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  • Mauricio Reggiardo et le plaisir de retrouver Provence

    Mauricio Reggiardo et le plaisir de retrouver Provence

    C’est un visage bien connu que va retrouver Provence Rugby à l’occasion de l’antépénultième match de l’année 2025. Mauricio Reggiardo a passé quatre années et demi « incroyables » à Aix-en-Provence, mais, cette semaine, il est dans le camp d’en face. Les Provençaux sont à Armandie, vendredi, pour affronter Agen, dont l’Argentin de 55 ans est désormais le coach. L’ancien pilier aux 50 sélections avec les Pumas, massif bonhomme d’un mètre 90 pour près de 120 kg, a accepté de se replonger dans ses souvenirs aixois. C’est la première fois qu’il va jouer son ex-équipe, depuis son départ durant l’été.

    Premier de Pro D2 et beaucoup de liens tissés

    « C’était une aventure superbe, humainement et professionnellement. J’étais dans un projet incroyable, ambitieux, ça m’a aussi permis de grandir », dit-il avec cet accent hispanique qui ne le quitte pas. Des années majeures pour lui et une stabilité trouvée dans les Bouches-du-Rhône, là où il est resté le plus longtemps dans sa carrière d’entraîneur. Les souvenirs ne manquent pas pour celui qui a pris le train en route, lors de la saison 2020-2021. Un maintien « dans la douleur » lors de ses premiers mois et une évolution positive, par la suite. Une progression qui a amené son équipe jusqu’à la première place de la saison régulière, en 2023-2024. Même si la montée n’a pas été acquise à l’issue des play-offs, une marche en avant a été enclenchée. « C’est un club qui franchit les paliers et qui a un chemin tout tracé vers le Top 14. Je suis content de leur évolution et je suis toujours leurs résultats », raconte l’ancien joueur d’une voix sincère.

    Mauricio Reggiardo est toujours en lien avec certains joueurs, le staff mais également le président Denis Philippon. Il a pu partager des moments forts avec beaucoup de ces personnes et a hâte de les affronter. « Je sais que, vendredi, je vais retrouver des personnes avec qui j’ai partagé des émotions. Ca fait toujours plaisir de les retrouver car je suis parti en très bons termes avec le club. » Sportivement parlant, l’enjeu sera fort pour les deux formations. Les dynamiques sont opposées avec trois défaites consécutives pour Agen et quatre victoires de suite pour Provence Rugby. Le coach, parti après une demi-finale perdue, un crève-cœur, est ambitieux pour ces retrouvailles. « L’objectif est de gagner face à une équipe en confiance et qui maîtrise son rugby. Nous avons envie de casser cette spirale négative et de gagner à domicile. » Le rendez-vous est pris, pour cette rencontre en prime-time, vendredi soir, devant les caméras de Canal+.

  • La chanson francophone dans toute sa diversité à Marseille

    La chanson francophone dans toute sa diversité à Marseille

    « Avec le temps, va, tout s’en va. On oublie le visage et l’on oublie la voix », chantait en 1972 Léo Ferré. Tout s’en va, peut-être, si ce n’est la vitalité de la chanson française dans tous les styles dont elle recèle. « On a fait le pari d’une grosse programmation, avec des artistes confirmés, patrimoniaux et émergents, à l’image de la scène musicale francophone actuelle », pose d’emblée Josselin Britschgi, parmi les membres du comité de programmation du festival Avec le temps dont la 28e édition se déploie sur plusieurs scènes marseillaises du 5 au 14 mars. Parmi les symboles d’un tel credo, la date du 7 mars à l’Espace Julien, qui accueillera le taulier du rap français Oxmo Puccino, conteur d’histoires hors pair ayant récemment sorti son ultime album, La hauteur de la lune (voir son entretien dans La Marseillaise de ce week-end). La première partie de la soirée sera quant à elle assurée par le trio marseillo-martiniquais Tifol, aux croisements de la chanson française et créole.

    « Le festival est plus ambitieux que jamais avec un programme élargi, beaucoup de têtes d’affiches et de la diversité artistique : de la chanson à la pop en passant par le rap ou la folk », résume Olivier Jacquet, directeur de la coopérative musicale Grand bonheur qui est aux manettes d’Avec le temps.

    Esthétiques diverses

    Du côté des artistes plus chevronnés, on retrouvera notamment « l’incontournable de la pop francophone » Bertrand Belin à l’Espace Julien, Suzanne, la chanteuse avignonnaise et électro récompensée d’une Victoire de la musique il y a 4 ans, ou encore l’instrumentiste iconoclaste Sébastien Tellier « qui viendra présenter son prochain album Kill the beast au Silo ». Sans oublier la chanteuse et pianiste québécoise Cœur de pirate, dont la pop, surgie en 2009 aux oreilles de l’hexagone avec son tube Comme des enfants, continue de tracer son sillon mélancolique.

    Mais Avec le temps, c’est aussi un festival propice aux découvertes. Au menu notamment, la guitariste franco-malgache Juliette Magnevasoa, le concert dessiné Nuit noire qui raconte « l’odyssée d’un navigateur, entre road trip océanique et récit écologique » qui prendra ses quartiers au Théâtre de l’Œuvre. Mais également le quatuor marseillais de rock garage La flemme, ou encore une soirée où des groupes comme Basstong, Ciac Boum et Le mange bal établissent des « ponts entre musiques traditionnelles et techno ». Charge enfin, au groupe de pop emblématique des années 1980, Les innocents, de clore le festival, mais cette fois à Vitrolles, salle Guy Obino.

    Programme complet sur www.festival-avecletemps.com

  • [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    « Cette pièce raconte un empêchement. Le personnage, Phèdre, souffre de ne pouvoir dire, de ne pouvoir jouir de son désir. Oenone souffre de ne pouvoir garder Phèdre. Hyppolite souffre de ne pouvoir être libre et Thésée souffrira d’avoir perdu son fils par sa faute. Chacun est en prison de lui-même », résume Muriel Mayette-Holtz au sujet de Phèdre. Jusqu’ici, rien de nouveau pour ce classique écrit en 1677 par Racine. Sauf que cette metteur en scène mêle les alexandrins du grand tragédien au slam pour cette pièce qui se joue au Théâtre Liberté du jeudi 4 au samedi 6 décembre.

    « Un chant du cœur »

    Après Andromaque, puis plus récemment Bérénice, Muriel Mayette-Holtz aime décidément se frotter au répertoire racinien. Dans Phèdre, elle dote son spectacle d’une distribution reluisante : Eve Pereur dans le rôle-titre, Nicolas Maury qui prête ses traits à Oenone et Charles Berling incarne le sanguin Thésée. « Rouge sang », comme le thème des décors et costumes de la pièce, symbole de « l’étouffement » qui enserre tous les personnages, animés tour à tour par le désir, la folie et la perfidie. Sans oublier le rôle pivot de Théramène, interprété par le slameur Jacky Ido, qui « casse d’emblée le quatrième mur en s’adressant directement au public », pose la metteur en scène. « L’alexandrin est un chant tout comme le slam, un chant du cœur. »

    Les 4 et 5 décembre à 10h.
    Le 6
     décembre à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr

  • Vers le retour du train à Villeneuve et Roquemaure

    Vers le retour du train à Villeneuve et Roquemaure

    L’heure du retour du train à voyageurs approche à grands pas dans les communes gardoises du Grand Avignon, Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure. Depuis le lundi 24 novembre, une consultation publique sur le volet environnemental du projet de réouverture de la ligne de la « rive droite du Rhône » Nîmes-Le Teil (Ardèche), passant par les deux communes, a été lancée par l’État.

    À ce propos, une réunion publique s’est tenue ce lundi 1er décembre à Villeneuve afin d’expliquer aux habitants du territoire les enjeux de ce projet, mais aussi les raisons de cette consultation. Car les voies de train existent déjà, mais les locomotives qui relient Nîmes à Pont-Saint-Esprit ne s’y arrêtent pas. La gare est également toujours debout malgré sa fermeture aux voyageurs en 1973. Une ouverture était initialement prévue en 2026, mais l’État a imposé une étude environnementale, ce qui a retardé l’échéance. « Tout ce projet a été figé lorsque nous avons appris que cette étude allait avoir lieu. Nous avions eu de nombreuses réunions depuis des années. Nous aurions sinon entrepris les travaux dès cette année 2025 », confie ainsi Pascale Bories, maire (LR) de la commune gardoise en fin d’assemblée. Comme d’autres gares sur le trajet, une transformation en pôle multimodal est programmée à l’issue de la consultation. « La rive droite du Rhône est la porte d’entrée de l’Occitanie. Cela a donc un attrait particulier avec un territoire industrialisé. Ce projet est un générateur de travail et de tourisme », plaide de son côté Pascal Rousson, président de l’Association des Usagers de la ligne TER SNCF Rive Droite du Rhône.

    Sur place, tout semble presque prêt à accueillir les voyageurs qui souhaiteront se rendre en capitale gardoise ou en Ardèche. Derrière les portes du bâtiment aux stores à demi baissés, une lumière invite à entrer. Et à l’intérieur, aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a un accueil physique par une employée, avec la possibilité d’acheter billets et abonnements, malgré l’absence pour l’heure d’arrêts. D’autant plus surprenant quand la CGT des cheminots dénonce la disparition de guichets dans des gares qui, elles, accueillent bien des usagers. L’ouverture de l’ensemble de la ligne est prévue pour 2030.

    Espèces protégées

    Une demande de consultation publique et d’étude environnementale qui a surpris au sein des différentes collectivités. Outre le passage de fret, les voies servent déjà aux voyageurs utilisant la ligne Pont-Saint-Esprit-Nîmes, rouverte en août 2022. Plusieurs points ont en réalité été à nouveau étudiés, car les normes diffèrent selon le nombre de voyageurs qui circulent chaque jour sur les rames. Au niveau environnemental, plusieurs ajustements sont prévus, comme par exemple à Roquemaure, où une espèce protégée de fleur, qui sert de lieu de reproduction aux papillons, se trouve sur la zone de travaux prévue. Les services de l’État recommandent donc de déplacer ces végétaux à l’abri. Des contrôles sur les nuisances sonores ou de risques d’inondations ont aussi été effectués, sans blocage particulier.

    Détail de la consultation du public et des documents sur https://www.registre-numerique.fr/reouverture-rive-droite-du-rhone

  • À gauche, Annick Dubois veut refermer la parenthèse RN à Morières

    À gauche, Annick Dubois veut refermer la parenthèse RN à Morières

    Il y presque 6 ans, Morières était la seconde commune du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite. Grégoire Souque (RN) devenait maire avec 55,41% des voix face à Annick Dubois (PS). « Il est arrivé par défaut », rappelle la cheffe de file de l’opposition, qui a officialisé sa candidature, ce mercredi, pour les municipales de mars. En 2020, le maire Joël Granier (DVG) s’était finalement porté candidat, se retirant au second tour sans donner de consigne de vote alors que la gauche était théoriquement majoritaire en voix.

    A priori, dans un peu plus de trois mois, l’élection devrait se jouer au premier tour avec le maire sortant Grégoire Souque et donc Annick Dubois, à la tête de « Engagés et solidaires pour Morières », une liste d’union à gauche (PS et PCF principalement) avec 18 colistiers sur 31 non encartés. Mais celle qui est aussi conseillère départementale est loin d’être animée par un esprit de revanche. « On ne part pas en croisade contre Grégoire Souque », glisse un des soutiens. « On veut redonner une âme à Morières, aux habitants qui se sentent tristes et déconsidérés », expose Annick Dubois, qui sent « un élan, les gens viennent d’eux mêmes nous parler ».

    Une gestion autarcique critiquée

    Outre des décisions fortes (fin des repas de substitution à la cantine, départ contraint de la compagnie de théâtre Okkio qui s’était positionnée contre l’extrême droite lors des législatives), marqueurs d’une politique d’extrême droite « qui fracture », Annick Dubois insiste aussi sur « l’absence de concertation, aucune réunion publique n’a eu lieu avec la population ». Une liste de griefs est aussi listée par une anaphore « si nous avions été élus en 2020, nous aurions… ». Parmi les points soulevés, les atermoiements autour de la construction du groupe scolaire (livré pour la rentrée prochaine) qui a changé de lieu et a vu sa facture flamber à 12 millions d’euros, ou la mise à l’écart de l’association gérant la bibliothèque municipale. « Notre première décision sera de lancer un audit sur les finances », annonce la candidate, investie dans la vie locale depuis 40 ans.

    Si le programme sera dévoilé en janvier, car « en 2020 nous l’avions sorti trop tôt et Grégoire Souque s’en était inspiré », Annick Dubois entend « redonner de l’élan culturel, associatif et économique et développer la solidarité ». Une thématique qu’elle connaît pour avoir été durant deux précédents mandats adjointe aux affaires sociales. De quoi mettre en avant son expérience et bilan passé, comme « la structuration du CCAS, la mise en place de la maison de la petite enfance ou d’une mutuelle communale », appuie Annick Dubois, par ailleurs « seule femme vice-présidente du Grand Avignon ».

  • Une autre liste est-elle en train d’émerger à gauche à Avignon ?

    Une autre liste est-elle en train d’émerger à gauche à Avignon ?

    Désigné dès début avril premier des socialistes en vue des municipales, David Fournier agrège depuis plusieurs soutiens de partis (Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste qui sera officialisé ce jeudi) ou personnalités comme l’ex-insoumis Farid Faryssy. Lors du vote interne au sein du PS pour mener le parti aux municipales, David Fournier avait devancé Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports. « Tout de suite tu as apporté ton soutien à David, l’objectif est de sortir plus fort de ce vote », assurait, devant les intéressés, à l’époque Maryline Croyet secrétaire de section du PS. La donne a bien changé. Toujours encartée au PS, Zinèbe Haddaoui s’en est beaucoup éloignée, étant coupée de la campagne de son collègue adjoint de la majorité.

    Mais elle est loin de se désintéresser des municipales. Début novembre, aux côtés du PCF, Génération.s et de l’Après (qui a depuis rallié David Fournier), Zinèbe Haddaoui participait activement à une réunion publique sur la jeunesse. Avec l’objectif pour les organisateurs de poursuivre « le rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes par toutes les initiatives possibles dans la construction d’un projet ». Une seconde réunion est organisée jeudi prochain, 11 décembre (mairie annexe Saint-Jean), sur le thème des sécurités. « L’idée est de faire monter la parole des citoyens car beaucoup nous ont alerté pour nous dire que ce qui est proposé ne convient pas », expose Zinèbe Haddaoui, qui apparaît comme la figure de proue de ce mouvement dont le nom et le logo devraient être connus très rapidement.

    Pour l’heure, le PCF et Génération.s s’inscrivent toujours dans cette démarche, en dehors de la liste LFI portée par Mathilde Louvain. Si la possibilité d’un ralliement à David Fournier n’est pas exclue, elle est encore hypothétique. Ce dernier n’a d’ailleurs pas souhaité commenter ce mouvement en cours, qui lui reproche de ne pas assez partir du fond mais aussi des ralliements précoces d’opposants actuels (Les Écologistes, Farid Faryssy). « On construit les fondations, c’est un temps long qui ne se voit pas », souligne Zinèbe Haddaoui qui mesure aussi « le risque de désunion ». La réunion du 11 marquera une étape. Ce sera « le point de lancement d’un appel », brosse l’adjointe aux sports, passée par le Front de gauche.

  • Stéphane Sacco s’engage à bâtir rapidement un groupe scolaire à La Seyne

    Stéphane Sacco s’engage à bâtir rapidement un groupe scolaire à La Seyne

    Samedi dernier dans nos colonnes, le collectif « Élémentaire Verne et Maternelle Mabily » interpellait les candidats à la mairie de La Seyne pour leur demander de se positionner sur la construction d’un groupe scolaire pour remplacer des établissements vétustes voire dangereux, en tout cas inadaptés à recevoir les élèves en sécurité et dans de bonnes conditions d’apprentissage. Le premier à dégainer est le chef de file des progressistes Stéphane Sacco (GRS).

    « Sans hésitation, je ferai en sorte que ce projet voit enfin le jour », répond-il, en reconnaissant que « la situation actuelle des écoles Verne et Mabily n’est plus tenable ». L’occasion de rappeler pour le candidat de la gauche que « l’éducation est un droit fondamental et que donc la responsabilité d’un élu doit être de garantir à chaque enfant des conditions de travail et d’accueil dignes et sécurisées ».

    Pas question pour lui, une fois aux manettes, d’accepter de faire perdurer plus longtemps cette situation qui fait recevoir des enfants dans des locaux délabrés dans lesquels la présence d’amiante est avérée, les salles de classe et les cours sont trop petites, sans compter le manque d’isolation, d’espaces partagés et de sanitaires.

    Une priorité absolue

    « Ce ne sont pas de simples défauts mais des obstacles au bien-être des enfants et au travail des personnels de l’Éducation nationale et des agents communaux », insiste-t-il. Un manque d’investissement public qui n’a que trop duré, dénonce la tête de liste de « Uni.e.s à gauche pour La Seyne ». Et de poursuivre : « Pour nous, l’école publique doit être une priorité absolue du budget municipal, au même titre que la santé, le logement ou les services de proximité. » Cela fait partie des valeurs avec lesquelles les progressistes ne transigent pas. Étant bien entendu qu’« investir dans un groupe scolaire moderne, fonctionnel et écologique, ce n’est pas une dépense mais bien un choix politique en faveur de l’avenir et de l’égalité ».

    C’est pourquoi, dit-il, il s’engage clairement à lancer la construction, sur un même site, d’un nouveau groupe scolaire équipée d’une restauration scolaire permettant de réduire les déplacements, les pertes de temps et la fatigue des enfants. Des bâtiments conçus avec des matériaux durables, dans une logique écologique pourvus bien entendu d’espaces pédagogiques, spacieux, lumineux et bien isolés mais aussi d’une salle d’éducation sportive et physique et de sanitaires t en nombre suffisant.

    Bref, des écoles répondant tout simplement aux besoins des enfants et des personnels. Un projet qui, assure Stéphane Sacco, sera réfléchi avec les enseignants dans « une approche fondée sur la concertation, réunions publiques et ateliers », pour « un véritable service public de proximité, digne des familles du quartier et de la ville ». Sur le délai pour donner corps à cette promesse électorale, le candidat s’engage à mettre en branle le chantier dès le début du mandat dans la transparence.

  • « Solliès-Pont cœur à gauche » bat campagne

    « Solliès-Pont cœur à gauche » bat campagne

    « Notre collectif regroupe des militants associatifs, politiques, des acteurs de la vie sociale et économique et des citoyens guidés par l’intérêt général », annonce l’équipe de Solliès-Pont cœur à gauche. Un large rassemblement qui s’est opéré sur la base des valeurs de justice sociale, de solidarité, d’engagement écologiste et humaniste, qui se réclame de gauche. « Nous voulons mettre en place des politiques locales pour planifier en vue d’atténuer le changement climatique, de le combattre efficacement et de s’y adapter », explique Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes).

    L’élan citoyen

    Mais également, précise Alain Bolla (PCF), « protéger la qualité de vie, garantir un logement décent, l’accès aux soins et une politique de la jeunesse ». Sans compter la transformation des mobilités et l’accélération de la transition écologique et la préservation de la biodiversité. Avec en ligne de mire, entre autres, la protection des ressources en eau et de permettre aux habitants de mieux manger. Bref de travailler de concert, l’écologie, la justice sociale et la solidarité, en s’appuyant sur un bien commun qu’est le service public.

    Tout cela en faisant fonctionner une réelle démocratie de proximité fondée sur la concertation et la participation active des citoyens, avec des budgets participatifs et des conseils de quartiers.

    Des propositions susceptibles de créer « un nouvel élan pour une ville plus citoyenne, plus juste, plus verte et plus solidaire ». L’invitation est lancée pour les rejoindre et coconstruire un avenir en commun.

    Contact : contact@sollies-pont-coeur-a-gauche.fr

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    « Construire oui, mais pas n’importe où et pas n’importe quoi », tranche Jean-Pierre Squillari.

    Si lui et son équipe sont élus en mars prochain, « on stoppera le bétonnage sauvage. Les logements construits ces douze dernières années durant le mandat du maire sortant (LR) Gérard Gazay ne sont pas accessibles à la majorité des Aubagnais. On part du principe que les logements doivent correspondre aux besoins des habitants, et non aux envies des promoteurs ». En accord avec le programme de la liste*, « nous ferons un moratoire sur les constructions. Il y aura un statu quo sur celles qui sont programmées. Pour les autres, on regardera si la réglementation est respectée, si le réchauffement climatique est pris en compte. Si tout est dans l’ordre, il n’y aura pas de problème. Dans le cas contraire, on arrêtera les projets de construction ».

    Il martèle : « Finies les opérations clinquantes pour investisseurs. On remet les familles au centre : loyers accessibles, tailles adaptées, vraie mixité pour garder 25% de logements sociaux. »

    Non à l’étalement urbain

    Selon l’Agence départementale d’information sur le logement des Bouches-du-Rhône (Adil 13), citée dans un article de la Ville d’Aubagne daté du 13 mai dernier, il y aurait, dans cette ville de 47 342 habitants, 22 656 logements, dont 27,43% de logements sociaux, et 3 043 demandeurs de ces logements. Si la Ville est dans les clous quant à la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), « c’est grâce aux municipalités précédentes, car le maire sortant n’a pratiquement rien construit », pose-t-il. Pour autant, « le parc social se dégrade, les loyers s’envolent, les jeunes ne trouvent rien, les anciens ne peuvent plus rester chez eux, les familles monoparentales serrent les dents… Et pour acheter, n’en parlons même pas : des prix qui donnent le tournis », constate-t-il. Et d’embrayer : « Et ça, ce n’est pas arrivé par hasard. C’est le résultat d’une politique municipale qui a laissé filer la spéculation, qui a couvert l’extension urbaine. »

    Un autre axe fort de ses propositions entend « réviser les plans d’urbanisme pour reconstruire sur l’existant. Densifier un peu, intelligemment, là où il y a déjà des bâtis, des transports publics, des services et des commerces. Revitaliser plutôt qu’étaler. Et surtout : stop au grignotage des terres naturelles et agricoles. »

    Dans le même état d’esprit, l’idée est de « mobiliser les 1 500 logements vacants » situés dans le vieil Aubagne. « Ils ne seront pas tous disponibles, car certains font l’objet de procédures en cours par exemple en cas de problèmes sur un héritage, ou sont en procédure de péril, mais une partie pourrait être disponible. On va travailler avec les propriétaires, utiliser tous les outils existants, et remettre ces logements sur le marché. À titre d’exemple, la réhabilitation du centre ancien de Salon-de-Provence est une réussite », argumente-t-il.

    * Depuis le 30 novembre dernier, son site de campagne a été ouvert : www.aubagne-en-commun.fr

  • Un planeur sous-marin pour explorer les grands fonds

    Un planeur sous-marin pour explorer les grands fonds

    Le plan d’investissement France 2030, doté de 54 milliards d’euros sur 5 ans et dévoilé en 2021, « doit permettre de rattraper le retard industriel français, d’investir massivement dans les technologies innovantes ou encore de soutenir la transition écologique », indique le ministère de l’Économie. Il se base sur dix objectifs, parmi lesquels la relance du nucléaire, devenir le leader de l’hydrogène vert et des énergies renouvelables, réduire de 35% les émissions carbone industrielles, ou encore investir dans le champ des grands fonds marins.

    C’est à ce titre qu’Ifremer, centre de recherche océanographique basé à la Seyne-sur-Mer (Var), a confié à Alseamar, entreprise roussetaine leader mondial dans la production de matériaux de flottabilité pour véhicules sous-marin, reconnue pour ses planeurs autonomes et véhicules sous-marins pour les forces spéciales, la conception d’un planeur sous-marin grands fonds, capable d’explorer l’océan jusqu’à 3 500m de profondeur. Un projet financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), et auxquels s’associent le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et le Service national d’hydrographie et d’océanographie (SHOM). Objectif : collecter des données au large de Mayotte pour renforcer la connaissance des aléas et risques géologiques et sismiques liés au volcan sous-marin Fani Maoré, découvert en 2019.

    Déploiement en 2031

    La conception d’un tel engin constitue un défi de taille pour Alseamar, qui n’a jusqu’ici jamais dépassé 1 250m de profondeur sur ses planeurs Seaexplorer, utilisés dans la même optique depuis septembre 2021. Les données acquises lors du déploiement de ces prototypes pourront compléter celles déjà recueillies, à la demande d’Ifremer, dans le cadre du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA). « Il y a déjà eu 1 400 jours et plus de 200 millions de points de mesure dans la zone », précise Laurent Beguery, directeur du Département des services et études scientifiques d’Alseamar. « Il y a un besoin de rassurer la population », détaille Christian Tamburini, délégué scientifique CNRS-INSU. « Le programme REVOSIMA émet des bulletins quotidiens et mensuels. Le flanc de Mayotte présente de nombreuses structures volcaniques, ainsi qu’une caldera volcanique appelée “Fer à Cheval”. Le planeur permet l’identification d’émanations de gaz (CO2, méthane), qui peuvent être un indicateur d’activité volcanique, et d’analyser des paramètres physiques et chimiques de la colonne d’eau afin d’identifier des anomalies et anticiper un changement dans le système pour évaluer les risques potentiels. »

    La conception du planeur devrait être achevée en mars 2028, et la production de trois prototypes, ainsi qu’une phase de tests en Méditerranée d’ici décembre 2029. À l’issue de celle-ci, deux nouveaux prototypes seront conçus et déployés à Mayotte en novembre 2031, pour une année de mission.