Blog

  • Biodiversité marine : les gorgones rouges mieux préservées mais toujours menacées au large de Marseille

    Biodiversité marine : les gorgones rouges mieux préservées mais toujours menacées au large de Marseille

    « Le résultat n’est pas mauvais, il est même plutôt encourageant », se réjouit Hervé Menchon, adjoint à la mairie de Marseille chargé de la Biodiversité marine et de la Préservation des espaces littoraux. Pour l’élu, le grand recensement de gorgones rouges, organisé ce dimanche 24 août dans le parc national des Calanques et sur les îles du Frioul, est un succès. L’initiative conjointe de l’institut de recherche Septentrion et de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESM) pose un socle solide pour l’action municipale visant à protéger cette espèce animale peu connue, mais largement menacée par le réchauffement de la mer.

    Avec ses grands rameaux rouges chargés de milliers de tentacules, il est difficile de rater la gorgone pourpre quand on s’aventure à 20 mètres de profondeur dans la rade de Marseille. Ce dimanche au départ du Stade nautique Florence-Arthaud, ils étaient 80 plongeurs, issus d’associations bénévoles et de clubs professionnels, réunis pour en recenser la population dans les eaux marseillaises. À l’issue de deux séquences de plongée de deux heures, les participants ont rendu leur verdict en début de soirée : « 3 239 gorgones ont été observées, dont une large partie déjà brûlée par les fortes chaleurs. En termes de mortalité récente, c’est bien mieux que les chiffres des étés 2022 ou 2023 », rapporte Hervé Menchon.

    Selon les observations de l’institut Septentrion, 80% de la population de gorgones rouges vivant à 30 mètres de profondeur a été décimée, au cours de l’été 2022. Une hécatombe à relier directement aux épisodes de canicules marines de plus en plus fréquentes et qui font exploser le thermomètre sous-marin, parfois jusqu’à 4°C au-dessus de la norme. De plus, quand elle n’est pas étouffée par une mer en ébullition, la gorgone rouge doit aussi composer avec d’autres espèces prédatrices : « Les plongeurs se sont aperçus que la gorgone était rongée puis nécrosée par la présence d’une algue appelée Barbapapa. Cette algue profite du réchauffement de la mer pour proliférer », rapporte l’élu.

    Si le constat reste alarmant, le recensement de dimanche dernier impulse une dynamique positive et enjoint les acteurs de la protection sous-marine à nuancer le tableau. « Si on veut regarder le verre à moitié plein, on peut dire que le phénomène de disparition des gorgones ralentit fortement dans la rade de Marseille », explique Hervé Menchon. Surtout que le sujet mobilise un nombre toujours plus important d’acteurs, ce qui peut parfois surprendre : « Pour ce recensement, on avait peur qu’il y ait une très faible fréquentation. Et on a été très agréablement surpris », livre-t-il.

    Des bouées pour protéger les gorgones

    Concernant l’action municipale dont il est le porte-parole, Hervé Menchon a déjà des plans pour la suite. Selon l’élu, dix nouvelles bouées de mouillage écologiques devraient être déployées sur la rade dans les prochains mois. Ces bouées, dont une partie avait déjà été restaurée par les services de la municipalité au début de l’été, seront 43 pour l’été 2026 et devraient permettre aux bateaux de jeter l’ancre sans détruire les forêts de gorgones présentes sous l’eau.

    Pour la mairie de Marseille, ce recensement représente un jalon non négligeable dans la lutte pour la préservation des écosystèmes marins. Pour Hervé Menchon, l’initiative fait avancer les choses : « Cette opération nous a beaucoup aidés. Elle nous oriente vers les sites sur lesquels nous allons agir pour poser des points d’ancrage écologique ». Une fois le constat établi, l’heure est maintenant à la sensibilisation des plaisanciers. Là aussi, un plan a été mis sur pied : « Le contenu des observations effectuées va être transmis aux lieux de sensibilisation, comme le Hublot ou encore la Maison des îles et du littoral au Frioul », annonce l’élu.

  • Rapport accablant de la Chambre des comptes sur la gestion des anciens maires de Rognac

    Rapport accablant de la Chambre des comptes sur la gestion des anciens maires de Rognac

    La rentrée politique est explosive et prématurée à Rognac. Ce lundi 25 août, le conseil municipal s’est réuni pour la première fois, après les deux mois d’été, à la faveur du rapport d’observations définitives établi par la Chambre régionale des comptes sur la gestion communale de Stéphane Le Rudulier (LR) et de Sylvie Miceli-Houdais (UDI), de 2019 à 2024. Et les conclusions de la soixantaine de pages sont édifiantes.

    Les magistrats pointent un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services resté vacant pendant près de deux ans malgré quatre titulaires qui s’y sont succédé, et un cabinet du maire pléthorique comptant jusqu’à dix personnes alors que la loi en impose une pour les communes de moins de 20 000 habitants. Des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux apparaissent également, avec, par exemple, un total des contrats relatifs à l’animation du marché de Noël 2024 de 140 362 euros, bien au-delà des 40 000 euros prévus.

    Treize pages sont dédiées aux frais de mission, avec l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat : « Entre avril et octobre 2023, le montant total s’est élevé à plus de 11 000 euros par mois de frais de déplacements, de restauration et de représentation », note la Chambre.

    En campagne

    Sylvie Miceli-Houdais (UDI) dit faire « amende honorable » des douze recommandations formulées par les magistrats, « dont dix sont sur les ressources humaines », mais juge le rapport « sévère envers la gouvernance et notre technostructure ». L’ancienne maire entre 2020 et 2024, battue en novembre dernier par Christophe Gonzalez (RN) lors d’élections anticipées déclenchées par des démissions en pagaille au sein de sa majorité, annonce qu’elle usera de son droit de réponse par écrit, dans les semaines à venir.

    Quoi qu’il en soit, ce rapport ressemble du pain béni pour le nouvel édile d’extrême droite, qui endosse avec plaisir le rôle du bon élève, héraut de la transparence. À chaque recommandation, l’élu oppose une mesure prise par sa nouvelle majorité et ne manque pas d’attaquer les anciens adjoints, au premier rang desquels Willy Nicollet (DVD), son adversaire lors des élections. « Dommage qu’il ne soit pas là aujourd’hui pour nous éclairer sur cette période », lâche-t-il à propos des frais de mission de la Ville ayant « plus que doublé » en 2021.

    Agacés, les conseillers municipaux d’opposition ayant quitté la majorité sous l’ancienne mandature Fabien Nicoletti, Élizabeth Mazet, Frédéric Schacre sont partis de la séance, ce dernier expliquant : « Ça s’appelle de la diffamation. Dans le rapport, on ne nomme pas le conseil municipal, mais seulement deux personnes, les anciens maires. Monsieur Nicollet fait peur, Christophe Gonzalez rentre en campagne. »

  • Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    La Marseillaise : Vous organisez, ce 27 août, un apéro de rentrée. Ce rendez-vous marque-t-il une accélération dans votre campagne pour les municipales ?

    Jean-Pierre Squillari : Cet apéro convivial, à partir de 17h au Parc des Trois Diamants à La Tourtelle, où chacun amène ce qu’il veut, va marquer la reprise de ce que nous avons entrepris depuis mes vœux. Bien entendu, je vais dire deux mots, peut-être trois en préambule, pour remobiliser les gens après les deux mois de congé, bien que, pendant ces vacances, je n’ai pas été inactif. L’autre réunion importante aura lieu à l’occasion de l’assemblée plénière d’Aubagne en commun, le 9 septembre à 18h au Cercle de l’Harmonie, cours Beaumond. Il est sûr qu’il y aura une accélération, étant donné que nous sommes à huit mois de l’échéance électorale.

    Pouvez-vous rappeler quelles forces politiques ont rejoint Aubagne en commun ?

    J-P S : En dehors de l’équipe citoyenne qui compose 50% de la liste globale, nous avons les écologistes depuis le début, Place publique avec Christophe Albertini, le PCF depuis juillet, le PS, puisqu’Arthur Salone, délégué départemental, nous rejoint dans le projet.

    LFI, par contre, a fait savoir qu’elle n’en serait pas. Un commentaire ?

    J-P S : Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais il y a des Insoumis à Aubagne en commun. Ils ont été mis de côté de leur parti pour cela.

    Depuis mars, vous sillonnez les quartiers. Où êtes-vous allé ?

    J-P S : J’ai sillonné la campagne aubagnaise et le centre-ville d’Aubagne. Je suis allé dans toutes les écoles élémentaires des quartiers et j’ai rencontré les parents.

    Quelles sont les principales préoccupations des habitants d’Aubagne concernant leur vie quotidienne ?

    J-P S : Dans toutes les écoles, les mamans ou les papas se plaignent de ne pas pouvoir amener leur enfant dans des parcs ou dans des jardins, qui diminuent comme peau de chagrin. Ils sont obligés d’aller à Gémenos, à Carnoux, à La Ciotat ou à Marseille. Le square Henri-Barbusse, par exemple, n’existe plus. On construit des bâtiments à la place… Aux Défensions, il y avait un square, maintenant le tram y passe… Ensuite, les gens se plaignent de la culture, qui est abandonnée. Les festivals ont disparu. Alors, c’est vrai que ces deux derniers mois d’été, juste avant les élections, la municipalité a fait des manifestations tous les vendredis soir. Mais, pendant des années, il y en a eu très peu. Les gens se plaignent aussi beaucoup de la désertification du centre-ville, de la fermeturedes commerces. De la spéculation foncière, du béton. Ils voient leur ville se bétoniser, vendue au privé par le maire (LR) Gérard Gazay, comme le stade Mouren pour faire des stades de padel et des petits bassins de nage. Moi, je dis : on vend les bijoux de famille !

    Vous parle-t-on des problèmes de logement ?

    J-P S : Oui. Parce que les opérations de bétonnage, c’est surtout pour des personnes aisées. Et puis on se rend compte que deux logements sur trois sont achetés ou loués par des non-Aubagnais. J’ai rencontré pas mal de gens qui me disent : « On n’a pas les moyens de se loger ». C’est un problème qu’on doit prendre à bras-le-corps. On s’y attelle.

    Quel a été le déclic pour vous investir dans cette campagne ?

    J-P S : L’amour de ma ville. Avant de construire, il va falloir réparer. Ce qui me meurtrit le plus, c’est que je m’aperçois qu’Aubagne devient une ville-dortoir. On est le 17e arrondissement de Marseille pratiquement, et ça fait mal.

  • Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    La Rade vivra un moment d’histoire, vendredi, avec l’organisation du 26e Conseil des ministres franco-allemand. Après une réunion privée avec le chancelier allemand Friedrich Merz, jeudi soir à Brégançon, le Président Emmanuel Macron recevra son hôte, vendredi à la Préfecture maritime, en compagnie de dix ministres de part et d’autre, qui contribueront aux réunions selon les sujets.

    Le point central sera la nécessité de renforcer le couple franco-allemand dans l’optique d’une défense européenne forte. Premier pilier : le besoin de convergence sur les enjeux technologiques, stratégiques et militaires, pour être dans la compétition internationale via l’allègement des contraintes normatives. Second pilier : des projets industriels et politiques coordonnés, pour une Europe plus crédible et efficace. Seront abordés la gestion des frontières et de l’économie, pour que Bruxelles dispose des outils budgétaires nécessaires.

    Les discussions seront organisées en trois sessions plénières, qui aborderont d’abord la stratégie industrielle et la souveraineté sur des sujets liés au numérique et à l’espace notamment (tels que l’IA). La seconde session aura pour but de faire converger les réformes économiques et sociales. Sur les bases de ces échanges, les sujets de sécurité et de défense seront, ensuite, développés, avec, en filigrane, les grands sujets internationaux (Ukraine, Iran et Palestine en tête).

  • À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    Comme son nom l’indique si bien, l’association Marseille Autrement invite à explorer l’Estaque (16e) sous un regard différent. Mercredi 26 août, de 9h15 à 13h, sur inscription obligatoire, jusqu’à 18 visiteurs pourront découvrir l’histoire populaire du quartier marseillais. « Il n’y a pas que des belles villas, des bastides, il y a tout un habitat populaire, ouvrier que l’on souhaite valoriser au cours de cette balade et notamment les fameuses courées de l’Estaque, qui sont constituées de petites maisons autour d’un espace collectif, une sorte de bout de rue collectif », explique Marianne Ruelle, présidente de l’association.

    Les visiteurs se retrouvent à l’embarcadère du Vieux-Port pour débuter leur périple en bateau navette jusqu’à l’ancien village de pêcheurs.

    « Véritable faconde marseillaise »

    Yvon Tapias, retraité passionné par sa ville, accueille les curieux et étanche, dès le pont du bateau, leur soif de savoir sur la cité phocéenne. « Il a connu des choses qui n’existent plus maintenant, donc il ponctue ses balades d’anecdotes d’un Marseillais depuis 65 ans, s’émerveille-t-elle. Il a une véritable faconde marseillaise ».

    À l’Estaque, le petit groupe arpente les rues étroites, gravit les escaliers, observe les villas et s’étonne devant une tour au style médiéval édifiée dans un jardin, au XIXe siècle. Surtout, la découverte du ruisseau des Riaux représente une étape indispensable pour la présidente de l’association. « Il est important pour nous de montrer le ruisseau des Riaux, qui est un cours d’eau qu’on oublie. Quand il fait sec, il ne coule pas du tout et s’il y a un épisode méditerranéen, il peut couler très fort », justifie Marianne Ruelle.

    L’association entend parler de sa ville dans tous ses aspects : « Le populaire, le riche, les anciennes mines, la botanique, les risques d’effondrements ou d’inondations… Tout ce qu’il faut, c’est être pédagogue », affirme-t-elle.

    10€ par personne. Inscription obligatoire sur marseille-autrement.fr

  • Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Pour cette dernière date des Apéros du 4-5, le Makeda, salle de spectacle marseillaise, en partenariat avec la mairie des 4e et 5e arrondissements, propose un voyage sonore entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine.

    Cette soirée vient conclure une série de cinq rendez-vous musicaux organisés cet été. Chaque date a été un franc succès. « Notre dernière date du 22 juillet était énorme, il y avait beaucoup de spectateurs », se réjouit Francine Ouedraogo Bonnot, gérante du Makeda.

    Ce mardi soir, de nombreuses personnes sont également attendues (nombre de places limitées). Dès 18h30 et jusqu’à 23h, cette soirée, intitulée « Casa Tropical » sera orchestrée par le collectif de DJ marseillais Mobylette Sound System. « C’est un collectif local avec lequel on a l’habitude de collaborer, ils aiment leur travail et ça se ressent », confie Francine Ouédraogo Bonnot.

    « Gratuit et accessible à tous »

    Au programme, Dj sets et concerts live. Le groupe local franco-chilien Cumbia Chicharra sera également mis à l’honneur. Il est décrit comme « un vrai laboratoire musical au service de la danse » sur les réseaux sociaux de Mobylette Sound System. Un mélange de rythmes tropicaux, fusionnant cumbia, afrobeat, funk, mais également hip-hop, taillé pour faire vibrer le public marseillais.

    Les Apéros du 4-5 se veulent avant tout inclusifs et populaires. « Cet événement joue un rôle fédérateur, puisqu’il est gratuit et accessible à tous », affirme Francine Ouédraogo Bonnot. « Que tu sois médecin, étudiant, sans-abri, que tu aies 2 ans ou 80 ans, tu peux avoir accès à ces soirées », insiste-t-elle. Une activité ouverte à tous, qu’importent l’âge et le statut social. En plein air, les spectateurs seront invités à danser, se retrouver et à célébrer la musique venue des quatre coins du monde.

    Le choix du Parc Longchamp n’est pas anodin : « C’est un espace emblématique de Marseille où il n’y a pas forcément beaucoup d’événements. Cela permet d’offrir un moment culturel au cœur de la ville », ajoute la gérante du Makeda.

    Entre Dj sets de Mobylette Sound System et concerts live de Cumbia Chicharra, cette soirée vient clore en beauté les Apéros du 4-5. « Un final qui promet d’être chaud », selon le collectif de DJ marseillais.

    Infos pratiques : https://etemarseillais.fr/evenements/aperos-du-4-5

  • [Les Petits débrouillards] plongent dans l’astronomie au centre social Bernard-Dubois

    [Les Petits débrouillards] plongent dans l’astronomie au centre social Bernard-Dubois

    C’est au centre social Bernard-Dubois, dans le centre-ville de Marseille, que Les Petits débrouillards ont proposé une double animation sur le thème de l’astronomie, avec enfants et parents.La première visait à faire découvrir notre système solaire à travers des jeux et des expérimentations sur la gravité, l’expansion de l’univers ou encore la notion d’orbite. Pour la seconde, c’est un focus sur notre planète bleue, la Terre, qui a été décidé.Des thèmes vastes et complexes que les Petits débrouillards cherchent à explorer avec un angle ludique. Mission réussie !

  • À Marseille, le Delta Festival mêle grands noms de l’électro et engagement sociétal

    À Marseille, le Delta Festival mêle grands noms de l’électro et engagement sociétal

    Le plus grand festival de musique électronique de France revient à Marseille sur les plages du Prado à compter de mercredi et ce jusqu’à dimanche. Avec le Delta Festival, ce sont près de 150 000 participants qui vont se croiser pendant ces cinq jours. L’affiche est très riche avec plus de 250 artistes à rayonnement international attendus. Ils se produiront sur cinq scènes différentes : la retro house, la scène découverte ou encore la 360 degrés de laquelle on peut profiter d’une vue sur la mer et le festival.

    Bob Sinclar, véritable roi de la scène house, va se produire, dès le premier soir, en collaboration avec sa fille, Paloma Le Friant. Leur duo est détonnant comme celui des DJ d’Ofenbach, le groupe français actuel qui s’exporte le plus. Petite nouveauté pour les plus nostalgiques : « la scène secrète 2000’s ». Elle se cache sur le domaine du festival. Il faut donc la retrouver pour pouvoir se délecter à l’écoute d’un DJ qui revisite chaque soir les classiques des années 2000.

    Plus que la musique

    Le Delta Festival ne se cantonne pas uniquement à la musique. Ses organisateurs entendent y relayer les questionnements de notre société auprès des jeunes. En marge de la programmation musicale, se tiendra un forum avec des débats mettant en scène le monde associatif aux côtés de personnalités publiques tel le député européen Raphaël Glucksmann. Sont présents également 10 villages touchant à des thématiques variées : l’environnement (sensibilisation à la lutte contre les déchets sauvages…), la santé (échanges autour de la santé mentale, distribution de préservatifs et d’éthylotest), les arts (expositions d’artistes), les opportunités (présence de 25 entreprises qui recrutent) ou le vivre ensemble (acteurs de la solidarité avec les Restos du Cœur…). De quoi faire.

  • SOS Méditerranée dénonce une attaque « délibérée » des garde-côtes libyens contre l’Ocean Viking

    SOS Méditerranée dénonce une attaque « délibérée » des garde-côtes libyens contre l’Ocean Viking

    La situation empire et pas qu’un peu, avec cette « attaque » armée contre l’Ocean Viking qui n’a heureusement fait aucun blessé parmi l’équipage, l’équipe de sauvetage et les naufragés à bord. « Au moment de l’attaque, l’Ocean Viking se trouvait dans les eaux internationales, à 40 milles marins au nord des côtes libyennes », indique l’association dans un long communiqué très détaillé, publié lundi après-midi. « 87 personnes, secourues lors de deux sauvetages menés dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 août, étaient à bord et notre navire était activement engagé dans la recherche d’une autre embarcation en détresse », précise la structure.

    Des tirs continus pendant 20 minutes

    « Alors que l’Ocean Viking était en pleine recherche, il a été approché par un navire des garde-côtes libyens, qui nous a ordonnés – de manière illégale – de quitter la zone et de mettre le cap au nord. L’instruction nous a d’abord été transmise en anglais, puis en arabe avec la traduction de notre médiateur culturel à bord, qui a ensuite informé les gardes-côtes que l’Ocean Viking quittait la zone », décrit-elle avant de rendre compte de l’attaque : « sans aucun avertissement ni ultimatum, deux hommes à bord du patrouilleur ont ouvert le feu sur notre navire humanitaire, nous soumettant à des tirs incessants pendant au moins 20 minutes. Le patrouilleur a encerclé l’Ocean Viking, visant délibérément les membres d’équipage sur la passerelle, la partie du navire où se trouvent les postes de navigation et de pilotage. L’attaque a causé des impacts de balles à hauteur de tête, la destruction de plusieurs antennes, quatre fenêtres brisées sur la passerelle et plusieurs balles ont touché et endommagé les trois bateaux de sauvetage rapides (Rhibs), ainsi que d’autres équipements de sauvetage ».

    Et de souligner que « les équipes de SOS Méditerranée et de la Ficr ont heureusement pu mettre en sécurité les 87 personnes rescapées avant de se réfugier à leur tour à l’intérieur du navire. Personne n’a été blessé. Cet incident n’est pas seulement un acte scandaleux et inacceptable. Les méthodes, les circonstances et la dynamique démontrent clairement une attaque délibérée et ciblée contre notre équipage mais aussi contre nos capacités de sauvetage. »

    « Ce n’est pas un acte isolé », rappelle l’association. « La Garde-côtière libyenne a un long passé de comportements irresponsables qui mettent en danger des vies humaines en mer, violent de façon flagrante les droits humains et témoignent d’un mépris total pour le droit maritime international ». Cela n’empêche pas l’Europe et particulièrement l’Italie de les soutenir.

    « Nous exigeons une enquête complète sur les événements d’hier après-midi et que les responsables de ces attaques mettant nos vies en danger soient traduits en justice », déclare Sophie Beau, Directrice générale de SOS Méditerranée France. « Nous exigeons également la fin immédiate de toute collaboration européenne avec la Libye. Un acteur qui agit illégalement dans les eaux internationales, entrave délibérément les opérations de sauvetage de personnes en danger de mort et cible des humanitaires désarmés ainsi que des personnes rescapées, ne peut être considéré comme une autorité compétente. Nous ne pouvons pas accepter qu’une Garde-côtière reconnue internationalement commette ce type d’assauts illégaux. Par ailleurs, nous appelons à mettre fin à la criminalisation du sauvetage en mer qui ne fait que créer un terrain favorable à ces attaques d’une brutalité inouïe ».

    Le navire fait désormais route vers le nord. « Le capitaine de l’Ocean Viking a pris la décision, en vertu de son autorité, de mettre le cap sur Syracuse, son port d’attache, afin de débarquer les 87 personnes rescapées et d’effectuer les réparations indispensables nécessaires. Les autorités italiennes ont confirmé cette destination », stipule SOS Méditerranée.

    « Soutien total »

    « Soutien total à SOS Méditerranée et à son équipage après les tirs contre l’Ocean Viking », écrit Michelle Rubirola, la première adjointe écologiste au maire de Marseille. « Voilà le vrai visage des politiques européennes actuelles : financer et armer les garde-côtes libyens pour sous-traiter la violence plutôt que protéger des vies », dénonce-t-elle. « Le droit international, maritime et humanitaire doit changer pour que ces attaques soient enfin criminalisées ! », conclut l’élue.

  • La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La Ville interdit la baignade sur l’ensemble de ses plages (Grande Plage, Saint-Gervais et Cavaou…) par un arrêté municipal. Une décision a prise suite à la détection d’une nappe d’hydrocarbures, estimée à environ 1 000 m², en début de matinée par le poste de secours.

    La police municipale, les sapeurs-pompiers et la cellule Risques majeurs ainsi que les agents municipaux sont mobilisés afin d’assurer la sécurité des usagers et le processus de dépollution.

    Des analyses sont en cours pour déterminer l’origine et la nature exacte de cette nappe. La municipalité a d’ores et déjà déposé une plainte contre X « afin que toute la lumière soit faite sur cet incident», annonce-t-elle.