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  • « Il faut mettre un terme à l’impunité d’Israël »

    « Il faut mettre un terme à l’impunité d’Israël »

    La Marseillaise : Lundi dernier, la France, suivie par d’autres pays, a enfin annoncé sa reconnaissance de l’État de Palestine devant les Nations unies. Qu’est-ce que cela change pour vous, et est-ce que ce n’est pas trop tard ?

    Hala Abou-Hassira : Tout d’abord, nous saluons cette reconnaissance par la France et l’ensemble des États qui l’ont suivie, ainsi que la tenue de cette conférence des Nations unies pour le règlement pacifique de la question de Palestine et de la concrétisation de la solution à deux États. Cette reconnaissance est une étape très importante pour reconnaître les droits inaliénables du peuple palestinien à l’autodétermination dans un État souverain au sein des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Déjà, elle a réussi à déclencher une dynamique politique avec pour seul objectif de répondre à l’avis consultatif de la Cour de Justice internationale afin de mettre un terme à l’occupation israélienne illégale et au régime d’apartheid.

    L’étape suivante doit être de mettre un terme à l’impunité d’Israël qui a violé chaque article du droit international, qui continue de perpétrer le génocide dans la bande de Gaza contre le peuple palestinien, qui vise à expulser et déporter par la force l’ensemble du peuple palestinien. Et qui continue sa colonisation en Cisjordanie, sa politique de nettoyage ethnique, le blocus imposé à la Cisjordanie et ses checkpoints, dont le nombre dépasse aujourd’hui 1 200, ce qui renforce la main de l’occupation, qui est la vraie menace pour la solution à deux États. Maintenant, il faut continuer dans cette dynamique politique créée à New York, grâce aux efforts de l’Arabie Saoudite, de la France et derrière eux l’ensemble de la communauté internationale, par des actions concrètes. Il faut imposer des sanctions contre l’occupation, imposer un embargo sur la vente d’armes pour Israël, des armes utilisées pour massacrer des femmes et des enfants. Il faut rompre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

    Des mesures partielles ne répondent pas aujourd’hui à un génocide déjà déclaré par les spécialistes et la commission d’enquête des Nations unies. Il faut rompre les relations diplomatiques et économiques avec l’État d’Israël jusqu’à ce que cet État, devenu un État paria, respecte le droit international.

    Comment construire aujourd’hui cet État de Palestine?

    H.A.-H. : L’État de Palestine doit étendre sa souveraineté sur l’ensemble du territoire palestinien occupé. Nous sommes prêts à assumer notre pleine et entière responsabilité dans la construction de nos institutions étatiques et dans nos réformes. C’est un processus continu depuis longtemps. Mais surtout, l’urgence est de pouvoir secourir notre peuple dans la bande de Gaza, sauver ceux que l’on peut sauver. Pour l’État de Palestine, il doit y avoir dans l’ensemble du territoire palestinien occupé un seul gouvernement, une seule loi et une seule armée. Ce sont les forces de sécurité palestiniennes qui assureront la protection du peuple palestinien, les services sociaux, éducatifs dans la bande de Gaza. Nous le ferons bien sûr avec l’appui des partenaires internationaux. Mais toute présence internationale dans la bande de Gaza serait en appui au gouvernement palestinien, et elle doit être mandatée par une résolution du Conseil de sécurité avec un mandat clair qui assure la protection du peuple palestinien, et limitée dans le temps. La terre appartient aux Palestiniens, et ce sont les Palestiniens qui assumeront leurs responsabilités vis-à-vis de notre peuple, à Gaza comme en Cisjordanie.

    Il y a une semaine, Israël a lancé une nouvelle offensive « d’une force sans précédent » contre la ville de Gaza. Comment obtenir la paix, comment stopper ce génocide ?

    H.A.-H. : Il faut comprendre le projet israélien, qui ne date pas du 7-Octobre. C’est un projet colonial, basé sur le nettoyage ethnique du peuple palestinien depuis 1947, depuis la Nakba palestinienne. Ce projet est assumé par l’État même avec toutes ses institutions, tous ses dirigeants, et par l’ensemble des gouvernements israéliens successifs. Aujourd’hui, Netanyahu et ses ministres fascistes, suprémacistes, assument ce projet. Comment faire face à la volonté israélienne de raser complètement l’existence du peuple palestinien, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est comme à Gaza ? Comment faire face à ce projet qui vise à déraciner le peuple palestinien et le raser complètement ? Par le renforcement du droit international, par les sanctions, le renforcement des institutions judiciaires internationales comme la Cour pénale internationale et la Cour de Justice internationale. Mais aussi par une volonté politique internationale, qui doit dire : “on arrête la politique du deux poids, deux mesures, on arrête d’invisibiliser et déshumaniser le peuple palestinien, et on arrête avec l’impunité accordée à Israël”.

    C’est le moment pour la communauté internationale, à leur tête les pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les pays membres du G7, de dire qu’il est temps de mettre un terme à l’occupation. Il faut permettre la viabilité de l’État de Palestine par un appui économique et financier au gouvernement palestinien qui voit ses recettes fiscales et douanières confisquées par Israël. Nous parlons de plusieurs milliards de dollars !

    Donald Trump, jeudi soir, s’est dit optimiste pour un accord de paix. Est-il encore possible de travailler avec la diplomatie israélienne ?

    H.A.-H. : C’est à l’ensemble de la communauté internationale d’agir. Nous entendons le discours de la diplomatie israélienne et de ses dirigeants, qui refusent toute solution pacifique, toute voie de paix, toute initiative politique pour mettre un terme à l’occupation. Leurs éléments de langage soutiennent la destruction, les massacres, le nettoyage ethnique. Ils n’ont qu’une seule logique, l’utilisation de la force militaire. Nous disons à l’ensemble du monde entier, ainsi qu’aux Israéliens, qu’il n’y a pas de solution militaire dans notre région. La seule solution est politique, basée sur l’octroi des droits inaliénables à tous les peuples, y compris le peuple palestinien. Il faut une voie politique, basée sur les résolutions des Nations unies, sur le principe qui a engagé tout le processus de paix en 1991 à la Conférence de Madrid, la terre contre la paix. Et non pas les massacres, l’annihilation de tout un peuple contre la paix !

    Quel espoir vous reste-t-il aujourd’hui ?

    H.A.-H. : J’ai espoir en la résilience de mon peuple. Il a la conviction fondamentale d’appartenir à cette terre, et il n’en partira pas.

    Le peuple palestinien est déterminé à arracher ses droits fondamentaux, à commencer par leur droit à l’autodétermination et le droit à la liberté. Il y a aussi une responsabilité individuelle comme collective. Il y a une mobilisation extraordinaire de la part des peuples de la Terre entière, de la jeunesse mondiale, de chaque homme et femme libre. Je veux saluer la mobilisation extraordinaire du peuple français, de ses forces politiques, de la société civile, des collectivités territoriales, des députés et des sénateurs qui n’ont pas cédé devant l’injustice infligée au peuple palestinien, et qui ont continué à soutenir ses droits fondamentaux.

    Mais il y a également la responsabilité collective des États partie à la charte collective des Nations unies. Il faut agir aujourd’hui. Il y a un génocide qu’il fallait prévenir quand la Cour de Justice internationale a exigé des mesures provisoires, le 27 janvier 2024, il y a un an et demi déjà. Les États, par la force du droit international, ont le devoir d’agir immédiatement pour arrêter le génocide en cours, et de mettre un terme à la source de l’injustice et de l’insécurité de notre région, qui est l’occupation, la colonisation, l’apartheid et le génocide. C’est la seule voie de sortie aujourd’hui. Il faut protéger le peuple Palestinien.

    « La diplomatie israélienne refuse toute solution pacifique. »

  • Citoyens et gouvernement ensemble contre le génocide

    Citoyens et gouvernement ensemble contre le génocide

    Le mouvement de dénonciation du génocide perpétré en Palestine par Israël ne cesse de s’amplifier en Espagne. La récente et spectaculaire action de dizaines de milliers de Madrilènes en faveur de la Palestine qui mit fin prématurément à la Vuelta cycliste a résonné dans le monde entier. Une Espagne qui montre aujourd’hui ses plus belles valeurs sous l’impulsion des citoyens et du gouvernement de gauche présidé par le socialiste Pedro Sanchez.

    Un gouvernement fortement aiguillonné et appuyé par Sumar, la coalition incluant notamment le PCE et Izquierda Unida dont la seconde vice-présidente communiste Yolanda Diaz est issue. Un exécutif qui a reconnu l’État de Palestine depuis plus d’un an, qui a décrété un embargo sur l’importation et l’exportation d’armes d’Israël et qui la semaine dernière a envoyé, comme l’Italie, un navire de l’Armada (marine espagnole) en protection et en soutien à la Flotille Global Sumud qui se dirige vers Gaza pour ouvrir un corridor humanitaire et récemment victime d’attaques de drones israéliens. L’Espagne a contribué largement à faire bouger les lignes en Europe, désormais 150 pays dénoncent le génocide et soutiennent l’État de Palestine. Israël ne trouvant un soutien inconditionnel qu’en la personne de Trump son dernier bouclier.

    Le mouvement de soutien au peuple palestinien, et la dénonciation du génocide, s’est à ce point enraciné dans le peuple espagnol, que la droite commence à prononcer le mot « génocide », le Parti populaire n’en oublie pas pour autant d’attaquer Pedro Sanchez à propos de son épouse Begoña Gomez soupçonnée d’avoir utilisé une assistante rémunérée par l’État pour des activités professionnelles privées. Celle-ci assure que son assistante ne l’a aidée que ponctuellement, et jamais dans ses activités professionnelles extérieures. Le juge Alberto Peinado qui instruit cette affaire est quant à lui fortement soupçonné de « rouler » pour le Parti populaire.

    Embargo sur les armes

    Alors que la droite continue de gesticuler, et harceler le chef du gouvernement, le Conseil des ministres a récemment donné le feu vert au décret-loi qui doit réguler l’embargo des armes pour Israël. Il s’agit de l’interdiction de l’importation et exportation d’armement et du transit par l’Espagne du combustible utilisé par les forces armées israéliennes et du matériel défensif.

    Pour sa part, Sumar dépose un projet de loi complémentaire à ce décret-loi afin que le gouvernement puisse inspecter les navires à destination de pays qui commettent un génocide. Sumar, lors de sa réunion de coordination samedi a appelé à une grande journée de mobilisation pour le 4 octobre en solidarité avec le peuple palestinien face à l’authentique génocide d’Israël à Gaza et jusqu’à son arrêt.

    Lara Hernandez, la coordinatrice, a dit sa fierté de voir ce gouvernement porter la voix de la lutte pour la dignité, et qu’il soit devenu un exemple pour les autres puissances mondiales qui ont reconnu l’État de Palestine. La coordinatrice de Sumar a attribué le positionnement actuel du gouvernement espagnol, à l’action de son organisation au sein de l’exécutif, elle a ajouté : « Aujourd’hui le gouvernement d’Espagne dénonce en toutes lettres le génocide. Tout cela a été obtenu par Sumar grâce à une alliance clé et stratégique avec la société civile mobilisée. Quand Sumar bouge, le gouvernement agit. Et quand le gouvernement agit, notre pays avance (…) en Espagne il y a un peuple digne qui veille sur le droit international, qui défends les droits humains et qui crie avec orgueil “Vive la Palestine libre !” »

  • Affaire Sarkozy : Macron réagit aux menaces envers la justice

    Affaire Sarkozy : Macron réagit aux menaces envers la justice

    « L’État de droit est le socle de notre démocratie. L’indépendance de l’autorité judiciaire, son impartialité comme la protection des magistrats qui la rendent, en sont les piliers essentiels », a écrit sur X Emmanuel Macron. Avant de poursuivre : « Les attaques et menaces de mort, anciennes ou récentes, contre plusieurs magistrats sont inadmissibles, c’est pourquoi j’ai demandé au ministre de la justice et au ministre de l’intérieur, dès leur survenance, que leurs auteurs soient identifiés pour être très rapidement poursuivis. » Deux enquêtes ont été ouvertes vendredi 26 septembre par le parquet de Paris à la suite de « messages menaçants » visant la magistrate parisienne ayant énoncé jeudi la condamnation de l’ancien président à cinq ans de prison, avec incarcération prochaine.

    Un peu plus tôt, le Syndicat de la magistrature avait dénoncé le silence « assourdissant » du président Emmanuel Macron concernant les menaces dont est la cible la présidente du tribunal. « Si le garde des Sceaux démissionnaire, Gérald Darmanin, a cette fois apporté son soutien à l’institution judiciaire, le silence du président de la République, Emmanuel Macron, premier garant de l’indépendance de la justice, est quant à lui assourdissant », a estimé dans un communiqué le syndicat.

    Menaces et intimidations contre les magistrats

    Le monde judiciaire, garde des Sceaux en tête, s’est en effet élevé samedi contre les menaces visant les magistrats qui ont condamné cette semaine l’ex-président Nicolas Sarkozy dans le dossier dit du financement libyen. Après la condamnation de l’ancien chef de l’État à cinq ans de prison, la présidente de la chambre correctionnelle du tribunal de Paris, qui a ordonné l’incarcération prochaine de Nicolas Sarkozy, a été la cible de menaces de mort. « Les intimidations et les menaces de mort qui touchent les magistrats sont absolument insupportables en démocratie. Je les condamne sans aucune réserve », a écrit samedi sur le réseau social X le ministre de la Justice démissionnaire Gérald Darmanin.

    Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a exprimé « sa vive préoccupation quant à la généralisation de telles attaques ». « Les invectives contre les magistrats et leurs décisions ne peuvent être admises lorsqu’elles visent à remettre en cause l’indépendance et la légitimité de la justice et à compromettre les conditions sereines de son exercice », écrit cet organe constitutionnel dans un communiqué.

    Le Journal du Dimanche, propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, a dédié sa Une à Nicolas Sarkozy. À propos de sa prochaine incarcération, l’ancien président estime que « toutes les limites de l’État de droit ont été violées. C’est tellement invraisemblable. Même dans ses réquisitions pourtant violentes, le PNF [parquet national financier, Ndlr.] ne l’avait pas demandé ! » De quoi alimenter les attaques contre la justice.

  • Encore une défaite pour Les Marseillaises

    Encore une défaite pour Les Marseillaises

    L’air martégal ne réussit pas aux Marseillaises dans ce début de saison en Arkema Première Ligue. Les protégées de Dalin Anrifani ont concédé samedi soir une troisième défaite de rang lors de la réception du FC Fleury 91 (0-2). Sans aucun point marqué après les trois premières journées de championnat, elles trustent la lanterne rouge, aux côtés de Montpellier et Saint-Etienne. Ce dernier sera d’ailleurs le prochain adversaire des Olympiennes, samedi 4 octobre (17h). Un affrontement qui semble déjà capital pour un éventuel maintien en Arkema Première Ligue.

    Le bon souvenir de Caputo

    Face aux joueuses de l’Essonne, Les Marseillaises ont raté leur entame de match. Deux buts, quasiment coup sur coup, ont donné un avantage certain aux Floriacumoises, portées par l’Aixoise Cindy Caputo. Cette dernière a joué six saisons sous le maillot de l’OM entre 2014 et 2020. « Comme lors des matches précédents, on est entré dans le match bien trop tard », a reconnu Tess Laplacette, consciente que leur manque d’expérience du plus haut niveau leur fait cruellement défaut. « Pour moi, c’est plus un manque de concentration et de rigueur », estime l’entraîneur phocéen qui a déjà une main sur la sonnette d’alarme.

    3e journée – Arkema Première Ligue

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    Arbitre : Morgane Chignard

    Buts : Laurent (3), Caputo (8)

    Avertissements : Bourgouin (43), Blanchard (55), Laplacette (86) pour Marseille ; Meffometou (52), Caputo (70), Traoré (86) pour Fleury

    MARSEILLE : Shore – Laplacette, Blanchard (Moryl, 78), Carro, Joseph (Bamenga, 69), Herrera (Brown, 46) – Elisor, Perret (Kbida, 46), Le Mouël – Bourdieu, Bourgouin (Scannapieco, 85).

    Entraîneur : D. Anrifani

    FLEURY : Picaud – Goetsch, Cometti, Meffometou, Martins – Ngock, Jaurena – Laurent (Camczyk, 65), Cance (Fernandes, 85), Caputo (Chossenotte, 78) – Traoré (Claire, 78). Entraîneur : F. Biancalani

  • L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    Real – PSG – Strasbourg. Ces trois matches étaient ceux de toutes les peurs pour l’OM.

    Une série qui aurait pu ancrer le doute dans les têtes, après un début de saison en deçà des attentes. Mais à l’issue de ces trois rendez-vous, c’est un véritable phénix qui s’est révélé. Car, même avec une défaite à Madrid (1 – 2) en Ligue des Champions, les Olympiens sont parvenus, sur trois matches, à remettre de l’ordre sur le terrain. Tandis que Roberto De Zerbi a trouvé semble-t-il les bons ingrédients.

    Néanmoins, l’entraîneur marseillais ne s’emballe pas. « Août n’est jamais loin, vous le savez mieux que moi », a-t-il évoqué en conférence de presse après la victoire à Strasbourg (2 – 1). « À Marseille, … on ne peut jamais relâcher notre attention. Il faut toujours être attentif, humble, les pieds sur terre ».

    S’il savourait la manière dont son équipe est allée chercher la victoire à la Meinau, il rappelle qu’il faut « toujours garder en tête les matches contre Rennes et Lyon, y compris celui contre le Paris FC, où nous avons eu du mal à nous exprimer malgré la victoire (5-2) ».

    En Alsace, comme face au PSG au Vélodrome, c’est le collectif qui permit à l’OM de renverser la table. Mais surtout, les joueurs appelés pour faire souffler Benjamin Pavard, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Mason Greenwood ont montré qu’ils avaient les capacités pour maintenir le niveau technique. Et préparé le terrain pour que les Phocéens terminent en boulets de canon. « Je pense que les entrées en jeu d’Aubameyang, Emerson, Greenwood, Vaz et Pavard ont changé le match », a-t-il commenté.

    Le banc relève le gant

    Roberto De Zerbi a souligné la nécessité pour lui de pouvoir compter sur un groupe élargi, alors que les rendez-vous s’enchaînent sur une cadence infernale. « Nous avons beaucoup joué cette semaine. Nous allons rejouer mardi. Strasbourg, c’était un match très important comme celui de mardi ».

    La Ligue des Champions revient au Vélodrome, avec la visite de l’Ajax qui se cherche encore dans cette épreuve, alors que dans son championnat, le club d’Amsterdam espère enfin bousculer le PSV et Feyenoord dans la course au titre.

    En s’imposant à Strasbourg en y mettant la forme, l’OM a pris ses premiers points et inscrit ses premiers buts en déplacement. « Cela commençait un peu à m’agacer. J’y pensais pendant le match, en tribune. Et j’admets qu’une nouvelle défaite m’aurait beaucoup énervé », a reconnu l’entraîneur olympien. Ce succès, en terrain difficile, est donc salutaire car, « je ne veux pas que nous soyons définis comme une équipe qui est performante seulement chez elle ».

    Cette performance au Vélodrome, l’OM va devoir l’alimenter face à l’Ajax pour le retour de la Ligue des Champions. Après les promesses de Madrid, le moment est venu de les tenir face à un adversaire qui est, sur le papier, plus à la portée des Olympiens.

  • Les Aixois ont subi un échec cuisant face à un PSG appauvri

    Les Aixois ont subi un échec cuisant face à un PSG appauvri

    Sans leurs stars Luka Karabatic, Elohim Prandi, Abdelrahman Faysal, Kamil Syprzak, Ferran Solé, sans compter la préservation de leur gardien titulaire Jannick Green, à cause d’un calendrier chargé avec la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain a laissé une chance aux pensionnaires du Provence Aix université club (Pauc) handball de mettre un terme à leur longue série de revers face aux joueurs de la Capitale.

    Mais les Aixois ont vécu, dimanche après-midi à l’Arena du Pays d’Aix, leur seizième défaite d’affilée dans l’historique de leurs confrontations face aux Parisiens (24-37).

    Remise en question

    Cette troisième désillusion de la saison lors de cette quatrième journée de Starligue ne leur fait pas perdre de place au classement. Ils se maintiennent ainsi à la 12e place du championnat. « On n’a pas été bons, il n’y a rien d’autre à ajouter », lance l’arrière gauche aixois Aymeric Zaepfel, totalement abattu après le match.

    « On n’a pas réussi à jouer ensemble, on n’a pas réussi à proposer du jeu. Les trois-quarts du temps, ça n’a pas de sens. Ce que l’on propose n’est pas au niveau de nos ambitions », martèle-t-il, persuadé que les Franciliens ont progressivement haussé leur niveau de jeu au cours de la partie. Surtout d’un point de vue offensif, où l’international égyptien Omar Fathy (12 buts) s’est montré intraitable devant la cage aixoise protégée par le duo Baznik-Banke. « On a fait un gros match contre une belle équipe d’Aix. On a été dominants du début à la fin », estime l’arrière parisien Noah Gaudin, ancien protagoniste du Pauc, très heureux d’avoir pu retrouver le parquet de l’Arena qu’il a foulé pendant trois saisons entre 2017 et 2020.

    Avec 73% de tirs réussis, le PSG a dépassé la barre des 30 points à onze minutes du coup de sifflet final, creusant ainsi jusqu’à 14 points d’avance au score. « C’est dur à digérer, mais on va devoir être un peu plus patient et se remettre rapidement au travail », conclut l’arrière droit aixois Alexandre Tritta.

    4e journée – Starligue

    AIX-EN-PROVENCE : Banke (9 arrêts), Baznik (2) – Casqueiro Lopez, Ong, Loesch (cap, 4 buts), Desblancs (2), Molinie (6), Tissot (1), Brouzet (2), Despreaux (2), Sonn (1), Kalandadze (3), Zaepfel, Tritta (3), Stavros, Sidibe. Coach : E. Forêts

    PARIS : Lovkvist (16 arrêts), Green – Maras (3 buts), Fathy Omar (12), Steins (1), Konan (1), Karlsson (5), Grebille (cap), Abdou (1), Heldal (2), Peleka (5), Gaudin (5), Loredon (2). Coach : S. Madsen

  • L’Europe arrive à Francis-Turcan

    L’Europe arrive à Francis-Turcan

    Certes, ce ne seront que les espoirs des deux clubs qui se retrouveront mardi.

    Mais c’est bien une rencontre de Ligue des Champions qui est programmé au stade Francis-Turcan. Un duel qui opposera les espoirs de l’OM à leurs homologues de l’Ajax. De quoi raviver de beaux souvenirs chez les plus anciens supporters martégaux.

    Du temps où le fief du FC Martigues accueillait régulièrement des rencontres internationales, amicales ou dans le cadre du Festival de Toulon.

    Comme pour son équipe féminine, qui évolue en Ligue 1, l’OM avait besoin d’un stade confortable et fonctionnel pour ses jeunes. Ils vont ainsi découvrir une enceinte qui a vu se révéler Éric di Meco et Éric Cantona.

    Et pour une première, l’affiche face à l’Ajax, une des écoles de football les plus réputées d’Europe, a de quoi attirer les amateurs. Le coup d’envoi sera donné mardi, à 14h30.

    Stationnement interdit

    Pour l’occasion, les abords du stade seront interdits au stationnement automobile, cela dès ce lundi, à partir de 18 heures. Le périmètre impacté est toutefois plus restreint que celui des rencontres de Ligue 1 féminine.

    Est concerné le tronçon du chemin de Paradis allant de la place Pierre de Coubertin au boulevard du Commandant l’Herminier, jusqu’au mardi 19 heures.

  • Tadej Pogacar conserve son titre de champion du monde sur route

    Tadej Pogacar conserve son titre de champion du monde sur route

    Tadej Pogacar est entré un peu plus dans la légende en conservant son titre de champion du monde après une attaque à 104 kilomètres de l’arrivée dimanche lors des Mondiaux de cyclisme à Kigali, les premiers en Afrique, disputés dans une ambiance exceptionnelle.

    Le Slovène, qui a fait les 66 derniers kilomètres en solo, s’est imposé avec 1 minute et 28 secondes d’avance sur le Belge Remco Evenepoel au terme d’un parcours exceptionnellement difficile de 267 km. L’Irlandais Ben Healy complète le podium, à 2 min 16 sec, alors que le premier Français, Paul Seixas termine 13e du haut de ses 19 ans. Devant une foule énorme – 1 million de spectateurs selon l’Union cycliste internationale – Pogacar a accéléré à quelques centaines de mètres du sommet du Mont Kigali, à 104 km de l’arrivée, une distance considérée comme suicidaire.

    Le quadruple vainqueur du Tour de France s’était lancé dans un raid similaire l’an dernier à Zurich où il avait attaqué à 100 km du but pour décrocher son premier maillot arc-en-ciel.

    L’Europe dans le viseur

    Le double champion olympique s’est ensuite lancé seul à la poursuite du Slovène, mais sans réussir à se rapprocher, et s’est assuré la médaille d’argent, après l’or dans le contre-la-montre.

    Avec ce nouveau triomphe, Pogacar efface sa déception du chrono où il avait été surclassé par Evenepoel dimanche dernier. Il couronne une nouvelle saison exceptionnelle alors qu’il lui reste encore à disputer les Championnats d’Europe, dimanche en Drôme-Ardèche, et le Tour de Lombardie.

  • Bouget mise sur la parole des habitants

    Bouget mise sur la parole des habitants

    Ce mardi, sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, au pied de la fontaine Pradier, Vincent Bouget et le collectif Nîmes en commun ont donné le coup d’envoi d’une nouvelle étape de leur campagne municipale. Autour du candidat de la gauche unie, soutenu par le PCF, le PS, EELV, Génération. s, le PRG, Place publique et d’autres forces progressistes, militants et curieux se pressaient pour découvrir le questionnaire « Nîmes 2026 ». Ce document de trente questions, décliné en plusieurs grandes thématiques, doit permettre aux habitants de partager leurs priorités pour la ville : aménagement urbain, économie, culture, solidarité, sécurité ou encore rapport à la politique. L’ambition est claire : recueillir entre 5 000 et 10 000 réponses d’ici deux mois. « Nous ne voulons pas plaquer nos idées, mais construire une alternative crédible avec les habitants », insiste Vincent Bouget.

    Pour le conseiller départemental et ancien candidat en 2020, ce lancement est l’aboutissement d’un travail de fond. Après le film Si je vous dis Nîmes, diffusé dans une trentaine de réunions publiques et nourri de plus d’une centaine d’entretiens basés sur des études démographiques, puis la grande restitution de juin à la halle Ludivine Furnon devant près de 7 000 personnes, place désormais à la consultation élargie. « Ce questionnaire est une suite logique, il complète tout le travail déjà réalisé », ajoute le candidat, rappelant qu’il s’agit d’un processus « qui ne s’arrête pas à l’échéance électorale mais doit changer durablement la manière de gouverner : celle de l’écoute, de l’échange, de l’association ».

    Faire émerger des priorités collectives

    « Dans une ville où trop souvent les décisions se prennent sans concertation, nous faisons l’exact inverse », explique Vincent Bouget. Il en profite pour répondre aux détracteurs du projet : « Certains nous accusent de ne pas avoir de programme, sous entendant que nous n’avons pas d’idées. La vérité, c’est que nous sommes en train de l’écrire avec les citoyens. » Distribution dans les quartiers, stands sur les marchés, rencontres aux abords des écoles : une cinquantaine d’initiatives sont prévues jusqu’à décembre pour diffuser le questionnaire. L’équipe prévoit même des relais numériques et des réunions thématiques pour toucher le plus grand nombre. Les premiers retours semblent prometteurs : plus de 200 exemplaires ont déjà été remplis avant même le lancement officiel.

    Les militants, eux, se réjouissent de renouer le fil du dialogue avec les habitants. « Ce questionnaire est un prétexte pour entrer en contact avec des personnes qui ne viennent jamais aux réunions publiques », confie Marie-Pierre Mercier, engagée de longue date dans l’écologie locale. L’équipe de campagne voit dans cette démarche un outil de dialogue autant qu’un levier électoral. Les réponses serviront à bâtir le programme, attendu au tournant de l’année 2026. « Notre objectif, conclut Vincent Bouget, c’est de faire dialoguer les habitants pour bâtir ensemble l’alternative que Nîmes attend. »

    Lieux, dates des prochaines réunions publiques et questionnaire sur nimesencommun.com

    « L’écoute est notre manière de faire de la politique »

  • La gratuité des transports déjà au cœur de la campagne municipale

    La gratuité des transports déjà au cœur de la campagne municipale

    Trop coûteuse et plutôt inefficace sur les plans écologique et du report modal. Voilà en résumé les critiques faites par la Cour des comptes (CDC) à la Métropole de Montpellier au sujet du passage à la gratuité des transports en commun pour ses habitants.

    Volumineux, le rapport qui porte sur la contribution des usagers au financement des transports collectifs urbains ne cible pas que Montpellier. Mais son regard sur la gratuité, mise en place en décembre 2023, y est particulièrement sévère. Les magistrats financiers qui veillent à la bonne utilisation de l’argent public émettent trois principales remontrances. D’abord ils remettent en cause le report modal (et donc l’argument écologique) en faveur des transports en commun (trams, bus). Selon eux, la gratuité prendrait davantage aux piétons et aux vélos qu’à la voiture. Deuxièmement, ils estiment que ce principe soulève des risques de perte de qualité de service quand la fréquentation s’accroît. Troisièmement, ils pointent la hausse du versement mobilité pour financer un coût supplémentaire jugé trop élevé (50 millions d’euros annuels contre les 35 officiels). Coût dont la Cour déplore qu’il soit de plus en plus supporté par le contribuable plutôt que par l’usager. Elle réclame ainsi des études sur la facture réelle de la gratuité et recommande de revenir à des tarifs payants assortis de réductions solidaires sur critères de revenu, plutôt que sur le statut (jeune, senior…).

    Opposante à la gratuité, Isabelle Perrein, candidate déclarée aux municipales (15-22 mars 2026) à Montpellier, a vite fait de sortir la sulfateuse. Soutenue par Les Républicains, elle estime que la CDC lui donne raison. « La gratuité des transports dans une métropole est une erreur économique, financière et écologique ». Isabelle Perrein reprend à son compte des points négatifs soulevés par les magistrats financiers ou extrapolés : « cadencement des trams dégradé, insécurité accrue, rames bondées aux heures de pointe, saleté persistante… ». Et de conclure au sujet d’une « illusion coûteuse et inefficace » qui fait pourtant le bonheur de milliers d’usagers. « Un mythe s’effondre : la gratuité des transports est une impasse ».

    La Fnaut soutient le choix de Michaël Delafosse

    Sans se montrer aussi virulent, Philippe Saurel boit aussi du petit-lait. 5 ans après avoir assuré que la gratuité était impossible à instaurer, l’ancien maire s’en prend à Michaël Delafosse qui a vivement réagi au rapport. « Il critique le magistrat qui a conduit l’enquête et déplore son approche comptable », s’émeut Philippe Saurel. Et celui qui pourrait annoncer sa candidature dans les prochains jours de s’interroger. « N’est-il pas normal que la Cour des comptes contrôle les comptes ? À moins que le fond de sa pensée soit : j’ai été élu, je fais ce que je veux avec l’argent public. L’argent public représente l’impôt et le travail des citoyens, il doit être utilisé avec respect et discernement ».

    De son côté, le maire socialiste a immédiatement réagi au rapport qui comporterait « plusieurs inexactitudes ». M. Delafosse insiste sur la hausse de fréquentation (27%) depuis un an et demi et précise que selon l’agence Atmo, la qualité de l’air s’est améliorée. Il promet qu’en octobre, une enquête de Mobility Metrix prouvera que « la part de la voiture a été réduite, au contraire de la marche et du vélo ». Enfin, il rappelle que les investissements ont augmenté pour financer la 5e ligne, l’extension vers la gare TGV ou encore créer la police métropolitaine des transports.

    De son côté, la Fédération des usagers des transports (Fnaut) soutient les choix du maire comme ceux de Carole Delga à la Région avec le TER à un euro. « La Cour des comptes se plante, elle pose mal la problématique », estime Eric Boisseau. « La gratuité est un outil politique efficace pour promouvoir les transports en commun », affirme l’expert tout en précisant le « besoin d’un service de qualité et attractif ». Quant à la critique du fait que le contribuable paye davantage que l’usager… « C’est un choix politique que les électeurs ont décidé ». Selon le principe de libre administration des collectivités, il n’appartient donc pas à la Cour des comptes d’en juger. Nul doute que la campagne électorale qui s’ouvre tranchera le sujet. Pour sa part, M. Delafosse reste ferme. « Je serai un ardent défenseur de la gratuité car elle est utile à tous et permet de mettre en œuvre l’indispensable transition écologique ».