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  • Recensement 2026 en Occitanie : compter pour mieux décider

    Recensement 2026 en Occitanie : compter pour mieux décider

    La période de recensement de la population a démarré ce jeudi 15 janvier en Occitanie. Un rendez-vous discret mais essentiel pour la vie démocratique et l’action publique, qu’a tenue à rappeler l’Insee lors d’une conférence de presse. Car derrière les questionnaires et les passages de recenseurs, c’est toute la photographie sociale du territoire qui se dessine.

    « Notre objectif est d’abord de nous compter. Et ensuite de nous connaître », a résumé Alexandre Gautier, directeur de l’Insee Occitanie. Logement, niveau d’études, mobilité, structure des ménages : les données collectées servent directement à orienter les politiques publiques locales.

    Plus de 350 textes législatifs

    Le recensement est d’ailleurs « un acte civique obligatoire, qui profite à tous ». Concrètement, l’opération dure quatre semaines dans les communes de moins de 10 000 habitants, cinq semaines dans les plus grandes. En Occitanie, 600 000 logements répartis dans 949 communes sont concernés, avec la mobilisation de 2 653 agents recenseurs.

    Les conséquences sont très concrètes. « Il régit les dotations de l’État aux communes, le nombre d’élus locaux, le nombre de pharmacies », rappelle Nadine Jourdan, cheffe du service statistique régional. Le recensement permet aussi d’adapter les équipements publics : écoles, transports, logements, services de santé. Katia Le Goaziou souligne que ces données sont précieuses pour comprendre les évolutions de la population, des familles ou encore du vieillissement. La majorité des habitants répondent désormais en ligne – près des trois quarts – mais un formulaire papier reste disponible. Les agents recenseurs sont identifiables grâce à une carte officielle tricolore. Et l’Insee insiste : la démarche est gratuite, obligatoire, déclarative et strictement confidentielle.

  • L’étau se desserre autour des finances du Département de l’Hérault

    L’étau se desserre autour des finances du Département de l’Hérault

    Depuis plus d’un an, que la Chambre régionale des comptes prenne la main sur les finances du Département de l’Hérault est une épée de Damoclès qui reste sa hantise. « Ils supprimeraient toutes les dépenses non obligatoires comme les forestiers sapeurs », insiste Kléber Mesquida.

    Mardi 13 janvier, au moment de souhaiter ses vœux à la presse, le président héraultais semble pourtant moins préoccupé que l’an passé, où il manquait 103 millions d’euros dans les caisses pour boucler le budget. Le regain inattendu du marché immobilier y est pour beaucoup : les droits de mutation ont rapporté 293 millions d’euros (ME) à la collectivité contre à peine 242 en 2024. Les coupes dans certains budgets (comme celui de la culture), la mutualisation dans les services, la non-reconduction de certains CDD et la fin du renouvellement systématique des départs à la retraite des fonctionnaires a fait le reste.

    De sorte que si l’État ne baisse pas sa dotation globale de fonctionnement, l’Hérault devrait pouvoir voter un budget 2026 en équilibre le 31 mars. Grâce au fonds de sauvegarde, l’aide aux communes devrait être à peu près maintenue. L’exercice d’équilibriste n’en reste pas moins une prouesse. Kléber Mesquida rappelle que dans un département qui gagne 15 000 habitants par an, le reste à charge annuel dû à la non-compensation des charges transférées par l’État (RSA, Allocation personnalisée d’autonomie, Prestation de compensation du handicap, 6 961 enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance au lieu de 2 937 en 2020…) s’élève à 260 ME !

    Appel au privé à Bayssan

    Pas question de faire de folies en 2026. Aucun nouveau marché public ne devrait être ouvert. Mais les investissements lancés (rocade de Béziers, Lien…) seront poursuivis. « On fera face aux chantiers en cours et aux besoins de sécurité, pas de confort », précise l’ancien socialiste en pensant notamment à l’aménagement des collèges. Le Département n’a pas non plus renoncé à son grand projet de jardins de la Méditerranée et de pavillon des vins héraultais au domaine de Bayssan, à Béziers. En manque de fonds publics, « on a lancé une recherche de partenariats (privés), de mécénat », glisse le président qui espère 500 000 visiteurs annuels. « On doit booster l’économie dans le triangle Béziers/Agde/Pézenas, qui est le plus pauvre de l’Hérault ».

    Pour soutenir les conchyliculteurs, au-delà des exonérations de redevances sur les ports, K. Mesquida propose de « mettre à l’abri les huîtres dans les mas conchylicoles non utilisés ». Au printemps, il attend avec impatience l’inauguration de la 3e caserne de pompiers de Montpellier et espère fin avril le label Unesco tant convoité pour le Géoparc. « Le jury nous a dit que notre dossier était bon », révèle-t-il, confiant.

    Inquiet de la montée du RN et d’entendre qu’« on ne les a jamais essayés », K. Mesquida « craint » le scénario de Législatives couplées aux Municipales (15-22 mars). Enfin, il se dit favorable à un nouvel acte de décentralisation. À condition que l’État mette (enfin) la main à la poche.

  • Vers une union des gauches et des démocrates à Béziers ?

    Vers une union des gauches et des démocrates à Béziers ?

    Pour la première fois depuis l’élection de Robert Ménard en 2014, l’extrême droite partira divisée dans la cité de Riquet. L’adepte des plateaux télés aura face à lui Julien Gabarron, député RN de la sixième circo et secrétaire départemental du RN. Un air de deuxième round puisque ce dernier a battu Emmanuelle Ménard dans la course au Palais Bourbon. Sauf qu’un récent sondage – commandé par Omar Harfouch, proche copain de Ménard – place l’édile à 61% et Gabarron à 10%.

    Un score qui inquiète le Printemps de Béziers, liste regroupant 12 partis de gauche. « On n’est pas dupe sur ce sondage. Si Ménard est donné gagnant, il a moins de voix qu’en 2020 et les forces anti-extrêmes [le Printemps de Béziers, LFI et Thierry Mathieu, Ndlr] progressent. Il y a une dynamique encourageante donc nous lançons un appel à l’union », fait valoir Thierry Antoine, tête de liste du Printemps. Les négociations sont donc ouvertes. Bien que Thierry Mathieu « respecte l’appel à l’union », le conseiller régional de la majorité de Carole Delga se veut « dans une démarche locale, humaniste, républicaine » et fixe trois priorités : sécurité, éducation, emploi. Une priorité sur la sécurité pouvant faire écho à la proposition du Printemps de mettre en place des équipes de médiation et de sécurité dans les quartiers. « Il y a des différences entre nos listes, mais c’est normal, nous en avons aussi au sein du Printemps. On peut discuter et trouver des solutions », espère Thierry Antoine. LFI a dévoilé ses premières mesures pour Béziers, au premier rang desquelles, la démocratie participative. « Nous organiserons des réunions publiques en amont des conseils municipaux pour que les citoyens nous fassent remonter leurs avis sur des propositions. Nous étudions la possibilité que des questions soient posées par les Biterrois lors des conseils », développe David Ocard, tête de liste.

    Des années pour

    un logement social

    Vient ensuite le logement, dans une ville paupérisée où plus de la moitié des enfants de moins de 11 ans vivent dans un ménage pauvre. « Le logement est un problème et surtout le logement social. Les habitants nous ont fait remonter des problèmes de plomberies, de volets cassés, de présence de rats. Et il y a des problèmes d’effectifs à l’OPH Béziers [le bailleur social, Ndlr], ce qui fait que les gens attendent plusieurs années pour un logement social », détaille Wissal El Jarrary. Sur l’union, des discussions avaient déjà été entamées avant la naissance du Printemps, selon LFI. « Nous leur avons proposé un programme de rupture avec une tête de liste LFI mais ils ont refusé. S’ils sont d’accord sur ces deux conditions, nous pouvons être ouverts à l’union », détaille Wissal El Jarrari, numéro 2 de la liste. Face à cette possibilité de faire tomber l’extrême droite, la gauche doit désormais prendre ses responsabilités.

  • [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    Sa personnalité

    Didier Gesualdi : Votre personnalité ne laisse personne indifférent, avec un style percutant. C’est une marque de fabrique que vous assumez ?

    Oui, pourquoi je ne l’assumerais pas ? Vous voulez que je sois comme l’ensemble des politiques de ce pays, transparent vis-à-vis d’une population en souffrance qui ne se reconnaît pas dans ces élus de la République ? Je suis fait du même bois qu’une population en souffrance et qui a besoin de s’exprimer pour être entendue. C’est malheureusement ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale. Beaucoup ont voulu faire croire que nous étions des personnes qui aboyaient, braillaient comme le dit le Parti socialiste. Mais vous voyez, les souffrances du peuple sont arrivées à l’Assemblée nationale. Quand on a, face à nous, des personnes qui nous méprisent et ne connaissent pas les réalités de leurs électeurs, on a envie de les secouer un petit peu.

    Didier Gesualdi : Vous ne regrettez rien ? Vous considérez ne jamais avoir eu d’excès de comportement ? C’est toujours réfléchi ?

    Malheureusement ce n’est pas réfléchi. Je ne vais pas dire le contraire, tout le monde sait que j’ai des défauts réels, certains on me les invente. Mais le plus important, ce n’est pas ma personne, c’est le message que je souhaite faire passer. Je vous invite à venir balader avec moi, vous aller voir des personnes qui ne m’aiment pas par rapport à mon programme et des personnes qui m’adorent parce que j’essaye de casser toutes les portes pour faire entendre la voix du peuple.

    Léo Purguette : Vous êtes maintenant en campagne municipale. Est-ce que vous vous êtes posé la question de la forme qui pourrait desservir le fond ?

    Est-ce que je suis rentré chez vous en cassant la porte ? Je suis très tranquille. Vous n’allez pas me changer. Personne ne va me changer. Par contre, je prends mes responsabilités, je me responsabilise face au fait qu’un collectif m’a nommé en tant que porte-drapeau pour mener la liste Marseille fière et populaire. Le 22 mars, je serai le prochain maire de Marseille, vous le verrez. Donc dans notre collectif, il y a des personnes qui m’expliquent « Sébastien, ça c’est plus ou moins pas possible, temporise sur ci ou ça ». Le collectif fait qu’on change et qu’on accepte les différences pour rassembler.

    La stratégie de clivage

    Didier Gesualdi : Il y a un tas d’électeurs qui vous renvoient dos à dos avec le RN en disant « on ne veut pas choisir entre ces deux partis »…

    … Vous l’entendez mais moi je ne l’entends pas.

    Didier Gesualdi : Peut-être qu’ils ne vous le disent pas en face ou qu’un cercle vous entoure. Vous ne pouvez pas ignorer cette question-là.

    Ah bon ? Moi je suis partout sur le territoire marseillais. Qu’est-ce qui rapproche mes idées de celles du RN ? Rien. Qu’est-ce qui rejoint mon comportement avec celui du RN ? Rien. Moi je vois plutôt que le RN a fait une alliance avec les droites et les macronistes à l’Assemblée nationale. Les socialistes les ont rejoints parce qu’ils laissent passer le budget, ne votent pas les motions de censure. Moi je n’ai rien à voir avec ces gens-là. Permettez-moi de dire aux gens qui regardent la télévision et n’entendent que des idioties : n’écoutez pas la télé, allez voir sur le site de l’Assemblée nationale le travail effectué par chacun. En quoi Allisio serait comme moi ? Il n’a jamais travaillé pour Marseille, moi regardez les propositions de loi que j’ai déposées. Je vais plus loin : est-ce qu’un seul candidat face à moi est allé faire des porte-à-porte ces dernières années pour se rendre compte de la misère sociale qui gangrène la ville ? C’est pour ça qu’on parle, comme l’a fait Benoît Payan, de trottinettes au lieu des personnes qui sont en train d’avoir froid chez elles ou dans leurs écoles.

    Léo Purguette : Votre slogan c’est la force de tout changer, vous en appelez à la rupture, faut-il comprendre en creux que tout est à jeter dans ce qu’a fait la majorité sortante ?

    Ça, c’était le slogan de Jean-Luc Mélenchon. Notre liste, Marseille fière et populaire, veut que notre ville renaisse avec un programme politique qui planifie sur 20, 30, 40 ans, un changement politique. C’est la révolution citoyenne pour ramener le peuple dans les institutions.

    Notre enquête d’opinion

    Léo Purguette : Vous avez vu les résultats de notre sondage. Que vous inspirent-ils ?

    Sur 300 personnes ?

    Léo Purguette : Sur un échantillon représentatif de 801 personnes inscrites sur les listes à Marseille.

    J’ai beaucoup de respect pour vous deux mais qui devait être le maire en 2020 ?

    Léo Purguette : Ça dépend des journaux.

    Didier Gesualdi : C’est vous qui êtes notre invité.

    Tous les sondages donnaient Martine Vassal gagnante et c’est Madame Rubirola qui a été élue. En 2014, c’était Mennucci qui devait gagner. Pour les législatives, tous les sondages donnaient le RN vainqueur.

    Didier Gesualdi : Donc ces 14% vous passez dessus ?

    À New York, Monsieur Mamdani était sondé à 1% et puis il a été très bellement élu. Tous les sondages se trompent. Ces instituts me mettent un coup à 14%, un coup à 19, un coup à 16. La prochaine fois vous me mettrez à combien vous avez envie. Moi ce qui m’importe c’est la rue pas les sondages.

    Léo Purguette : Dans la rue vous ne rencontrez pas que des personnes d’accord avec vous quand même ? Qu’est-ce qui peut coincer ?

    Bizarrement, pas le programme. Parfois des gens m’invectivent sur les réseaux sociaux et quand je les ai en face 10 minutes, ils me disent « t’es sympa quand même, ce n’est pas ce qu’on voit à la télé ». Très souvent ce sont des personnes du RN ou alors des personnes qui parlent « d’unité de la gauche ».

    Léo Purguette : Franck Allisio accueille Marine Le Pen au parc Chanot…

    … Je serai devant, ne vous inquiétez pas. Et j’espère que les communistes, les socialistes et tous les candidats seront là pour ne pas accueillir ce clan fasciste dans notre ville.

    Les 15-16

    Léo Purguette : Vous serez candidat dans les 15-16 ?

    Vous le saurez très prochainement.

    Léo Purguette : Mais avez-vous avez déjà pris votre décision ?

    Bien sûr, dans le territoire où j’ai été élu, les gens qui y vivent ont vraiment envie de changement. Il y aura du changement. Samia Ghali vous a dit qu’elle terminerait sa vie politique dans les 15e et 16e arrondissements et bien sa vie politique s’arrêtera, en effet, dans ces arrondissements le 22 mars prochain, je vous le dis tout de suite.

    Didier Gesualdi : On va garder ces punchlines et on vous les resservira éventuellement au moment du résultat.

    Vous pouvez.

    La campagne

    Léo Purguette : Comment se déroule votre campagne ? L’actualité nationale et internationale cannibalise-t-elle le débat municipal ?

    Non, pas pour le moment. Je me suis rendu récemment dans le 4e et un barman a ouvert la porte pour me dire « toi je t’aime mais je ne te connais qu’à travers les réseaux. J’ai voté Printemps marseillais mais je vais voter pour toi parce qu’on a besoin de quelqu’un qui ne se laisse pas faire ». Ça me fait plaisir qu’on se dise « Delogu il a de la poigne, il va faire changer les rapports de force ».

    Quand vous voyez une ville sale comme elle est et que j’entends tout le monde dire « je vais récupérer la compétence, je vais faire ci, je vais faire là », mais attendez ça fait 10 ans, 20 ans, 30 ans que vous êtes au pouvoir et vous n’avez jamais rien fait. Et maintenant que c’est les élections vous dites « oulala je vais tout changer », vous n’allez rien changer du tout, vous allez mentir à la population marseillaise, venir avec des promesses que vous ne tiendrez pas et revenir à l’élection prochaine pour dire « on n’a pas eu le temps, on n’a pas eu les moyens »… Ce cinéma politique là est terminé parce que j’arriverai en tête le 15 et le 22 mars et je vous assure que les élus de la France insoumise, ceux de la liste Marseille fière et populaire, respecteront le programme pour lequel ils auront été élus et qu’ils ne trahiront pas la population.

    Didier Gesualdi : Il faut renverser la table mais pas par le vote RN, c’est ça la stratégie ?

    Sinon, à chaque fois on tombe sur des personnes qui mentent qui trahissent leur programme ou qui font semblant. Regardez Benoît Payan, il a annoncé être tête de liste pour la soi-disant union de la gauche. Mais la plupart des personnes qui se situent chez EELV sont divisées. On a récupéré 80 personnes de chez eux et il en reste une trentaine qui est déchirée et en plus méprisée par le maire de Marseille. Donc l’union de la gauche n’est pas possible autour de lui. Aujourd’hui, c’est le Parti socialiste et exclusivement le Parti socialiste qui est candidat à la mairie de Marseille. Mais je ne veux pas taper exclusivement sur le maire de Marseille.

    Léo Purguette : Il vous accuse de le faire.

    C’est normal, il a peur. Il a raison parce que c’est terminé, il ne sera plus maire le 22 mars prochain.

    Léo Purguette : Même si c’est le RN en face ?

    On va y venir, si vous voulez, j’assume toutes les responsabilités que je dois avoir devant vous mais je veux finir : Benoît Payan disait que son combat c’était contre Samia Ghali, qu’il fallait absolument en terminer avec ce système clientéliste et corrompu, la première tête de liste désignée ça a été Samia Ghali dans les 15e et 16e arrondissements. Mort de rire.

    Les moyens

    Didier Gesualdi : Vous avez présenté un programme avec 13 priorités, 380 mesures, l’avez-vous chiffré ? Vous voulez récupérer la propreté, faut-il sortir de la Métropole ?

    Il y a six questions dans votre question. Aujourd’hui il y a un problème quand on voit le maire de Marseille dire que c’est pas de sa faute, c’est Martine Vassal, qu’elle répond que c’est la faute de Benoît Payan. Un coup ils sont d’accord, un coup ils sont pas d’accord…

    Didier Gesualdi : Mais c’est quoi la solution Delogu ?

    La solution Delogu c’est qu’on récupère la compétence de la propreté à Marseille. On va faire en sorte de nettoyer cette ville.

    Didier Gesualdi : C’est pas un cadeau.

    Et alors ? Je connais les agents, je sais ce qu’ils vivent. Ce sont des gens que j’ai côtoyé toute ma vie.

    Didier Gesualdi : C’est financé ou pas ?

    Il y a des dotations. En baisse à cause du RN qui a voté une coupe de 5 milliards sur les collectivités, ça va avoir des répercussions terribles sur les Marseillais. Je me demande comment Allisio a le culot de se présenter après ça. J’aurais la force d’aller récupérer l’argent avec la population. Le tunnel Prado-Carénage rapporte 11 millions à des multinationales. Ça suffit.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Étienne :

    Bonjour, nous manquons d’accès au littoral et de sites de baignade à Marseille, surtout en centre-ville et dans les quartiers nord. Que proposez-vous face à cela ? Nous voulons pouvoir nous baigner dans la mer face à la canicule !

    Ça me touche beaucoup, vous savez pourquoi ? Parce que je suis un habitant des quartiers nord, j’y ai grandi. On avait une belle piscine, la piscine nord, et l’autre possibilité c’était de se rendre à Corbières. Il n’y avait que ça, il fallait prendre le bus. Souvent nos parents nous disaient de ne pas y aller, que c’était trop loin. C’est vrai que j’ai un peu souffert de ne pas avoir accès au littoral alors que j’habitais à Consolat et qu’en face de moi, il y avait la mer et ces grands barreaux du Port de Marseille. J’ai vu des collectifs qui émergent dans toute la ville pour l’accès au littoral des sites de baignade, se mêlent de leur quotidien, font des propositions. On va se poser avec eux, faire en sorte de prendre leurs revendications, leur analyse, pour les mettre à la disposition du peuple. Pour nous, il faut que l’anse du Pharo soit ouverte à la population. Sur l’Estaque et tout le littoral dans les quartiers nord, il faut une place centrale pour tout le peuple marseillais. Pour le moment, le Port tourne le dos à sa ville. Nous portons aussi des propositions pour les piscines avec un kit piscine, beaucoup de petites piscines au lieu d’annoncer des grands complexes qui ne verront jamais le jour.

    La République, c’est quoi ?

    Sébastien Delogu : « La République doit être fondatrice. Il est important que les personnes qui sont dans les institutions fondent un monde meilleur pour leur peuple. La République doit être respectée car je veux alerter : il y a des personnes qui crient “à bas la République” dans les villes de France, c’est ce Rassemblement national qui est grandissant. Le seul bulletin de vote pour faire barrage au RN c’est le bulletin Delogu et sa liste Marseille fière et populaire. »

  • Avignon : gravir l’Everest en un jour pour la charité

    Avignon : gravir l’Everest en un jour pour la charité

    Si les pompiers ont l’habitude de gravir des montagnes au service des autres, ce samedi 17 janvier, c’est à la plus haute d’entre elles qu’ils s’attaquent.

    Tout du moins sur le papier. Car ce n’est pas dans l’Himalaya, mais bien à la caserne des pompiers de la Cité des Papes que va se tenir l’EveresTour. À partir de 8h, neuf membres de l’amicale des sapeurs-pompiers d’Avignon vont se relayer et monter chacun leur tour d’entraînement de dix étages, afin d’atteindre en fin de journée l’équivalent des 8 848 mètres du toit du monde, soit 5 245 marches et 295 tours montés par participant. « La première édition, je l’avais créée pour un proche qui avait des soucis de santé, pour laquelle j’avais gravi le Ventoux. Là, on veut passer à l’étape supérieure », confie Guillaume Chastel, président de l’Amicale.

    Un événement ouvert au public, avec de la restauration sur place et le tout pour la bonne cause. L’événement étant ouvert à tous. Les bénéfices seront reversés à deux associations. La première est l’Œuvre des pupilles des pompiers, « qui a pour but d’assurer la protection morale et matérielle des orphelins et des familles des sapeurs-pompiers civils (professionnels et volontaires) et militaires (BSPP, BMPM, Sécurité civile) décédés en service commandé ou non », précise l’amicale. La seconde est l’association Sourire à la vie, qui accompagne les enfants malades du cancer dans leur parcours.

    Cagnotte en ligne : leetchi.com/everestour

  • L’œuvre de Gustave Courbet mise à l’honneur à Hyères

    L’œuvre de Gustave Courbet mise à l’honneur à Hyères

    Le Musée des Cultures et du Paysage accueille l’exposition intitulée « Gustave Courbet, du chant de la Nature aux voix de la Révolte » du 18 janvier au 24 mai inclus. Mais le vernissage est organisé dès ce samedi17 janvier.

    Le peintre, décédé en 1877, traduisait son travail ainsi, en 1855 : « Peindre son temps, peindre le vrai, refuser l’artifice ». Cette exposition retrace près de quarante années de création. Ce sont « 120 œuvres, objets, lettres, archives et photographies » qui sont présentées et « qui proviennent de l’Institut Gustave Courbet d’Ornans, de musées français et de collections privées internationales », détaille le musée, dans un communiqué.

    Le parcours de visite est composé de 12 thématiques pour comprendre l’univers de l’artiste : Le chant de la Nature, l’ode à la Femme, le chant des bourgeois, le monde de Courbet, visages visages, face à face, l’affaire de la colonne Vendôme, le chemin de l’exil, les Travaux et les jours, le monde animal, marines-côte à côté et, enfin, le chant des sources.

    L’exposition s’articule autour de ces deux axes majeurs : le chant de la Nature et les voix de la Révoltes. L’artiste confronte son regard sur le monde. « Il incarne une nouvelle manière de voir et de penser », précise le musée. Gustave Courbet fait surgir « le réel même, une vérité humaine capable de bouleverser les codes établis ».

    Le vernissage de l’exposition se tient ce samedi à 11h. Une visite du parcours est proposée gratuitement à 10h20 en présence de Jean-Pierre Giran (LR), maire de la ville.

    Entrée payante (hors vernissage), à partir de 4€

  • Des « histoires à lire debout » à Berre-l’Étang

    Des « histoires à lire debout » à Berre-l’Étang

    Histoires à lire debout, pièce de théâtre écrite par Jean-Paul Alègre et mise en scène par Dominique Berardi, arrive à la salle polyvalente de Berre-l’Étang pour deux représentations, samedi 17 janvier à 20h30 et dimanche 18 janvier à 15h. À cette occasion, une rencontre est organisée avec l’auteur de la pièce, à la médiathèque de Berre, ce samedi à 16h (en entrée libre).

    À travers Histoires à lire debout, Jean-Paul Alègre a pour ambition de faire prendre conscience aux spectateurs « de la valeur du livre, garant de la liberté et de la tolérance ». Alors que des débats autour de la liberté d’expression et de la censure de livres émergent à l’international, par exemple aux États-Unis, cette pièce prend une dimension toute particulière.

    Défendre la liberté de lire

    Dans cette pièce de théâtre, la nuit, les livres prennent vie dans une bibliothèque intemporelle. On y retrouve Magnus l’encyclopédie, Flore le recueil de poésie, Sans-Nom, le livre raté qui mélange ses pages… Mais un ennemi plane au-dessus d’eux : le grand autocrate et ses acolytes, qui décident de partir en guerre contre le livre et la lecture. 37 personnages s’unissent alors pour défendre la liberté d’écrire, de lire et de penser. Parmi eux, d’Artagnan, Buffalo Bill, Molière, Naruto et le Petit Poucet ! Avec bien d’autres héros encore tout droit sortis des pages des chefs-d’œuvre les plus célèbres.

    Ce projet culturel est porté par la compagnie de théâtre berroise Astromela et son atelier théâtre de l’Emmad, en partenariat avec la médiathèque.

  • [Théâtre musical] « Une vie parisienne » au Liberté de Toulon

    [Théâtre musical] « Une vie parisienne » au Liberté de Toulon

    D’un côté, Heinrich Heine, écrivain engagé parmi les derniers poètes romantiques allemands du XVIIIe siècle, engagé et lointain cousin de Karl Marx dont les œuvres furent brûlés dans les autodafés de 1933 et interdites par le IIIe Reich. De l’autre, le grand compositeur Jacques Offenbach (1819-1880), entre autres à l’origine d’opéras célèbres comme Orphée aux enfers ou un certain La vie parisienne.

    Un titre repris par Irène Bonnaud qui réunit leurs univers respectifs dans un « spectacle à la croisée du théâtre et de l’opéra » au Liberté de Toulon, depuis vendredi et encore samedi 17 janvier. « Juifs allemands originaires de Rhénanie, immigrés à Paris après 1830, le poète-journaliste et le virtuose du violoncelle avaient aussi en commun le sens de la légèreté et de l’humour. L’œil malicieux et lucide, ils ont su observer la société française », présente le Liberté.

    « Subtilement subversif »

    Dans cette pièce hybride, le fantôme d’Heinrich Heine est incarné par François Chattot. À ses côtés, la soprano Mylène Bourbeau, le pianiste Benjamin Laurent, la mezzo-soprano Aurore Ugolin et la violoncelliste Cécile Vérolles portent la musique d’Offenbach.

    « Aujourd’hui, partout dans le monde, tout ce que Heinrich Heine a combattu toute sa vie durant fait retour : le fanatisme, la guerre, l’antisémitisme, le racisme. Son œuvre est un matériau incandescent qui se dresse contre ce retour. Et je crois qu’elle peut aider à faire ressortir tout ce qu’il y a de moderne et de grinçant, de subtilement subversif dans les œuvres d’Offenbach », estime par écrit la dramaturge et metteur en scène Irène Bonnaud.

    Chez les deux figures et parcours dont elle s’inspire, « la joie partagée devient un programme politique, un moyen de lutter contre les préjugés et les fanatismes ».

    Une vie parisienne ou un théâtre musical aussi bien adressé aux passionnés qu’aux néophytes qui est aussi, fait-on part au Liberté, « une très belle occasion de (re)découvrir nu grand écrivain et de nombreux airs d’Offenbach, célèbres ou méconnus ».

    Samedi 17 janvier à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr

  • [Entretien] Sylvain Moretti : « “La Marseillaise” est nécessaire dans les Alpes »

    [Entretien] Sylvain Moretti : « “La Marseillaise” est nécessaire dans les Alpes »

    La Marseillaise : En mai dernier, le congrès de l’UD CGT 04 posait en grand la question du pluralisme de la presse avec un débat qui lui était dédié. Pourquoi aviez-vous fait ce choix ?

    Sylvain Moretti : C’était lié à l’absence de La Marseillaise dans notre département depuis 10 ans. La direction de l’UD avait fait ce choix, constatant la nécessité d’avoir un pluralisme de la presse et une présence d’un journal progressiste. Ça a soulevé un débat plus qu’intéressant et ça a surtout généré un engagement et une volonté des syndicats de remédier à cette problématique que nous vivons dans le département. Ça a été un moment fort du congrès, car tout le monde a compris qu’il est indispensable pour nos luttes d’avoir une presse progressiste qui traite nos informations.

    Depuis ce point de départ, des Amis de La Marseillaise se sont organisés dans les Alpes pour prendre des initiatives pour populariser notre journal et créer les conditions de son arrivée. Ça vous a surpris ?

    S.M. : On a été surpris et réjouis. Bien sûr, comme je l’expliquais, on a un intérêt à ce qu’une presse progressiste existe mais on a été surpris de l’engouement que la démarche a pu prendre avec régulièrement beaucoup de monde sur les initiatives et un élan de solidarité envers le journal que l’on ressent au quotidien sur nos mobilisations. On est surpris et enthousiaste parce qu’on est persuadé que dans le monde dans lequel on vit la présence de La Marseillaise sur le 04 permettrait de changer les choses et de conforter les positions que peut porter la CGT pour combattre toutes les inégalités, pour remédier aux difficultés que l’on rencontre et pour faire émerger un monde nouveau.

    Les Amis de La Marseillaise diffusent le journal tous les samedis avec un point d’orgue le 7 février ou ils seront présents simultanément dans 6 communes. De quel œil voyez-vous cette démarche ?

    S.M. : C’est une très bonne chose. Notre objectif dans notre congrès, c’était d’engager les syndicats pour gagner le pluralisme de la presse dans notre département donc toutes les initiatives qui seront prises dans ce sens, dans celui du retour de La Marseillaise, aura notre soutien. La CGT s’engagera avec toutes les forces qui sont en capacité de se mobiliser pour y arriver le plus rapidement possible.

    En quoi, pour vous, « La Marseillaise » se distingue-t-elle dans le paysage médiatique ?

    S.M. : Il suffit de l’ouvrir pour constater sa spécificité. Aujourd’hui, il y a peu de journaux qui donnent autant de place aux mobilisations sociales, aux luttes et aux batailles des salariés menées dans les entreprises et les services publics. C’est précieux pour faire connaître les propositions de la CGT, les propositions de progrès social. La Marseillaise porte une alternative, une vision bien différente des médias détenus par le grand capital qui répètent à l’infini que la seule solution pour s’en sortir c’est l’austérité. La Marseillaise, elle, est porteuse d’espoir pour l’ensemble des travailleurs de notre département.

    Dans quel délai imaginez-vous pouvoir remporter la bataille pour l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes ?

    S.M. : Plus rapidement on aura le journal dans les Alpes, plus on aura de chance de remporter nos batailles. La bataille des idées, de l’information, c’est quelque chose de fondamental pour construire des victoires. On a réellement besoin dans un département comme le nôtre, avec son histoire, d’avoir La Marseillaise en kiosques tous les matins.

  • Cofidis jouera la carte des sprinteurs pour le Grand Prix La Marseillaise

    Cofidis jouera la carte des sprinteurs pour le Grand Prix La Marseillaise

    Après Samuel Dumoulin en 2012 et Valentin Ferron l’année passée, qui sera le prochain membre du Team Cofidis à s’imposer sur le Grand Prix de Marseille- La Marseillaise ? Cette épreuve, qui ouvre la saison cycliste en France, est particulièrement chère au cœur de son directeur sportif, Benjamin Giraud, natif de la cité phocéenne. « C’est une course importante avec un parcours intéressant qui a un peu changé cette année, où on aura un scénario différent des autres années », note l’ancien coureur de l’AVC Aix et du
    VC la Pomme, conscient
    qu’une bonne prestation à La Marseillaise donne le ton du début de saison. « Il y a toujours beaucoup d’engagement et d’envie autour de cette course, parce qu’on n’a qu’une seule chance de faire une première bonne impression et rentrer dans la saison de la meilleure manière », ajoute l’ex-sprinteur aux sept participations sur le tracé marseillais. Il a notamment terminé à la neuvième place lors de la 36e édition en 2015, sous les couleurs de Marseille 13 KTM.

    Échappée belle et rapide

    « Avec l’absence de la route des crêtes cette année, tout le monde connaît le schéma qui va se dessiner : il y a 90% de chances d’avoir un sprint massif, au moins 60 ou 70 coureurs à l’arrivée. On va avoir une échappée en début de course, au niveau des Termes ou au plus tard vers Gréasque », prédit Benjamin Giraud, qui se souvient de la victoire de Jérémie Roy (FDJ) en 2011, en étant échappé dès le départ. « C’est de plus en plus rare aujourd’hui, parce qu’il y a beaucoup d’équipes qui sont intéressées par un sprint, qui amènent un courant rapide, et qui contribuent un petit peu au travail dans le peloton pour essayer de revenir », souligne-t-il, en décidant donc d’aligner une équipe composée très majoritairement de sprinteurs. Le parcours remanié pourrait une nouvelle fois sourire à l’équipe Cofidis.

    Bryan Coquard en chef de file

    Le directeur sportif de l’équipe Cofidis, Benjamin Giraud, a déjà envoyé sa liste de coureurs pour le Grand Prix de Marseille- La Marseillaise. Le Français Bryan Coquard, médaillé d’argent en omnium aux JO de Londres en 2012, sera le leader de l’équipe. Autour de lui, deux anciens de l’AVC Aix seront présents : le Britannique Oliver Knight et le jeune aubagnais Clément Izquierdo, vainqueur de la Ronde d’Aix et de la dernière étape du Tour de Wallonie en 2025. Le Néerlandais Jan Maas, le Belge Jenthe Biermans et les Français Alexis Renard et Camille Charret complètent l’effectif.