Blog

  • Une soirée corse au cœur de Marseille

    Une soirée corse au cœur de Marseille

    La soirée débutera à 17h avec une conférence de Marie Françoise Attard-Maraninchi, auteure de l’ouvrage « Le Panier, village corse à Marseille ». Elle viendra évoquer l’histoire et la mémoire de ce quartier emblématique où se sont installées de nombreuses familles corses, rappelant ainsi les liens profonds entre l’île et la cité phocéenne.

    À 19h30, place à la musique avec un concert qui réunira Éric & Jeff Mattei puis Saveriu Bellini en seconde partie pour un moment d’émotion et de fête qui viendra conclure cette belle rencontre.

    Un buffet de spécialités corses, préparé par l’épicerie corse « U Mio Paese », permettra aux participants de partager un moment convivial autour des saveurs de l’île.

    À travers cette initiative, notre association entend mettre en lumière la richesse de la culture corse et la vitalité de sa présence à Marseille, en créant un espace de rencontre, de mémoire et de fraternité.

  • Nos corps, nos choix, notre Histoire

    Nos corps, nos choix, notre Histoire

    L’année 2025 marque le cinquantième anniversaire de la Loi Veil. Afin de célébrer la lutte pour le droit à l’avortement, le collectif Une caméra à soi, créé par trois réalisatrices de documentaires indépendants, a lancé le projet « Nos corps, nos choix, notre Histoire ». Ce dernier rassemble un podcast, une exposition dans la ville de Montpellier et une journée d’échange et de restitution le 27 septembre.

    « Nous avions envie de transmettre la mémoire des luttes locales pour le droit à l’avortement, raconte Laure Hennequin, bénévole et co-fondatrice de l’association. Dans un premier temps, on a donc enregistré un podcast avec les élèves de troisième du collège Simone Veil à Montpellier. Nous sommes partis d’une photo d’archive, sur laquelle on voit une manifestation montpelliéraine pour le droit à l’avortement dans les années 1970. Les élèves ont mené l’enquête pour retrouver les femmes de la photo. Elles nous ont ensuite raconté leur histoire. » Le 27 septembre, à la Maison pour Tous Joseph Ricôme, une écoute collective du podcast aura lieu à 14h. Elle sera suivie par la projection de quatre courts-métrages réalisés lors d’ateliers menés par Une caméra à soi sur le thème « Mon corps, mon choix ». Des stands tenus par différents collectifs seront également présents tout au long de la journée, notamment celui du planning familial, partenaire de l’événement.

    La deuxième partie du projet prend la forme d’une exposition de cinq fresques, visibles dans la ville jusqu’au 4 octobre. Ce sont des collages réalisés en collaboration avec le Planning Familial à partir d’archives datant d’avant la loi Veil, au début des années 1970. Laure Hennequin explique : « La première se situe symboliquement aux Arceaux, à l’endroit où les femmes qui partaient avorter à l’étranger prenaient le bus. La dernière est visible au 10, rue Chaptal. À l’époque, c’est ici que se trouvait un local du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC), où se pratiquaient des avortements illégaux. »

    Au lendemain de la restitution du projet, le 28 septembre, les membres d’Une caméra à soi seront présentes aux côtés de plusieurs organisations féministes sur la Place de la Comédie, pour un rassemblement (12h) à l’occasion de la journée mondiale pour l’avortement.

    Le 27 septembre, de 14h à 22h30, à la Maison pour Tous Joseph Ricôme. Instagram : @unecameraasoi

  • Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Si vous aviez le choix entre journaliste et anthropologue ? » La question lancée aux élèves de Première du lycée Diderot semble surprenante. Mais, vendredi matin, l’anthropologue Monique Matni la pose après avoir expliqué les techniques de terrain du chercheur en anthropologie qui font écho à un autre métier, celui de journaliste. S’emparer d’un sujet, d’un fait et apprendre à en savoir plus grâce à des questions et une méthode, « les deux démarches ont des similitudes » ont expliqué Monique Matni et sa collègue Jeanne Pin, toutes deux doctorantes au sein du Laboratoire CeRCLEs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Cette sensibilisation s’est déroulée vendredi au siège de La Marseillaise au cours d’un atelier proposé dans le cadre du festival des sciences sociales organisé jusqu’à dimanche à Marseille par l’EHESS. Accompagnés de leur professeure d’histoire-géographie et de la documentaliste de l’établissement, les élèves du lycée Diderot ont découvert l’histoire du journal, né dans la Résistance, appris ce qu’était une ligne éditoriale. « Il faut savoir faire la différence entre une information vérifiée et les contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est fondamental. La clé, c’est d’apprendre à chercher la source de l’information », a expliqué Françoise Verna, rédactrice en cheffe de La Marseillaise qui a coanimé l’atelier. Plusieurs titres de journaux étaient mis disposition pour permettre de comprendre l’importance du pluralisme de la presse.

    Cette immersion a été aussi l’occasion pour les lycéens de travailler en ateliers sur des sujets d’actualité de leur choix. Guerre à Gaza, agression d’une professeure à Strasbourg par un élève de 14 ans, victoire de l’OM sur le PSG et Ballon d’or 2025 : les informations sélectionnées à partir de la lecture du journal ont révélé combien ces adolescents saisissent l’actualité pour peu que l’on prenne la peine de leur proposer une éducation aux médias. Pour preuve leurs questions pertinentes qui ont conclu la matinée sur l’indépendance des journalistes et les pressions subies.

    programme du festival sur le site allez-savoir.fr

  • Lucien Molino. La sécu pour la solidarité nationale

    Lucien Molino. La sécu pour la solidarité nationale

    Le Commissaire de la République, dans ses écrits, affirme aussi que « les réquisitions de Marseille résultent de deux illusions. J’avais d’abord cru, se souvient-il, à l’épuration, ensuite aux réformes de structures, j’avais pensé que ces grandes aspirations du pays aboutiraient plus vite à des réformes importantes, tout au moins dans certaines branches maîtresses de l’économie. Gouvernement et patrons ne l’ont pas voulu. Les résultats qui ont été obtenus sont probants, partout régnait la justice sociale, ces initiatives ont permis d’améliorer l’apprentissage, les œuvres d’assistances, l’atmosphère du travail qui régnait et surtout les rendements obtenus ont mis ces entreprises réquisitionnées à l’avant-garde de toute la région et peut-être de la production française dans ces branches d’activités, la notion du service remplaçait la notion du profit. »

    En gérant ces entreprises, les travailleurs de Marseille ont écrit une belle page de l’histoire ouvrière. Pourtant, j’ai ressenti dès le départ une méfiance de la part de la CGT et du PC, m’accusant de vouloir instaurer les soviets à Marseille. La Fédération des métaux était inquiète de la position prise à Marseille. Elle appréhendait un échec et s’abstint d’appuyer les autres succursales des Aciéries du Nord en France dont nous demandions la réquisition. Cette grande expérience doit son succès aux efforts du magnifique esprit des ouvriers et de l’organisation syndicale CGT qui ont servi la grande œuvre du relèvement français. En fait les réquisitions se sont effectuées contre l’avis du gouvernement qui très rapidement manifesta sa désapprobation à l’encontre des décisions de Raymond Aubrac.

    En 1945, la naissance de la Sécurité sociale mise en place par Ambroise Croizat, ministre du travail communiste et un des responsables de la fédération des travailleurs de la métallurgie, constitua une pièce maîtresse dans le vaste chantier de reconstruction sociale et démocratique de l’après-guerre. Avec les nationalisations, les comités d’entreprise, les comités d’hygiène et de sécurité et les conditions de travail, les conventions collectives, cette innovation allait permettre de reconstruire le département et la France ravagés par la Seconde Guerre mondiale. Il fallait redonner aux femmes et aux hommes toute leur place dans la société, valoriser leurs capacités productives et créatrices, jeter les bases d’une société plus humaine. C’étaient les premiers pas vers la solidarité nationale.

    L’instauration de la Sécurité sociale ne relevait pas d’une improvisation. Elle prolongeait de longues années de combats sociaux, d’initiatives privées ou politiques sous la pression de la classe ouvrière recherchant depuis de longues années, dès le début du développement de l’industrialisation, les moyens de se protéger contre la maladie, la vieillesse, le chômage, les accidents du travail et les maladies professionnelles.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Alès passe en mode jeuxdu Moyen Âge

    Alès passe en mode jeuxdu Moyen Âge

    Comme chaque année, la Semaine Cévenole qui célèbre l’histoire et les traditions du Moyen Âge revient à Alès. Pour l’occasion, trois expositions sont organisées. La première rassemble les sceaux de l’époque (mairie), la deuxième est la construction d’un village médiéval en Playmobil et la troisième expose des jouets et des instruments de musique de l’époque.

    Outre les différentes visites guidées, la semaine cévenole accueille aussi des conférences sur la cathédrale d’Alès (le 29 septembre), les divertissements de la noblesse (1er octobre), les origines de la carte à jouer en Catalogne (2), l’art du combat médiéval (2) ou encore se travestir en Languedoc (3). Un atelier de cuisine médiéval est aussi organisé le mardi suivi d’une soirée cinéma alors que plusieurs ateliers de confection de jeux et d’instruments de musique seront proposés aux enfants le mercredi. Un tournoi de jeux vidéos médiévaux est également au programme le jeudi.

    Tournois de chevaliers

    Vendredi, le traditionnel bœuf à la broche sera servi place de l’Hôtel de ville suivi de l’embrasement du fort Vauban. Pour le week-end, Alès ne change pas une équipe qui plaît puisque petits et grands pourront retrouver le traditionnel défilé costumé (location gratuite à la salle Cazot), le marché médiéval, le marché artisanal, les tournois de chevaliers et de cavaliers ainsi que les concours de tir à l’arc et les animations du campement militaire.

  • Nouvelles irrégularités au forage de la Castillonne ?

    Nouvelles irrégularités au forage de la Castillonne ?

    Véritable serpent de mer de Montagnac, le forage de la Castillonne n’en finit plus de faire parler de lui. Voilà près de trois ans qu’une partie des riverains – regroupée sous le collectif Veille eau grain – tente par tous les moyens de s’opposer à la vente par la mairie de 3 700 m² de parcelles agricoles, comprenant un forage donnant sur une nappe phréatique à la Compagnie générale des eaux de source (CGES). La filiale de la multinationale Alma a pour projet de construire une usine d’embouteillage afin d’y produire pas moins de 1,6 million de bouteilles par jour.

    Utilité d’un tel projet dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau, sous-estimation de la vente comparée aux potentielles recettes d’un tel projet, beaucoup d’irrégularités ont été soulevées par les opposants. Nouveau rebondissement dans ce projet décrié, la déclaration préalable – déposée en mairie en juillet 2023 et affichée en juin 2025 – comprendrait elle aussi son lot d’anomalies. « Cette démarche est une nouvelle fois entachée de mensonges. Le PLU n’est pas respecté : depuis le début, on nous parle d’un projet sur une zone agricole et nous sommes sur un projet industriel puisqu’a été a posé une demande préalable pour réaliser un local technique sur la tête de forage. L’emprise au sol de l’arrêté municipal est de 16m² or l’architecte parle d’un bâtiment de 27,5 m², ce qui aurait nécessité un permis de construire. Enfin, la position du panneau, normalement en limite du domaine mais ici, il est à une centaine de mètres, donc absolument pas visible », soutient Vincent Lapasset, membre du collectif.

    Dès lors, direction le tribunal ? « Je ne sais pas si nous allons ouvrir une nouvelle procédure, nous n’avons pas des moyens financiers inépuisables », précise Vincent Lapasset. En effet, le collectif en a déjà déposé trois. « Sur l’une, on a été déboutés bien que le juge reconnaisse que les règles qui auraient dû s’appliquer lors de la vente du terrain en conseil municipal n’ont pas été respectées. Nous avons fait appel. Nous avons également porté un recours sur la plus-value réalisée, sous-estimée par la mairie », reprend Vincent Lapasset. Malgré ces revers, le collectif reste combatif. « Il y a un dossier que personne ne met en cause, on amène des faits. On reste optimiste dans le fait que la justice dise stop à cette magouille à grande échelle. » Les élections municipales en mars prochain feront-elles pencher la balance ? Reste aux futurs candidats à s’en saisir.

  • « Les œuvres d’art complètent l’histoire connue des espèces aquatiques »

    « Les œuvres d’art complètent l’histoire connue des espèces aquatiques »

    La Marseillaise : En étudiant les espèces aquatiques dans les peintures italiennes du XVIe au XVIIIe siècle, confirmez-vous des connaissances établies ou avez-vous fait des découvertes ?

    Louise Merquiol : Cela confirme principalement ce que nous savions. Mais les œuvres d’art complètent aussi l’histoire établie de certaines espèces. Par exemple, l’esturgeon a vu ses populations décliner au XIXe siècle. C’est connu. Mais ce déclin a probablement commencé plus tôt car il est de moins en moins représenté entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Nous avons aussi retrouvé des espèces cryptiques.

    C’est-à-dire ?

    L.M. : Ce sont des espèces morphologiquement proches mais génétiquement différentes. On en retrouve beaucoup parmi les poissons d’eau douce dont deux espèces peuvent évoluer différemment à partir d’une espèce commune. Nous avons identifié deux espèces cryptiques de brochet : une en démique et une importée. Elles étaient donc présentes en Italie quand le tableau a été peint. Nous l’ignorions.

    La biodiversité représentée présente toutefois
    des biais…

    L.M. : C’est vrai, l’œil de l’artiste et la culture jouent. Sur la période, le phoque était pêché et consommé mais il est peu représenté, probablement car il était vu comme un animal maléfique. Idem pour la sardine qui était très consommée mais qu’on voit peu sur les tableaux. Sans doute car elle était un « petit poisson du peuple ». Or les tableaux étaient souvent des commandes de riches clients qui préféraient voir des espèces symbolisant le luxe : homards, esturgeons, huîtres…

  • Mobilisation agricole calme et revendications fermes

    Mobilisation agricole calme et revendications fermes

    Sur ce paquet de pâtes, il y a marqué “origine UE et non UE” sans précisions. Il y a de grandes chances que ce soit du blé canadien traité au Roundup », tonne haut et fort Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA 84, paquet de pâtes dans les mains, dans les rayons du Lidl situé route de Montfavet, à Avignon, ce vendredi 26 septembre.

    Une prise de parole qui résume bien la matinée passée par une trentaine de militants de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs. De 8h à midi, ils ont inspecté les rayons, notamment ceux des fruits et légumes, du Auchan Avignon Nord, du Grand Frais, puis du Lidl, situé à quelques centaines de mètres. Ils ont scrupuleusement balisé chaque produit non issu de l’agriculture française, ou vendu à un prix jugé trop bas pour permettre une rémunération correcte des producteurs, notamment pour le vin.

    Les militants ont également distribué aux passants, panier ou caddie en main, un « menu déséquilibré », composé de produits d’origine étrangère cultivés dans des conditions interdites en France et en Europe, mais importés. « On entend beaucoup parler du Mercosur. Mais il y a d’autres accords, comme celui avec le Maroc, qui nous touchent beaucoup, surtout en Vaucluse, avec les cerises, les tomates ou le melon », poursuit le responsable syndical.

    Dans chaque magasin, les producteurs se sont aussi attardés devant les rayons d’amandes et de noix. « On essaie de relancer ces filières, mais il n’y a quasiment aucun produit français. On trouve beaucoup de produits des États-Unis et on sait dans quelles conditions ils sont produits là-bas », poursuit Julien Latour, viticulteur à Violès et secrétaire général adjoint de la FDSEA. Tandis qu’au rayon des vins de Lidl, c’est aussi le prix qui est dénoncé, avec des bouteilles à parfois moins de 2 euros. « À moins de 3 euros, n’achetez pas, car cela ne nous rémunère pas », lance un militant aux clients.

    Et maintenant ?

    À l’issue des quelques heures de mobilisation, les agriculteurs mobilisés se sont réunis autour de leur secrétaire général pour faire le point et envisager la suite. « Il faut passer un cap. Il faut se coordonner dans toute la France pour s’attaquer au portefeuille, sinon, on n’arrivera à rien », lance un des producteurs. « Si ça continue, on risque de se radicaliser, car on est à bout », avance un autre. « Ils doivent s’attendre à ce que ce soit plus dur qu’avant. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi, car on peut finir devant des tribunaux », tempère Sylvain Bernard. Ce dernier souhaite « mettre la pression en permanence » tout en proposant d’aller à la rencontre des patrons de la grande distribution, « qui sortent d’écoles de commerce et ne connaissent même pas la saisonnalité des produits ».

  • Une mobilisation calme, mais des revendications fermes

    Une mobilisation calme, mais des revendications fermes

    Sur ce paquet de pâtes, il y a marqué “origine UE et non UE” sans précisions. Il y a de grandes chances que ce soit du blé canadien traité au Roundup », tonne haut et fort Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA 84, paquet de pâtes dans les mains, dans les rayons du Lidl situé route de Montfavet, à Avignon, ce vendredi 26 septembre.

    Une prise de parole qui résume bien la matinée passée par une trentaine de militants de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs. De 8h à midi, ils ont inspecté les rayons, notamment ceux des fruits et légumes, de l’Auchan Avignon Nord, du Grand Frais, puis du Lidl, situé à quelques centaines de mètres. Ils ont scrupuleusement balisé chaque produit non issu de l’agriculture française, ou vendu à un prix jugé trop bas pour permettre une rémunération correcte des producteurs, notamment pour le vin.

    Les militants ont également distribué aux passants, panier ou caddie en main, un « menu déséquilibré », composé de produits d’origine étrangère cultivés dans des conditions interdites en France et en Europe, mais pourtant importés. « On entend beaucoup parler du Mercosur. Mais il y a d’autres accords, comme celui avec le Maroc, qui nous touchent beaucoup, surtout en Vaucluse, avec les cerises, les tomates ou le melon », poursuit le responsable syndical.

    Dans chaque magasin, les producteurs se sont aussi attardés devant les rayons d’amandes et de noix. « On essaie de relancer ces filières, mais il n’y a quasiment aucun produit français. On trouve beaucoup de produits des États-Unis et on sait dans quelles conditions ils sont produits là-bas », poursuit Julien Latour, viticulteur à Violès et secrétaire général adjoint de la FDSEA. Tandis qu’au rayon des vins de Lidl, c’est aussi le prix qui est dénoncé, avec des bouteilles à parfois moins de 2 euros. « À moins de 3 euros, n’achetez pas, car cela ne nous rémunère pas », lance un militant aux clients.

    Et maintenant ?

    À l’issue des quelques heures de mobilisation, les agriculteurs mobilisés se sont réunis autour de leur secrétaire général pour faire le point et envisager la suite. « Il faut passer un cap. Il faut se coordonner dans toute la France pour s’attaquer au portefeuille, sinon, on n’arrivera à rien », lance un des producteurs. « Si ça continue, on risque de se radicaliser, car on est à bout », avance un autre. « Ils doivent s’attendre à ce que ce soit plus dur qu’avant. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi, car on peut finir devant des tribunaux », tempère Sylvain Bernard. Ce dernier souhaite « mettre la pression en permanence » tout en proposant d’aller à la rencontre des patrons de la grande distribution, « qui sortent d’écoles de commerce et ne connaissent même pas la saisonnalité des produit ».