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  • Voile : la Réserve au soutien de la course au large

    Voile : la Réserve au soutien de la course au large

    S’il est la plus petite structure d’accueil des bateaux à Marseille, le port de l’Anse de la Réserve n’est pas en retard en matière d’ambitions.

    « Depuis 2018, nous avons mis en route une politique de développement autour de trois axes, à savoir les services et l’accueil, la certification “port propre” et l’animation sportive », indique Olivier Cèbe. C’est dans ce contexte que le représentant de la CCI Aix-Marseille Provence a signé une convention de partenariat avec l’Union nautique de Marseille.

    « Ce partenariat avec le port de l’Anse de la Réserve est une étape majeure pour notre pôle course. Il nous permet de structurer nos activités de voile sportive, d’accueillir les équipages dans de meilleures conditions et de préparer sereinement les grands rendez-vous de 2026. C’est aussi une reconnaissance du travail accompli par nos bénévoles et nos sportifs, qui portent haut les couleurs de Marseille », détaille Frédéric Forestier.

    Le club qu’il préside, le deuxième plus ancien de France et la plus ancienne association sportive marseillaise (fondée en 1882), a été choisi pour accueillir deux championnats du Monde. « C’est un des aspects de nos activités qui va être mis en lumière », poursuit le dirigeant.

    Rendez-vous mondiaux

    L’UNM propose en effet de découvrir la voile, dans un cadre de loisir. Mais elle offre aussi la possibilité de se lancer dans la compétition, que ce soit des régates côtières ou des courses au large. Et les deux événements à venir balaient ces deux aspects.

    Il y aura le championnat du Monde de la série J-70, du 23 au 30 mai, co-organisée avec le club de La Pelle, sur le site de la marina Florence-Arthaud, qui sera une épreuve côtière. Puis le mondial de Sun Fast, à bord de Class30, du 23 septembre au 2 octobre, qui est une étape dans l’apprentissage des grandes courses au large.

    « Le Class30, c’est un très bon bateau pour ceux qui veulent se lancer dans une course transatlantique. Il est une étape intéressante et permet de se faire la main, tout en étant plus abordable financièrement », explique le skipper marseillais Alexandre Ortega.

    Le mondial qu’organisera l’UNM sera la troisième édition, après celles de Lorient et l’île de Wight.

    Le port de l’Anse de la Réserve va donc être la base sur laquelle l’UNM va pouvoir travailler sereinement dans le cadre de son pôle course. Accueillir au mieux les bateaux de passage. Mais aussi développer son école de voile, la Massilia sailing académie qui sera l’occasion « de partager la passion de la voile avec le grand public et qui aura une mission de compagnonnage dont le but est de découvrir, chaque année, un duo mixte et l’accompagner dans son apprentissage de la course au large », détaille Frédéric Forestier.

    Marseille possède le potentiel humain pour devenir une place forte de la course au large. De nombreux « Bretons » viennent d’ailleurs en Méditerranée pour y peaufiner leur expérience, en se frottant à une mer qui est le concentré de toutes les conditions qu’ils peuvent rencontrer sur un océan. Le tout sur une superficie réduite.

    Avec la signature de la convention lui permettant de poursuivre ses activités dans l’Anse de la Réserve, l’UNM va pouvoir se concentrer sur la finalisation des deux manifestations. Fort d’une expérience reconnue en la matière, ils savent déjà que le succès sportif sera au rendez-vous. Avec des skippers venus du monde entier.

    En effet, sitôt ouvertes, les inscriptions pour les mondiaux de J-70 et de Sun Fast avaient fait le plein.

  • Les Bleus ratent leur entrée d’automne face une Afrique du Sud intraitable

    Les Bleus ratent leur entrée d’automne face une Afrique du Sud intraitable

    Ils espéraient prendre leur revanche et effacer l’énorme désillusion de la coupe du Monde.

    Malheureusement, cette fois encore, l’Afrique du Sud a montré qu’elle était bien la nation la plus forte du rugby. Si en 2023 dans ce qui devait être « sa » coupe du Monde, le XV de France avait quitté l’épreuve sur une énorme frustration, battu d’un point (28-29) en quart de finale, samedi soir, au Stade de France, les hommes de Fabien Galthié comptaient rendre la monnaie.

    Mais les Boks ont encore une fois fait parler leur puissance. Même réduits à quatorze en fin de première mi-temps après l’expulsion du 2e ligne Lood de Jager et menés au score, ils ont su renverser la vapeur. Dans une seconde période où le jeu français s’est petit à petit étiolé, et malgré deux essais de Damian Penaud, qui permettent au Bordelais de doubler Serge Blanco au palmarès des marqueurs.

    Indisciplinés, à l’image de Louis Bielle-Biarey, chancelants en mêlées, les Bleus ont donné le bâton pour se faire battre. Et permis aux Sud-Africains de revenir au score. Pour finalement s’imposer nettement 32-17. Dans les dix dernières minutes qui ont été un véritable cauchemar pour les Français, ils ont concédé 22 points en seconde période, malgré leur supériorité numérique.

    « On n’est pas allé jusqu’au bout. On est très déçu ce soir, mais on est tombé sur plus fort. C’est important de construire un groupe dans les défaites. Il faut apprendre des petites erreurs », a reconnu Thomas Ramos au micro de TF1.

  • Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Au courage, mais non sans mérite ni talent. Face à la Rochelle, le RC Toulon a contraint ses supporters à l’apnée lors des douze dernières minutes, alors que la victoire bonifiée lui tendait les bras. La faute à un essai trouble-fête des Maritimes, puis au carton jaune de Ma’a Nonu à cinq minutes du terme, alors que les Toulonnais étaient acculés sur leur ligne d’en-but depuis plusieurs minutes pour éviter cinq points supplémentaires. Et la perte de ce bonus synonyme de retour à hauteur du leader toulousain, toujours devant à la différence de points.

    Mais s’il a plié, ce RCT n’a pas rompu dans les moments charnières. Le premier à la demi-heure de jeu, lorsque les Rochelais ont cru prendre le lead en marquant deux essais coup sur coup. Le second fut refusé, laissant cinq points d’avance aux Rouge et Noir, portés à dix grâce à un essai importantissime de Ribbans juste avant la pause. « Cet essai refusé compte. Mais on a encore un essai à marquer en bout de ligne sur l’en avant de Melvyn (19e) pour être plus confortable à la mi-temps. Il y a eu un flottement en milieu de première, à cause de notre indiscipline dans la zone 40-40. Ils nous ont forcés à défendre, c’était plus dur près de la ligne. On a heureusement marqué cet essai qui nous a fait un bien fou, mais on aurait dû le mettre avant », tempère Pierre Mignoni.

    24 points sur 25 à domicile

    Le second, donc, lors de cette fin de match haletante. Un scénario que les Varois, très bons dans les 20 premières minutes de chaque mi-temps, auraient pu et dû s’éviter. Notamment grâce à un pack une nouvelle fois performant : « On a remis ce qui fait notre force. On était conscient qu’on n’était pas les meilleurs dans le jeu courant, mais qu’on pouvait décider du sort du match si les huit de devant étaient concernés. Depuis deux matches, on est conquérant en mêlée, on marque sur des mauls portés, alors que jusqu’ici on en a plus défendu que marqué », se réjouit Teddy Baubigny.

    Il a fallu résister. « J’ai aimé cette défense sur la ligne, où on ne lâche pas un centimètre », salue Pierre Mignoni, « très heureux » de la performance de ses joueurs. D’autant que ces derniers, non contents de conserver le bonus, l’ont renforcé avec un ultime essai de Dréan. « On est leader à domicile, 24 points sur 25, c’est fort. Les points de bonus comptent, c’est pour ça qu’on est dans les deux. On attendait ce match car il nous faisait traîner au classement. Il y a plein de progrès à faire mais aussi des certitudes, à l’image de ce match », conclut l’entraîneur varois, qui va, comme son groupe, prendre quelques jours de vacances avant d’aller défier le Stade Français le 23 novembre.

  • Mohamed Adi : 50% Français, 50% Algérien, 100% Marseillais

    Mohamed Adi : 50% Français, 50% Algérien, 100% Marseillais

    Après 40 ans à user les planches de théâtre comme comédien, conteur et marionnettiste, et transmettre son art à tous types de publics à Marseille, qu’est-ce qui a donc poussé Mohamed Adi à se raconter sur scène ? « Lors d’un stage de théâtre en 2017, j’ai présenté une saynète où je parlais en français avec quelques mots en arabe. Le professeur m’a demandé si je parlais l’arabe. Je lui ai répondu non. Il m’a dit : pourquoi ? C’est là-dessus qu’il faut que tu travailles », se remémore Mohamed Adi, aujourd’hui 70 printemps au compteur. « Ça a déclenché chez moi une hémorragie de mots que je n’arrivais pas à contrôler. Quelque chose de contenu en moi comme une bombe », explique-t-il, chamboulé mais sûr de lui, à une table de café des allées Léon-Gambetta, pour souligner la genèse d’Un Français comme les autres. Un solo qu’il incarne du 14 au 16 novembre au Théâtre du Hangart, quartier des Chartreux, ainsi qu’à l’Harmonie de l’Estaque, le 4 décembre. « Je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », relate-t-il façon Aznavour pour retracer le fil de ses multiples identités, jaillies depuis son enfance passée dans le quartier de la Calade. Comme une machine à remonter le temps, « à travers la voix d’un enfant ».

    « Algérien pour toujours, Français tous les jours »

    « Minots, on était fascinés par les marchands ambulants : de pognes, de glaces, d’escargots », rappelle Mohamed Adi, avant de fredonner la ritournelle dédiée à la vente de ces mollusques : « a l’aigo sau lei limaçons, y’en a des gros et des pitchons ». Symboles des identités ayant traversé sa vie, le provençal, l’arabe et le français imprègnent son spectacle dont le seul artifice est une malle à souvenirs, chaque objet convoquant une partie de son histoire. Mais avec la grande, en toile de fond. Si Mohamed Adi est né Français en 1955, ses parents font le choix de devenir Algériens, à l’indépendance en 1962. « Je deviens alors Algérien. Mais en 2000, je demande ma réintégration à ma première nationalité. Mais comme l’Algérie n’abandonne jamais ses enfants, je reste aussi Algérien. Comme le dit Rachid Taha : Algérien pour toujours, Français tous les jours », affirme celui qui estime qu’« on appartient tous à la terre sur laquelle on vit, et non pas à un drapeau ou une Nation. J’ai fait ce choix en 2000 car je ne pouvais pas me raconter d’histoires. Qu’est-ce que j’allais faire à Ouargla [ville ancestrale du Sahara algérien d’où est originaire sa famille, Ndlr] où il n’y avait même pas un baby-foot ou un flipper dans les bars ? ».

    Selon Mohamed Adi, l’identité n’est pas un vain, ni un gros mot. « Ou alors, un gros mot, dans le sens où il faut qu’on le voie », s’amuse cet homme « imbibé de poésie » dont le calme olympien cache des fêlures et qui se considère avant tout comme Marseillais.

    Réservations au 04.91.91.01.29

  • Un festival pour « régénérer » la musique persécutée

    Un festival pour « régénérer » la musique persécutée

    Le Festival des musiques interdites Marseille tient sa 20e édition du 14 au 23 novembre. Depuis 20 ans, ce rendez-vous s’attache à la résurrection de compositeurs oubliés, persécutés, bannis par les régimes totalitaires. Un travail salutaire dans l’époque actuelle aux relents nauséabonds. Cette mouture débutera à l’Abbaye Saint-Victor, avec des solistes de l’Orchestre philharmonique de Marseille, par un programme de quatuor mettant à l’honneur le compositeur Viktor Ullmann, assassiné à Auschwitz, et le Hongrois Bela Bartok qui demanda par solidarité de faire partie des compositeurs bannis car qualifiés de « dégénérés ».

    Réhabilitation

    Dimanche 16 novembre, à l’Opéra de Marseille, la mezzo-soprano Aude Extrémo, la soprano Irina Stopina, la récitante Carole Meyer et le pianiste Vladik Polionov redonneront, eux, vie à Franz Schreker, héritier du post-romantisme allemand dont l’œuvre fut interdite par les nazis. Enfin, et c’est sans doute l’événement du festival, dimanche 23 novembre, à l’Opéra, sera donnée la monumentale deuxième symphonie, dite Résurrection de Gustav Mahler, par l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Marseille, sous la direction de Michele Spotti. Aude Extrémo et Irina Stopina en seront les solistes. 20 ans après sa création, ce festival unique en Europe poursuit, selon les vœux de ses initiateurs, sa mission fondamentale : réhabiliter des compositeurs persécutés dont les œuvres ont été taxées de « dégénérées » ou bannies pour des raisons idéologiques ou raciales.

  • Mieux connaître les chiens de protection

    Mieux connaître les chiens de protection

    Si vous êtes un amateur de sport nature, vous êtes peut-être tombé nez à nez avec un patou, un chien de protection de troupeaux. Ces chiens imposants (jusqu’à 80 cm au garrot et 75 kg) ont de quoi effrayer, se montrant agressifs avec les individus étrangers et très protecteurs à l’égard des troupeaux. Un randonneur a ainsi été gravement blessé par quatre patous dans les Hautes-Alpes en octobre.

    Depuis le retour des loups en France en 1992, ils constituent le meilleur moyen pour garder les troupeaux face à ces animaux « inoffensifs pour l’homme », dont certains « n’ont jamais attaqué un troupeau. Ils s’entretuent s’ils ne sont pas de la même meute. Une meute peut donc être un moyen de protection si elle est inoffensive », affirme Manon Rolet, de Terre de Vie et Nature.

    Pour éviter tout problème avec ces chiens « d’instinct, qui ne connaissent que la bergerie » et qui « sont perdus s’ils ne sont pas entourés d’animaux », comme l’explique Céline Troin, éleveuse bergère à Solliès-Toucas, des réflexes simples s’imposent. Au contact des troupeaux, il faut rester calme, éviter les gestes brusques (mains ou bâtons en l’air par exemple), signaler sa présence au chien, contourner le troupeau, en faisant face au chien sans le regarder dans les yeux, lui parler pour l’apaiser et mettre un objet entre vous et lui. Il est conseillé de se renseigner sur sa présence et de ne pas se balader seul. Si vous êtes à vélo, descendez et positionnez-vous derrière.

    Si vous êtes avec un chien domestique, le tenir en laisse mais le lâcher si conflit « car sa posture, sans aller jusqu’au combat, va vous protéger », appuie Manon Rolet. De même, si votre enfant entre en contact avec le chien, essayez d’attirer l’attention de l’animal et évitez de lui tourner le dos car vous devenez vulnérable. Il ne faut surtout pas l’agresser car il va se montrer plus agressif avec les prochains humains croisés, et ne pas lui donner à manger, ou le caresser, « car il peut prendre ça comme signe de domination, ou au contraire aller demander des caresses ou à manger à tous les promeneurs », prévient Manon Rolet.

  • Les commémorations du 11-Novembre dans la région

    Les commémorations du 11-Novembre dans la région

    À Luynes, le rendez-vous est donné à la nécropole nationale à 9h où les élèves du lycée militaire d’Aix-en-Provence interpréteront l’ensemble des chants, en présence du préfet des Bouches-du-Rhône. Il sera ensuite à l’Arc de triomphe sur la place Jules-Guesde dans le 3e arrondissement de Marseille. Dans cette ville, de nombreuses cérémonies sont prévues dans chacun des arrondissements.

    À Aubagne, la cérémonie d’hommage sera précédée par une conférence « La restauration du monument dit de la Victoire : une mémoire partagée », à 15h en salle Sicard au théâtre Comœdia pour rappeler les enjeux et le calendrier de ce projet. La commémoration débutera à 16h30 au cimetière des Passons.

    Une cérémonie est également organisée place Jeanne d’Arc en centre-ville d’Aix-en-Provence dès 15h au niveau du mémorial des Aixois morts pour la patrie.

    À Salon-de-Provence c’est à 10h que se déroulera la cérémonie sur la place Gambetta, devant le Monument aux morts de 1870.

    Dans le Var

    Une cérémonie officielle a lieu à Toulon en présence des autorités civiles et militaires au Monument aux Morts place Gabriel-Péri dès 10h.

    Du côté de La Londe-les-Maures, la célébration du 107e anniversaire de l’Armistice débutera à 11h30, au Monument aux Morts, sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Dans le Vaucluse

    Un rassemblement est prévu à 11h15 devant l’hôtel de ville, il sera suivi d’une cérémonie au Monument aux Morts dès 11h30 rue Louis-Pasteur à Morières-lès-Avignon.

    À Mazan la cérémonie débutera à 11h sur la place du 11-Novembre.

  • La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    Le parvis et les bâtiments de l’espace culturel Albert-Camus fleurent bon les années 1970. Problème : 61 ans après sa construction, en 1964, la vétusté du lieu, symbolisée d’emblée par la piscine désaffectée qui se trouve devant, n’apparaît pas moins éloquente lorsqu’on pénètre dans l’enceinte. L’humidité a gagné murs et plafonds et l’accueil du public n’est pas au niveau des attentes, notamment pour les personnes à mobilité réduite, qui ne bénéficient que d’un simple monte-charge menant à un parking… fermé depuis 2021 pour des risques de départ de feu.

    Signalements au procureur et au préfet

    En 2020, la commission communale de sécurité avait préconisé la fermeture de plusieurs ERP sur ces lieux : la médiathèque, le cinéma-théâtre, les archives, le parking et les salles Costagutta et Henri-Guérin, comme en témoignent les procès-verbaux, rédigés par des membres du Sdis. En 2024, une nouvelle commission a confirmé ces constats. Mais ces PV, « dont on a eu connaissance qu’il y a dix jours », indiquent Olivier Lutersztejn et Lucien Lesur, conseillers municipaux La Valette en Action, n’ont qu’une valeur consultative. Les lieux restent donc ouverts, exceptés le parking et les archives. La mairie précise avoir réduit « la jauge du cinéma à 50% », renforcé le personnel de sécurité et réalisé des travaux (mur coupe-feu et isolation des installations électriques du parking, changement des portes de secours, révision des installations électriques et du désenfumage).

    Du côté de La Valette en Action, on milite pour la destruction de l’édifice – que la mairie prévoit de rénover pour un montant de 12 M d’euros – et le transfert des activités vers d’autres lieux. « Au vu de la situation, nous quittons le jury du comité de réhabilitation. Tout est à revoir. Il y a de l’amiante et du plomb partout, et avec les fuites d’eau et les installations électriques vétustes, le risque d’incendie est majeur, et les alarmes n’étant pas reliées entre elles, s’il y a le feu au parking, elles ne sonnent pas au cinéma. De plus, le seul accès au cinéma-théâtre n’est pas conforme à la loi handicap de 2005 », détaillent d’une seule voix les deux conseillers municipaux. « Des experts ont étudié les PV et nous ont dit qu’on pourrait déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui », précisent-ils, ce qu’ils ne feront pas, préférant d’abord réaliser un signalement au procureur de la République de Toulon et au préfet du Var.

  • Giovanni Schipani a inauguré son local de campagne

    Giovanni Schipani a inauguré son local de campagne

    « Aujourd’hui, je n’ai qu’un adversaire, celui qui depuis douze ans a tiré Aubagne vers le bas et cette semaine, il a signé un projet d’Office de tourisme d’1,8 million, on n’a pas besoin de ça ! », attaque Giovanni Schipani. Ex-adjoint à la jeunesse du maire sortant (LR), Gérard Gazay, de 2014 à 2020, l’homme de 35 ans, qui a officialisé sa candidature aux municipales 2026 le 26 septembre, a inauguré samedi matin son local de campagne, au 47, avenue des Goums. 180 personnes sont venues le soutenir. Interrogé sur son positionnement vis-à-vis de l’extrême droite, il a déclaré : « Je préfère perdre avec les honneurs, que gagner avec la honte. »

    « Besoin de renouveau »

    Issu d’une famille italienne venue s’installer dans les années 60 à Aubagne, l’homme de 35 ans a lancé : « Aubagne a besoin de renouveau. Je veux rendre leur fierté d’habiter Aubagne aux Aubagnais. » Il était entouré des deux co-parrains de son comité de soutien : les avocats Sylvia Barthélémy, ex-UDI, présidente de l’Agglo puis de la Métropole de 2014 à 2020, et Patrick Arnoux, qui fut président de section du PS d’Aubagne près de 20 ans et « élu pour la première fois en 1983 avec le maire (PCF) Edmond Garcin ». Sylvia Barthélémy a prévenu : « Au cas où vous vous diriez que c’est le retour de la vieille garde, on ne veut pas de mandat ! »

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.