« Nous sommes choqués et avons porté plainte car nous voulons dénoncer cette agression », explique André De Ubeda (PCF).Et de poursuivre : « Toulon En Commun et Magali Brunel refusent toute dérive dans la campagne électorale. L’intimidation et la violence n’ont pas leur place vis-à-vis d’aucun candidat ou citoyen. Seul le débat d’idées sur la base des programmes, et des visions de ceux qui les défendent doit départager les listes en présence. Nous, nous voulons porter un programme, des valeurs, des principes, un changement par les idées.Le débat, la controverse, oui ! La violence et les insultes, non ! Toulon, comme la France, a besoin de concorde. »
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A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway
La Métropole Aix-Marseille Provence est bien décidée à déplacer la fontaine Estrangin implantée depuis 135 ans devant la Caisse d’épargne et la Banque de France. L’édifice emblématique où trône en majesté l’allégorie de Marseille appuyée sur le Génie du commerce sur une Méditerranée source d’abondance, gène le tracé du futur tramway du Quatre Septembre pour lequel l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique n’a toujours pas eu lieu.
Ce n’est certes pas le premier monument marseillais à devoir déménager. De l’Hôtel de Cabre (1954) à la fontaine Fossati (1825) en passant par l’obélisque de Mazargues (1911), les monuments historiques ont la bougeotte à Marseille. Pourtant l’ancienne ligne historique du tramway au siècle dernier contournait ce magnifique ouvrage sculpté inauguré en 1890 et qui a été inscrit en totalité au titre des monuments historiques en mars 2025.
La fontaine s’apparente à une « table d’orfèvrerie » tant l’élégance de sa vasque et de ses groupes sculptés de plusieurs dizaines de tonne en pierre blanche de Lens et de son bassin en granit rose d’Écosse est affirmée. L’ouvrage néo-baroque a été réalisé par les meilleurs artistes marseillais de la Troisième République : l’architecte Joseph Letz et Gaudensi Allar pour les dessins et le sculpteur André Allar, Grand Prix de Rome en 1869, rappelle l’historien de l’art Laurent Noet dans le guide Fontaines de Marseille.
Pour libérer la courbe et la contre-courbe des voies ferrées reliant le boulevard Paul Peytral au cours Pierre Puget, les bureaux d’études tablent sur un déplacement de 7,57 mètres de l’ensemble monumental pour le rapprocher de la Banque de France et de l’entrée du métro. L’opération est délicate sinon périlleuse. Une maîtrise d’œuvre est prévue sur 5 ans pour concevoir de A à Z cette délicate opération. Le choix de l’architecte en chef des monuments historiques pour la piloter sera déterminant.
Le projet prévoit aussi l’abattage de la couronne d’arbres autour de la fontaine qui sera restituée par la suite. Le démontage minutieux durant 8 semaines du monument et de sa dalle de fondation aurait lieu en 2027. Il faudra décider si la restauration sur 16 mois qui inclut le système de fontainerie intégrée se fera in situ ou en atelier. Le repositionnement et le remontage pièce par pièce de la fontaine se feraient en 2028 sur une durée de 12 semaines.
Un diagnostic patrimonial de la Ville de Marseille est attendu d’ici mars. Car c’est à sa ville natale que le négociant Henri Estrangin avait offert la fontaine. La future maîtrise d’ouvrage devra réaliser une étude de faisabilité et d’ingénierie structurelle pour élaborer la méthodologie du déplacement, sa conformité au protocole patrimonial fixé par la Conservation régionale des Monuments historiques qui délivrera l’autorisation de travaux. L’ardoise promet déjà d’être salée. L’enveloppe prévisionnelle des travaux table sur 672 000 euros TTC.
Le projet inquiète l’association nationale Sites & Monuments pour qui « c’est une opération à haut risque patrimonial » et pour « un projet qui ne met pas en valeur la mémoire et la lecture historique des espaces urbains de Marseille ». Sa déléguée Sandrine Rolengo considère que « l’implantation du futur tramway sur cette place risque d’en altérer profondément la vocation paysagère, en substituant à un espace ouvert, lisible et patrimonial un aménagement principalement fonctionnel. Une telle transformation porterait atteinte à la qualité du cadre de vie ainsi qu’à la cohérence historique et esthétique du site ».
« C’est une opération
à haut risque patrimonial » -

Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite
Ce sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/La Provence/ Le Figaro a été réalisé entre le 9 au 16 février, sur un échantillon de 1 032 personnes représentatives de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 800 inscrits sur les listes électorales.
Alors que les dernières enquêtes d’opinion donnaient une égalité entre la liste (Printemps marseillais) portée par Benoît Payan et celle de Franck Allisio (RN), avec 30% ou 31% des intentions de vote, ce dernier sondage, publié mercredi, redonne un léger avantage au maire sortant, au premier tour. Benoît Payan (DVG) est en tête (31%) avec deux points d’avance sur le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio.
Cette enquête confirme un léger recul pour le candidat d’extrême droite (29%), par rapport aux derniers sondages. Mais ce résultat permet au chef de file RN de rester au coude-à-coude avec le maire sortant.
Ce nouveau sondage confirme également un recul des intentions de vote pour Martine Vassal (DVD), créditée de 21% au premier tour. La candidate de la droite et du centre affichait 26% dans un sondage en décembre dernier(Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio) en décembre dernier, puis 23% dans celui paru le 12 janvier dans nos colonnes (La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA).
Dans un communiqué de presse publié en réaction à ce sondage, mercredi, la liste menée par la présidente de la Métropole et du Département réaffirme que Martine Vassal est « la seule capable de gagner face à Benoît Payan ». Et d’affirmer : « Il n’y aura aucun retrait, ni accord. Martine Vassal se maintiendra. »
Du côté de la liste de la France insoumise, le candidat Sébastien Delogu est crédité de 12% au premier tour. Le député des 15-16 élu dans les quartiers nord depuis 2022 compte deux points de moins que dans l’enquête d’opinion publiée par La Marseillaise, le 12 janvier.
Le candidat Erwan Davoux (divers droite), qui se présente avec Nora Preziosi, et qui se positionne ouvertement contre Martine Vassal, affiche un score stable autour des 2% au premier tour. Rémy Bazzali ,de Lutte ouvrière, reste à 1% des intentions de vote. Le candidat de l’Écologie au centre ,Victor Hugo Espinosa, qui récolte 4% des intentions de vote, a déclaré, ce mercredi, se retirer, dénonçant « un coût de campagne » trop élevé et le danger « que Marseille bascule dans l’extrême droite ».
Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice. Tous donnent la victoire à la tête de liste du Printemps marseillais, mais pas avec la même avance.
Quadrangulaire
ou triangulaire serréeDans le cas de figure d’une quadrangulaire, sans désistement, le sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/ La Provence / Le Figaro donne la victoire au maire sortant, mais avec seulement 34% des intentions de vote, contre 32% pour le candidat RN. Martine Vassal gagnerait quant à elle un seul point (22%),et Sébastien Delogu resterait au même score (12%).
Dans l’hypothèse d’un retrait de la présidente du Département, peu probable au dire de son communiqué, Benoît Payan l’emporterait avec 44%, Franck Allisio suivrait avec 42% et Sébastien Delogu gagnerait 2 points, passant à 14%.
Dans le cas d’un désistement du candidat insoumis, le Printemps marseillais se démarquerait du candidat d’extrême droite. Dans le cas de cette triangulaire, le maire sortant recueillerait 45%, contre 32% pour Franck Allisio et 23% pour Martine Vassal.
Dans le cas d’un duel entre le leader du Printemps marseillais et celui Rassemblement national, la liste de Benoît Payan l’emporterait avec 56% des intentions de votes, contre 44% pour le candidat d’extrême droite.
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Frida Kahlo en grand format aux Carrières des lumières
L’exposition immersive repose sur « des projections lumineuses et une bande-son qui donnent vie, sous le regard de Frida Kahlo, à des motifs végétaux, organiques et des éléments du folklore mexicain qui s’entrelacent dans une intensité vibrante et mélancolique », explique élogieusement le centre d’art. Devenue un symbole national mexicain, Frida Kahlo est une icône féministe mondiale. Autrice de 143 tableaux empreints de culture mexicaine, elle est principalement connue pour ses autoportraits, projetés durant l’exposition, qui témoignent de sa souffrance physique et morale.
« Un voyage sensoriel »Son art éminemment politique revendique son corps tel qu’il est : imparfait, souffrant, différent. Sur ses autoportraits, elle arbore fièrement son mono sourcil et sa fine moustache, refusant les standards occidentaux. Le centre d’art veut proposer ici « un véritable voyage sensoriel » pour faire découvrir l’artiste sous un angle immersif et émotionnel. En parallèle, une exposition plus longue sur Pablo Picasso, dans ce même thème lumineux, est également proposée. Un duo étonnant puisque les deux artistes sont, a posteriori, opposés sur bien des points. Ils s’étaient rencontrés à Paris en 1939, tous deux admiratifs du talent de chacun.
Roman Carlier Del RioExposition immersive sur Frida Khalo, carrière des Lumières – Plein tarif : 16,50€
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Suppressions de postes à l’hôpital : la CGT alerte
En ce moment, les soignants baissent la tête en espérant ne pas être ciblés. » Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital de Manosque, décrit une ambiance tendue depuis l’annonce début décembre de la mise en place d’un « plan d’efficience », ce qui équivaut selon elle à un plan social, avec 35 postes potentiellement supprimés. Des travailleurs partant à la retraite ne devraient pas être remplacés, et des CDD de remplacement non renouvelés, selon la CGT et la direction de l’hôpital, alors que « les agents travaillent déjà plus que ce qu’ils devraient », avance Nadège Bonanno.
La direction a ensuite annoncé le 31 décembre reporter ce plan d’efficience, le temps qu’un audit soit mené courant avril. Ces mesures devraient donc être mises en place l’été prochain. Le 9 janvier, la CGT a pourtant « eu la surprise de recevoir des documents » prévoyant « des mesures d’efficience » et « des suppressions de postes », notamment « des postes très ciblés en médecine, en maternité », avec également « une augmentation du nombre de patients par soignant », explique Nadège Bonanno.
L’hôpital a « plus de 50 millions de déficit cumulé » et « un déficit annuel autour de 9 millions », précise la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. C’est pourquoi la direction cherche à faire des économies. « On avait déjà eu un plan d’efficience en 2024, avec 27 suppressions de postes, pour une économie de 1,6 million, mais on n’a jamais vu ces économies puisque le déficit a augmenté », se rappelle Nadège Bonanno. « On nous parle de performances, mais nous, on est des soignants, pas des marathoniens, le mot est difficile à entendre », regrette-t-elle. « Il y a beaucoup de craintes et d’anxiété avec tout ça. »
« D’autres leviers d’économie »La CGT souhaite à la place « travailler sur d’autres leviers d’économie, d’attractivité et de recettes, des recrutements de médecins qui relanceraient l’activité ». « Ne pas donner au personnel hospitalier les moyens d’apporter une qualité des soins pour les patients, ça créera une fuite de personnel », avance la secrétaire générale. Une importante mobilisation du personnel de l’hôpital de Manosque a eu lieu le 23 janvier dernier. La CGT prévoit potentiellement d’autres mobilisations et grèves dans les mois à venir. Une action avait également eu lieu le 12 décembre à l’hôpital de Digne-les-Bains, aussi touché par ces mesures d’efficience, partageant la même direction.
« C’est un établissement qui est en déficit depuis longtemps, qui n’a plus de capacité d’autofinancement, avec une trajectoire financière extrêmement défavorable, préoccupante », tient à rappeler Louis Miralles, directeur adjoint de l’hôpital. « Il faut qu’on arrive à corriger cette trajectoire », mais « le plan d’efficience ne débutera de façon concrète qu’à partir du mois de juin, dès qu’on aura eu les conclusions de l’audit », précise-t-il. Le directeur adjoint nie la suppression de 35 postes, mais « simplement 10 postes de remplacement en sureffectif ». Selon lui, ces suppressions ne concernent que des CDD « recrutés sur des périodes courtes pour remplacer des congés maladie ». « Il vaut mieux garder un jeune professionnel en remplacement et ne pas remplacer quelqu’un qui vient de partir en retraite », affirme-t-il. Il confirme d’ailleurs le gel du poste d’un travailleur parti en retraite en début d’année.
« On a 25 millions de fournisseurs non payés à ce jour, on est obligés d’emprunter pour remplacer le matériel vétuste », insiste Louis Miralles. « Un directeur d’hôpital n’est pas là pour supprimer des postes. Il est là pour en créer. Après, on est dans un établissement tellement en déficit que certains mois, on est obligé d’emprunter pour payer les salaires », martèle-t-il.
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Var : Un comité de lutte contre les espèces envahissantes
Dans un département à la biodiversité remarquable (50% des espèces de l’hexagone y sont présentes, dont 61% des espèces végétales), et qui offre un cadre propice à la prolifération des espèces exotiques envahissantes (EEE), la lutte contre ces dernières demeure un enjeu important, tant en matière de préservation des écosystèmes que de santé publique. C’est pourquoi le Préfet du Var a organisé, le 13 février, le premier comité départemental de lutte en la matière, avec l’ensemble des services de l’État concernés. Celui-ci était présidé, en visioconférence, par la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat, Monique Barbut.
Quatre espèces dans le viseurCe premier comité a permis de faire un point de situation dans le département, de recenser les dispositifs existants, et d’engager une organisation pour une réponse plus cohérente et réactive. Quatre espèces ont fait l’objet d’une attention particulière. Pour la première, le frelon asiatique à pattes jaunes, le préfet devra coordonner la stratégie visant, notamment, à mieux protéger la filière apicole.
Pour la deuxième, la fourmi électrique, le Var est le seul département présentant deux foyers détectés à Toulon et à La Croix-Valmer. La ministre a demandé la création d’une zone réduite exempte de risques pour la santé humaine et permettant le saupoudrage du produit Campaign, qui a prouvé son efficacité. Après une analyse intégrant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), émis en septembre 2025, son utilisation pourrait être autorisée avant la période d’activité de la fourmi. S’agissant de la troisième espèce, la cochenille tortue du pin, il convient d’accélérer la recherche de nouveaux traitements, dont l’expérimentation pourrait être conduite dans le Var.
Rien n’a encore été évoqué concernant la quatrième espèce, le crabe bleu. Ce sera peut-être le cas lors du prochain comité, au début du printemps, qui sera élargi aux collectivités territoriales et au monde associatif afin de fédérer l’ensemble des compétences.
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Une « feuille de route » pour l’agriculture locale
Juillet dernier, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, passait deux jours en Paca. À l’issue d’échanges avec Georgia Lambertin, présidente de la Chambre régionale d’agriculture, il a été convenu « d’organiser les premières Assises de la souveraineté alimentaire, en Région Paca », indique Georgia Lambertin. L’initiative, qui découle de la loi d’orientation agricole du 25 mars 2025, a pour objectif d’identifier des solutions territoriales pour renforcer la souveraineté alimentaire sur le territoire. Alors, ce mardi 17 février, au siège du Crédit Agricole Paca, les représentants de diverses filières agricoles se sont réunis autour de la Chambre régionale et départementale de l’agriculture et de la Région, pour « une réunion d’information », amorce pour « écrire la feuille de route pour notre agriculture. Il y a urgence », rappelait Georgia Lambertin. Une série de rencontres sont prévues, et permettront de recueillir des données en vue, justement, des Conférences de la souveraineté alimentaire. Objectif : analyser les dispositifs agricoles qui apportent des résultats « positifs, pour mieux les faire connaître au sein de différentes filières » de l’agriculture locale, mais aussi les moins efficaces : une base de travail pour sécuriser une souveraineté alimentaire et favoriser l’installation de jeunes agriculteurs. Le mois de juin, au moment de la tenue du salon Agrimed, pourrait être l’occasion de fournir les premiers rendus nés de ces rencontres. « Il s’agit de définir des actions concrètes que nous mettrons en œuvre (…) pour renforcer nos filières dans l’amont, dans l’aval, en fournissant une alimentation locale, saine, durable et de qualité », ajoute Georgia Lambertin. Pour Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Paca en charge de l’agriculture « nous ne sommes pas condamnés à vivre dans une dépendance alimentaire ». Pour ce faire, l’un des enjeux majeurs pour conserver une production régionale indépendante : l’eau et l’irrigation. « On prend des engagements, assure Bénédicte Martin. Je plaide, et j’espère que l’état m’entend, pour que dans le contrat de plan, l’hydraulique soit un pilier. » Alors, après une longue caractérisation de l’agriculture régionale, qui fait l’état des lieux de huit comités filières mis en place, au tour des producteurs, de proposer : « Si on veut atteindre l’autonomie alimentaire, je pense qu’il faudra développer les entreprises qui font de la transformation et de la mise en marché, pointe ce producteur. Dans l’agriculture de notre région, on perd ces outils-là. Il faudra absolument mettre en marché, puisque tout le monde ne peut vendre à côté de chez lui, tout le monde ne peut pas entrer dans un magasin de production. On a une obligation de réussir une organisation de filière et travailler sur les entreprises qui vont mettre en marché ou transformer les produits pour aller vers l’export. » Pour cette maraichère de la Confédération paysanne, « il faut aller chercher les clients là où ils vont. [Le supermarché] quand il va au marché de gros, à l’intermédiaire, achète au même prix que ce que cela me rapporte dans un magasin de producteur. Le mythe que l’on a, celui qu’en vendant en supermarché on va perdre de l’argent et ne pas valoriser notre production est faux. Il faut retravailler cela. » « Oui, mais il faut aider les producteurs à produire, il n’y a pas d’autre issue (…) ce n’est pas à nous de subir les choix des consommateurs », lâche un autre dans la salle. Autrement dit, une série de remarques qui devraient nourrir une stratégie pérenne.
« Définir des actions que nous mettrons en œuvre »
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Un pastis collaboratif à déguster dans le panier
On voulait faire un pastis de quartier à la recette unique », confie Guillaume Ferroni devant une petite foule venue par curiosité pour l’ouverture de l’enseigne.
Cet entrepreneur passionné d’histoire des spiritueux a créé un pastis qu’il veut ancrer localement dans le Panier : « tous les habitants qui le souhaitent peuvent contribuer », explique-t-il. Il a pour projet de créer un réseau de récolteurs urbains qui cultivera des plantes aromatiques, lesquelles contribueront à la fabrication du spiritueux. En échange, les contributeurs se verront réserver une cuvée exclusive et des ateliers autour du spiritueux deux fois par an. L’enseigne s’engage également à réaliser des donations aux associations œuvrant dans l’embellissement et la végétalisation du quartier.
Espace muséal et culturelLe passionné d’histoire a mis en œuvre un petit musée sur l’un des murs de sa boutique, retraçant l’histoire des spiritueux qu’il détaille pour l’occasion. On y apprend que le pastis est apparu après l’interdiction de l’absinthe, crée au XIXe siècle, pour combler le vide laissé chez les consommateurs. « Des dégustations commentées, des ateliers pour apprendre à élaborer son propre pastis ou encore des initiations au rituel de l’absinthe seront organisés plusieurs fois par an », conclut Guillaume Ferroni, fier de présenter le premier pastis du Panier.
Le pastis du Panier,
4 place des 13 cantons.


