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  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.

  • [Le coin de la bande dessinée] La guerre meurtrière et destructrice, toujours ennemie des hommes, en Tchétchénie comme ailleurs

    [Le coin de la bande dessinée] La guerre meurtrière et destructrice, toujours ennemie des hommes, en Tchétchénie comme ailleurs

    Alors que les combats font rage en Ukraine, Au loin, les montagnes dorées évoque de façon magistrale les stigmates de la guerre russe en Tchétchénie qui a précédé le conflit actuel. Thomas Azuélos et Aurélien Ducoudray livrent un récit poignant et âpre qui peut s’appliquer à toutes les guerres, montrant que toutes les blessures ne sont pas physiques et que les conflits armés détruisent toute humanité. Un chef-d’œuvre intemporel autant par le scénario que par le graphisme noir et blanc sibérien tacheté de quelques couleurs.

    Quelque part en Sibérie dans les années 1990, Dima, un enfant du pays déclaré officiellement mort par l’armée russe sur le front de Tchétchénie, est pourtant de retour parmi les siens, son petit frère et sa grand-mère. Il va falloir réapprendre à vivre dans ce village loin de tout et dont l’approvisionnement dépend d’un pauvre train régulier envoyé de Moscou. Mais aussi reprendre des relations humaines tout en combattant les visions surgissant d’un passé traumatique alors qu’un policier suspicieux s’intéresse d’un peu trop près à son cas, estimant qu’il s’agit sans doute d’un déserteur. Car si Dima a été déclaré mort, c’est qu’il y a une raison. Pourtant sur fond blanc, cet album extrêmement sombre évoque de façon magnifique les traumatismes et les horreurs de la guerre, quelle qu’elle soit. Salutaire au moment où le conflit armé est de retour en Europe et où les discours guerriers appelant au sacrifice se multiplient. Déjà remarqués pour l’adaptation de « Il ne devra plus y avoir d’orphelin sur cette terre » d’après Curzio Malaparte, Thomas Azuélos et Aurélien Ducoudray signent une œuvre aussi universelle qu’indispensable sur ce que produit la guerre sur la jeunesse, les corps et les âmes. En Russie comme ailleurs !

  • [Série 1/3] Santé, repenser son rapport à l’alcool : « Ce défi est l’occasion de faire un point sur sa consommation »

    [Série 1/3] Santé, repenser son rapport à l’alcool : « Ce défi est l’occasion de faire un point sur sa consommation »

    Dans ce cadre, « La Marseillaise », en association avec l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille – centre de lutte contre le cancer – vous propose, chaque semaine, d’en apprendre davantage sur l’impact de l’alcool sur la santé. Cette semaine, le rapport à l’alcool dans la société.

    En 2025, une équipe de liaison et de soin en addictologie (Elsa), portée par le docteur Louis Stoffaes, a été mise en place à l’Institut Paoli-Calmettes. C’est en ce sens que Salomé Bregeon a rejoint les équipes de l’IPC en juin de l’année dernière.

    Infirmière spécialisée en addictologie et tabacologie, elle a, entre autres, pour mission de repérer et accompagner les personnes qui ont des addictions pendant leur hospitalisation. « Le Dry January, ou défi de janvier, c’est quelque chose de positif, parce que ça peut être l’occasion pour les participants de faire évoluer durablement leur comportement face à l’alcool », souligne l’infirmière.

    Repenser son rapport à l’alcool

    « C’est un défi qui s’adresse principalement aux personnes qui peuvent avoir une consommation excessive, mais pas quotidienne. »

    Ancré dans la culture française comme un vecteur de convivialité notamment pendant les repas ou moment festifs, une diminution de la consommation a tout de même été enregistrée en France, depuis 2017. « Des études ont montré qu’aujourd’hui, 1 adolescent sur 5 n’a jamais bu un verre d’alcool à 16 ans contre 1 sur 10 dans les années 2000, ce qui montre une évolution positive du rapport à l’alcool », ajoute Salomé Bregeon. « Sans compter que de plus en plus de campagnes de santé publique mettent en avant l’impact de l’alcool sur celle-ci. »

    Limiter les risques sur la santé

    Popularisé en France par la société civile en 2019, le Dry January a vu le jour au Royaume-Uni, en 2013. Il affiche l’objectif, pour les participants, de passer un mois sans consommer d’alcool « pour voir comment on se sent, sans pression, ni jugement ». « C’est un défi collectif qui n’est pas une obligation, mais qui est intéressant pour faire un point sur sa consommation personnelle tout en incitant la population à repenser son rapport à l’alcool. Janvier étant le mois idéal puisqu’il arrive juste après les fêtes », explique la spécialiste. « D’ailleurs, l’étude Janover réalisée par Le Vinatier (Psychiatrie universitaire Lyon Métropole avec le soutien de l’Institut national du cancer et d’autres partenaires) en 2024 a montré que, sur un échantillon de 5 000 Français interrogés et participant au Dry January, 57% n’ont pas touché un verre d’alcool en janvier, 58% boient moins huit mois après le défi, 54% ont mentionné une amélioration de leur bien-être mental et 42% de leur bien-être physique. Tandis que 31% ont déclaré mieux dormir et 58% se sont sentis plus confiants pour refuser un verre d’alcool dans des contextes sociaux. »

    De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise quelques recommandations afin de limiter les risques qui peuvent être liés à la consommation : ne pas boire plus de deux verres standards par jour, faire une pause au moins deux jours dans la semaine, mais aussi ne jamais dépasser les dix verres hebdomadaires.

  • [Travailleur de demain] Anaïs, de l’ambition pour l’ingénierie

    [Travailleur de demain] Anaïs, de l’ambition pour l’ingénierie

    Anaïs Benoit-Ramos se destinait davantage à des études dans le domaine de l’audiovisuel plutôt que dans l’ingénierie génie mécanique. « Sauf que les écoles sont payantes, parfois à 7 000 euros par an. Impossible pour moi d’y aller. J’ai donc dû trouver une voie plus accessible », retrace-t-elle. Un peu par hasard, elle se lance dans un BTS Conception des processus de réalisation de produits, puis poursuit avec une année d’Adaptation technicien supérieur (ATS), tremplin vers son admission au concours des Arts et Métiers.

    La première année passée, la jeune femme poursuit son cursus chez Capgemini, sous-traitant d’Airbus. L’aéronautique est un domaine dans lequel elle se voit évoluer. « Je suis réellement passionnée par ce que je fais. à l’avenir, j’aimerais faire ma propre expérience en allant travailler chez Airbus, où chez de grands noms de l’aéronautique. C’est un domaine fascinant : voir voler des avions, des hélicoptères… » Anaïs Benoit-Ramos voit encore plus loin. « Après les années de salariat, j’aspire potentiellement à créer mon entreprise (…). Je sais que c’est compliqué, dans le contexte politique et économique actuel qu’on connaît. Mais j’aime communiquer, le management, j’en ai fait dans mon école et ça me parle. J’aimerais que mon intérêt pour le management soit appliqué au quotidien. » Esprit « compétitif et curieux », « à l’aise entourée de machines », Anaïs Benoit-Ramos explique « bosser dur » pour se sécuriser son avenir dans un monde « assez incertain ».

    Évoluer en transmettant

    « à commencer par mon métier. Avec l’évolution de l’intelligence artificielle (IA), je vois l’avenir du boulot un peu trouble. D’ici une trentaine d’années, l’IA pourrait nous amener à perdre du travail. Il faut qu’on se batte pour le conserver, pour trouver un moyen de travailler avec. Pour l’instant, on se contente de compléter les défauts de l’intelligence artificielle, elle n’est pas trop une menace. Mais, d’ici trente ans, elle sera perfectionnée, et là, ce sera inquiétant », estime-t-elle.

    Sur un plan plus personnel, l’étudiante confie s’être accrochée dans ce domaine, souvent masculin, parfois « discriminant » pour se sécuriser, aussi, un avenir financier. « Je voulais pas vivre ce que (ma mère) a vécu. Elle s’est battue pour m’élever, en enchaînant deux boulots : un le matin, un le soir. Je me suis dit que je ne ferais jamais ça donc j’ai continué comme je le pouvais mes études. »

    Autre ambition fixée : ouvrir le domaine de l’ingénierie mécanique à davantage de femmes. « Je me vois évoluer dans ma branche en partageant mes connaissances, surtout en rencontrant des jeunes filles, dans les lycées ou les collèges, qui veulent poursuivre leurs études pour aller dans l’ingénierie, déroule Anaïs. On est souvent fixées, de façon inconsciente parfois, sur l’idée que l’industrie, c’est pour les mecs. Ce sont des réflexions entendues. Je veux leur parler, à ces filles qui veulent aller un peu plus loin, exceller dans les domaines dits masculins et parfois être meilleures. » Le 4 décembre, la jeune femme est d’ailleurs intervenue dans son ancien lycée, dans le cadre d’une rencontre organisée par l’association « Elles bougent », qui vise à sensibiliser les jeunes femmes aux carrières scientifiques et techniques.

    Le concours

    Lors de la 48e édition Worldskills, Anaïs Benoit-Ramos a concouru aux côtés de deux coéquipiers (Romain Cheynet et Léo Semenadisse), dans la catégorie Développement de produit industriel. Tous ont décroché la médaille de bronze pour avoir présenté le prototype d’un robot qui avait pour tâche de « suivre des travailleurs dans les champs et leur alléger la charge portée. Ce robot-là devait pouvoir porter des fruits et des légumes », explique Anaïs. Un travail de six longs mois, rapporte la participante, avec la fierté pour elle et son équipe est d’avoir été « les seuls à rendre notre projet avant la compétition » et de s’être « dépassés pour ce challenge ».

  • [Le coin du roman] Le dernier roi de Marettimo, ou l’interrogation sur le statut des héros

    [Le coin du roman] Le dernier roi de Marettimo, ou l’interrogation sur le statut des héros

    Marettimo… petite île sur la côte occidentale de Sicile. À en croire certains, c’est sur elle que la flotte romaine aurait vaincu l’armée navale des Carthaginois. Si nous nous fions à l’écrivain Samuel Butler, elle serait l’Ithaque, où Pénélope tissait sa tapisserie, en attendant le retour d’Ulysse. Qu’importe. L’essentiel est de savoir qu’elle a été choisie par Grégoire Domenach afin que naisse l’amitié entre deux hommes issus d’un milieu différent : le Génois Lorenzino, dit Zino, et l’insulaire Cesare.

    Un pion sur les cases

    Tour à tour, ils prendront la parole. Pourquoi se sont-ils rencontrés à Marettimo ? Parce que la famille du premier y vient passer ses vacances d’été. Comment est née leur fraternité ? Le jour où un dignitaire local les a initiés aux règles du jeu d’échecs.

    Le rideau des pages s’ouvre sur Cesare, convaincu qu’il est le seul à pouvoir raconter l’histoire de Zino, retourné à Marettimo après cinquante ans d’absence. Parti en France, dans des circonstances étranges, alors qu’il était adolescent, son ami avait rejoint la Résistance, avant de devenir homme d’affaires après la guerre. Cesare, lui, continuait de pêcher, de gravir les montagnes et de se livrer à sa passion : la sculpture. C’est lui qui réapparaîtra à la chute du rideau. Entre-temps, vous aurez écouté Zino vous raconter comment des circonstances, indépendantes de notre volonté, peuvent transformer un homme, le déplacer tel un pion sur les cases d’un échiquier, jusqu’à ce que la mort s’abatte et lui inflige le mat. Une œuvre audacieuse, composée avec un art sûr, écrite en une langue vigoureuse, d’un accent très personnel.

    Bourgois, 20 euros

  • Le hérisson d’Europe crucial mais en déclin

    Le hérisson d’Europe crucial mais en déclin

    Le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus), petite boule de pics bien connue dans les paysages ruraux comme dans les jardins, joue un rôle important dans les milieux naturels. Malgré cette fonction écologique majeure, l’espèce est confrontée à de nombreuses menaces qui compromettent sa survie.

    En région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), le hérisson d’Europe fréquente des milieux variés : zones boisées, haies, jardins privés… C’est un allié précieux des jardiniers, car il se nourrit d’insectes, de limaces et d’autres invertébrés parfois considérés comme nuisibles lorsqu’ils pullulent. Sa présence témoigne de la bonne qualité des espaces naturels.

    Les populations d’Europe diminuent

    Malgré son rôle essentiel, ce mammifère nocturne connaît une forte régression. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a récemment révisé son statut, le faisant passer de « préoccupation mineure » à « quasi menacé » dans sa liste rouge. Cette liste permet d’évaluer l’ampleur des efforts nécessaires pour préserver la biodiversité à différentes échelles.

    Les populations de hérissons d’Europe diminuent dans plus de la moitié des pays où l’espèce est présente : Royaume-Uni, Norvège, Suède, Danemark, Allemagne, Autriche. En France, leur nombre a baissé de 16% à 33%, selon les régions au cours de la dernière décennie.

    Plusieurs facteurs expliquent cette régression. L’urbanisation croissante réduit les zones de refuge et expose davantage les animaux aux dangers de la route. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), « chaque année, 700 000 hérissons meurent écrasés ».

    Des centres de sauvegarde essentiels

    Par ailleurs, l’intensification agricole et l’usage de pesticides constituent une autre menace majeure : ces substances diminuent leurs ressources alimentaires et peuvent entraîner des intoxications. Enfin, le changement climatique perturbe leur hibernation et accroît leur mortalité.

    La protection du hérisson d’Europe repose aussi sur la mobilisation citoyenne : protéger cet animal, c’est protéger l’environnement. Des centres de sauvegarde de la faune sauvage existent dans la région, comme celui de Buoux, qui prend en charge les hérissons blessés ou malades afin de les soigner et de les réhabiliter dans leur milieu naturel. À l’échelle individuelle, préserver cette espèce menacée passe par l’abandon des pesticides au profit d’un jardinage plus respectueux de l’environnement, ou encore par le soutien financier aux centres de sauvegarde, comme Buoux.

    Le 23 janvier, la LPO Paca lancera une opération de financement participatif destinée à soutenir le Centre de sauvegarde de Buoux.

  • [Sciences] Dans l’atmosphère d’exoplanètes, à la recherche du secret de leur formation

    [Sciences] Dans l’atmosphère d’exoplanètes, à la recherche du secret de leur formation

    Bêta Pictoris b est une exoplanète bien connue. Découverte en 2008, c’est l’une des plus étudiées. « Elle est dans un système planétaire similaire au nôtre, mais bien plus jeune », justifie Florentin Millour. Intéressant pour se figurer la jeunesse de notre système solaire. « De plus, elle émet encore beaucoup de chaleur, ce qui facilite son observation », ajoute l’astronome adjoint à l’Observatoire de la Côte d’Azur. Alors quand il a fallu braquer pour la première fois les instruments Matisse et Gravity du VLTI (voir Repères) sur une exoplanète, c’est vers elle que le choix s’est porté. Et les scientifiques n’ont pas été déçus : « Ces nouvelles mesures de son atmosphère, avec une précision inégalée, rebattent les cartes de ce qu’on pensait de sa formation », poursuit le chercheur, coauteur d’une des deux études parues dans Astronomy & Astrophysics autour de ces travaux.

    L’hypothèse généralement privilégiée pour expliquer la formation d’une exoplanète
    –et donc de Bêta Pictoris b– est celle de l’accrétion sur noyau planétaire : dans un disque de poussières entourant l’étoile, la matière s’agrège par endroits, formant des mini-planètes, qui s’assemblent à leur tour pour former une planète. L’autre hypothèse, celle de l’effondrement de la matière sous son propre poids, est jugée moins probable. « Nos nouvelles mesures ne l’excluent pas, juge Florentin Millour. Les deux scénarios sont en fait envisageables. »

    Nouveau catalogue

    Ces nouvelles mesures concernent principalement la température de la planète et la composition de son atmosphère, notamment la présence de monoxyde de carbone et le rapport entre la quantité de carbone et d’oxygène. « Il est important pour savoir comment la planète s’est formée, insiste Florentin Millour. Nous l’avons obtenu avec une précision bien plus élevée que précédemment. »

    Un résultat important, certes. Mais pas aussi excitant que ce qu’il annonce. « En réalité, les mesures sur Bêta Pictoris b sont assez ennuyeuses », sourit Florentin Millour. Elles ne révèlent pas une composition chimique particulièrement riche. « C’est dû à la température élevée de la planète », ajoute-t-il. Mais les instruments ont montré leur potentiel. « Nous observons d’autres systèmes planétaires », glisse le chercheur.

    Cette année, la publication du nouveau catalogue Gaia devrait également désigner de nouvelles étoiles intéressantes pour observer des exoplanètes. « Aujourd’hui, seules une dizaine d’exoplanètes sont observables avec Matisse et une trentaine avec Gravity », précise Florentin Millour. Celles qui sont connues et orbitent dans des conditions particulières par rapport à leur étoile. « Ce nombre devrait être multiplié par trois ou quatre avec le futur catalogue Gaia », ajoute-t-il. De quoi faire des statistiques et, peut-être, en déduire des généralités sur la formation des systèmes planétaires, y compris le nôtre.

    Repères

    Bêta Pictoris

    Cette étoile à 63,4 années-lumière de notre système solaire est accompagnée de deux planètes : Bêta Pictoris b et c. Elles forment un système planétaire très jeune : autour de 20 millions d’années, alors que notre système solaire a 4,6 milliards d’années.

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    C’est, en degrés Celsius, la température à la surface de l’exoplanète Bêta Pictoris b, soit 1 529 Kelvin. D’une masse d’environ onze fois celle de Jupiter, elle orbite autour de son étoile à une distance égale à huit fois la distance Terre-soleil.

    VLTI

    Pour Very Large Telescope Interferometer (ou interféromètre du Très Grand Télescope). C’est un mode de fonctionnement combinant les télescopes de l’Observatoire européen austral installés à 2 635 mètres d’altitude dans le désert d’Atacama (Chili). Matisse et Gravity sont deux instruments qui peuvent être exploités par le VLTI.

  • [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    Assez simples à réaliser à la maison, elles se conservent longtemps !

    Une base de pâtisserie

    Pour réaliser la recette, vous aurez besoin de dattes, peu importe leur variété, celles-ci n’ont pas nécessairement besoin d’être fraîches non plus. Cette recette peut d’ailleurs vous permettre d’écouler quelques dattes restantes dans votre cuisine qui auraient perdu de leur souplesse. Dénoyautez et hachez-les grossièrement au couteau ou au mixeur. Le chef vous conseille un couteau pour garder un peu de mâche et obtenir la texture de pâte souhaitée. D’ailleurs, cette pâte sert de base pour de nombreuses pâtisseries orientales.

    Une fois votre base réalisée, faites fondre votre beurre quelques secondes au micro-ondes, mélangez-le avec les dattes, une cuillère à soupe de cacao puis l’eau de fleur d’oranger. Zestez l’orange dans la préparation, si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser un citron ou un autre agrume, mais l’orange permet d’exauster les saveurs de l’eau de fleur d’oranger. Mettre du beurre dans cette préparation vous permettra d’avoir une texture crémeuse au moment de la dégustation, mais aussi d’atténuer le goût du sucre, la datte étant naturellement très sucrée.

    Agglomérez le tout à la main et placez au frigo pendant 15 à 20 minutes ou directement au congélateur une dizaine de minutes pour aller plus vite.

    De jolies boules

    Une fois la préparation refroidie, prenez-en une petite quantité dans votre main et formez une boule. L’astuce du chef, une fois la boule formée et afin de la rendre lisse, trempez légèrement vos doigts dans l’eau et tournez de nouveau entre vos mains. Trempez dans le cacao pour lui donner l’aspect de la truffe au chocolat que l’on connaît et réservez dans une assiette. Recommencez autant de fois que nécessaire. Au moment du dressage, n’hésitez pas à tapoter légèrement la truffe pour ôter l’excédent de cacao et exercez une petite pression sur le sommet pour ne pas qu’elle roule sur l’assiette. Au centre, faites un trou avec le cure-dent et introduisez la menthe. Bonne dégustation !

    Les ingrédients

    Il vous faudra :

    – Une poignée de dattes

    – Quelques morceaux de beurre

    – De l’eau de fleur d’oranger

    – Une orange pour le zeste

    – Du cacao en poudre

    – Des sommités de feuilles de menthe

    – Un cure dents

  • À Allauch, dompter le numérique pour mieux travailler

    À Allauch, dompter le numérique pour mieux travailler

    « L’objectif de ces ateliers, c’est la maîtrise », pose Léa Maïa Abrissa. Dans la salle de réunion, la jeune femme, dont l’activité consiste à « accompagner les projets collectifs », vient de détailler le programme des nouveaux rendez-vous lancés ce premier trimestre à La Bobine. Intitulée « être maître de son temps et de son attention », la conférence est fixée mardi 27 janvier prochain*.

    Président de l’association marseillaise Un Prétexte, spécialisée dans la culture des sciences et des savoirs, Hugo Gattuso animera ce rendez-vous : « Nous parlerons de la surexposition aux écrans numériques et de l’impact sur soi et sa relation aux autres. » Suivra le premier atelier, jeudi 12 février, même lieu, de 8h30 à 10h30, qui invite à « reprendre la main sur ses usages numériques ». Et enfin le second, jeudi 5 mars, même lieu, de 18h à 20h : « respecter son rythme, se libérer des charges obsolètes. » Habitués du lieu, auto-entrepreneurs, télétravailleurs, professions libérales, entrepreneurs… une vingtaine de personnes sont venues, vendredi, s’informer sur ces nouveaux rendez-vous. Et le thème choisi fait mouche.

    Solutions pratiques

    Conseillère municipale déléguée au développement économique et à l’animation de La Bobine, Emmanuelle Girard-Thivillier explicite le choix du thème  : «Dans ce monde tellement anxiogène, de pression professionnelle, nous voulions donner des outils pratiques aux gens pour gérer toutes les informations ».

    Directeur du Pôle culturel, Armand Teissedre souligne : « Il faut humaniser le travail. L’utilisation de l’outil numérique a ses limites. Le mail est parfois sujet à interprétation. Si on se positionne comme manager et c’est mon cas, il faut privilégier les rencontres régulières pour libérer les échanges. Elles peuvent aider à dénouer les conflits. »

    * De 18h à 20h30 à La Bobine, 164 av. de Gaulle. Tél : 04.91.10.49.70.

  • Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    C’est certainement l’une des plus belles réponses, à visage découvert cette fois, à la haine et au racisme. Depuis plusieurs jours, de nombreux professeurs de lycées à Marseille ou à Marignane se prennent en photo en diffusant un message de soutien à Zaïd. Ce petit garçon d’à peine deux semaines, né aux premières heures de 2026 à Avignon, et dont la naissance, relayée par La Provence comme le premier bébé de l’année, a suscité, en ligne, un déferlement abject de haine lié à son prénom (nos éditions du 7 et 8 janvier). Les parents de Zaïd ont d’ailleurs porté plainte.

    « Cela m’a meurtri, raconte Pascal Raimond, professeur de gestion au lycée professionnel de la Calade à Marseille. On ne peut donner et souhaiter que de l’amour à un bébé. J’ai très mal dormi la nuit qui a suivi, je me mettais sans arrêt dans la peau des parents. Que faire pour manifester mon indignation et adresser un message de réconfort aux parents ? » Le lendemain, il propose donc à ses collègues de lycée de poser pour une photo de soutien, diffusée ensuite sur le groupe WhatsApp. « Et là, ça a fait boule de neige, tous les jours de nouvelles photos sont publiées », n’en revient toujours pas Pascal Raimond. Les lycées marseillais Diderot, César, de l’Estaque ou Maurice-Genevoix à Marignane se sont aussi mobilisés, de même que l’école Estaque gare à Marseille. Le professeur « espère tellement que ces photos remontent à la famille de Zaïd ».