolé deux jours avant l’assaut. Plusieurs membres de ce groupuscule ont aussi été formellement identifiés sur des photos postées par le Bloc Montpelliérain sur ses réseaux sociaux.

    « Tous ces éléments ont été fournis aux services de police », confirme Cécile Alphon-Layre, présente dans le bar le soir de l’attaque. « Aujourd’hui, les victimes sont dans le questionnement. On se fait tabasser, on porte plainte, on trouve les visages de certains des agresseurs et il ne se passe rien. Si on est toujours dans un état de droit, il doit y avoir une justice ». Sa sœur, Elsa, qui a pris les premiers coups et s’est jetée sur le cheminot pour le protéger des coups portés par deux hommes tandis qu’il était au sol et que sa femme enceinte était retenue à l’intérieur, abonde : « Certains des agresseurs habitent sur le territoire. Nous les avons déjà croisés. Il y en a même un qui s’est rendu par hasard au travail d’une des victimes, qui a pu l’identifier formellement et noter sa plaque d’immatriculation. Où est la protection des victimes ? Beaucoup ont encore des séquelles. Pourquoi il n’y a aucune interpellation alors que lorsque j’ai porté plainte, la police m’a affirmé avoir récupéré des images de vidéosurveillance du bas de la rue ? »

    Des interpellations

    sous deux mois ?

    Avec ce point presse, les avocats espéraient surtout faire pression sur le parquet pour qu’il accélère et informe sur le suivi du dossier. « Nous avons écrit au procureur mais nous n’avons aucune réponse. Nous n’avons même pas un numéro de dossier. Nous voulons bien tout entendre, que le parquet soit chargé avec notamment les nombreux dossiers liés au narcotrafic, que la police est en sous-effectif et qu’elle manque d’enquêteurs. Mais pour entendre, il faut encore qu’on nous parle », souligne Me Ralph Blindauer, l’avocat du Parti communiste français qui poursuit : « Aujourd’hui, aucun témoin n’a été entendu. Nous avons un doute sérieux sur le démarrage de cette enquête parce que si elle avait commencé, on en aurait vu des signes ».

    Resté mutique sur ce sujet jusqu’ici, le procureur d’Alès Abdelkrim Grini a été contraint de s’expliquer. Il a notamment indiqué avoir transmis le dossier à la police judiciaire de l’Hérault puisqu’une partie des auteurs seraient domiciliés dans ce département. Il assure que l’enquête suit son cours et que plusieurs assaillants ont bien été identifiés mais qu’il y a encore besoin de réunir des preuves. Il promet ainsi des arrestations d’ici les deux prochains mois pour « violences aggravées ».

    En attendant que ces propos soient suivis d’effet, victimes et avocats se disent prêts à accentuer la pression pour s’assurer que l’enquête ne s’enlise pas. Si les avocats ont plusieurs possibilités de procédure, ils ne veulent pour l’instant rien dévoiler. Du côté du PCF, Giovanni Di Francesco, le secrétaire de la section alésienne, n’exclut pas l’organisation d’un rassemblement et/ou de se constituer partie civile pour avoir accès au dossier.

  • La quinzaine du Japon est lancée dans le Gard

    La quinzaine du Japon est lancée dans le Gard

    Tout le Gard concerné

    Mais cette quinzaine qui séduit petits, adolescents et adultes autour d’une même culture va rayonner sur l’ensemble du territoire gardois. Ainsi, la Bambouseraie en Cévennes propose des « visites exclusives » du jardin d’inspiration japonaise « Le Vallon du Dragon » (les 8, 9 et 11 novembre). Toujours dans les Cévennes, le Vigan organise aussi une journée avec de nombreuses animations dimanche 9 novembre. Jusqu’au 28 novembre, la Maison de ma Région de Nîmes accueille une exposition sur les « Voyages autour du Mont Fuji ». Du 15 au 18 novembre, le Cinéplanet à Alès met, lui, en lumière le cinéma japonais.

    Quatre lycées du département vont également accueillir des animations autour du manga, du dessin, de la cuisine japonaise ou des expositions. La médiathèque de Saint-Christol-lez-Alès accueillera l’exposition « Curieux Japon » et celle de Saint-Hippolyte-du-Fort proposera de nombreux ateliers (8, 12, 15, 19 novembre). Enfin, le musée voisin de la soie présente une exposition de broderies japonaises traditionnelles.

  • Le droit syndical bafoué à la mairie d’Uzès ?

    Le droit syndical bafoué à la mairie d’Uzès ?

    Après une réunion prévue de longue date à Uzès, les territoriaux ont occupé le parvis de la mairie pour soutenir les trois élus syndicaux CGT qui dénoncent des atteintes à leur droit syndical. « Aux élections professionnelles de 2022, la CGT a remporté trois des quatre sièges de la mairie d’Uzès. Mais depuis plusieurs mois, on nous empêche d’aller aux réunions départementales des territoriaux pour motif de nécessité de service. Des journées de formation syndicale nous ont aussi été refusées », s’agace Jacques Martin, le délégué syndical CGT. « La nécessité de service n’est pas justifiée. Comme je suis resté, j’ai travaillé comme d’habitude, il n’y avait pas plus d’événements. Si ça avait été en juillet ou en août, où il y a beaucoup de festivités à Uzès, je ne serais pas allé aux réunions départementales parce que je sais que nous avons beaucoup de travail. Nous sommes responsables », précise l’électricien de la collectivité. La CGT a aussi interpellé le préfet sur ce sujet.

    Un local pour la CGT

    La CGT fustige également l’absence de local syndical au sein de la mairie pour recevoir les agents qui le souhaitent. « Ça fait plusieurs années qu’on le réclame mais on ne voit rien venir alors qu’ils sont tenus de nous donner un bureau. Parfois, ils nous laissent une salle quand on en fait la demande, mais ce n’est pas suffisant pour informer sur les droits des salariés. Je ne peux pas travailler dans ces conditions, j’ai besoin d’une pièce pour ranger nos papiers et accueillir les salariés », prévient Jacques Martin.

    Face à ces critiques, le maire Jean-Luc Chapon (DVC) n’a pas reçu les élus CGT de la mairie mais s’est entretenu avec Philippe Alby, secrétaire de l’Union locale CGT Pays d’Uzès, mercredi 5 novembre. Il lui a notamment promis un local pour l’UL et non pour la CGT de la mairie. « C’est vraiment un pied de nez qui nous est fait. La veille de notre mouvement, il lui a proposé d’aller visiter un local la semaine prochaine », fustige Jacques Martin qui espère être rapidement reçu par le maire.