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  • À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    Octobre rose oblige, l’association Santé et environnement pour tous (Sept) organisait, ce mercredi 8 octobre, des ateliers de sensibilisation au cancer du sein au centre social de La Fenêtre, à Avignon. L’occasion de se mettre en valeur auprès d’élus et de responsables locaux, elle qui, depuis son installation en Vaucluse en janvier dernier, est très active dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

    Depuis son arrivée, pas moins de 6 874 personnes ont été sensibilisées au cours d’actions organisées par la structure, grâce à des permanences dans six QPV d’Avignon, chaque semaine. Mais surtout, elle accompagne les personnes vers des examens médicaux, et notamment des dépistages de cancers, en particulier du sein. « On fait un questionnaire à chaque personne avec qui on entre en contact. Selon les réponses, on les oriente vers des examens adaptés et, si elles acceptent, on prend rendez-vous pour elles », confie Nana Edi, médiatrice santé, entre deux initiations à l’autopalpation.

    « Avant, il n’y avait pas de souci pour avoir un rendez-vous, mais depuis que le centre de radiologie a fermé, on doit attendre des mois et ça m’a fait abandonner. Mais ils m’ont proposé de m’amener et de me ramener, et tout s’est bien passé », témoigne Olga, habitante du quartier de Saint-Chamand. En un peu plus de neuf mois, 737 personnes ont été prises en charge grâce à Sept. Celle-ci organise notamment, une fois par mois, des déplacements pour des personnes ne pouvant se rendre seules à leurs examens médicaux, à l’aide d’un minibus prêté par le centre social de l’Orel. Grâce à cela, quatre cancers ont été décelés chez des femmes avignonnaises.

    Dépistage précoce

    Une installation et une action félicitées par les personnalités politiques et publiques présentes. Comme le directeur de l’ARS Paca, Yann Bubien, qui souligne « l’importance des médiateurs pour faire revenir les personnes qui sont éloignées de la santé, notamment dans des zones comme celles-ci ». « On parle beaucoup de ruralité quand on évoque les déserts médicaux, mais ici, dans les quartiers populaires, on en voit aussi s’installer. Il faut développer ces “allers vers” car il y a une appréhension sur ces choses. D’autant plus quand on sait que la détection précoce d’un cancer est primordiale. On ne parle pas de chiffres mais de familles sauvées », souligne Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon.

  • Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    La date de fermeture a été révélée il y a deux semaines, lors du dernier conseil municipal. Le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB), groupe municipal d’opposition, s’interrogeait sur la diminution des plages horaires du bureau de poste de Biver. Il fermera finalement ses portes le 17 octobre prochain. La nouvelle suscite un tollé chez les oppositions, qui reprochent au maire un manque d’initiative pour sauver le lieu, mais aussi d’avoir tardé a annoncé la nouvelle. « Je n’ai reçu le courrier qu’en septembre », explique de son côté Hervé Granier (LR), qui a tenu, ce mercredi, à établir sa version des faits. Contre la fermeture du bureau de poste, le Parti communiste local (PCF), le CCGB, les salariés de La Poste et la CGT manifesteront vendredi soir devant le bureau biverois et samedi matin devant le bureau gardannais. « Il y a deux façons de se positionner face à la situation. L’une est de manifester devant l’édifice (…) la nôtre est d’essayer de trouver une solution, en partant du principe que la fermeture de La poste est actée aujourd’hui, mais était latente. Dès 2023, les premiers contacts ont été pris avec le directeur régional de La Poste, qui nous a expliqué qu’économiquement, c’était compliqué, déroule Hervé Granier. Je pourrais être le plus grand maire de France et de Navarre, si La poste décide de fermer, elle va fermer. » Désormais, ce sera la supérette Vival qui assurera l’intégralité des opérations postales.

    Pas de DAB pour l’instant

    Seul le distributeur automatique de billets (DAB) ne sera pas remplacé à la supérette, bien que l’édile assure qu’une solution soit en cours de réflexion. Par la même occasion, Hervé Granier répond aux constats des oppositions, qui pointent régulièrement « le délitement » du service public à Gardanne. « Ce Vival se trouve à 200 mètres de La Poste. La dimension éloignement n’existe pas. Deuxièmement, c’est un lieu convivial, amical. Le service public n’est pas supprimé », assure le maire. Avant d’ajouter : « On ne sait pas qui sera le maire dans six mois, mais ils ont besoin de faire ça ? [manifester, Ndlr.]. Ce n’est pas cela qui fera gagner les élections. » Selon le maire, la mise en place d’une antenne Maison France Service serait également un projet en cours.

  • Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    La date de fermeture a été révélée il y a deux semaines, lors du dernier conseil municipal. Le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB), groupe municipal d’opposition, s’interrogeait sur la diminution des plages horaires du bureau de poste de Biver. Il fermera finalement ses portes le 17 octobre prochain. La nouvelle suscite un tollé chez les oppositions, qui reprochent au maire un manque d’initiative pour sauver le lieu, mais aussi d’avoir tardé a annoncé la nouvelle. « Je n’ai reçu le courrier qu’en septembre », explique de son côté Hervé Granier (LR), qui a tenu, ce mercredi, à établir sa version des faits. Contre la fermeture du bureau de poste, le Parti communiste local (PCF), le CCGB, les salariés de La Poste et la CGT manifesteront vendredi soir devant le bureau biverois et samedi matin devant le bureau gardannais. « Il y a deux façons de se positionner face à la situation. L’une est de manifester devant l’édifice (…) la nôtre est d’essayer de trouver une solution, en partant du principe que la fermeture de La poste est actée aujourd’hui, mais était latente. Dès 2023, les premiers contacts ont été pris avec le directeur régional de La Poste, qui nous a expliqué qu’économiquement, c’était compliqué, déroule Hervé Granier. Je pourrais être le plus grand maire de France et de Navarre, si La poste décide de fermer, elle va fermer. » Désormais, ce sera la supérette Vival qui assurera l’intégralité des opérations postales.

    Pas de DAB pour l’instant

    Seul le distributeur automatique de billets (DAB) ne sera pas remplacé à la supérette, bien que l’édile assure qu’une solution soit en cours de réflexion. Par la même occasion, Hervé Granier répond aux constats des oppositions, qui pointent régulièrement « le délitement » du service public à Gardanne. « Ce Vival se trouve à 200 mètres de La Poste. La dimension éloignement n’existe pas. Deuxièmement, c’est un lieu convivial, amical. Le service public n’est pas supprimé », assure le maire. Avant d’ajouter : « On ne sait pas qui sera le maire dans six mois, mais ils ont besoin de faire ça ? [manifester, Ndlr.]. Ce n’est pas cela qui fera gagner les élections. » Selon le maire, la mise en place d’une antenne Maison France Service serait également un projet en cours.

  • La cuisine centrale de La Ciotat à la pointe de la sécurité alimentaire

    « Ici, on cuisine comme à la maison », lance, mercredi, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    Devant la nouvelle cuisine centrale, située sur la voie Roumagoua Sud, plus de 150 personnes assistent à l’inauguration. Les enfants de trois centres de loisirs, ceux de l’Abeille, de Louis-Pécout et Paul-Bert, ont planté juste avant un olivier, un citronnier, et un laurier-sauce aux abords du bâtiment.

    Hormis le fait que cette « cuisine familiale » est destinée à 2 400 petits Ciotadens chaque jour, la société Garig, à qui la Ville a confié la gestion du service de restauration scolaire ; prépare les repas sur place, à partir de produits frais, locaux et de saison. Elle s’est notamment engagée à favoriser les producteurs du terroir, en circuit court, le bio, avec deux repas entièrement issus de l’agriculture biologique par semaine, et à garantir une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels des enfants.

    « Si nous apprenons à chacun à bien se nourrir, je crois que nous aurons fait le meilleur cadeau que l’on puisse faire aux enfants », souligne pour sa part Jean-Louis Tixier, adjoint à l’éducation. Conçu par l’architecte Clément Croce, le bâtiment de la cuisine centrale, qui s’étend sur 3 200 mètres carrés sur un terrain de 6 180m2, intègre en effet, à l’étage, une cuisine pédagogique. Par le biais d’ateliers, les minots seront initiés au goût, aux saisons et à l’origine des produits. Ils apprendront à réaliser des recettes, parfois avec les aînés qui partageront leur savoir-faire.

    Purée de pommes du chef

    Entreprise familiale régionale fondée en 2006, a rappelé Martin Dubar, son président, la société Garig s’est vue confier par la Ville de La Ciotat la délégation de service public (DSP) sur la restauration scolaire pendant douze ans. Sur un terrain propriété de la commune, Garig a pré-financé la cuisine centrale, pour 3,9 millions d’euros. Au bout de douze ans, la Ville, au travers du prix des repas payés à la société, aura remboursé cette somme et le bâtiment lui reviendra. Référent chef de production chez Garig, Christophe Brocci guide maintenant un groupe dans le bâtiment de la cuisine centrale. Chacun doit porter des surchaussures par mesure d’hygiène. Sous un éclairage blanc, les chambres froides se succèdent, pour les fruits, les fromages, la viande, les légumes… Dans la salle de préparation froide, il fait moins de 10 degrés. Puis on pénètre dans la zone de préparation chaude, équipée de fours, sauteuses… dernier cri, choisis pour leur faible consommation énergétique. Tout est fait pour veiller à une sécurité alimentaire optimale. En fin de circuit, l’allotisseur répartit, école par école, les repas que les petits Ciotadens retrouveront à la cantine. Par exemple cette « purée de pommes du chef » cuisinée le jour même.

  • La cuisine centrale de La Ciotat à la pointe de la sécurité alimentaire

    La cuisine centrale de La Ciotat à la pointe de la sécurité alimentaire

    « Ici, on cuisine comme à la maison », lance, mercredi, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    Devant la nouvelle cuisine centrale, située sur la voie Roumagoua Sud, plus de 150 personnes assistent à l’inauguration. Les enfants de trois centres de loisirs, ceux de l’Abeille, de Louis-Pécout et Paul-Bert, ont planté juste avant un olivier, un citronnier, et un laurier-sauce aux abords du bâtiment.

    Hormis le fait que cette « cuisine familiale » est destinée à 2 400 petits Ciotadens chaque jour, la société Garig, à qui la Ville a confié la gestion du service de restauration scolaire ; prépare les repas sur place, à partir de produits frais, locaux et de saison. Elle s’est notamment engagée à favoriser les producteurs du terroir, en circuit court, le bio, avec deux repas entièrement issus de l’agriculture biologique par semaine, et à garantir une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels des enfants.

    « Si nous apprenons à chacun à bien se nourrir, je crois que nous aurons fait le meilleur cadeau que l’on puisse faire aux enfants », souligne pour sa part Jean-Louis Tixier, adjoint à l’éducation. Conçu par l’architecte Clément Croce, le bâtiment de la cuisine centrale, qui s’étend sur 3 200 mètres carrés sur un terrain de 6 180m2, intègre en effet, à l’étage, une cuisine pédagogique. Par le biais d’ateliers, les minots seront initiés au goût, aux saisons et à l’origine des produits. Ils apprendront à réaliser des recettes, parfois avec les aînés qui partageront leur savoir-faire.

    Purée de pommes du chef

    Entreprise familiale régionale fondée en 2006, a rappelé Martin Dubar, son président, la société Garig s’est vue confier par la Ville de La Ciotat la délégation de service public (DSP) sur la restauration scolaire pendant douze ans. Sur un terrain propriété de la commune, Garig a pré-financé la cuisine centrale, pour 3,9 millions d’euros. Au bout de douze ans, la Ville, au travers du prix des repas payés à la société, aura remboursé cette somme et le bâtiment lui reviendra. Référent chef de production chez Garig, Christophe Brocci guide maintenant un groupe dans le bâtiment de la cuisine centrale. Chacun doit porter des surchaussures par mesure d’hygiène. Sous un éclairage blanc, les chambres froides se succèdent, pour les fruits, les fromages, la viande, les légumes… Dans la salle de préparation froide, il fait moins de 10 degrés. Puis on pénètre dans la zone de préparation chaude, équipée de fours, sauteuses… dernier cri, choisis pour leur faible consommation énergétique. Tout est fait pour veiller à une sécurité alimentaire optimale. En fin de circuit, l’allotisseur répartit, école par école, les repas que les petits Ciotadens retrouveront à la cantine. Par exemple cette « purée de pommes du chef » cuisinée le jour même.

  • À Martigues, ils ont marché ensemble pour soutenir et aider les aidants

    « Un Français sur six est aidant, il faut mieux les reconnaître et les accompagner » plaide le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, au parc des sports Julien-Olive, mercredi après midi, alors que s’ouvre le 2e village des aidants organisé par la Ville, le CIAS du Pays de Martigues et l’association d’aide aux aidants Le Maillon. De nombreux partenaires sont de la partie, comme l’association France Parkinson, APF France Handicap ou l’association des malades à corps de Lewy.

    Au stand de l’association Le Maillon, chacun peut venir en quête d’accompagnement. « Vous avez quelqu’un qui peut venir chez vous et vous donner du temps. Oui, ça existe ! » explique Eric Palmieri, directeur de l’association, à une personne de passage. « Nous avons une psychologue qui reçoit les aidants et les aidés pour déterminer l’accompagnement à mettre en place. Généralement, notre aide médicopsychologique va ensuite intervenir au domicile et décharger l’aidant pendant 4 heures, dans le cadre du dispositif temps libéré », détaille-t-il.

    « Ils ne sont pas seuls »

    « On leur dit déjà qu’ils ne sont pas seuls », indique Sandrine Silvieri, psychologue coordinatrice de la plateforme de répit du Maillon, qui organise « du soutien psychologique et des actions collectives pour réinsérer socialement les aidants, car parfois, ils s’isolent du fait de leur rôle. On s’appuie sur le réseau partenarial qu’on voit ici, dans un esprit d’entraide mutuelle », dans ce village des aidants.

    Mais, comme le souligne la psychologue, « les dispositifs ne sont pas tous pareils selon les territoires. La plateforme du Maillon couvre 19 communes autour de l’étang de Berre et on observe des disparités ». À Martigues, Sandrine Silveri estime « qu’on est bien. Le pôle social est assez important et dispose de bonnes ressources ». « Si seulement ça pouvait être la même chose partout… », fait-elle remarquer.

    Pour le maire, Gaby Charroux, « oui, la question des aidants est une question sociale, mais aussi de santé publique », affirme l’édile. Une question « transversale, qui concerne le handicap, le grand âge, la santé mentale et touche toutes les générations. C’est tout l’enjeu des politiques publiques », rappelle Gaby Charroux, à l’heure des ponctions sur le budget des collectivités.

  • À Martigues, ils ont marché ensemble pour soutenir et aider les aidants

    À Martigues, ils ont marché ensemble pour soutenir et aider les aidants

    « Un Français sur six est aidant, il faut mieux les reconnaître et les accompagner » plaide le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, au parc des sports Julien-Olive, mercredi après midi, alors que s’ouvre le 2e village des aidants organisé par la Ville, le CIAS du Pays de Martigues et l’association d’aide aux aidants Le Maillon. De nombreux partenaires sont de la partie, comme l’association France Parkinson, APF France Handicap ou l’association des malades à corps de Lewy.

    Au stand de l’association Le Maillon, chacun peut venir en quête d’accompagnement. « Vous avez quelqu’un qui peut venir chez vous et vous donner du temps. Oui, ça existe ! » explique Eric Palmieri, directeur de l’association, à une personne de passage. « Nous avons une psychologue qui reçoit les aidants et les aidés pour déterminer l’accompagnement à mettre en place. Généralement, notre aide médicopsychologique va ensuite intervenir au domicile et décharger l’aidant pendant 4 heures, dans le cadre du dispositif temps libéré », détaille-t-il.

    « Ils ne sont pas seuls »

    « On leur dit déjà qu’ils ne sont pas seuls », indique Sandrine Silvieri, psychologue coordinatrice de la plateforme de répit du Maillon, qui organise « du soutien psychologique et des actions collectives pour réinsérer socialement les aidants, car parfois, ils s’isolent du fait de leur rôle. On s’appuie sur le réseau partenarial qu’on voit ici, dans un esprit d’entraide mutuelle », dans ce village des aidants.

    Mais, comme le souligne la psychologue, « les dispositifs ne sont pas tous pareils selon les territoires. La plateforme du Maillon couvre 19 communes autour de l’étang de Berre et on observe des disparités ». À Martigues, Sandrine Silveri estime « qu’on est bien. Le pôle social est assez important et dispose de bonnes ressources ». « Si seulement ça pouvait être la même chose partout… », fait-elle remarquer.

    Pour le maire, Gaby Charroux, « oui, la question des aidants est une question sociale, mais aussi de santé publique », affirme l’édile. Une question « transversale, qui concerne le handicap, le grand âge, la santé mentale et touche toutes les générations. C’est tout l’enjeu des politiques publiques », rappelle Gaby Charroux, à l’heure des ponctions sur le budget des collectivités.

  • À la Fiesta des Suds, le son zen de Morcheeba pour sortir du chaos

    « La musique est une manière douce de communiquer », se plaisent à dire les membres de Morcheeba. La formulation parfaite pour résumer 30 ans de carrière, tissée au long du fil discontinu de la voix astrale de Skye Edwards et des productions planantes de Ross Godfrey, les rescapés et piliers du groupe qui seront sur la scène de la Fiesta des Suds, jeudi 9 octobre. Rien d’étonnant au regard de l’origine de leur nom, tiré de « More Cheeba » : comprenez ainsi « plus d’herbe ». Celle qui se fume et non pas qui se broute.

    Comme un voile vaporeux et mélodieux qui drape leur trip hop made in England, cette musique lancée par la vague Massive Attack et qui a puisé dès les années 1990 dans les rythmes de la musique afro-américaine, pour les enduire d’électro et de dub. Trigger hippie, Big calm, The seasi les tubes se sont enchaînés jusqu’au mitan des années 2000, la décennie suivante fut plus avare en pépites dont Morcheeba avait le secret. Mais voilà que le désormais tandem Skye Edwards – Ross Godfrey vient délivrer à nouveau une recette qui avait fait la marque de fabrique du groupe, avec le nouvel album Escape the chaos. Mais s’évader de quel chaos, au juste ? « Les réseaux sociaux ont beaucoup empiré ces dix dernières années. J’y ai renoncé. L’ère de l’information est épuisante. Mais la musique, elle, peut envelopper chacun de nous dans un cocon sonore. C’est un sanctuaire », laisse planer le guitariste et claviériste Ross Godfrey.

    Appel de détresse tout autant qu’hymne à l’amour, Escape the chaos s’ouvre par le titre Call of love. Sur des riffs grassouillets, la voix de Skye Edwards, chanteuse londonienne, parolière et estampille de Morcheeba, se rappelle au souvenir de ses nombreux nostalgiques. Un appel à l’amour dans ce monde de brutes. « Il faut apprécier les bonnes choses. Les médias exagèrent les nouvelles pour attirer notre attention. La désinformation sème la confusion sur l’essentiel : se reconnecter à la nature et profiter d’une vie plus simple », affirme Ross Godfrey, peintre musical, dont la palette esquisse aussi bien des ballades pop à la sérénité toute affichée (Elephant clouds), que des quêtes zen épousant la voix de miel de Skye Edwards (Molten).

    Une histoire de connexions

    Fidèle à son credo depuis trois décennies, jalonnées de hauts et de bas, Morcheeba creuse encore son sillon : celui de la bande originale de nos turpitudes. En quête de refuge au milieu du chaos. « Nous aimons toujours créer des disques d’atmosphère, qui permettent au public de s’évader du quotidien », rembraye Ross Godfrey, qui n’a peut-être encore jamais atteint un tel niveau de production dans Escape the chaos.

    Morcheeba, c’est souvent une histoire de contrastes, de jeux de textures. Une parenthèse qui apaise les fracas du monde, viennent encore rappeler aujourd’hui des titres tels que Peace of me, au cours duquel le rap martial craché par le Mc, Oscar, s’atténue au contact de l’harmonie prodiguée par Skye Edwards. Que dire encore de Far we comme, mélopée harnachée à différentes cordes, qui donne presque le sentiment d’une chanson expiatoire. Des scratchs hip-hop de Cooler heads à la pop kitsch et futuriste de Hold it down, le combo se rapproche de l’esprit de ses débuts.

    « Il est difficile de dire d’où la musique de cet album nous est venue. Elle s’est développée naturellement. C’est une expression abstraite de nos sentiments. On a commencé à improviser sur certains morceaux lors des balances, puis on a réservé des studios pendant nos jours de repos entre deux concerts. On a mis plus de deux ans à le concevoir », souligne Ross Godfrey, grand manitou d’une œuvre presque mystique. Pour autant, précise-t-il, « je ne crois en aucun dieu. Mais je sais que l’univers est un endroit génial et que nous sommes tous connectés ».

    Programme complet de la soirée sur www.fiestadessuds.com

  • À la Fiesta des Suds, le son zen de Morcheeba pour sortir du chaos

    À la Fiesta des Suds, le son zen de Morcheeba pour sortir du chaos

    « La musique est une manière douce de communiquer », se plaisent à dire les membres de Morcheeba. La formulation parfaite pour résumer 30 ans de carrière, tissée au long du fil discontinu de la voix astrale de Skye Edwards et des productions planantes de Ross Godfrey, les rescapés et piliers du groupe qui seront sur la scène de la Fiesta des Suds, jeudi 9 octobre. Rien d’étonnant au regard de l’origine de leur nom, tiré de « More Cheeba » : comprenez ainsi « plus d’herbe ». Celle qui se fume et non pas qui se broute.

    Comme un voile vaporeux et mélodieux qui drape leur trip hop made in England, cette musique lancée par la vague Massive Attack et qui a puisé dès les années 1990 dans les rythmes de la musique afro-américaine, pour les enduire d’électro et de dub. Trigger hippie, Big calm, The seasi les tubes se sont enchaînés jusqu’au mitan des années 2000, la décennie suivante fut plus avare en pépites dont Morcheeba avait le secret. Mais voilà que le désormais tandem Skye Edwards – Ross Godfrey vient délivrer à nouveau une recette qui avait fait la marque de fabrique du groupe, avec le nouvel album Escape the chaos. Mais s’évader de quel chaos, au juste ? « Les réseaux sociaux ont beaucoup empiré ces dix dernières années. J’y ai renoncé. L’ère de l’information est épuisante. Mais la musique, elle, peut envelopper chacun de nous dans un cocon sonore. C’est un sanctuaire », laisse planer le guitariste et claviériste Ross Godfrey.

    Appel de détresse tout autant qu’hymne à l’amour, Escape the chaos s’ouvre par le titre Call of love. Sur des riffs grassouillets, la voix de Skye Edwards, chanteuse londonienne, parolière et estampille de Morcheeba, se rappelle au souvenir de ses nombreux nostalgiques. Un appel à l’amour dans ce monde de brutes. « Il faut apprécier les bonnes choses. Les médias exagèrent les nouvelles pour attirer notre attention. La désinformation sème la confusion sur l’essentiel : se reconnecter à la nature et profiter d’une vie plus simple », affirme Ross Godfrey, peintre musical, dont la palette esquisse aussi bien des ballades pop à la sérénité toute affichée (Elephant clouds), que des quêtes zen épousant la voix de miel de Skye Edwards (Molten).

    Une histoire de connexions

    Fidèle à son credo depuis trois décennies, jalonnées de hauts et de bas, Morcheeba creuse encore son sillon : celui de la bande originale de nos turpitudes. En quête de refuge au milieu du chaos. « Nous aimons toujours créer des disques d’atmosphère, qui permettent au public de s’évader du quotidien », rembraye Ross Godfrey, qui n’a peut-être encore jamais atteint un tel niveau de production dans Escape the chaos.

    Morcheeba, c’est souvent une histoire de contrastes, de jeux de textures. Une parenthèse qui apaise les fracas du monde, viennent encore rappeler aujourd’hui des titres tels que Peace of me, au cours duquel le rap martial craché par le Mc, Oscar, s’atténue au contact de l’harmonie prodiguée par Skye Edwards. Que dire encore de Far we comme, mélopée harnachée à différentes cordes, qui donne presque le sentiment d’une chanson expiatoire. Des scratchs hip-hop de Cooler heads à la pop kitsch et futuriste de Hold it down, le combo se rapproche de l’esprit de ses débuts.

    « Il est difficile de dire d’où la musique de cet album nous est venue. Elle s’est développée naturellement. C’est une expression abstraite de nos sentiments. On a commencé à improviser sur certains morceaux lors des balances, puis on a réservé des studios pendant nos jours de repos entre deux concerts. On a mis plus de deux ans à le concevoir », souligne Ross Godfrey, grand manitou d’une œuvre presque mystique. Pour autant, précise-t-il, « je ne crois en aucun dieu. Mais je sais que l’univers est un endroit génial et que nous sommes tous connectés ».

    Programme complet de la soirée sur www.fiestadessuds.com

  • Scalp de fin pour la clinique Urbain V qui vient de fermer

    Hormis quelques panneaux directionnels dirigeant encore vers la polyclinique Urbain V, presque plus rien sur place ne trahit la présence de l’établissement de santé. Car après 54 ans au Pont-des-deux-Eaux, la clinique a définitivement fermé ses portes, le week-end dernier. Sur place, des plaques en bois ont été apposées sur les entrées et plus aucun panneau ne mentionne le nom de la clinique. « On a déménagé mercredi, jeudi, vendredi, fini les derniers ajustements ce week-end, et, lundi, redémarrage des activités », campe Sofien Khachremi, directeur de la clinique Fontvert à Avignon nord, où a été transférée 95% de l’activité (chirurgie digestive, gynécologie, PMA, ORL…)

    Seul subsiste, jusqu’au 15 décembre, l’activité du caisson hyperbare avant d’être déplacée au sein de l’hôpital d’Avignon. À l’origine de ce regroupement, le groupe privé Elsan, en situation de monopole sur le territoire, qui a également redirigé les douleurs chroniques à Rhône Durance et la chirurgie esthétique à Montagard. Rappelons qu’en décembre dernier déjà, la maternité d’Urbain V avait plié bagages au centre hospitalier d’Avignon.

    L’aboutissement d’une réflexion entamée il y a cinq ans, accélérée avec la fin du bail entre Elsan et le propriétaire foncier, et une volonté du groupe de rationaliser, mais, insiste Sofien Khachremi, « la meilleure des nouvelles est que toutes les activités ont été préservées et ne disparaîtront pas de Vaucluse ». Après les deux premières journées, le directeur assure que « tout se passe bien, je suis au bloc opératoire tous les jours pour prendre la température ». Les 15 salles de bloc, dont quatre sont uniquement dédiées aux praticiens issus d’Urbain V, vont être davantage occupées. « On a réoccupé nos créneaux opératoires matin et après-midi, ce qui nous a permis de dégager de la capacité au niveau du bloc », précise le directeur.

    Du personnel

    dans l’expectative

    Mais la cohabitation est pour l’heure très serrée, étant donné que les 9 000 m² de surface d’Urbain V (moins la maternité) n’ont pas été compensées à Fontvert. Du moins jusqu’en septembre, où sera livrée une double extension (2 500 m²). Si une meilleure desserte en bus a été demandée au Grand Avignon, des travaux sont en cours pour ajouter une trentaine de places de parking supplémentaires.

    Quant au personnel, où une grande divergence de chiffres existait entre la direction et les représentants des salariés, Sofien Khachremi parle « de 55 personnes transférées » et reconnaît « des départs à la retraite non remplacés et des ruptures conventionnelles ». « On retrouve de l’oxygène, parce que les services sont mutualisés », assume le directeur. « On reste encore dans le flou », temporise Michel Pellarin, secrétaire de l’USD CGT Vaucluse, inquiet de « l’opacité sur le maintien des avantages précédents [primes, 13e mois…] ». Dans l’attente « de premières remontées, on reste vigilants », conclut le responsable syndical.