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  • Le réalisateur Christian Mungiu remporte la Palme d’Or pour son film « Fjord »

    Le réalisateur Christian Mungiu remporte la Palme d’Or pour son film « Fjord »

    Le jury du 79e festival de Cannes a décerné samedi la Palme d’or à Fjord du cinéaste roumain Cristian Mungiu qui décroche ainsi sa deuxième Palme d’or après celle attribuée pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007. Dans Fjord, inspiré de faits réels, le réalisateur enracine son récit en Norvège pour mettre face à ses contradictions une société qui prône la tolérance et l’ouverture aux autres mais peut exclure brutalement ceux qui dévient du chemin tracé pour eux.

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Le plus dur a été fait, ils n’ont plus qu’à ne pas craquer au match retour. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont disposé des Croates de Jadran Split (19-16), samedi 23 mai à domicile, lors de la phase aller de la finale de l’Euro Cup.

    Titrés en 2019 dans cette même compétition, les poloïstes phocéens ont clairement démontré leur envie d’ajouter une deuxième étoile sur le maillot du club. Entreprenants dès le début du match, les Marseillais – emmenés par le serial-buteur Thomas Vernoux (4 buts) – ont pris suffisamment leurs distances au tableau d’affichage pour maîtriser le cours de la rencontre. Bien soutenus par le millier de supporters présent dans les tribunes du bassin Pierre-Garsau, les protégés de Milos Scepanovic ont à la fois été performants en défense, grâce aux nombreux arrêts de Petar Tesanovic, mais aussi en attaque où sept joueurs différents ont trouvé le chemin des filets. Une performance collective qui a fait la différence.

    Avec un avantage de +7 au score juste avant la mi-temps, les joueurs du CNM pouvaient espérer plier le duel sur les deux derniers quart temps. Mais les Croates ont montré qu’ils n’étaient pas en finale pour rien et ont progressivement remonté la pente. Les Phocéens, légèrement épuisés, ont résisté jusqu’au bout afin de conserver une avance de trois buts avant de voyager jusqu’à Split, le 6 juin. Où, mis à part un cataclysme, le CNM soulèvera le deuxième trophée européen de son histoire.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au musée Cantini, Via le Cirva, Caccavale transcrit Christian Guez

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au musée Cantini, Via le Cirva, Caccavale transcrit Christian Guez

    On admet les colonnes néoclassiques, les vitres qui donnent sur l’extérieur ne sont plus sottement bouchées : en premier plan devant les buissons, on aperçoit une stèle en acier, forgée par Chillida.

    L’été dernier, dans cet espace, il y avait des œuvres de Giacometti. Auparavant, sur une table, des céramiques de Baya. Les conservatrices de Cantini, Amélie Lavin et Louise Madinier, le directeur du Cirva Stanislas Collodiet proposent une installation de Guiseppe Caccavale. Sur un socle légèrement surélevé, on est confronté à trois séries de trois vers de Christian G. Guez Ricord, des tercets de taille inégale. Le dernier vers dit qu’« Un feu ancien disperse le carré qu’il trace ».

    « Des gongs d’éveil » qu’on lit ou bien qu’on murmure. On contemple, on épelle des lettres blanches. Ce ne sont pas les messages du feu de la Pentecôte, leurs apparences grisées évoquent des morceaux de givre, des fragments de glacier. Une par une, ces lettres furent réalisées par les ouvriers-souffleurs du Cirva, leurs noms sont rappelés. Il s’agit de la première page de Neumes, un recueil de Christian Guez : en vitrine voici sa couverture pensée par Jean Degottex et sa première page, du Garamond sur papier centaure ivoire édité en mars 1983 par André Dimanche. Dans la première salle, on imagine le travail d’imprégnation, de rythmique et d’incorporation conduit par Caccavale, des aquarelles bleues reproduisent les pages de Neumes. Une chose manque, la diction de Christian, le tremblement de sa voix, un enregistrement quand il lisait en public.

    Ces lettres procèdent pourtant d’une intense écoute au cœur d’une ville-monde. Caccavale est arrivé à Marseille à la faveur d’une exposition collective, cet artiste formé à Naples avait 25 ans ; ses dessins et ses collages furent adoptés par Jean-Pierre Alis de la galerie Athanor en 1986. Il décida de vivre à Marseille pendant 20 ans, rue des Bons-Enfants. Giuseppe n’a jamais croisé Christian Guez, décédé en juin 1988. Au début des années 1990, un ami de Christian, Jean-Jacques Ceccarelli lui offrit Neumes : Caccavale et l’alchimie du Cirva en sont les témoins et les traducteurs.

    Jeudi 19 juin, 16h, rue Grignan, Caccavale et Michaël Battala évoquent Ch.Guez.

  • Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Et de deux pour l’UBB. Un an après avoir maîtrisé les Anglais de Northampton, les Girondins enchaînent sur un nouveau sacre, dans une finale de Coupe des Champions qu’ils ont maîtrisé de bout en bout.

    Malgré l’ouverture du score de leur adversaire irlandais, les coéquipiers de Maxime Lucu ont gardé leur sang froid et se sont appliqué dans le déroulé de leur jeu. A la pause, la messe était dite. Avec une avance de 28 points, rien ne pouvait s’opposer à ce qu’une seconde étoile soit brodée sur le maillot bordelais la saison prochaine.

    Les hommes de Yannick Bru ont assuré dans une seconde période où la chaleur de Bilbao a commencé à peser sur les épaules. Le Leinster a tenté de revenir, mais l’UBB était trop forte. Même en infériorité numérique, lorsque Maxime Lucu puis Ugo Boniface ont vu jaune, les Irlandais ont continué à s’user. Et avec cinq essais à leur actifs, les Girondins ont montré qu’ils étaient bien l’équipe la plus offensive d’Europe.

    Après Montpellier la veille face à l’Ulster, l’UBB conclut en beauté le week-end français au Pays basque, avec deux nouvelles couronnes européennes dans le giron français.

  • Digne-les-Bains : 25 ans de réclusion criminelle pour Guillaume Bucci

    Digne-les-Bains : 25 ans de réclusion criminelle pour Guillaume Bucci

    Laëtitia R. pourra-t-elle se reconstruire? Le verdict prononcé samedi 23 mai à l’encontre de son tortionnaire et ex-« compagnon », Guillaume Bucci, participera sans doute à cela. Les jurés de la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence ont condamné celui qui était accusé de viols, actes de torture et proxénétisme envers Laëtitia R. entre 2015 et 2022 à la peine de 25 ans de réclusion criminelle. Une peine assortie d’une période de sûreté de deux-tiers. C’est-à-dire que le condamné pourra formuler une première demande de liberté conditionnelle en 2042 au plus tôt, sans garantie de l’obtenir.

    La veille, l’avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre de cet homme ordinaire, transformé en tyran et tortionnaire dans l’intimité de son « foyer » et de sa relation. Sept ans d’enfer. Un procès exemplaire où la victime a tenu à témoigner de son calvaire et celui de ses enfants.

  • La municipalité marseillaise veut mettre la nature en vedette

    La municipalité marseillaise veut mettre la nature en vedette

    Dans les allées du parc du XXVIe-Centenaire, les deux anciens colistiers du secteur, Hervé Menchon (EELV) et Pierre Huguet (G.s) se prêtent volontiers aux activités de rempotage. Ce samedi, les deux adjoints ont inauguré le village nature installé dans le grand parc du 10e arrondissement à l’initiative de la municipalité pour la Fête de la nature.

    « Cette Fête de la nature rend visible l’invisible, permet de sensibiliser à la fragilité de notre territoire », met en avant l’adjoint écologiste à la biodiversité. Après l’adaptation de la lumière du parc pour protéger les espèces nocturnes, il promet d’étendre ces trames sombres sur d’autres espaces de la ville, en particulier le littoral. Pendant que les enfants découvrent animaux et plantes de la ville, cette fête est l’occasion pour la municipalité de défendre son action, en particulier dans ce secteur qui a basculé à l’extrême droite. «Si on compte ce qu’on a investi dans ce parc dans le précédent mandat et ce qu’on prévoit d’investir dans ce mandat, c’est 3,5 millions d’euros», glisse Pierre Huguet, face à la renaturation engagée d’un parc trop longtemps laissé à l’abandon. Désormais doit y être engagé le chantier de l’étanchéité des bassins.

    Pour le grand public, la Fête de la nature se poursuit ce dimanche avec une journée festive au parc de la Ravelle (13e arr.), autour du Jarret. «Symboliquement, il y a une fête en amont et en aval du Jarret», sourit Hervé Menchon : la rivière coule aussi sous le parc du XXVIe-Centenaire.

  • Sabrina Roubache ne sera pas candidate aux sénatoriales

    Sabrina Roubache ne sera pas candidate aux sénatoriales

    Il n’y aura finalement pas de duel entre le président (Ren.) de Région Renaud Muselier et la ministre déléguée Sabrina Roubache pour les sénatoriales. Celle-ci a finalement décidé de ne pas se lancer dans la course pour le palais du Luxembourg, nous indique son entourage, confirmant une information du média Politico.

    Officiellement, la ministre déléguée n’a pas assez de temps à consacrer à une campagne de sénatoriales et préfère se consacrer jusqu’au bout à ses fonctions au ministère de l’Enseignement et de la Formation professionnelle.

    Si cette décision pourrait être liée au soutien du président de Région à la candidature de Gabriel Attal pour la présidentielle, on rappelle dans les rangs macronistes qu’elle est plus tenue par l’action gouvernementale que par le parti Renaissance lui-même.

  • [Ce cancer dont personne ne parle 1/3] Quand le tabagisme menace aussi la vessie

    [Ce cancer dont personne ne parle 1/3] Quand le tabagisme menace aussi la vessie

    Le cancer de la vessie est responsable du décès d’environ 5 000 Français par an. L’équipe d’onco-urologie de l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) compte actuellement sept chirurgiens urologues seniors. Géraldine Pignot, l’un d’entre eux, souhaite sensibiliser les Français aux facteurs à risque de cette maladie, et surtout sur le tabagisme, responsable de 80% des cancers de la vessie qu’il soit actif, passif, sevré depuis longtemps ou pas. « Il est vrai qu’on connaît bien son impact sur le poumon, parce qu’effectivement, on le respire. Mais une fois qu’il a été respiré, il passe dans le sang puis il est filtré par la vessie, c’est là que les carcinogènes entrent en contact avec la muqueuse, le revêtement interne de la vessie, et génèrent des transformations de cellules en cancer », explique-t-elle. « Pour le moment, notre patientèle, est pour les deux tiers masculines et un tiers seulement féminine à cause de la consommation de tabac qui jusque-là était plus fréquente chez les hommes. Cette donnée change avec les nouvelles générations. »

    Des facteurs souvent oubliés

    Un facteur de risque résultant d’un cadre professionnel existe aussi. « Et même si c’est une minorité de nos patients, parfois, on est amené à faire une enquête à la recherche d’une éventuelle maladie professionnelle », précise Géraldine Pignot. Selon l’institut national du cancer (INCa) et les synthèses reprises par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), 2 à 14% des cancers de la vessie ont une origine professionnelle. L’exposition à certains produits toxiques développe des cellules cancéreuses. Les plus classiques sont les aminés aromatiques (benzidine, 2-naphtylamine, 4-aminobiphényle…) utilisés dans la chimie des colorants, des pigments et du caoutchouc ou les produits de combustions présents dans les goudrons et les huiles de houille. En somme, les professionnels menacés sont ceux exerçant dans les domaines de la chimie, de l’acier, du cuir ainsi que certains mécaniciens automobiles, techniciens dentistes ou même coiffeurs. Pour autant, la Suva, caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents, rappelle que la cause reste souvent difficile à identifier. Toutefois, il est important de rappeler que l’exposition aux cancérogènes en milieu de travail concernait 11% des salariés dans l’enquête Sumer 2017, soit environ 2,8 millions de personnes en France. Enfin, le troisième facteur de risque, actuellement en cours d’identification, et souvent méconnu des professionnels, est environnemental. Facteurs « qui mériteraient plus d’exploration dans les années à venir », ajoute Géraldine Pignot. L’arsenic est un important facteur environnemental notamment dans certaines zones géographiques à contamination élevée. « Et notamment sur la région marseillaise, on a un pic de fréquence par rapport à d’autres départements, plutôt vers les Goudes, là où étaient anciennement installées les usines qui déversaient de l’arsenic. » Et les pesticides ne sont pas en reste.

  • [Les espèces qui peuplent nos parcs] Dans le parc des Calanques, l’agave d’Amérique

    [Les espèces qui peuplent nos parcs] Dans le parc des Calanques, l’agave d’Amérique

    Originaire d’Amérique du sud, l’agave (Agave americana) a été introduit par l’homme comme plante d’ornement. Très compétitive, elle s’est échappée des jardins pour coloniser les espaces naturels où elle entre en concurrence avec les espèces locales. L’agave d’Amérique est une succulente de couleur vert bleuté. La sève de l’agave est irritante et peut provoquer des rougeurs et des cloques. Irritation, en partie, causée par l’oxalate de calcium qui provoque des dégâts vasculaires sur la peau, et peut resurgir après un an.