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  • De l’emploi local et un rayonnement mondial

    De l’emploi local et un rayonnement mondial

    Paris, Londres, New York et bien sûr Apt, en passant par Marseille, Nice, Toulouse… L’entreprise vauclusienne Blachère Illumination s’est taillé une réputation et des parts de marché lumineux dans le domaine des éclairages festifs sur toute la planète. Selon l’organisation Business Research Insights, spécialiste dans le conseil aux entreprises, le marché des illuminations de Noël devrait atteindre 10 milliards d’euros contre 7,3 milliards prévus en 2026.

    Magie de Noël

    De quoi conforter Blachère dans sa quête de toujours mieux se développer.

    La magie de Noël dans nos villes doit beaucoup à son savoir-faire et sa créativité renouvelée. Ses ateliers sont installés dans la capitale des fruits confits depuis plus d’un demi-siècle et sa croissance place Blachère parmi les leaders mondiaux de ce secteur en pleine expansion.

    Fait remarquable, cette industrie cultive la haute technologie au cœur du Luberon grâce à des investissements dans des outils uniques au monde comme des imprimantes 3D colossales. Une dimension technique au service du plaisir des yeux et de l’enchantement des espaces urbains et ruraux. Blachère a su s’implanter durablement, via ses 28 filiales dans le monde et possède aujourd’hui 5 ateliers de production. Le cœur de l’entreprise est ancré en Vaucluse et permet de développer l’emploi local et maintenir cette industrie dans un département qui ne peut pas uniquement miser son avenir sur le tourisme estival et fortement besoin d’emplois. Blachère démontre que l’on peut rayonner mondialement sans renier ses origines.

  • Blachère, le roi des illuminations festives

    Blachère, le roi des illuminations festives

    Des zones « sensibles » ou « interdites d’accès » pour risque « d’espionnage industriel », on pourrait croire qu’on entre dans une base militaire ou un site nucléaire. Mais rien de tout ça à Apt : guirlandes et autres oursons et pères Noël illuminés et disséminés le long de la route dévoilent le pot aux roses. C’est l’entrée de Blachère Illumination, fleuron français et même mondial des illuminations de Noël, mais pas seulement.

    L’entreprise, fondée en 1973 par Jean-Paul Blachère en Vaucluse à Apt, capitale du Luberon, au sein de sa maison autour de laquelle s’est construit le désormais géant de l’illumination, éclaire aujourd’hui les plus belles avenues du monde. À commencer évidemment par les Champs-Élysées, véritable fierté pour tous les employés du site. Sans oublier d’autres axes et lieux phares des grandes et moins grandes villes françaises, comme la promenade des Anglais à Nice ou le Vieux-Port de Marseille. Mais aussi à l’international, avec par exemple les illuminations sur la 5e avenue de New York, du centre commercial The Palm à Dubaï ou encore du palace le Mandarin Oriental à Londres. En tout et pour tout, les illuminations issues des 28 filiales de Blachère se retrouvent dans 1 000 villes de 80 pays.

    Hiver comme été

    Et souvent, les décors sont personnalisés en créant « un projet unique, une scénographie », détaille Julie Taton, directrice artistique de l’entreprise. Les collectivités ont ainsi le choix de prendre des produits du catalogue, mais aussi de faire le choix du sur-mesure.

    Volontaire sur l’innovation, les avancées et investissements de ces dix dernières années ont également permis à Blachère Illumination d’être présent dans nos communes à d’autres périodes que celle des fêtes. Les décorations multicolores de l’Été Marseillais, qui ont enjolivé, entre autres, l’ombrière du Vieux-Port, ont par exemple été réalisées dans la capitale du Luberon.

    Des imprimantes 3D

    les plus grandes du monde

    Et précisément dans un grand local bien précis, « l’atelier print », comme on l’appelle sur place. En son sein tournent, en haute saison, soit les mois qui précèdent la période des fêtes, presque 24 heures sur 24, les sept imprimantes-robots 3D de presque 3 mètres de haut. « Des comme ça, il n’y en a que trois dans le reste du monde, et c’est tout », lance fièrement Franck Le Briquer, responsable de l’atelier print. En cette mi-décembre, seuls deux bras robotiques sont en marche en milieu de matinée. Des ornements dorés, destinés à décorer, sont réalisés à la chaîne en environ une dizaine de minutes par pièce d’un mètre de long.

    Et le tout à l’aide d’un plastique issu de bouteilles recyclées. Depuis la mise en place de ce système en 2016, plus de 4 millions de bouteilles ont été transformées en décors. Des installations « top secrètes », nous glisse-t-on, tout en nous enjoignant de ne pas les prendre en photo, par risque, comme évoqué précédemment, de copier le procédé, et donc de perdre l’avantage technologique sur la concurrence.

    Une grosse partie de l’espace occupé sert à recevoir les décors. Dans ce grand hangar, les employés, une douzaine en ce début de mois de décembre, car « ce sont les derniers à envoyer », glisse une « câbleuse », comme on les surnomme, s’activent à enrouler et dérouler des rennes et des ours polaires de dizaines de mètres de fils lumineux. « Ils sont testés et réparés un par un, à la main, avec minutie, selon des critères de réparation et de révision très pointilleux », assure-t-on du côté de la direction de Blachère Illumination. Magique !

    REPERES

    4 000 000

    de bouteilles plastiques transformées en décors

    35 000

    décors révisés chaque année au sein de l’entreprise

  • À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    « J’espère avoir été à la hauteur de l’honneur que m’ont fait les Avignonnais ». Moment d’émotion et d’adieux ce samedi, en clôture du conseil municipal. Après presque 12 ans à la tête de la Ville, Cécile Helle présidait sa dernière séance. Une fois l’ordre du jour épuisé, la maire (PS) a adressé une série de remerciements à ses élus successifs, les services, son cabinet qui ont contribué à cette « aventure incroyable ». Dans la foulée, peut-être plus ému que Cécile Helle, Claude Nahoum le premier adjoint lui a, au nom de la majorité, rendu la pareille.

    Debout, la majorité mais aussi des élus d’opposition écologistes ou de centre droit, applaudissent l’instant. Point final d’un conseil dense, marqué par le vote du budget, où malgré l’échéance des municipales (15 et 22 mars), la majorité a parlé d’une seule voix. Bien sûr à l’heure du café, les conversations tournaient autour du sondage paru le matin dans La Provence, donnant Anne-Sophie Rigault (RN) à 22%, Olivier Galzi (DVD) à 21% mais surtout David Fournier (PS) à 18%, très loin devant ses autres concurrents de la majorité de gauche (Joël Peyre est à 5%). « On n’est plus dans la marge d’erreur », apprécie David Fournier, qui appelle plus que jamais au rassemblement.En séance, contrairement à la précédente fin novembre où certains candidats cherchaient à faire un (petit) pas de côté, la majorité a fait corps derrière Cécile Helle et son bilan. Et ce à l’occasion du vote du budget 2026. « Avignon a retrouvé une situation financière saine, bien meilleure qu’il y a 12 ans », souligne Joël Peyre, monsieur budget des deux mandats. « Une gestion exemplaire, je tiens à remercier mon collègue et ami Joël Peyre pour avoir conduit cela », flatte David Fournier, adjoint à l’administration municipale, qui remercie aussi ses « collègues élus et toi ma chère Cécile » pour les valeurs portées. « Ensemble et solidaires, nous en serons le garant », assure avec malice David Fournier, qui cite là le nom de sa liste. « Ce bilan n’est pas à rougir mais à honorer », embraye Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et prétendant au fauteuil de maire, glissant que le budget est le fruit « d’une vision collective, eaucoup dans cette salle en auront besoin pour porter un projet ».

    « La tâche n’est pas facile »

    Personne n’avait envie et intérêt à gâcher ou faire de l’ombre à la sortie de Cécile Helle. Dans une longue intervention testamentaire, la maire estime laisser les clés d’Avignon « dans les meilleures conditions » et distille quelques conseils : « Je souhaite bon courage au maire qui me succédera, la tâche n’est pas facile, elle demande de l’audace, le don de soi, porter la quotidienneté tout en ayant une vision d’avenir ». Message directement adressé à Anne-Sophie Rigault. L’élue RN livre un alter bilan ultra manichéen : « Vous laissez un chantier colossal où tout est à refaire, tout à reprendre », ne s’embarrasse pas la candidate. « J’ai été une maire réélue, meilleur gage que votre action est reconnue, réplique Cécile Helle. Les Avignonnais ont déjà dit en 2020 qu’ils ne voulaient pas de vous, ils vous le rediront encore en mars, Avignon est une ville solidaire et progressiste. » Tout au long du conseil, la gauche aura concentré ses critiques sur l’extrême droite, son vrai adversaire. À l’instar de Mouloud Rezouali, siégeant dans l’opposition écologiste mais soutien de Davier Fournier : « Mme Rigault, vous fonctionnez comme une IA dont l’algorithme est basée sur la noirceur, le pessimisme et l’intolérance, vous n’aimez pas les Avignonnais ! ».

    EN BREF

    Un public nombreux et bruyant

    Si habituellement, le nombre de présents dans le public tient sur les doigts d’une main, la cinquantaine de chaises était remplie ce samedi. Le dernier conseil municipal du mandat, ultime également pour Cécile Helle, a attiré du monde. Pas d’Olivier Galzi, candidat (DVD) cette fois, mais Farid Faryssy, ex-LFI soutien de David Fournier. Mais aussi le président du bailleur GDH Michel Gontard, premier adjoint lors du mandat précédent. Un public qui s’est bruyamment applaudi l’intervention d’Anne-Sophie Rigault, élue et candidate RN. La maire a rappelé l’usage que le public ne devait pas se manifester. Elle redira la même chose après la conclusion de Joël Peyre, élu aux finances. Et même, sourire aux lèvres, lorsque sa majorité s’est levée pour l’applaudir à l’issue de sa conclusion sur le budget.

    Un nouveau centre de loisirs

    Les élus ont acté la création d’une nouvelle base de loisirs municipale à la Murette en lieu et place de l’ex-école maternelle du clos de la Murette, fermée en juillet dernier. L’ouverture, prévue en septembre prochain, nécessite 400 000 euros d’investissement. « Cela répond à des objectifs de demande des familles, de diversifier des lieux d’accueil et d’optimisation du patrimoine municipal », présente Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) aux sports, précisant que le centre ne déshabille pas le site de la Souvine (transformé en base de loisirs sur les périodes de vacances) pour rhabiller la Murette. « Ce n’est pas un transfert d’activité, on monte en puissance avec 170 places supplémentaires », détaille l’adjointe.

    Unanimité pour la nouvelle cuisine

    Si les élus RN ont, par le passé, voté contre la baisse des tarifs de cantine, l’unanimité a régné pour acter la construction d’une nouvelle cuisine centrale au MIN (18 millions d’euros), permettant de répondre à la demande croissante du nombre de repas dans les cantines.

  • Intempéries : le Var, l’Hérault et le Gard placés en vigilance

    Intempéries : le Var, l’Hérault et le Gard placés en vigilance

    Le ciel est menaçant en cette fin d’année dans le sud de la France. Les départements du Var, de l’Hérault et du Gard ont été placés, ce dimanche 21 décembre, en vigilance pour des risques de crues et d’inondations, parmi l’Aveyron, l’Ardèche et la Lozère.

    Le département de l’Hérault a été placé en vigilance par Météo France pour des risques de crues, celui du Gard en vigilance orange pour des risques de pluie-inondation. Enfin, le département du Var a été placé en vigilance orange pour des risques de pluie-inondation et crues.

    « Pour la région PACA, les cumuls les plus importants sont attendus sur le Var, mais pourraient également intéresser les Bouches-du-Rhône où une aggravation du niveau de Vigilance n’est donc pas exclue », indique par ailleurs Météo France.

    Le département des Bouches-du-Rhônes, quant à lui, a été placé par Météo France en vigilance jaune vent, pluie-inondation, crues et orages.

  • Coupe de France : qualification pleinement maîtrisée de l’OM

    Coupe de France : qualification pleinement maîtrisée de l’OM

    Auteur de grandes contre-performances en Coupe de France dans son histoire, l’Olympique de Marseille « version 2025 » n’a cette fois-ci pas tremblé sur la pelouse de Bourg-Péronnas (0-6), pensionnaire de National, dimanche après-midi, lors des 32es de finale de la compétition.

    Le capitaine Leonardo Balerdi a montré la voie à ses coéquipiers dès la huitième minute de jeu, grâce à une tête puissante sur corner. Après vingt premières minutes de jeu pleines de maîtrise, l’OM a baissé en intensité, laissant plus de liberté aux Burgiens. Notamment Sidi Cissé, qui a eu plusieurs occasions de faire la différence face à un Jeffrey De Lange peu sollicité durant la partie.

    Au retour des vestiaires, les Marseillais ont de nouveau clairement contrôlé le cours de la partie, en exploitant pleinement leurs phases de possession du ballon. Le meilleur buteur de la Ligue 1, Mason Greenwood, a permis aux Olympiens d’aborder plus sereinement la dernière demi-heure de jeu en inscrivant le deuxième but de la partie.

    Roberto De Zerbi a ainsi pu faire tourner son effectif, permettant notamment à Facundo Médina de faire son retour après plusieurs mois d’absence dû à une blessure à la cheville. Parmi les entrants, le jeune Tadjidine Mmadi (18 ans) s’est également illustré sur le sixième et dernier but phocéen. Un festival pour finir l’année en beauté.

    BOURG-PERONNAS 0 (0)

    MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

  • Hérault : décès brutal du maire de Saint-Jean-de-Védas, François Rio

    Hérault : décès brutal du maire de Saint-Jean-de-Védas, François Rio

    Ce devait être une journée et une soirée de joie complète à Montpellier avec l’inauguration de la ligne 5 du tramway. Cette journée historique a pris un tour tragique avec le décès soudain d’un des vice-présidents de la Métropole Montpellier Méditerranée, le maire de Saint-Jean de Védas, François Rio, à l’âge de 42 ans, victime des conséquences d’un accident domestique.

    Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a fait part samedi soir de son émotion sur les réseaux sociaux : « J’ai appris avec stupéfaction le décès soudain de François Rio, maire de Saint-Jean-de-Védas. Je veux tout d’abord adresser à son fils, à sa famille, à ses proches, aux élus du conseil municipal de Saint-Jean-de-Védas et aux habitants de la commune mes plus sincères condoléances. Cette nouvelle me bouleverse littéralement. Je connaissais François depuis 30 ans car nous avions milité ensemble au mouvement des jeunes socialistes. Nous étions encore ce matin ensemble pour démarrer la journée inaugurale de la ligne 5 de tramway que nous attendions tous depuis si longtemps. Il avait défendu avec détermination ce dossier stratégique à mes côtés, de la même façon que le Contournement ouest de Montpellier. »

    En décembre 2022, François Rio était l’invité de l’émission Quoi de Neuf, proposée chaque semaine par Radio Divergence et La Marseillaise.

    Nous mettons en ligne cet échange d’une heure qui témoignait de l’engagement passionné d’un maire pour sa commune et la métropole. Un hommage sera rendu par la Métropole Montpellier Méditerranée a annoncé Michaël Delafosse.

  • [Autobiographie] Il y a ceux qui font les films et ceux qui les rendent possibles

    [Autobiographie] Il y a ceux qui font les films et ceux qui les rendent possibles

    Qui dit cinéma, dit acteur principal, réalisateur, et public. Pourtant, ces trois inséparables n’existeraient pas si un homme n’avait pas assuré le financement d’un film. Robert Evans fait partie de ces hommes, et sans lui vous n’auriez jamais pu voir Le Parrain, ou Chinatown. Si vous voulez connaître l’homme derrière le producteur, et voir à quel point ils se superposent, alors lisez son autobiographie, traduite par Marianne Véron, préfacée par Fabrice Gaignault et Peter Bart. En la lisant, vous découvrirez que Evans n’a pas seulement lu des scénarios et tiré des billets verts de sa bourse, mais qu’il a aussi été un maître dans l’art de se raconter, de faire revivre des souvenirs personnels, de nous régaler d’anecdotes.

    Il voulait nous surprendre avec de l’inattendu, lâcher sa plume sur le papier avec la rudesse du grognement de l’homme des cavernes, le ronronnement du chat, le sifflement du serpent à sonnette, le son d’un oiseau qui s’abat du ciel… c’est réussi !.. Un livre exact, sincère et complet, qui nous fait revivre une époque où les stars n’étaient pas la création d’une intelligence artificielle. Époque qui a permis à un homme, distributeur de dollars (auxquels il confère le titre de meilleurs associés) de mettre des images en mouvement. Le 26 octobre 2019, à Beverly Hills, la Faucheuse ordonna le Clap de fin, mais sur les écrans, qu’ils soient petits ou grands,
    les films qu’il a produits
    continuent d’être au programme, et de tenir le haut de l’affiche.

    Séguier, 24,90 euros

  • [Le coin du roman] Il y a cent ans mourait un peintre-écrivain suisse naturalisé français

    [Le coin du roman] Il y a cent ans mourait un peintre-écrivain suisse naturalisé français

    Dans son Journal, celui dont les biographes saluèrent le refus des conventions, et dont ceux qui le connaissaient disaient qu’il avait des gestes sobres, des paroles mesurées qui firent de lui un observateur aigu et exercé, écrivait : « La vie est une fumée ; on se débat, on s’illusionne, on s’accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, – et la mort est là… » Quatre ans plus tard, il décédait des suites d’une opération. Il avait soixante ans. Peu savent pourtant que l’artiste aux mille sept cents peintures, parmi lesquelles La Bibliothèque, Le Concierge, Étude de fesses ou Soir sur le Léman, fut aussi romancier et dramaturge. Ce sont ses fictions, et ses pièces de théâtre, annotées par d’éminents spécialistes, qui vous sont données à lire.

    Le pinceau pour la plume

    Est-ce parce que le romancier Octave Mirbeau le tenait pour un des artistes les plus personnels de sa génération, et voyait en lui un homme qui réfléchit, qu’il changea le pinceau pour la plume ? Nous ne saurions le dire, même s’il nous arrive de le penser. Quatorze œuvres figurent dans cet ouvrage, aussi nous est-il difficile de les présenter toutes. Nous nous limiterons à sa plus célèbre La Vie meurtrière qui met en scène un peintre suicidé qui laisse un manuscrit au commissaire chargé de l’enquête. Inutile de vous dire que les pages ne sont pas décorées avec des pétales de roses. Qu’importe ! puisqu’elles dégagent un véritable talent d’écrivain. Le parfait cadeau de Noël pour ceux qui préfèrent le spectacle des faiblesses humaines, au « feel-good » qui nous invite à partager sa vision positive de la vie.

    Zoé, 39 euros

  • Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    C’est une rengaine depuis de longues semaines : souvent solide, presque inébranlable, voire brillant à Mayol, le RC Toulon l’est beaucoup moins hors de ses bases. Au-delà du score, qui n’a jamais été à son avantage depuis le début de saison, hormis lors du match inaugural à Montpellier (17-27), c’est le contenu, aussi irrégulier que frustrant, qui interpelle, donnant l’impression répétée d’une équipe aux deux visages, capable de bien démarrer ses rencontres avant de s’écrouler, comme il y a deux semaines, à Édimbourg.

    Cet aspect a donc été au cœur de la préparation du déplacement sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), concurrent direct au top 2 qui reste sur une défaite à Chaban-Delmas face à Pau (33-34), il y a un mois. « On en a parlé avec les joueurs, pour identifier à quel moment, pourquoi », livre Pierre Mignoni, qui décèle un problème d’état d’esprit : « Quand tu loupes quelque chose, il faut repartir pour en faire du positif. Il nous arrive d’être trop négatifs et de ne pas réussir à basculer. L’adversaire met beaucoup de pression, tu ne trouves pas de solutions, tu t’énerves, tu commences à perdre le momentum. Il faut déjà retrouver les bons gestes techniques, prendre les bonnes décisions et avoir la bonne attitude. Si tu as déjà ces trois éléments-là, ça va t’aider à retrouver le fil. »

    Communication et jeunesse

    Pour l’entraîneur varois, l’une des clés réside dans « la communication. Ils doivent s’aider beaucoup plus, pas que le 9 et le 10, qui ont un rôle essentiel dans ces moments-là. Mais il y a des joueurs à côté qu’on ne voit pas qui ont un rôle primordial ». Un travail renforcé « depuis 15 jours, et on a montré de choses très positives contre Bath », mais que le staff mène depuis plusieurs saisons : « Je vois la différence en trois ans. Aujourd’hui, les garçons sont beaucoup plus dans l’échange. C’est un cheminement à mettre en place. Mais sur le terrain, on doit encore progresser sur ça. Le rugby est beaucoup plus simple comme ça. Des fois, on l’oublie, ou on ne le fait pas bien et on laisse des joueurs à des postes clés », déplore Pierre Mignoni.

    Autre facteur de développement, la jeunesse, avec plusieurs joueurs (Ametlla, Sorhaindo, Toevalu…) présents dans le groupe et qui auront un rôle à jouer au vu des nombreux blessés, auxquels se sont ajoutés Gros et Lucchesi, respectivement out pour 6 et 3 semaines : « On les prépare. C’est un peu tôt pour les aligner parfois, mais on est contraint par les blessures. On essaye de ne pas les mettre en même temps, mais dimanche, on va devoir en aligner plusieurs. On en a lancé quelques-uns, il va y en avoir d’autres, donc c’est bien », se satisfait l’entraîneur, en espérant que le péril jeune soit (enfin) fontaine de jouvence.

    REPERES

    Garbisi parti pour rester ?

    Contrairement à ce qu’annonçait la presse italienne ces dernières semaines, Paolo Garbisi devrait rester au RCT : « On a libéré Enzo (Hervé), et Paolo ne sera pas là pendant le tournoi des VI Nations. Quand tu perds deux joueurs au même poste, comme on l’a vu avec Marius (Dolmon) et Melvyn (Jaminet), c’est compliqué », explique Pierre Mignoni pour justifier l’arrivée dans les prochains jours de l’ouvreur argentin Tomas Albornoz. « Ca ne condamne ni Matéo (Garcia), ni Paolo, annoncé partant alors que ce n’est pas vrai du tout, en tout cas pas que je sache », affirme l’entraîneur toulonnais.

    UBB –RC Toulon

    12e journée de Top 14

    Dimanche 21 décembre, 21h

    Stade Chaban-Delmas, Bordeaux

    Arbitre : Adrien Marbot

    UBB (probable) : Perchaud, Lamothe, Sadie ; Gray, Coleman ; Woki, Vergnes-Taillefer, Matiu ; Lucu (c), Jalibert, ; Bielle-Biarrey, Moefana, Depoortere, Penaud ; Buros.

    RC Toulon (probable) : Priso, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Alainu’uese ; Querre-Karaba, Abadie, Ollivon (c) ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Smaïli, Brex, Dréan ; Ferté.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Mucem, Don Quichotte s’éloigne, Sancho se soulage

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Mucem, Don Quichotte s’éloigne, Sancho se soulage

    On raconte que sur ce panneau, des couleurs sourdes, des bruns et des verts sont majoritairement utilisés. Les enchevêtrements d’une lumière blanche retrouvent le sillon de la route empruntée par le chevalier errant. Sur ces chemins et ces terres, avec ses arbres et ses buissons, le paysage est implacablement aride. Le cartel indique les noms des deux personnages, l’institution muséale admire le « crayon rapide et nerveux » d’Honoré Daumier, préfère commenter « la gamme réduite des couleurs ».

    L’épisode du roman de Cervantès que Daumier a voulu illustrer et le positionnement de Sancho Pança sont pourtant explicites. Il a très vite quitté son pantalon. En dépit du tronc et des feuilles d’un arbre qui masque les fesses de l’écuyer, la situation des figurants est cocasse, basiquement triviale. Chacun anticipe l’avenir immédiat. Le maître et son serviteur viennent de percevoir l’énorme bruit que produisent les ailes d’une quarantaine de moulins à vent. En fond de tableau presque nu, juché sur son cheval efflanqué, isolé et sans appui, s’imaginant porteur de vérité, Don Quichotte balise imperturbablement son aventure. Par contre, Sancho Pança s’effraie énormément. Sa peur l’oblige, il a précipitamment abandonné les besaces de sa lourde monture. Il aimerait que son maître ne se retourne pas, ses craintes ne s’apaiseront jamais. On aperçoit, en profil et gros plan, sa casquette et sa trogne joufflue. Le reste de son corps n’est pas visible.

    « Que sont mes amis devenus / que j’avais de si près tenus ? ». On esquissera une curieuse hypothèse. Imprudente, foncièrement affective et tendre, une réponse à la manière de Rutebeuf et de Joan Baez serait formulée par les responsables de l’exposition, Aude Fanlo et Helia Paukner. Les conservatrices du Mucem ont accroché en fin de parcours l’épilogue d’un second tableau de Daumier, emprunté à Orsay : au sortir d’un col, Don Quichotte et Sancho, s’approchent du sinistre cadavre d’une mule. Ces inséparables pèlerins, ces frères d’infortune qui disparaîtront, on aimerait pouvoir affirmer que ce soient Daumier ainsi qu’une complainte médiévale qui les rendra inoubliables : « Ce sont amis que vent me porte / et il ventait devant ma porte/ les emporta. »

    Don Quichotte et Sancho Pançade Daumier

    24 x 31 cm