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  • Des travaux nocturnes sur l’A50 jusqu’en mars 2026

    Des travaux nocturnes sur l’A50 jusqu’en mars 2026

    « Dans le cadre de sa politique de maintenance et d’entretien du patrimoine autoroutier, Vinci Autoroutes réalise, depuis le début du mois d’octobre, plusieurs travaux de maintenance coordonnés sur l’autoroute A50 », renseigne le groupe.

    Ces travaux, qui se poursuivront jusqu’au début du mois de mars 2026, s’inscrivent dans un programme d’entretien régulier, financé à 100% par le groupe, afin de garantir la sécurité, la fiabilité et la pérennité de l’infrastructure. Plutôt que d’intervenir en plusieurs fois, Vinci Autoroutes indique s’orienter sur une autre organisation : « nous avons choisi de regrouper trois opérations de maintenance en simultané, de façon à limiter la durée globale du chantier et réduire la gêne pour les usagers. Cette organisation, avec coupure de l’autoroute, permet aussi de concentrer les interventions sur une période plus courte. »

    Afin de minimiser les perturbations, les fermetures sont programmées uniquement de nuit, en semaine, de 21h à 6h. Elles sont effectives entre les échangeurs de La Ciotat (n°9) et de Carnoux (n°6) en direction de l’autoroute A8 et incluent les bretelles d’entrée des échangeurs de La Ciotat (n°9), Cassis (n°8) et La Bédoule (n°7).

    Déviation

    La circulation étant plus faible la nuit, ces coupures permettent de travailler dans des conditions plus sûres pour les équipes. L’une des raisons pour procéder à ces travaux en coupure du flux est la sécurité. Chaque année, sur le réseau autoroutier, près d’un fourgon d’intervention est heurté chaque semaine et les équipes constatent de nombreuses intrusions en zone de chantier.

    Jusqu’au 19 décembre, ces travaux, qui ont pour objet la vérification des parois de l’A50 et ses abords, auront lieu quatre nuits par semaine, hors week-ends et jours fériés. Après une pause pendant les fêtes de fin d’année, ils reprendront pour s’achever début mars 2026.

    Durant le chantier, une déviation locale est mise en place. Elle allonge le temps de parcours d’environ dix minutes en moyenne, selon les conditions de circulation. Dans le sens Toulon-Marseille, les conducteurs devront obligatoirement emprunter la bretelle de sortie de l’échangeur de La Ciotat (n°9), suivre la D40B puis la D559 en direction de Cassis, puis la D559A direction Roquefort-La-Bédoule pour reprendre l’A50 au niveau de la bretelle d’entrée de l’échangeur de Carnoux (n°6), direction Marseille via l’A50 ou direction Aix-en-Provence via l’autoroute A52.

    Dans le sens Marseille-Toulon, les conducteurs en provenance de La Ciotat qui souhaitent rejoindre l’A50 en direction de Toulon pourront suivre la D40B, la D559 direction Saint-Cyr, puis reprendre l’A50 au niveau de l’échangeur Saint-Cyr-sur-mer (n°10) direction Toulon.

    Pour s’informer en temps réel, les conducteurs peuvent écouter le 107.7, ou consulter le site Internet ou compte X du groupe. Pour mémoire, Vinci Autoroutes exploite un réseau de 44 43 km en France, géré par les sociétés concessionnaires ASF, Cofiroute, Escota, Arcour et Arcos.

  • #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    Lila, 12 ans. En CM2 à l’école La Salle à Avignon.

    Quand tu parles de l’IA, tu veux sans doute dire l’IA générative, avec un programme comme Le Chat, ChatGPT, ou d’autres. Ces programmes fonctionnent, comme tout ce qu’on appelle « intelligence » artificielle, avec des algorithmes, et donc compilent d’immenses bases de données à partir de consignes données par l’utilisateur, des « prompts ». Ils sont capables de générer des histoires, et même des histoires plutôt réussies ; mais est-ce que c’est vraiment « inventer » ?

    Quand une IA générative te fournit une histoire nouvelle, c’est parce qu’elle a un immense stock d’histoires dont elle a réagencé les éléments entre eux. Les écrivains aussi s’inspirent des histoires des autres, c’est vrai. Toutefois, l’invention, et la création artistique ça signifie, pour moi, être conscient de ce qu’on veut faire – avoir un projet ou une idée de départ. Même si, comme le disait le philosophe Alain, le résultat d’une œuvre d’art dépasse toujours ce qui avait été imaginé avant. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange

  • La Région poursuit sa « révolution du ferroviaire »

    La Région poursuit sa « révolution du ferroviaire »

    « On garde le cap et on assure la stabilité. » À la veille de la plénière du conseil régional, le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.), ne semble pas perturbé par l’instabilité politique nationale et internationale. Au contraire, il y oppose « son fil conducteur : la COP d’avance, la préparation des JO d’Hiver et une politique financée et finançable, opérationnelle avec un calendrier rigoureux ».

    Le tout, symbolisé par la poursuite de sa « révolution ferroviaire », alias l’ouverture à la concurrence des lignes TER dans la région. Après l’attribution de deux premiers lots en 2021, les lignes de l’étoile niçoise à une filiale de la SNCF (Sud Azur) et Marseille-Toulon-Nice à l’opérateur privé Transdev, il annonce la mise au vote de l’attribution d’un nouveau lot lors de la séance plénière du conseil régional, ce vendredi. « Pour le 3e lot, on va avoir 30% de trains en plus et 30% moins cher », promet-il. « Dans cet appel à manifestation d’intérêt, le vainqueur est la SNCF, face à Transdev. La SNCF arrive en tête dans 4 critères sur 5, et ex æquo pour le 5e. » Sans surprise, il se dit « satisfait » des résultats de l’opérateur privé pour le Marseille-Nice, mais il note tout de même que « la SNCF, quand ils accélèrent, ça marche ».

    Des investissements massifs en lien avec les JO

    Comme quoi le service public a bon dos. « Dans la compétition qui a été engagée grâce à l’appel à projet, on se retrouve avec une SNCF qui est imbattable pour ce 3e lot », développe-t-il. Concrètement, ce lot concerne cinq lignes d’importance, dont la fameuse ligne des Alpes, qui est au cœur de la desserte des prochains JO d’hiver et qui va bénéficier de centaines de millions d’euros d’investissements, en vue de l’événement. Dans le détail, les lignes concernées sont donc celles de Marseille-Aubagne-Toulon-Hyères, de Marseille-Toulon-Les Arcs, de Marseille-Aix-Pertuis, de Marseille-Gap-Briançon et enfin celle de Briançon-Gap-Valence.

    Côté chiffres, Renaud Muselier annonce un coût de « 2,5 milliards d’euros ». Lesquels se décomposent en 1,8 milliard pour l’exploitation, 328 millions pour l’achat de 25 rames neuves, mais aussi « 48 millions pour la rénovation des centres de maintenance de Marseille-Blancarde et Briançon », toujours selon le président de Région. Il prévoit 4 ans de préparation jusqu’en décembre 2029, pour 10 ans d’exploitation. Reste à connaître la réaction des cheminots et de leurs organisations syndicales, bien peu friands de la filialisation de la SNCF, qui va de pair avec l’ouverture à la concurrence.

    De quoi faire le lien avec les Jeux d’Hiver 2030, chers au président de région, et d’autres mesures qu’il va mettre au vote ce vendredi : « Je suis content car j’ai le plan trains qui arrive avec, ça me permet de justifier la baisse du versement mobilité des entreprises. »

  • Place publique met la sécurité au centre

    Place publique met la sécurité au centre

    L’actualité du jour pour Benoît Belvalette, c’est l’inauguration de son local de campagne des municipales, ce vendredi à 18h30 (2 rue de l’Olivier), en face des Halles, le même que celui de Cécile Helle en 2020… Ce jeudi, la devanture finissait de se mettre aux couleurs du candidat investi par Place publique, soutenu par le premier adjoint Claude Nahoum, mais « dont le dialogue est permanent avec David Fournier, Joël Peyre et Paul-Roger Gontard [trois candidats issus de l’actuelle majorité, Ndlr.] ».

    Benoît Belvalette a reçu La Marseillaise pour évoquer « une préoccupation forte » de campagne, la sécurité. « Un des trois cailloux actuels d’Avignon », résume l’ancien directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Il tiendra le 7 novembre à 18h30, au théâtre du Rouge-Gorge, une rencontre sur le sujet. « La droite n’a pas le monopole de la sécurité, Place publique ne mettra pas ce droit fondamental sous le tapis », défend-il, s’estimant « légitime, plus que d’autres candidats » sur la question en raison de son expérience professionnelle.

    Dans le sillage de Claude Nahoum, Catherine Gay, actuelle adjointe à la sécurité, soutient aussi Place publique. « Il y a pourtant quelque chose d’inabouti, qui manque de lisibilité dans la politique » de la majorité sortante, relève Benoît Belvalette, qui répète comme un mantra les termes « de collégialité et d’approche globale ». Le candidat du parti de Raphaël Glucksmann veut s’appuyer sur deux piliers équilibrés : l’ordre républicain et la prévention. « être ferme, juste et efficace avec une police municipale [parvenir aux 120 agents contre 90, présence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24] et une vidéo surveillance renforcées, utiliser le rappel à l’ordre lors des incivilités », liste Benoît Belvalette. Le second pilier implique « davantage de médiateurs, un soutien toujours fort aux centres sociaux ou développer la cité éducative toute l’année ».

  • Clap de fin pour la campagne de sécurité des loisirs nautiques en mer Méditerranée

    Clap de fin pour la campagne de sécurité des loisirs nautiques en mer Méditerranée

    La campagne de sécurité des loisirs nautiques touchant à sa fin, au crépuscule de la saison estivale, l’heure était au bilan pour le Préfet maritime de la Méditerranée, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, et le directeur du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med, implanté à la Garde), Aymeric le Masne de Chermont.

    En préambule, le Préfet maritime a tenu à saluer le rôle des bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), « qui réalisent quasiment 50% des primo interventions ». Des acteurs primordiaux sur une zone Méditerranée qui couvre 2 000 km de côtes et 115 000 km² de zone de sauvetage, mobilisant 70 moyens nautiques, 30 aériens, 19 sémaphores et 47 stations SNSM. D’autant plus avec une saison « qui commence de plus en plus tôt, au week-end de Pâques, marquée par une densification et une diversification des usages ». Quatre piliers ont structuré cette campagne : « sensibiliser, informer, contrôler et réglementer. »

    Cette saison, le Cross Med et la Préfecture maritime ont recensé 3 536 opérations (+14%), soit 30 événements par jour en moyenne. 8 072 personnes ont été impliquées (+4%), mais les décès, au nombre de 38, sont en baisse (-17%), parmi lesquels 15 liés à la baignade et 6 à la plongée, avec une moyenne d’âge élevée (respectivement 75 et 60 ans). « Ces drames doivent nous pousser à ne pas relâcher la garde », souligne Christophe Lucas.

    La baisse de l’accidentologie (-10%) et de la mortalité (-33%), deux domaines fixés comme prioritaires avant la saison, est donc une satisfaction. Même si cela ne doit pas masquer les efforts à maintenir sur les activités en particulier (+9% d’accidents liés à la baignade), et la nécessité de conserver « un dialogue avec les collectivités et les maires, qui gèrent leurs zones de baignades, et avec les acteurs du milieu nautique », insiste le vice-amiral Lucas.

    La diversification des pratiques, notamment avec l’essor du paddle, a également été marquante : « 99 opérations » ont concerné cette activité, observe Aymeric le Masne de Chermont, qui parle d’un « effet boomerang après une hausse des achats. Les paddles doivent être marqués pour éviter une opération lorsqu’il y en a un à la dérive, alors que le pratiquant a juste égaré sa planche ».

    Le 196, un numéro d’urgence à connaître

    Car ce qui fait encore défaut se résume à « trois facteurs : manque de préparation, inexpérience et comportements irresponsables. Le volet prévention et contrôle doit garantir une meilleure sécurité. Il n’y a pas de bonne pratique sans contrôles », martèle le Préfet maritime. Ainsi, 11 971 contrôles ont été menés (+10%), donnant lieu à 3 928 infractions (+12%), principalement pour trois raisons. « vitesse, mouillage dans des zones interdites et défaut de matériel de sécurité. Il faut partager l’évolution de la réglementation pour permettre une meilleure sécurité. Par exemple, qu’il y ait un deuxième coupe-circuit et un téléphone chargé sur les bateaux », ou « l’obligation de porter un shorty en néoprène pour le jet-ski depuis 2024, ce qui réduit considérablement les dégâts corporels », ajoute Muriel Vergne, médecin urgentiste, responsable médicale du Samu de coordination médicale maritime Méditerranée (SCMM).

    Il en va également de la responsabilité de chacun, en ce qui concerne son propre danger : « On n’a pas le même état physique à 20 ou 80 ans. La durée de vie augmente, les loisirs continuent, donc on a forcément plus d’accidents. Il faut savoir dire non », prévient-elle, relevant tout de même une note positive sur les accidents de plongée : « On est appelé de plus en plus tôt. Certaines douleurs ne se voient pas, il faut être responsable plutôt que se taire pour ne pas inquiéter le groupe. » Dans tous les cas, un seul numéro d’urgence à retenir : « le 196, y compris en club de plongée. Il faut appeler au bon moment, au bon endroit », conclut le médecin.

    Infos et préventions sur l’application Nav&Co.

  • La gauche seynoise travaille ses dossiers

    La gauche seynoise travaille ses dossiers

    C’est cette fois au Café des Arts que Stéphane Sacco (GRS) et toute son équipe de La Seyne à Venir ont convié ceux qui partagent les valeurs de progrès social, de solidarité et de développement durable. L’objectif : présenter une partie des travaux réalisés en ateliers par 157 personnes sur 17 chantiers thématiques différents. L’idée est de continuer à coconstruire, avec les habitants, un programme alternatif porteur des valeurs de la gauche et de l’écologie.

    Après notamment l’éducation et la démocratie locale, place cette fois-ci aux dossiers tourisme et transports. Pour le premier, il s’agissait de mettre en évidence autant les enjeux liés au développement économique que les écueils à éviter pour ne pas qu’il s’opère au détriment des habitants. C’est ce qu’a souligné d’emblée Valérie Romboni, rapporteuse du groupe de travail sur ce thème.

    Sans perdre de vue, donc, que le tourisme peut « générer également des effets pervers » avec, par exemple, un fort impact sur les prix de l’immobilier et l’aggravation de la pénurie d’offres locatives. Le marché se concentrant sur les locations saisonnières, plus lucratives. Le défi est donc de réguler les dérives liées à la forte attractivité touristique du territoire. « La municipalité en a les moyens », insiste la militante en rappelant que « le logement est un sujet essentiel de nos politiques publiques ».

    Un sujet qui interroge également la gestion des déchets, dont la quantité s’accroît significativement en période estivale. Mais aussi la préservation du patrimoine naturel et la politique culturelle.

    « Les touristes ont soif de culture et, à La Seyne, on a ce qu’il faut, mais il est nécessaire de la mettre en valeur », ajoute Valérie Romboni. Une des pistes évoquées est la création d’un comité consultatif composé des représentants des professions concernées, mais aussi de citoyens et de membres de comités d’intérêts locaux, de conseils de quartier…

    La gratuité des transports

    Stéphane Sacco, candidat soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le PCF, s’est ensuite attaqué au très lourd dossier concernant les mobilités. Il a rappelé que « La Seyne est en proie, depuis des décennies, à de graves problèmes de déplacements et d’aménagements de ses axes de circulation ».

    Concernant la traversée par l’axe longeant les quais, constamment congestionné aux heures de pointe, La Seyne à Venir propose le recouvrement d’une partie du port par une dalle, afin de créer de nouvelles voies de circulation, mais aussi une zone apaisée côté centre-ville. « Cela permettra aussi le passage du tramway ou du BHNS », précise Stéphane Sacco. Avec, donc, des fonds débloqués par la Métropole pour ce faire.

    « Pour nous, La Seyne à Venir, seul le tramway répondra aux défis du XXIe siècle », martèle-t-il à l’occasion. Il poursuit : « Nous mettrons tout en œuvre pour que soit mise en place la gratuité des transports en commun, comme cela a été fait avec succès dans d’autres grandes communes ou métropoles gérées par la gauche. »

    Le candidat de la gauche évoque également, parmi les pistes à l’étude, « un omnibus maritime électrique de cabotage qui desservirait la côte seynoise ».

    La Seyne à Venir propose également la création de 900 places de parking en centre-ville, avec un certain nombre réservé aux résidents, afin de rendre le commerce local plus accessible et de libérer les trottoirs trop souvent encombrés faute de places disponibles.

    Tout cela est, bien sûr, loin d’être exhaustif.

  • Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Mathieu Gatineau, originaire de la région lyonnaise, est officiellement entré en fonction comme sous-préfet le 15 septembre, succédant à Bruno Cassette. Il prend la tête d’un arrondissement préfectoral de plus de 500 000 habitants, répartis sur le Pays d’Aix et le Pays Salonais, soit 48 communes.

    Ce jeudi, cinq semaines après sa prise de poste, Mathieu Gatineau fait le point sur les grands dossiers du territoire et et les priorités qu’il entend porter dans les mois à venir. « On connaît toujours le haut du spectre [du Pays d’Aix], mais il y a tout le reste de l’arrondissement : les quartiers prioritaires de la ville, le territoire agricole, ses zones à forte protection environnementale », contextualise-t-il. Depuis son arrivée, Mathieu Gatineau s’est rendu dans dix communes de l’arrondissement.

    Ce mercredi, en sous-préfecture, il a installé le premier Comité opérationnel de lutte contre le logement insalubre. Sujet qui figure parmi les priorités de Mathieu Gatineau. Respect de la loi et lutte contre les trafics, respect de l’ordre publique, sécurité, s’affichent aussi parmi les « points importants » listés par le sous-préfet.

    Social et économie

    « Le préfet nous a demandé d’avoir des objectifs clairs. Quant aux priorités que l’on a ici, ce sont surtout nos politiques en matière de protection des personnes les plus faibles, avec le développement du logement social, qui reste un sujet très important, pour lequel il y a des solutions et qui peuvent convenir à la fois aux objectifs de l’État et des élus », estime Mathieu Gatineau. « Du contact que j’ai eu, il y a des communes carencées, mais je ne dirais pas que j’ai face à moi des maires réfractaires, rapporte le sous-préfet. Beaucoup aimeraient construire dans des conditions qui garantissent la mixité sociale, la diversité des habitats et qu’on respecte la liberté d’aménager… Avec du dialogue, on arrive toujours à produire du résultat ».

    Des « groupes de travail concrets » avec l’ensemble des services de l’État concernés sont déjà programmés. Dans les quartiers prioritaires, « il y a aussi beaucoup d’actions économiques à mener. On essaie de promouvoir des contrats d’initiative emploi pour les jeunes (…) Sous l’autorité d’Isabelle Epaillard [préfète déléguée à l’égalité des chances, Ndlr.], je tâcherais d’accélérer les choses », souligne Mathieu Gatineau.

    Dans le viseur du sous-préfet également, le développement économique du territoire. Parmi les enjeux : le projet international Iter, les mobilités, les aérodromes, le développement du bassin minier de Gardanne-Meyreuil… « Concilier le besoin de développement économique, le développement du tourisme d’affaires, de loisir, tout en garantissant la sécurité, la tranquillité de l’environnement et satisfaire aux demandes des riverains, c’est possible, assure Mathieu Gatineau. Encore une fois, il faut descendre dans le détail et chercher des solutions concrètes, plutôt que de se contenter de postures. »

  • La Nuit de la solidarité est de retour à Aix

    La Nuit de la solidarité est de retour à Aix

    Cette opération nationale, coordonnée par la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) et par la Ville d’Aix-en-Provence vise à dénombrer les personnes sans-abri et mieux connaître leur situation avant l’hiver. Douze équipes de bénévoles ont sillonné la ville pour rencontrer et échanger avec les personnes contraintes de vivre à la rue. Munis d’un questionnaire anonyme, ils ont recueilli des données essentielles pour adapter les politiques locales d’aide et d’hébergement. L’initiative se veut aussi un temps fort de sensibilisation à la précarité et à l’isolement, soutenu par de nombreux partenaires associatifs et institutionnels. Un recensement sera ensuite effectué et communiqué après cette opération.

  • Provence Rugby entame un nouveau bloc contre Nevers

    Provence Rugby entame un nouveau bloc contre Nevers

    « Les vacances sont plus simples, plus paisibles, quand on finit par une victoire, surtout à l’extérieur », lance Philippe Saint-André. Provence Rugby vient de passer quinze jours sans match pour la première fois depuis le début de la saison. Après leur victoire à Grenoble, ils accueillent, ce vendredi (19h30), un coriace adversaire avec Nevers, 4e du championnat. Le stade Maurice-David va retrouver ses joueurs pour ce choc entre deux prétendants aux play-offs de fin de saison. Les joueurs de la Nièvre ont idéalement commencé leur année et postulent pour un précieux succès à Aix-en-Provence. Le manager Saint-André ne prend pas à la légère ce concurrent. « Ils sont rudes, efficaces, durs dans les combats, puissants, mais nous le sommes aussi. »

    Cette victoire au Stade des Alpes, il y a deux semaines jour pour jour, pourrait bel et bien lancer définitivement la saison des Provençaux. Les joueurs ont montré durant ce match des progrès et un palier a sans doute été franchi. « Notre mêlée est plus solide, les ballons portés ont été plus efficaces. Défensivement, nous avons été bons et plus disciplinés. Je commence à mieux connaître les joueurs, eux connaissent mieux le staff. C’est un tout », détaille Philippe Saint-André. Il va falloir maintenant passer d’un bloc à l’autre. Et quel bloc. Nevers, Oyonnax, Brive, Colomiers et Aurillac, avec seulement deux matchs à domicile au total. D’où l’importance de l’emporter dès ce vendredi soir, même si l’adversité sera forte.

    « On s’est fixé un objectif »

    Le manager de Provence Rugby et ex-international français a proposé un but à ses joueurs pour ces cinq matchs de Pro D2. « On s’est fixé un objectif avec un nombre de points minimum et maximum, mais ça, je vous le dirai à la fin du bloc, ça fait partie du vestiaire », dit-il dans un sourire. « PSA » enchaîne : « Nous n’avons que deux matches à domicile, donc le bloc est solide. La Pro D2, il n’y a plus un match facile donc à nous d’être bons pour gagner des matchs et remonter au classement. » Autre objectif, apparaître rapidement dans les places de qualifiables pour les barrages de fin de saison. Désormais 7e, les Aixois sont aux portes de la zone de qualification. Mais le chemin est encore long jusqu’au printemps, là où ces différentes positions seront à sécuriser.

    Comme toutes les équipes, Provence Rugby a, en ce moment, son lot de blessés. Une dizaine. Dans les absences importantes, celle de Setareki Bituniyata. En feu lors du début de saison, l’ailier fidjien est sur la voie de la guérison. « Il revient plus vite que prévu, il sera peut-être disponible pour le match à Oyonnax, la semaine prochaine », souffle Saint-André. Andres Zafra est lui suspendu deux matchs et va manquer Nevers et Oyonnax.

    7e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Arbitre : Benjamin Hernandez

    Provence Rugby : Portela – Lapegue, Lenoir, Finau, Drouet – Coville, Muntz – Gambini, Harrison, Jalagonia – Youyoutte, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

    Nevers : Mayo – Wassermann, Turner, Pommelet, Tshimanga – Tarel, Le Bourhis – Coulibaly, Fraser, Kazubek – Gabriel, Smith – Pkhakadze, Jules, Ikahehegi

    Muntz dans le groupe, encore un mois pour Piazzoli

    Un nouveau joueur va intégrer le groupe de Provence Rugby, ce vendredi, contre Nevers. Fidjien né en Nouvelle-Zélande, Caleb Muntz, 25 ans, est enfin disponible. Il a notamment eu des problèmes administratifs et est autorisé à jouer en France. Le demi d’ouverture est même titulaire et va donc faire ses débuts en France pour cette rencontre et découvrir le championnat de Pro D2.

    Concernant Guillaume Piazzoli, il sera encore absent quelque temps. Suspendu sept matches, le troisième ligne en a déjà purgé trois suite à son coup de sang, en fin de match, face à Biarritz. Son retour ne se fera donc pas avant la rencontre prévue mi-novembre contre Aurillac.

  • Jugée, sanctionnée, humiliée, la face cachée de la pauvreté dévoilée

    Jugée, sanctionnée, humiliée, la face cachée de la pauvreté dévoilée

    Témoignages, jeu de sensibilisation, atelier, débat et musique animeront la journée mondiale du refus de la misère. À Marseille, c’est ce vendredi de 11h à 17h, place du Général-de-Gaulle. Dans le Var, ce sera samedi 18 octobre, à l’accueil Domensa à Saint-Jean-du-Var.

    « Méfiance, manque de respect, jugement, humiliation, honte. » Autant d’attitudes qui mettent en marge les plus fragiles et les y ancrent. Si chacun est concerné, quand le rejet émane de certaines institutions, « ses conséquences ont un impact réellement dévastateur sur les personnes en grande pauvreté », considèrent les organisations partenaires de cette journée consacrée au refus de la misère. La maltraitance institutionnelle constitue une des dimensions cachées de la pauvreté, identifiées dans une étude réalisée avec l’université d’Oxford dans six pays différents.

    Un nombre de personnes en situation de pauvreté record et des droits sociaux fragilisés. C’est face à ce constat que le collectif Refuser la misère appelle plus que jamais à se rassembler pour dénoncer les discours stigmatisants et les préjugés, ainsi que des politiques porteuses d’exclusions : accueil déshumanisé, procédures opaques, sanctions injustes.

    11,2 millions de personnes sous le seuil de pauvreté

    Pire, c’est dans un contexte d’urgence sociale aggravée que ces maltraitances sociales et institutionnelles interviennent. « Jamais la pauvreté n’a atteint un tel niveau depuis trente ans : selon l’Insee, 11,2 millions de personnes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté », rappelle ATD. Dans ce contexte, le recul des droits sociaux agit comme un amplificateur. Parmi les mesures récentes, l’association relève : « Le décret instaurant des sanctions automatiques à l’encontre des allocataires du RSA, appliquées de manière arbitraire, la baisse du nombre de logements sociaux construits et les difficultés croissantes d’accès à ceux-ci. »

    Jusque dans les mesures censées améliorer l’accès aux droits, l’administration creuse en réalité les inégalités. « Je voudrais qu’on remette l’humain pour les gens qui ont du mal. Quand on a un problème, il explique et il répond. L’ordinateur, il ne répond pas. Si on se trompe, il n’y a personne pour nous dire que ce n’est pas bon », plaide Joseph, qui témoigne dans un rapport sur la dématérialisation de l’accès aux services publics. Et quand le système déraille, c’est la scolarisation ou le paiement du loyer qui se trouvent mis en péril. De même que la prévalence donnée à l’accès à la propriété condamne la politique du logement très social.

    Dans le Var, le Comité du 17 octobre fait les comptes : « Moins de 7 000 logements sociaux en 2023 dans le département, et 45 000 demandes depuis le début de l’année. » Ainsi, dans diverses villes de France, des personnes ayant l’expérience de la pauvreté, des travailleurs sociaux, des services publics, des magistrats se mobilisent et invitent aujourd’hui au dialogue « pour faire évoluer les pratiques, refuser les humiliations, faire respecter les droits de tous ».

    ET AUSSI

    À Martigues le PCF contre la précarité menstruelle

    La section communiste martégale a réalisé une collecte de protections périodiques en faveur du Sofa de l’hôpital de Martigues, un organisme d’accompagnement des femmes victimes de violences. Près de 4 millions de femmes déclarent limiter leur consommation de protections en raison de leur coût, avoir recours à des stratégies de contournement ou renoncer à d’autres achats essentiels. Les filles et les femmes de moins de 25 ans sont particulièrement touchées. Il s’agit d’organiser la solidarité avec ce dispositif du service public hospitalier, mais aussi et surtout de rappeler que l’achat de ces protections représente un budget de plus en plus conséquent.